LES PENSEES DE MANU

10/05/2013

Quoiqu'il arrive je m'énerve

Je m'énerve souvent.

Certes.

Je tempête, je pestifère, je râle, je m'indigne, je bougonne.

Pour tout et n'importe quoi, voire son contraire et inversement.

Et pour le plus grand désagrément de mon entourage qui me voit subitement monter dans les tours simplement parce que la lessive X que j'utilisais depuis plusieurs années est déréférencée par son fabricant pour cause de ventes insuffisante.

Si tu as déjà vu quelqu'un piquer une crise en se roulant par terre dans le rayon "hygiène de la maison" de ton hypermarché c'est probablement moi.

Ce qui vaut pour la lessive vaut pour des sujets plus importants.

Je passe ma vie à envoyer des scuds verbaux ou écrits en passant mes nerfs sur tous ceux qui barrent ma route physique ou intellectuelle.

Qui OSENT barrer ma route physique ou intellectuelle devrais-je dire.

La crise est évidemment l'expression de mon côté enfant gâtée-diva-princesse auquel rien ni personne ne dois jamais résister.

C'est assez moyen, socialement parlant, j'en conviens volontiers.

Mais si on retourne le verre pour qu'il soit à moitié plein, finalement, bien qu'il soit parfois épuisant, j'aime cet énervement continuel.

Il me maintient.

Tant que j'aurais la force, la volonté, la niaque et l'énergie pour gueuler, je serai moi, je serai vivante.

Ca signifie que ma capacité de m'émouvoir, de réagir, de réfléchir, de me révolter sera intacte. 

Que je pourrais encore débattre avec les gens intelligents et pourfendre les cons.

Que mon esprit sera éveillé au monde et pas endormi sur un canapé devant une série allemande sur France 3, les mots croisés posés sur le ventre.

(je n'ai rien contre les mots croisés, note, j'adore ça même).

Que je pourrais encore partir en croisade contre les moulins à vents juchée sur mon vieux cheval de bataille. Même si c'est idiot, même si ça ne sert à rien. SURTOUT si ça ne sert à rien.

Se battre pour des choses inutiles c'est toujours se battre.

Que j'entendrais encore mon coeur cogner dans ma poitrine, le sang battre dans mes tempes et ma voix sortir de ma gorge sur un mode hysterico-suraïgu.

Que mes poings se serreront de façon ridicule pour cogner sur un ennemi imaginaire ou réel qui fait deux fois ma taille, mon poids ou mon intelligence et qui se moquera de mon pauvre crochet du gauche qui ne tuerait même pas un hamster de taille normale.

Je m'en fous, je le balance quand même mon crochet, tant que je peux boxer, je boxe.

Tant que je peux hurler, je hurle.

Tant que je peux ne pas me résigner, je ne me résigne pas.

Je ne veux pas être sereine, je ne veux pas être détachée, je ne veux pas être zen, je ne veux pas être Gandhi.

Je redoute même le jour où je passerai dans le rayon lessive de mon magasin et que la mienne ayant disparu, je hausserai tristement les épaules en disant "pas grave, j'en prends une autre"

Ce jour là, le jour où la résignation aura gagné, ou ma capacité d'indignation et d'énervement se sera effacée, au-delà de mon âge réel, je serai vieille.

Alors plus rien n'aura vraiment d'importance, et je pourrai disparaître.

 

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Voilà, c'est tout...

 

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06/05/2013

Le tiramisu > Le macaron > Le Cheesecake > Le pain perdu

Comme dans tout, il y a des modes dans le dessert.

Après des années de tiramisu à toutes les sauces, on a mangé du macaron (beaucoup), puis le cheesecake "revisité" est apparu sur les cartes de beaucoup de restaurants français.

(c'est très schématique il y a eu d'autres desserts hype, je ne le nie pas, mais c'est ce que j'ai retenu des, disons, 10 dernières années)

Et maintenant on voit l'arrivée, ou le retour, d'un dessert basique de la cuisine de la ménagère : le pain perdu.

C'est simple à faire, ne coute pas cher, délicieux bien servi. Idéal pour une cuisine de temps de crise qui revient au basique.

Je ne vais pas m'en plaindre, j'adore le pain perdu.

Ma grand-mère m'en faisait quand j'étais petite. Et quand j'ai commencé à cuisiner, j'ai ressorti du fond de mes archives personnelles cette petite recette qui va bien.

C'est un des rares desserts que je maîtrise, n'ayant pas la main pâtissière. Et il fait TOUJOURS son effet. J'en ai même développé une petite variante, qui n'est pas d'une originalité flamboyante (je crois que d'autres l'ont déjà réalisée avant moi) mais bon, je m'en régale, et dans un accès de générosité incroyable, je te la livre.

C'est mon action de bonté de l'année.

Le pain perdu au caramel beurre salé

Tu prends du pain de mie en tranche ou des restes de ta baguette de la veille un peu durcis.

Si tu as du pain frais, tu le laisses dehors quelques heures ou mieux, une nuit pour qu'il soit un peu rassis.

Astuce : si ton pain est frais et que tu veux du pain perdu tout de suite, tu le passes 1 à 2 minutes au micro-ondes. Le micro-ondes pompe l'humidité et déshydrate ton pain en express.

Tu fait un mélange oeuf-lait-sucre bien battu.

Je mets environ un oeuf, deux cuillères à soupe de sucre et 20 cl de lait pour deux tranches de pain.

Tu trempes tes tranches de pain sur chaque face dans cette préparation pour qu'elle soient bien imprégnées.

deuxième astuce : tu mets tes tranches de pain au frigo environ 1/2 heure pour "figer" l'enrobage sur le pain.

Tu fais chauffer dans ta poèle un mélange beurre (une noix) et de pâte de caramel beurre salé, dont tu peux trouver des pots au rayon épicerie fine de ton magasin, par exemple.

Quand ton mélange est bien chaud tu fais revenir tes tranches dedans jusqu'à ce qu'elles soient bien caramélisées.

Et hop, y'a plus qu'à servir en te faisant mousser un brin. Un dessert prêt en genre 5 minutes (hors séjour au frigo)

Elle est pas belle la vie ? 

Si.

 

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03/05/2013

On est pas bien là, décontractés de l'éducation ??

J'entends tellement de non-sens absolus sur l'éducation des enfants que j'ai eu envie d'en remettre une couche sur ce sujet maintes fois revisité ici ou ailleurs.

Je fais comme dans Top Chef, je revisite des recettes.

Deux ou trois consoeurs qui se reconnaitront m'ont de plus poussé au front..

Dans la vie, j'ai assez peu de principes. 

A part celui qu'on me foute la paix et qu'on ne me chie pas dans les bottes.

Ce qui est déjà pas si mal.

Dans l'éducation c'est pareil.

Je suis quelques règles simples qui me paraissent du simple bon sens. 

En gros :

1/ C'est moi (et le père) le boss

2/ J'ai le dernier mot

3/ Tu peux être majeur sur le papier, tu le seras vraiment quand tu seras autonome financièrement

4/ Mon job principal c'est de donner des limites, un cadre et de mettre mes rejetons sur rampe de lancement dans la vie. Après il faudra qu'ils mettent les mains dans le cambouis eux-mêmes.

5/ Je suis imparfaite, mes gamins auront toujours quelque chose à me reprocher. Partant de là, si je me trompe ou que je fais mal quelque chose, ça ne va pas me bouleverser, de toutes manières toute éducation ne sera jamais idéale.

6/ Je ne sais rien faire, il ne faut pas compter sur moi pour apprendre le macramé, la photo ou confectionner des gâteaux pour les anniversaires. Tu vas te débrouiller tout seul. En revanche, je vais t'apprendre à réfléchir et c'est déjà pas mal.

7/ Je me contrecogne totalement des méthodes éducatives de Pierre, Paul ou Jacques.

8/ J'aime visceralement ma progéniture. Je suis capable d'éviscerer et de faire bouffer ses entrailles à la personne qui touche un de leur cheveu. Néanmoins toute ma vie ne tourne pas et ne tournera jamais autour d'elle. 

9/ Mes fils ne sont pas des extensions de moi-même sur lesquels je plaque mes rêves. Ce sont des personnes à part entière avec leur propre volonté.

10/ Je ne passe pas ma vie le nez sur le ventre de ma progeniture, ni à l'occuper 24/24. Un enfant a besoin de s'ennuyer. Ca le rend créatif.

11/ Je n'ai aucune ambition pour moi, je n'ai aucune ambition pour mes fils. Il auront bien assez d'ambition tous seuls.

12/ C'est bien de les engueuler de temps à autres, ça défoule tout le monde. Les parents et les enfants.

13/ Les enfants ne sont pas en sucre. Ils résistent à beaucoup de choses. Y compris à la contrariété et à la frustration. Bien au contraire. Ca les structure

14/ On peut leur expliquer beaucoup de choses. Si on se sent de le faire. Inutile de se forcer à parler avec eux de choses avec lesquelles on est pas à l'aise. Ils le comprennent aussi.

15/ C'est moi le boss (et tu peux repartir en boucle).

Sinon je considère que Françoise Dolto a fait plus de dégats que la bombe d'Hiroshima et que Ruffo débite plus de conneries au kilomètre qu'un fan des anges de la télé-réalité quand on le lance sur le sujet Nabila.

Voilà, oui, je n'y connais rien et ces gens sont des grands spécialistes reconnus over the world, comment osais-je ouvrir mon clapet.

Elève ton enfant un bouquin de Dolto à la main et on en reparle dans 20 ans.

Bisous.

 

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(j'adore cette photo)

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02/05/2013

L'allumeur

Je ne peux pas vraiment expliquer ce qui a déclenché ce billet, par souci de discrétion vis à vis de divers protagonistes plus ou moins proches qui connaissent ou ont connu ces circonstances.

Ce que je peux te dire, c'est que j'aime bien observer mes congénères, leurs us, coutumes et moeurs diverses et variées.

Et surtout leurs comportements sur le champ de bataille.

(référence à l'hymne ultime de Pat Benatar : love is a battlefield. Les vrais savent. Les autres renseigne-toi sur google)

Nos amis les hommes, qui sont généralement de compagnie assez agréable tant qu'on ne leur laisse pas la parole,  ont souvent rapidement fait de taxer une fille qui les titille un peu "d'allumeuse".

Or, nous savons, nous les femmes que le pendant masculin existe bel et bien.

L'allumeur n'est pas une légende urbaine.

Consciemment ou inconsciemment certains hommes envoient des messages explicites. Qui peuvent te faire penser qu'ils ont envie qu'ils se passent un truc. 

Puis te laissent tomber comme une chaussette ayant mariné dans un ranger de para-commando trop longtemps

Tu vois le type qui te regarde au fond des yeux en te murmurant d'une voix de basse "tu es superbe aujourd'hui". Et qui, deux minutes, après t'ignore totalement en te laissant plantée au milieu de la pièce alors que tu lui apporte empressée son petit cocktail.

Qui te bombarde de SMS à double sens dont tu ne sais plus trop quoi penser. Et puis  te laisse sans nouvelles pendant plusieurs jours/semaines/mois. Ou te réponds de manière très neutre brutalement.

Pire, celui qui te chauffe à mort toute une soirée, te raccompagne jusque chez toi et t'embrasse platoniquement sur la joue en te murmurant "bonne nuit, ma belle" d'une voix de Barry White avant de tourner les talons et de partir.

La première fois, tu te dis que c'est un gentleman.

Au bout de la dixième, tu commences à te poser des questions soit sur les préférences du gars, soit, est c'est le pire, sur ton propre potentiel de séduction.

Les phéromones diffusées sont tellement contradictoires en fait tu ne sais plus du tout où tu en est.

Et quand enfin, un jour, à bout de nerfs, tu te jettes sur lui pour lui faire subir les derniers outrages, monsieur se recule en disant "ah écoute, je crois qu'on ne s'est pas du tout compris" "je t'adore et je te considère comme ma soeur, ne gâchons pas tout".

Tu perds en une demi-seconde ce qu'il te reste de dignité, ta confiance en toi et tes dernières illusions.

Soit le gars n'est sincèrement pas intéressé et apprécie vraiment ta compagnie sans vouloir aller plus loin. Et tu as mal interprété les messages qu'il envoie, parce que tu voulais les interpréter dans un sens qui t'arrangeait.

Ou il est très timide ou déjà en main et n'ose pas franchir le pas.

Ces trois hypothèses sont possibles.

Soit, dernière possibilité, bienvenue au club de celles qui ont croisé un allumeur.

L'allumeur est comme un genre de pervers manipulateur en plus soft.

Plutôt beau gosse, il souffre néanmoins d'un gros déficit de confiance en lui et n'existe que dans le regard des autres. Il cherche donc à séduire en permanence pour se rassurer. 

Conclure ne l'intéresse pas vraiment. Ce serait s'exposer et révéler ses failles.

Il continue donc à aspirer l'admiration qu'il suscite pour se nourrir, comme un vampire sentimental, sans jamais rien donner en retour.

De temps à autres il gérera ses besoins physiologiques avec une conquête de passage, sans aucune implication, et surtout sans lendemain.

Puis reprendra sa quête de séduction en laissant ses victimes éplorées et en vrac derrière lui.

Si tu en croises un, comme le pervers manipulateur, une seule chose à faire : fuis.

Tu n'aboutiras jamais à rien avec lui. Inutile de céder à la tentation du "oui mais avec moi ce sera différent". Ce ne sera jamais différent.

L'allumeur ne peut pas fonctionner sainement.

Et si tu t'es fait avoir,  dis-toi bien que ton potentiel de séduction n'y est pour rien. Et qu'il fonctionnera probablement parfaitement avec quelqu'un d'autre.

Comme le dit si bien la sagesse populaire : le mieux à faire après une chute de cheval, c'est de remonter en selle tout de suite.

Remets donc tes bottes et ta bombe, et go.

Rien ne t'interdit, pour ce faire, de jouer, toi aussi un peu les allumeuses.

Mais un peu seulement, hein.

Il ne faudrait pas exagérer non plus.

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30/04/2013

Le cas C...

Billet énervé.

Tu sais il y a un truc que je supporte mal dans la vie c'est l'approximation et l'amateurisme.

C'est mon côté psycho-rigide germanophone qui parle.

Quand tu fais un truc, tu le fais bien. Point barre.

Ou tu le fais pas. Ou tu changes de taf.

Malheureusement, côté community management et communication des marques online, on trouve encore certaines fois des gestions approximatives et très très amateuristes.

Donc forcément, ça m'agace. Et de temps à autres, je cloue au pilori virtuel une pauvre victime expiatoire choisie au hasard parmi ses pairs.

C'est méchant, injuste et très vilain comme méthode, mais ça a au moins le mérite de me défouler.

Prenons le cas C...

Je reçois il y a quelque temps un joli petit mail qui annonce le relancement d'une mythique salopette en jean, qui me propose pour fêter l'évènement, de faire gagner un tee-shirt à mon lectorat.

Très bien. Je ne fais plus de concours. Mais parce que ce vêtement me rappelle les folles heures de ma jeunesse perdue, sentimentalement, je réponds.

Toute la liste des personnes contactées et leurs mails s'affiche à ce moment. Je peux donc si je veux aisément harceler n'importe quelle bloggeuse qui sera ravie que son mail perso soit diffusé à des inconnus.

La CM me répond qu'elle est ravie que je lui réponde. Super.

Et me demande "pouvez-vous me donner le nombre de visites de votre blog".

Wo wo wo, chérie, tu me balances une proposition sans savoir grosso modo à qui tu t'adresses tu veux dire ? 

Oui, visiblement.

De bonne volonté, je lui communique donc cette donnée.

(pour gagner un tee-shirt, je rappelle)

La CM me répond "merci beaucoup, je valide avec mon client et je reviens vers vous".

Donc le client tatillonne pour faire gagner un tee-shirt, comprends-je.

Ok, je peux admettre, certaines marques sont regardantes.

Certaines marques aussi peinent à comprendre le fonctionnement du ouèbe. 

Admettons.

Ce que j'admets moins c'est que ....Depuis... Rien.

Pas un mot, ni oui, ni merde, ni excusez-nous.

Rien.

Alors qu'on ne veuille pas de mes services, je peux tout à fait comprendre : je ne suis pas forcément la cible, ni le profil rêvé.

(quoique, encore une fois, pour un tee-shirt ça me troue quand même le fondement)

Mais qu'on ait MEME PAS la politesse ou le courage de le dire, ça c'est insupportable.

A part l'amateurisme et l'approximation, il y a un autre truc que je déteste, c'est qu'on me prenne de haut, ou pour de la chair à canon, ou pour une buse.

Cochez la case au choix.

Et oui, je te confirme, j'ai le melon.

Mais j'ai un melon professionnel. 

Je revendique au moins ce mérite.

 

Edit du 02/05 : depuis cette salve enervée, l'agence m'a contactée et nous avons partagé nos arguments. Les miens étaient que je n'avais rien de personnel contre qui que ce soit mais que c'était une compilation de plusieurs exemples de mauvaise gestion qui m'avait conduit à pointer du doigt celui-ci. Le responsable de l'agence m'a gentiment expliqué que cette promotion avait été très compliquée à gérer pour eux. Nous avons chacun compris les imperatifs de l'autre.

C'est donc tout à fait volontairement que j'ai enlevé le nom de la fameuse marque...

Et pour le plus grand bonheur de tout le monde, vous allez très bientôt pouvoir gagner LE tee-shirt ici même.

Avec mes remerciements à tout le monde 

 

 

12:02 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : salopette, promotion, concours | |  Facebook | |  Imprimer | |

26/04/2013

Cinéma Paradiso here I come

J'ai donc décidé de dissoudre un peu non pas l'assemblée nationale mais ma vie numérique en retournant vers des activités externes, civilisées, conviviales et cosmopolites.

Pourquoi cosmopolites, je n'en sais strictement rien, mais c'est pour faire un effet de mot.

Après avoir réouvert récemment un livre, puis deux, et être partie inspecter le cinéma le Louxor, j'envisage d'aller voir quelques expositions et manifestations diverses et variées.

Notamment une qui m'avait fracturé le neurone de l'intérêt.

Sous la houlette des cinémas MK2, le Grand Palais va se transformer pendant 10 jours en drive-in géant et rétro.

La nef sera occupée par 4 espaces  cinéma, restauration, jeux et clubbing.

La journée, un grand espace de jeux avec  bornes d’arcade vintage ainsi qu’une exposition, l’Age d’Or du Jeu Vidéo. Au programme, des dizaines de machines, des jeux et personnages iconiques, des vidéos et des publicités d’époque… et une piste de roller, libre d’accès !

Le soir, dans des sièges de voitures de la famille Fiat 500 ou perchés sur une colline aménagée, le spectateur pourra redécouvrir des films cultes qu'on ne manque pas de voir, revoir et live-tweeter comme Pulp Fiction, The Big Lebowski, Grease, Taxi Driver, Drive, La boum, les dents de la mer, American Graffiti, Dirty Dancing ou La fièvre du samedi soir … au rythme de deux projections par jour.

Avec en prime la possibilité de déguster les spécialités d'un « Diner » américain, créé par Omnivore, qui fait venir du Canada la chef Gita Seaton (Le Nouveau Palais, Montréal), star de la cuisine nord-américaine…

Un lieu cultissime pour les fans de cinémas, geekerie et culture américaine réunis, dont je fais partie BIEN SUR.

C'est pourquoi dès que j'ai vu passer l'alerte sur twitter avec la mention "il reste encore quelques places" je me suis PRECIPITEE tel un lièvre sous amphétamines pour décrocher le ticket pour le bonheur.

Sans même me soucier de demander à Pierre, Paul, Jacques ou Sven de m'accompagner. 

Après quelques tentatives infructueuses pour voir Dirty Dancing, je me suis "rabattue" sur American Graffiti.

(Pour les très jeunes, les non cinéphiles, les blondes, les incultes et les animaux de compagnie, American Graffiti est le deuxième film daté de 1973 de George Lucas, qui se déroule dans les années 50, ou il exprime la nostalgie d'un âge d'or drive-in, bananes et grosses voitures, sur fond de rock'n roll d'époque. Le film a largement inspiré la série "Happy Days" qui a suivi quelques temps plus tard. On y découvre Ron Howard qui prolongera son rôle dans la dite série et pour la première fois dans un rôle significatif Harrison Ford, le futur Han Solo)

Et bien m'en a pris parce que quelques minutes après avoir réussi (non sans peine) à réserver ma place, il semble que toutes les places restantes disponibles se soient envolées à vitesse supersonique.

Donc avec une joie intense et non dissimulée bien qu'individuelle, j'irais me délecter d'ice-cream, de jeux vidéos et de patins (à roulettes) avant de visionner American Graffiti d'une banquette de Fiat 500 le 12 juin.

Après je peux mourir, plus rien n'aura d'importance.

Ma dernière volonté est qu'une fanfare de pompiers suédois joue "Bittersweet Symphony" à mes obsèques.

C'est tout.

Sinon tu peux toujours essayer de réserver, on ne sait jamais, le programme est LA , C'est le site de la FNAC mais peut-être disponible ailleurs...


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23/04/2013

Louxor, j'adore

Pendant des années je suis passée devant en métro (à cet endroit la ligne est aérienne) ou à pied, me désolant de la dégradation inéluctable de ce monument du kitsch.

Et en craignant que finalement le bâtiment ne soit abattu.

Pendant des années, des amoureux du lieu, réunis en association de sauvegarde, se sont battus pour le préserver et qu'il revive sa splendeur passée.

La bataille a connu une issue positive, puisque finalement il y a quelques années, la mairie de Paris a décidé de restaurer l'endroit pour lui donner une seconde vie.

Evidemment quelques jours après son ouverture, je n'ai eu qu'une envie, aller sur place pour voir de mes yeux cette pièce unique, survivante des grands cinémas d'avant la guerre de 40-45 avec le Grand Rex et aujourd'hui ressucitée dans tout son éclat.

Le Louxor, boulevard Barbès à Paris.

Un peu d'histoire

Le 6 octobre 1921, un cinéma exceptionnel était inauguré en grande pompe face à la station de métro Barbès (10e). Le Louxor était non seulement l’une des salles les plus modernes de l’époque, mais aussi un édifice aux motifs néoégyptiens ! Construit à l’emplacement d’un immeuble haussmannien, il est l’œuvre de l'architecte Henri Zipcy.

La façade et les toitures de ce bâtiment ont été inscrites à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques le 5 octobre 1981. Les mosaïques multicolores de la façade (bleu cobalt, noir et or), œuvre du décorateur Amédée Tiberti, ont été réalisées par la fabrique de céramiques Gentil & Bourdet, très réputée dans les années 1920-1930. Aux motifs floraux s’ajoutent scarabées,cobras et, au-dessus de la petite terrasse, un grand disque ailé. La salle avec ses deux balcons offre alors 1 195 places.

Le Louxor est rapidement intégré au réseau des cinémas Lutétia qui dispose de treize salles à Paris en 1924, dont les très prestigieux Lutétia-Wagram (ouvert en 1913) et Royal-Wagram (ouvert en 1918).

En 1929, la vingtaine d’établissements du groupe est reprise par la société Pathé qui l'adapte au cinéma sonore.

Le Louxor, comme tant de salles de quartier, subit les conséquences du déclin de fréquentation qui s’amorce dès la fin des années 1950, obligeant le cinéma à se renouveler et les exploitants à moderniser leurs salles. Couleur, cinémascope, qualité du son, le Louxor suit le mouvement et s’adapte. S'il conserve au cours des années sa structure originelle et possède encore une vaste salle avec deux niveaux de balcon, il a subi plusieurs transformations, notamment en 1954 et 1964.

La programmation, elle aussi, doit s’adapter aux changements  et au goût du public qui le fréquente. Longtemps cinéma populaire qui passe aussi bien les succès français grand public que les films américains, le Louxor choisit de projeter à partir des années 1970 des films « exotiques » (indiens, égyptiens par exemple) en version originale, susceptibles d’attirer une population immigrée en nombre croissant dans le nord-est de Paris. En 1976 la projection du film Chronique des années de braise devient un évènement culturel et social pour le quartier.

Le 29 novembre 1983, c'est la dernière séance du Louxor puis Pathé vend le bâtiment à la société Tati qui souhaite y implanter un commerce. Faute de ne pouvoir modifier la façade, le projet échoue et Tati cède la gérance à des projets d’exploitation de boîtes de nuit au milieu des années 1980 : d'abord boîte de nuit antillaise baptisée La Dérobade, il devient en août 1987 la plus grande discothèque gay de la capitale sous le nom de Megatown. Celle-ci ferme en 1988, peu avant la mort de son créateur David Girard en 1990, et le bâtiment est laissé à l'abandon.

Le Louxor - Palais du cinéma va connaître alors une longue éclipse.

En 2003,  la Ville de Paris acquiert le Louxor. Les travaux de rénovation débutent en septembre 2010.

En 1921, le Louxor ne possédait qu’une seule salle. Le bâtiment rénové en comporte trois : la grande salle Youssef-Chahine, en hommage au réalisateur égyptien (340 sièges), et deux autres de 140 et 74 places. «Les spectateurs viendront à la fois voir des films et l’édifice lui-même», espère l’architecte Philippe Pumain, qui a supervisé la rénovation.

Ma première visite s'est arrêtée à la facade et au hall d'entrée. Car pour aller plus loin, il faut tout simplement acheter.. une place de cinéma. 

Mais je compte bien pousser l'expérience Louxor jusqu'au bout et m'offrir une toile dans la grande salle rénovée et accéder à la terrasse au-dessus du cinéma et qui domine tout le quartier.

Et passer au bar du Louxor, pour chanter "AU BAR DU LOUXOOOOOOOOR" grandeur nature (uhuhuhuh)

Pour cela je vais attendre un peu que "l'effet lancement" se termine car la foule était déjà bien dense samedi pour les séances de l'après-midi avec la programmation du film "Grandmaster" de Won Kar Wai. Et surtour qu'un film me tente pour me faire une toile d'Egypte.

Si tu veux te faire une séance, ou si tu passes à Paris, je ne peux que te conseiller de venir admirer ce chef-d'oeuvre de rococo. Et si tu es l'heureux possesseur d'une carte UGC, tu pourras accéder au sésame du cinéma parigot...

Pour te donner envie.

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Détail des mosaïques

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La grande salle vue du balcon

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(Les photos moches de l'extérieur sont de moi, les jolies de l'intérieur ont été prises sur le site du Monde.fr)

(sources de l'historique : site de la mairie de Paris et Wikipédia)

06:00 Publié dans Cinéma, Sorties | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : louxor palace, cinéma, paris, barbès, rénovation | |  Facebook | |  Imprimer | |