06.10.2007
JE DETESTE - LA CAMPAGNE
J'ai un gros souci dans la vie : je déteste la campagne. Les brins d'herbe me filent des vapeurs, le silence m'angoisse et il n'y a rien de plus stupide dans le règne animal après l'amibe, que la vache. Or la campagne est pleine de vaches. Pleine de vide aussi. C'est le principe de base de la vie rurale, il n'y a rien. Et il ne se passe rien non plus.
Les gens s'emmerdent car ni de cinéma, ni théâtre, cafés, restaurants, musées, magasins. C'est pourquoi ils passent leur temps à vous observer derrière leurs rideaux. Et ne me parlez pas de la joie de ramassez des fruits pour faire des confiture ou, pire, d'une saine ballade à travers les champs. Rien que l'idée d'enfiler des bottes en plastique me fige la colonne vertébrale. J'avais une ancienne collègue qui ne jurait que par les joies de la nature et de la nourriture saine qu'on trouvait autour de sa résidence secondaire dans l'est de la France, alors qu'à Paris, tout était pollué.
J'ai fini par lui rappeler que le nuage de Tchernobyl s'était arrêté juste au-dessus de chez elle (ça, c'est vrai) et que si on passait un compteur geiger au-dessus des champignons qu'elle se faisait un plaisir de ramasser, le compteur explosait.
Quant aux écologistes qui prônent le retour à la nature et à une vie "simple", je leur suggère de programmer un stage commando équipés juste d'un canif et d'un pagne en forêt amazonienne, histoire de voir si les mygales sont écolo-friendly ou encore d'aller en plein hiver par moins 10 degrés, casser la glace d'une rivière pour puiser de l'eau. A bon entendeur, salut... NB : encore pire que la campagne. L'horreur absolue : la ballade en forêt. Alain-cet-Astre (pour parodier le Dr AGA dans Elle), mon mari est bourré de qualités mais il a un défaut majeur : il veut toujours faire des ballades en forêt. Et moi, les grands arbres, les feuilles par terre, les familles à vélo, les chiens qui courent et qui vous bousculent, les pique-niques dans les clairières ça me file des crises de panique et je cherche l'orée du bois en hurlant... Au risque qu'un chasseur égaré me prenne pour un loup et me plombe la cuisse par erreur.

18:50 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : chroniques ; humour |
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Commentaires
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Écrit par : angelita | 07.10.2007
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