30.06.2011

Motherfucker

Bien qu'exubérante,non conformiste et ressemblant à en genre de Brigitte Fontaine matinée de Gengis Khan ma mère est quand même dotée d'un solide bon sens, de pieds bien ancrés dans le sol, et d'un mari pragmatique  qui l'ont aidé à naviguer dans la vie.

 

Ca me rappelle vaguement quelqu'un. (au hasard) (mon dieu ça y est je ressemble à ma mère, je veux mourir)

Ce qui n'est pas le cas de tout le monde.

Je me suis toujours demandée comment on pouvait se reconstruire après avoir subi un parent vraiment toxique.

Physiquement ou moralement d'ailleurs.

Cette question est revenue une fois de plus à la sortie du film d'Eva Ionesco sur sa mère "my little princess"

Je n'ai pas vu ce film qui raconte la relation destructrice de la réalisatrice avec sa mère Irina.

Celle-ci, photographe fantasque et excentrique avait pris pour modèle sa fille enfant, puis à peine pubère pour la faire poser dans des photos erotico-morbido-kitsch...

Eva Ionesco devint jeune adolescente, une des égéries du milieu branché parisien dans les années 70, fréquentant le palace ou les bains, à l'âge ou d'autres vont au collège.

J'ai un souvenir très précis de ces photos que gamine/ado, je voyais dans les magazines photos que lisait ma mère (qui pratiquait alors cette activité) et que je considérais comme une sorte de jeu de déguisement.

Mais qui me laissaient quand même une impression .... bizarre.

 

 

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Je vous épargne pour des raisons compréhensibles les photos d'Eva Ionesco nue ou dans des situations scabreuses, bien qu'artistiquement elles soient parfois très belles.

Les temps ont d'ailleurs bien changé car je ne me souviens pas qu'à l'époque, à part quelques controverses artistiques,  des voix se soient particulièrement élevées, alors qu'aujourd'hui ils provoqueraient certainement, et à raison, une levée de boucliers.

Comment Eva Ionesco a-t-elle pu se reconstruire après avoir été utilisée à ce point ? 

Je ne sais pas si on peut parler de pédophilie dans ce cas précis, mais de maltraitance, certainement.

Irina Ionesco continue aujourd'hui sa carrière. Eva, après une jeunesse extrême et des expériences borderline s'est visiblement assagie 

Elle a fait une honnête carrière d'actrice de second plan et, avec son premier film en tant que réalisatrice, raconte, apparemment sans esprit de vengeance, son enfance hors normes.

Mais si elle s'en tire sans trop de casse, que serait-il advenu d'individus plus instables, plus fragiles ? 
Je ne peux qu'être admirative envers ceux que leurs parents ont abimés. Et qui s'en sortent quand même. Et pleine de sollicitude pour ceux qui ne s'en sortent pas.
Une mère toxique n'est pas le meilleur moyen de démarrer dans la vie.
Loin de là.

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06:04 Publié dans Actualités, Film | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : enfance, ado, photo, eva & irina ionesco, my little princess | | |  Imprimer |

31.05.2011

Le génie est (parfois) ennuyeux

Pas question de se moquer du sérieux de certaines oeuvres ou réflexions qui, par essence, sont ardues à aborder.

 

Schopenhauer ou Heidegger n'ont pas couché leurs réflexions sur le papier pour qu'on se bidonne sur l'influence du christianisme dans la pensée métaphysique contemporaine.

Mais parfois le qualificatif de "génie" me laisse quand même dubitative.

 

Prenons au hasard (et entre autres) le récent palmé d'or au festival de Cannes : Terrence Malik. Ce type est encensé par l'ensemble des professionnels de la profession, critiques cinématographiques compris.

Pour ma part, je n'ai jamais pu aller au-delà d'une demi-heure de ses films sans tomber dans une transe catatonique avec filet de bave qui me coule à la commissure des lèvres.

Bon, venant d'une fille qui se poile pendant deux heures au visionage de "Fausses Blondes Infiltrées", vous me direz ce n'est pas forcément une référence. Et mon appréciation est forcément personnelle et orientée.

 

Ce à quoi je rétorquerai que j'ai aussi visionné quelques pellicules ardues et pas faciles d'accès sans pour autant basculer la tête à l'envers en ronflant sur mon fauteuil.

3 heures de Barry Lindon ne m'ont pas fait mollir d'un cil. Par exemple.

 

Mais pour Terrence Malick, rien à faire. Je reste totalement hermétique à ce que tente de raconter ce type. Dans n'importe lequel de ses films d'ailleurs. Ses longues démonstrations lyrico-naturalistes me passent totalement au-dessus du sifflet.

 

Bergman me faisait le même effet. J'avais une amie qui était fan et qui, comme la quasi-totalité des réalisateurs et critiques cinématographiques, encensait littéralement l'oeuvre du maître suédois.

 

Elle me traînait voir "cris et chuchotements" et alors qu'elle buvait les plans panoramiques sans fin, j'étais recroquevillée sur mon fauteuil dans une sorte d'hébétude figée, attendant que l'interminable séance se termine pour aller me requinquer avec une crêpe à la crème de marrons.

Et oui, j'ose le crier à la face du monde 

BERGMAN C'EST CHIANT. 

Se trifouiller le nombril avec un tournevis en chuchotant "Ingemar... Tu n'as pas descendu la poubelle, je crois que notre couple est en péril" Ca ne parle pas à mon âme.

Comme Godard dont je n'ai jamais pu terminer un film, y compris Pierrot le Fou.

 

Mozart, Matisse, Basquiat, Keith Haring, Tennesse Williams ou Baudelaire me parlent, en revanche. Je suis peut-être simplement plus sensibles aux gens qui s'adressent plus aux tripes qu'au cerveau.

Tout est affaire de subjectivité, certainement.

 

Je reconnais cependant volontiers que certains artistes, auteurs, penseurs qui ne déclenchent aucune phéromone en moi sont néanmoins des génies.

 

Je n'aime pas Picasso, mais je reconnais qu'il est un incontestable pilier de la peinture moderne. Et qu'il a marqué et bouleversé son art.

 

Et que ce n'est pas parce qu'un cinéaste fait 3 entrées qu'il n'a aucun talent. Ou l'inverse. 

 

Si "bienvenue chez les ch'tis" est un film culte dans 20 ans, je vous assure que je m'engage à acquérir l'intégralité de la filmographie de Terrence Malick et à la visionner de la première à la dernière minute.

Il faudra juste me faire une piqure d'amphétamines après pour me ramener à un état conscient.

Parce que oui, le génie est (parfois) ennuyeux.

 

(ceci dit d'abominables terroristes osent prétendre que Malick est un cinéaste totalement surcoté qui n'intéresse que des critiques de cinéma cherchant à se rendre intéressants. Je ne valide absolument pas ces propos odieux, bien évidemment)

 

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06:00 Publié dans Film, Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : malick, bergman, godard, kubrick, génie, ennui | | |  Imprimer |

01.05.2011

Cinémaaaa, cinéma, toubiloubiloubila, tchitcha

 

Une petite pause cinéma dans une vie active c'est toujours salutaire.

Surtout quand on vous invite.

Ben quoi ? Je suis pas devenue bloggeuse pour PAYER ma place de cinéma.

Faut pas déconner non plus.  Non mais alors.

 

Premier fim à voir absolument We are 4 lions

Le film est déjà sorti en salle, mais le le DVD sort le 17 mai. 

Si vous aimez les films britanniques déjantés qui vont très loin dans l'humour noir et le grand n'importe quoi, comme "joyeuses funérailles", courez vous procurer le DVD à tout prix !

Animé par des envies de grandeur, Omar est déterminé à devenir un soldat du djihad en Angleterre. Après un séjour écourté et très raté dans un camp d'entraînement en Afghanistan, avec ses amis, il décide de monter l'attentat décisif qui fera parler d’eux et de leur cause. Problème : il leur manque le mode d’emploi. Et facteur aggravant... Ils sont tous plus idiots les uns que les autres.

A partir d'un sujet grave, voire brûlant, le réalisateur Chris Morris brosse une satire des milieux islamistes, et fait un film corrosif et grinçant qui fera mourir de rire (c'est le cas de le dire) les spectateurs amateurs d'humour anglais, dont je fais partie.

Une bonne preuve qu'on peut rire de tout. La seule limite étant que ce soit drôle.

Bande annonce.

 

 

 

 

L'avis de Manu : priceless.

L'avis du fils à Manu : c'est trop de la balle, je vais le revoir avec mes potes

Merci à Way to Blue et Dainah de m'avoir permis de passer un très bon moment

 

2ème film à voir absolument : Source Code

Colter Stevens se réveille en sursaut dans un train à destination de Chicago. Sauf qu'il n’a aucun souvenir d’être monté dedans. Pire encore, les passagers du train se comportent avec lui avec familiarité alors qu'il ne les connait pas. Désorienté, il cherche à comprendre ce qui se passe mais une bombe explose tuant tout le monde à bord. 

Colter se réveille alors une deuxième fois, mais dans un caisson étrange et découvre qu’il participe à un procédé expérimental permettant de se projeter dans le corps d’une personne et de revivre les 8 dernières minutes de sa vie. Sa mission : revivre sans cesse les quelques minutes précédant l’explosion afin d’identifier et d’arrêter les auteurs de l’attentat. A chaque échec, ses chances de pouvoir revenir dans le passé s’amenuisent. Alors qu’il essaie d’empêcher l’explosion, ses supérieurs lui apprennent qu’un deuxième attentat est en préparation en plein cœur de Chicago et qu’il ne s’agit plus de protéger les passagers du train mais la ville toute entière. La course contre la montre commence…

C'est un intéressant exercice de style que nous propose Duncan Jones (qui, pour l'anecdote pipeule, est le fils de David Bowie). Après un 1er film, expérimental et très remarqué, Moon, il va devoir captiver le spectateur avec tout un film... contenant quasiment une seule et unique scène en boucle. Un genre de "un jour sans fin" du suspense, somme toute

Comment va-t-il faire ? 

C'est ce que je vais découvrir. Car pour être très honnête, je ne l'ai pas encore vu. Mais ce sera bientôt chose faite grâce au mystérieux inconnu masqué, qui se reconnaitra et que je remercie bien bas...

Et je vous conseille de faire de même. Duncan Jones est un réalisateur qui promet énormément. Et vous aurez le beau Jake Gyllenhaal en prime, pour le plaisir des yeux.

L'avis de Manu : j'y vais

L'avis du fils à Manu : j'y vais aussi avec mes potes


 

 

 

Et pour finir, je connais 3 personnes qui vont passer un bon dimanche et qui vont pouvoir se laver à gogo pendant plus d'un an !

Parce que j'ai beaucoup aimé leurs petits poèmes 

Léonie et MissCupcake (malgré son pseudo... uhuhuhuhuh)

Et que j'ai rigolé rien qu'à imaginer la scène : Jade.

Ont toutes trois gagné la gamme complète des gels-douche Tahiti. Les filles, envoyez-moi vos adresses postales le plus vite possible. 

06:00 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : we are four lions, source code, cinema | | |  Imprimer |

21.02.2011

Pourquoi Dirty Dancing est-il un film culte

 

Oui, pourquoi un film à petit budget conçu pour des ados femelles au neurone élastique fait-il encore, près de 25 ans après sa sortie (1987 tout de même) crier "hiiiiiiiiiiiii" à des dames tout à fait respectables et plus si affinités.

 

Tentative de décryptage

 

1/Les tablettes de Patrick Swayze. Il a a beau avoir un jeu d'acteur digne d'un mérou dépressif, une coupe de cheveu de canard mort (semi banane devant et queuqueue derrière) et des vêtements dont ne voudrait même pas Emmaus, il joue la moitié du film torse nu. Et quand il tombe le marcel, rien à dire,

il est gaulé.

Ni trop, ni trop peu. Juste ce qu'il faut. En plus le chef' op' du film devait être inspiré parce qu'il filme le grain de peau tellement bien que tu as presque la sensation de caresser la bête. Ou alors, le chef' op' travaillait habituellement dans le porno, c'est une autre option.


2/ L'histoire est tellement neuneu que finalement... Tout le monde s'y retrouve. Il y a des gentils, des méchants, de la danse, de la bagarre. Et un genre de Roméo et Juliette. Les héros viennent de deux milieux opposés, la gentille fifille et le bad boy ils vont surmonter tous les obstacles et s'aimer. Tout finira très bien, dans la danse et le youpilala. Une bonne raison pour fumer des poneys roses,  serrer des inconnus dans ses bras dans la rue, passer à ton voisin-sin, chanter sous la pluie et aimer finalement l'univers tout entier. Dirty Dancing est donc un film profondément humaniste.


3/ Toi aussi tu rêves de maîtriser le mambo en quelques jours. Ne dis pas non, tu aimerais frétiller du croupion en rythme avec un beau danseur à moitié nu. Et la gamine elle, elle y arrive, alors qu'elle danse au départ aussi mal que Bigard dans "danse avec les stars".

 

Alors que dans la vraie vie, il faut environ 2 à 3 ans d'efforts soutenus pour oser te présenter en public sans t'emmeler les pieds et bourrer les mollets de ton partenaire de coups de genoux. Sans compter le ridicule que te procurera le fait de danser avec la grâce d'un Saint Bernard qui court après son pouet pouet. Surtout si ta mère te filme et met le résultat sur youtube

 

4/ Tu rêves de maîtriser le mambo ET de faire le porté de la fin du film. Que tu ne tenteras jamais malheureuse, sous peine de finir à l'hopital avec 4 côtes cassées et un partenaire à qui il manque toutes les dents de devant.

 

5/ Comme le faisait remarquer Requia lors de notre visionnage commun de la semaine dernière, Dirty Dancing a précursé toutes les modes. Le look Rockabilly Amy Winehouse, le short en jean, la robe jolie madame, les baskets blanches, la chemise à carreaux, le slim blanc, tout y est ! Un vrai répertoire pour fashionista. Mieux que les mémoires d'Anna Wintour. Si tu ne possèdes pas dans ton dressing les pièces portées dans le film, alors tu frôles la hasbinnitude totale. Voire le suicide social.

 

6/ Que celui ou celle qui n'a jamais chanté "Iiiiiii've haaaaad the time of my liiiiiiife" sous sa douche me jette sa première chaussure de ballroom dancing. Et oui c'est une chanson terriblement efficace. N'en déplaise aux puristes du hard métal. Faut pas être borné musicalement tout le temps. Enfin plutôt si, on peut être borné quand il s'agit de Grégoire ou Christophe Maé. Enfin je parle de la version originale de la chanson. Pas de cette atroce reprise des Black Eyed Peas qui mériterait qu'on les pende par les pieds. En Egypte ils ont fait la révolution pour moins que ça.

 

Voilà ça vous fait au moins 6 bonnes raisons de visionner cet imperissable chef d'oeuvre du 7ème art, si vous ne l'avez pas déjà fait.


Ce qui, si c'est le cas, vous situe directement dans un espace de ringardise totale juste à côté des amateurs de René la Taupe.

 

NB (en vrai, deux bonnes raisons de voir son film c'est une bande son impeccable constituée en partie de titres majeurs de la soul du début des sixties et d'une chorégraphie épatante. Et un autre jour je vous expliquerai en quoi consiste le "wall of sound" qu'on entend dans le titre "be my baby" au début du film, mais ceci est une autre histoire)


Dirty Dancing : Time of my life (Final dance)
envoyé par tartenpion333. - Regardez d'autres vidéos de musique.

06:00 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (39) | Envoyer cette note | Tags : dirty dancing | | |  Imprimer |

09.02.2011

Avatar t'as la crême

J'ai enfin vu Avatar 12 ans après tout le monde

 

......

 

Voilà

Juste, si ce film préfigure le cinéma de demain, je vais rester au cinéma d'hier, donc.

 

Et M'sieu Hollywood, si on pouvait avoir fromage ET dessert, effets spéciaux ET scénario un poil intelligent ce serait pas mal.

 

 

 

Sinon, beaucoup plus intéressant, la tendance 2011 c'est la mini-gaufre.

Finis les macarons, cannelés, financiers et autres madeleines, vous pouvez ranger vos moules et investir dans un mini-gaufrier comme Cathy Ciel, qui est toujours en avance d'une mode, sous peine de hasbinitude totale.

Quant aux cupcakes.... Comment dire... mouahahahahahahah


(je sens que je vais encore me faire des amis)

 

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07:00 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : avatar, gaufres | | |  Imprimer |

16.01.2011

Vous irez voir le discours d'un roi, c'est un ordre

Tu es comme moi ? Tu aimes le cinéma anglais et les films historiques ?

Tu es blond à forts pectoraux ?

Euh non, je m'oublie.

 

Alors tu iras voir le discours d'un roi.

Où la petite histoire dans la grande histoire.

 

L'histoire justement : le père de l'actuelle reine Elizabeth, affligé d'un bégaiement qui le handicape depuis sa tendre enfance, se prépare à vivre dans l'ombre de son père et d'un frère aîné brillant et appelé à régner. Son entourage le considère comme inapte à la vie publique. Seule sa femme lui apporte son indéfectible soutien et tente de l'aider à guérir en lui faisant rencontrer tous les thérapeutes possibles.  Il va devenir contraint et forcé le Roi George VI, suite à la mort de son père et à l’abdication de son frère Édouard VII moins d'un an après. George VI vaincra son bégaiement et surmontera ses peurs grâce à un thérapeute du langage aux méthodes peu conventionnelles. Sa voix retrouvée, il réussira à galvaniser le peuple anglais pendant la dernière guerre mondiale.

 

Le film est directement inspirée de l'histoire vraie et peu connue du père de la reine Elizabeth dont l'histoire se souvient comme d'un personnage effacé et peu intéressant. Il était tellement peu considéré avant son couronnement, que la possibilité de lui préférer son frère cadet, le duc de Kent, le seul de la fratrie royale a avoir  un fils, fut évoquée. Sa réputation est semble-t-il bien au dessous de la vérité, car l'homme a toujours fait preuve de courage face au danger. Et a redonné espoir aux anglais dans les heures les plus sombres de la deuxième guerre mondiale. On sait que l'actuelle reine Elizabeth adorait ce père aimant disparu trop prématurément.

 

Pour faire court ? J'ai adoré. 

 

La reconstitution est méticuleuse. Pas une faute dans les décors et les costumes. Et tous les acteurs sont d'une justesse incroyable. Malgré le fait qu'il n'y ait aucune ressemblance physique entre Colin Firth et son personnage, le roi George VI, on y croit à chaque seconde. Outre Colin Firth, excellent dans le rôle principal,  mention spéciale à Geoffrey Rush qui incarne le thérapeute au méthodes plutôt excentriques qui va "sauver" le roi et à une Héléna Bonham Carter bluffante, qui joue sa femme, mère de la reine Elizabeth et future Queen Mum, bien loin de ses rôles excentriques habituels.

La réalisateur Tom Hooper n'en est pas à son coup d'essai à propos de l'histoire de son pays. Outre Le Discours d'un roi, il avait déjà dirigé un téléfilm en deux parties consacré à Élisabeth Ière d'Angleterre, qui régna au XVIème siècle sur la Grande-Bretagne . Il a également réalisé "Daniel Deronda", une mini-série de 3 épisodes située dans le Londres de 1874.

Je n'ai pas entendu une seule critique négative sur ce film, au budget plutôt modeste, mais dont la qualité a séduit au point d'être un grand favori des futurs Golden Globes et autres Oscars.

En attendant, vous, allez le voir, c'est un ordre. 

Et on ne discute pas.

Sortie en salles le 2 février

 

 

J'ai emprunté quelques infos à Allo Ciné pour le le film et la bande annonce et à Wikipédia pour les détails historiques

25.06.2010

Vers l'infini et bien bien bien au-delà..


Il y a un petit moment que je n'avais pas vu un dessin animé. Surtout un Pixar. Les enfants prenant de l'âge et se désintéressant du genre, les occasions se font rares A part les mésaventures de l'ogre Shrek dont les ados (et leur mère) raffolent, le dernier film de la firme à la lampe vu au cinéma devait être "les indestructibles."

Les "Wall-E" et autres "La-haut" ne m'avaient pas suffisamment motivée pour me décider à me payer une toile.


Mais quand le club 300 Allo Ciné a lancé une invitation pour voir en avant-première le très prometteur Toy Story 3, j'ai dit oui immédiatement.

Plus de dix ans après le deuxième volet, les aventures de Woody le cow boy et Buzz l'astronaute s'étaient fait attendre très - trop - longtemps.


Et la chronologie du film respecte celle de la vraie vie : Andy le propriétaire des jouets a grandi : il a 17 ans et est sur le point de partir à l'Université. Sa mère vide sa chambre avant son départ : Buzz l'Eclair et les autres jouets vont être donnés à une école maternelle. Woody est le seul qu'Andy décide de garder avec lui. Mais la vie à l'école maternelle n'est pas du tout aussi idyllique qu'elle semblait l'être au départ et Woody ne se décide pas à abandonner ses anciens compagnons. Que vont-ils tous devenir ??


En deux mots, j'ai ADORE. Ce sont des films comme celui-ci qui vous rendent vos yeux d'enfants. Les personnages sont toujours aussi savoureux, le rythme soutenu, et l'humour ravageur. On y retrouve une grande partie des anciens personnages et quelques nouveaux héros absolument hilarants comme une Barbie et un Ken plus vrais que nature.

Trouvailles, rire et émotion sont au rendez-vous. Comme beaucoup de films Pixar, il se regarde à plusieurs niveaux : adultes et enfants y trouveront leur compte.


Je vous recommande particulièrement un défilé de mode ahurissant de Ken  et un Buzz l'Eclair en mode espagnol.

Mais je n'en dis pas plus pour ne pas dévoiler les nombreuses surprises du film.


Allez-y en famille, ce sera une très bonne occasion, y compris si vous voulez passer, enfin, un petit moment avec vos ados. N'hésitez pas, je vous le recommande CHAUDEMENT. Y compris en 3D. Elle est très soft et ne vous donnera pas mal au crâne. Un grand Pixar s'il en fut.


Juste avant Toy Story, nous avons eu droit à un magnifique court : "Night & Day". Un mélange d'animation traditionnelle et de 3D. Inracontable et superbe !


Ainsi qu'à la bande annonce de la suite du cultissime Tron, premier long-métrage incluant des images de synthèse et film fondateur de la culture geek. Pour mémoire le film avait fait un flop monumental à sa sortie en 1982 mais avait réussi à impressionner quelques curieux fondus dont je peux me vanter d'avoir fait partie. Il est bien sur devenu mythique après coup. Cette suite a l'air, ma foi, tout à fait regardable.. A surveiller donc. Sortie en décembre 2010.


Toy Story 3 sort lui le 14 juillet.


L'affiche


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La bande annonce

Et merci au Club 300 Allo Ciné et à Maylis pour cette excellente soirée !!

06:00 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : toy story 3, pixar, tron, allo ciné | | |  Imprimer |