03.11.2010
Un dîner presque imparfait
La grisaille et le froid s'emparent de l'hémisphère nord, la nostalgie du soleil et de la chaleur devient plus pressante.
Physiologiquement pourtant, mon organisme est définitivement tourné vers le froid : le soleil n'est pas du tout l'ami de ma peau et je passe les trois mois d'été à gonfler comme une outre dès que le thermomètre dépasse 25°
Mais, n'en déplaise à la physiologie, j'aime les pays tropicaux et affiliés : si vous en avez la possibilité, goûtez une fois à la langueur et à la douceur que ces pays dégagent et vous comprendrez ce que je veux dire.
C'est pourquoi je reviens une dernière fois sur mon séjour Sénégalais du début d'été. Pour ceux qui n'étaient pas là à ce moment, Dom a eu la folie de me convier chez elle à Dakar. Je ne vais pas tout résumer. Les principaux épisodes sont ici, ici et ici.
Partie réticente sur l'Afrique en général, et le Sénégal en particulier, je suis revenue raide dingue love d'une ville crasseuse et de ses habitants qui ont réussi à me réconcilier avec le genre humain.
Au point d'en faire une déprime post partum pendant une semaine à fondre en larmes à la moindre photo de chaton, au visionnage d'un film un peu sentimental, ou à chaque réception d'un mail de Dom.
De ce séjour je n'avais pas encore raconté notre ultime soirée commune.
Difficulté de décrire avec des mots ce qui restera comme un véritable extrait de film, digne de la scène de la cuisine dans les Tontons Flingueurs.
Pendant mon séjour un des vieux potes de Dom, résidant en Côte d'Ivoire, faisait un passage à Dakar. La ville inaugurant son premier grand centre commercial, son patron, propriétaire d'une société qui gère des magasins sous licence en Afrique de l'Ouest, l'avait chargé d'y ouvrir plusieurs boutiques.
Partis avec Dom et son mari au restaurant, pour fêter mon départ, nous passons devant le dit centre commercial. Occasion pour mon hôtesse de tenter de voir au passage son copain. Nous entrons donc dans le centre encore en travaux.
Au milieu d'un décor de béton brut, de peinture, et de bâches, nous retrouvons le copain de Dom et son patron, en train de prendre l'apéritif
Imaginez la scène : des restaurants fantômes sans clients autour un hall nu, du béton brut, des câbles qui descendent du plafond, des coups de marteau, des ouvriers qui s'activent et au milieu, sortie de nulle part, une table dressée pour 20 personnes avec des assiettes stylées et des serviettes au pliage artistique..
Ajoutez-y le patron dont il est question plus haut, sorte de Don Corleone sauce Libanaise qui vous accueille comme si vous faisiez partie de sa famille. Quand il vous dit "vous restez manger", vous sentez bien alors que c'est une affirmation, pas une question. Et que vous avez intérêt à ne pas refuser.
Saupoudrez le tout d'une collection hallucinante de vieux briscards, plus ou moins baltringues, et dont les têtes de dépareraient pas un vieux film de gangsters des années 50.
Ajoutez-y le bruit des perçeuses et les odeurs de peinture et vous aurez une petite idée de l'ambiance surréaliste (surtout pour moi) qui régnait ce soir là.
Au milieu du chantier, les serveurs stylés nous servaient les uns après les autres certains des plats qui devaient constituer le menu du restaurant haut de gamme du complexe.
Pendant que mon voisin, au physique d'officier britannique dépressif, si je tentais de vous le décrire, me racontait les péripéties insensées de sa vie Africaine. En se plaignant de la difficulté de vivre au Sénégal. Ce à quoi, naïvement, je lui demandais "mais pourquoi ne rentrez-vous pas ?" . La seule réponse obtenue fut "je ne sais pas"
Il ne savait pas parce que sa vie était là. Et certainement pas ailleurs.
Je garde de ce dîner presque imparfait, même tout à fait imparfait, une vision surréaliste hors du temps et de tout ce que j'avais pu connaître jusqu'ici. Un moment de pur ... exotisme comme seul le fait d'être loin de chez soi peut vous offrir. Car même dans la même situation de dîner au milieu d'un chantier dans un centre commercial en construction en France ne m'aurait pas autant marquée.
Je garde de ce dîner une petite musique. Je crois que cette musique et le couleurs de Dakar, je les garderai un bon moment en tête.
Les couleurs, pour terminer, parlons-en.
J'ai réclamé en me roulant par terre une des photos de Dom pour la mettre au mur chez moi à côté du masque Camerounais (probablement fabriqué en Chine, mais on s'en fout, we are the world) ramené comme souvenir..
Je me noierais dedans.

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16.09.2010
Ballade Tchèque (en bois) 2ème partie
Vous avez apparemment aimé mes jolies photo de travers (et oui quand on est myope et astigmate on a une autre vision du monde), voici donc la suite et la fin de notre ballade à Prague. Avec un peu plus de textes qu'avant-hier !
La place de la vieille ville (Staromestske Namesti)
Avec la tour astronomique et son horloge... astronomique qui fait coucou toutes les heures
Et dont l'architecte s'appelle Pietr Hanus, pour la petite histoire... (à prononcer à haute voix)
Le vieux cimetière juif dont les origines remontent au XVème siècle. Avant la guerre de 40-45 20% de la population était juive. Aujourd'hui à peine 1 %
Les porches Praguois sont assez monumentaux !
Une dernière ballade sur l'eau avant le départ
La ville haute vue du fleuve...
Un des anciens magasins généraux de la ville
Et hop presque l'heure du départ (déjà) !!
Quelques (petits) renseignements pratiques : Prague est une des villes idéales pour un week-end. Située à 1h30 de Paris (je pense qu'il doit y avoir des vols directs des grandes villes de province) , elle est (relativement) petite et son centre historique se fait très facilement à pieds. Elle est bien desservie par un réseau de trams, de bus et 3 lignes de métro très pratiques, rapides et bon marché.
Ne faites pas comme moi, si vous comptez marcher beaucoup, prévoyez de bonnes chaussures ! Toutes les rues sont pavées et le pavé ça use, ça use... Surtout dans la ville haute, adossée à une colline, où les rues sont très pentues.. Et surtout si, malheureusement, il pleut. Le pavé ça glisse !
Malgré le réchauffement climatique, l'hiver reste quand même assez rude et il peut faire froid jusqu'en avril. La meilleure saison pour avoir un temps plus clément c'est entre mai et octobre.
Question finances, c'est une destination encore relativement économique : vous pouvez dormir, manger et vous déplacer pour des sommes très raisonnables !
Comme dans toutes les villes touristiques vous pouvez prendre des forfaits pour plusieurs visites à l'avance. Ce qui vous évite les queues dans les monuments les plus connus. Car il y a vraiment beaucoup de monde par endroit. Les visites c'est bien, mais si comme dans notre cas, vous avez de la chance et il fait beau, le plus agréable c'est de flaner dans les rues le nez au vent en admirant ce superbe ensemble architectural !
Une bonne adresse et notre coup de coeur restau : le Campanulla. Pas tant pour la nourriture, très correcte pour un prix modique mais pas exceptionnelle, que pour le cadre. Au calme à 200 mètres de la rue principale qui monte à la citadelle, le restau se situe dans le jardin d'un superbe hôtel particulier. Un havre de paix pour une pause dans votre journée de visite ! Le site ICI

Prague a juste un seul inconvénient, ici aussi on est poursuivi par René la Taupe..
Aaaaaaaaaaah
(en fait c'est Taupek un personnage de dessin animé Tchèque très célèbre localement)
Et si vous voulez profiter d'un retour vers le futur dans le Prague des années 90, courrez chez Frieda (vers la fin de la matinée). Elle a ressorti ses archives pour notre plus grand bénéfice !
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14.09.2010
Ballade Tchèque (sans provisions)
Pour une fois, il y aura plus de photos que de textes.
Parce qu'exceptionnellement j'ai réussi des photos montrables et que je voulais vous restituer l'atmosphère de ce week-end Praguois (je le rappelle, pour vous narguer, nous étions donc à Prague pour un prix totalement indécent de bassesse) où nous avons sillonné la ville le nez en l'air, sans rien préparer, au hasard du beau temps et de notre inspiration...
Un ensemble unique de maisons art nouveau ou baroques et colorées..
Le monument emblématique de la ville : Le Pont Charles reliant les deux parties de la vieille ville.
L'entrée
Une des statues ornant le pont
Oui, évidemment c'est pas léger-léger..
Les Praguois à l'annonce de mon arrivée...
La sortie du pont avec le meuri de dos...
La petite Venise à côté du pont
Une vue plus large
La vieille ville haute avec le palais royal et sa cathédrale
Si tu aimes le baroque'n roll, Prague est faite pour toi..
Si tu aimes les maisons bizarres aussi...
Et si tu veux continuer ta ballade dans Prague, ce sera après-demain, avec un peu plus de texte et d'infos sur la ville.. Ou pas... A voir..
06:00 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note | Tags : prague, république tchèque |
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13.09.2010
Exquises excuses
Le compte-rendu du week-end Praguois ce sera ... Plus tard.
Normalement, si l'allergie gallopante et inconnue qui vient de s'emparer de mes hanches se calme et que mes jambes repassent du mode piquet au mode normal (genre que j'arrive à plier), je devrais pouvoir vous faire partager une jolie ballade Praguoise à partir de ce soir..
Pour toute contestation merci de vous adresser à la compagnie aérienne qui nous a gratifié d'un retard hier soir au retour et du boulet que nous avons du raccompagner chez elle en faisant trois fois le tour du quartier parce que sa rue était barrée.
En attendant, vous aurez droit à un scoop.
En République Tchèque, ils ont déjà l'Iphone 5. Je vous le dévoile ici même....
Attention, exclu mondiale...
08:15 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : excuses, iphone 5, prague |
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10.09.2010
Le boulet intersidéral de groupe
Un départ imminent m'a remis en présence d'un spécimen humain assez courant sous nos latitudes. Et que vous avez certainement croisé un jour ou l'autre.
Le boulet de groupe.
Et même plus précisément le boulet de groupe de voyage.
Celui qui perd sa valise et la cherche pendant tout le séjour ; arrive régulièrement en retard aux départs donc plante tout le monde ; est malade en car et EXIGE la place devant ; prend un coup de soleil géant le premier jour ; est le seul à subir les attaques d'UN moustique (mais un géant, d'au moins 18 cms, un monstre) qui l'a laissé tout boursouflé ; fait une allergie massive à la nourriture épicée locale ; et donc une gastro qui oblige tout le monde à attendre 3 heures aux urgences de l'hôpital général de Sbrjnoutchetche (Kazakhstan Sud) ; manque de se noyer dans la piscine et finalement loupe l'avion du retour.
Un genre de Jean-Claude Dusse, en somme.
Dans le genre, je crois bien que j'ai touché le jackpot.
Comme vous le savez (ou pas) je vous quitte ce soir pour un week-end à un tarif totalement indécent (dans le genre qui coûte rien) à Prague.
Organisé par notre CE qu'il est CE. Donc avec des collègues, qu'ils sont collègues.
Lors d'une réunion préparatoire au dit week-end tout le monde était d'accord pour n'avoir qu'un bagage cabine, évitant ainsi de perdre du temps à l'arrivée déjà assez tardive vendredi soir...
Jusqu'à ce qu'un email d'un des participants brise cette belle cohésion.
Et oui, notre Jean-Claude Dusse Praguois suit visiblement un traitement et a des médocs LIQUIDES. Ce qui l'oblige à mettre son bagage EN SOUTE.
Je lui ai quand même retourné un email rageur lui signalant qu'avec UNE ORDONNANCE il pouvait passer avec ses p$èhfjgf*tin de médocs liquides.
Avant de me souvenir que durant de précédents voyages professionnels groupir, Jean-Claude nous avait déjà plombé deux/trois coups.
Je m'attends donc au pire.
Je sens le drame arriver sur Jo La poisse. On va le retrouver en slip dimanche soir à l'aéroport, c'est clair. Heureusement nous ne faisons que voyage et hôtel commun. Nous n'aurons donc pas à gérer son portefeuille perdu ou son allergie à la choucroute tchèque pendant le séjour.
Si ça se trouve d'ailleurs, pour punir ma languedeputitude, l'univers va se venger et c'est moi qui vais perdre mon portefeuille et faire une allergie à à la choucroute tchèque.
Oui, et si ce week-end, c'était moi le boulet...
Noooooooooooooooooooooooon
Evidemment, vu que je quitte les frontières je ne pourrais pas vous offrir un live-tweet du week-end. Si je trouve un wi-fi tchèque, je tenterais quelques messages. Je vous raconte bien sur TOUT au retour...

06:00 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note | Tags : voyage, prague, boulet, jc dusse |
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20.07.2010
Club Med - les photos
Deuxième partie de mon râlage intensif sur le Club Med. Avec l'album photos de mon récent séjour..
Des photos qui.. enfin qui... bon ben c'est vous qui verrez..
Evidemment, je ne fréquente que les clubs avec des pipeules...
Elle a drôlement grossi Paris Hilton (talons de 12 au petit dej' quand même)
Ou faire comme Lucienne et se lâcher complètement...
Mais j'ai eu une explication à tout ceci : nous sommes en période de rigueur budgétaire...
J'ai mis le drapeau en berne...
Et malgré une danse de supplique communautaire de la dernière chance pour me faire rester (et tu chantes, chantes, chantes ce refrain qui te plait, et tu danses danses danses, c'est ta façon d'aimer)
J'ai fait sonner le signal du départ à la Vuvuzéla Marocaine (à côté les Sud-Africaines c'est des petites bites)
Je leur ai montré ce qu'était la VRAIE élégance.. (Manu beach style.. QUI A DIT "ouais, bitch style plutôt..."???)
J'ai sauté dans le premier véhicule disponible... Et je me suis enfuie sans demander mon reste..
Sinon ce qui va s'enfuir aussi si vous n'y mettez pas un peu plus du vôtre c'est le blender Electrolux.. 5 participations c'est n'importe quoi. Parce que je reviens de vacances et que je suis encore calme, je veux bien admettre que le délai était un poil court. Je le rallonge donc dans ma grande magnanimitude jusqu'à DIMANCHE SOIR.. Après, si je n'ai pas assez de monde, je l'offre à Liliane Bettencourt, vous l'aurez voulu.. Tous les détails pour participer ICI
06:00 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note | Tags : club med, yasmina, maroc, photos, humour |
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19.07.2010
Je m'emmerde au Club Med
Je savais bien que je n'aurais pas du y retourner.
Un précédent séjour il y a 3 ans m'avait déjà laissé une impression très mitigée.
Mais nous ne savions pas trop quoi faire et, après un séjour Sénégalais en solo, j'ai voulu faire plaisir au meuri qui, à la question "tu veux faire quoi pour les vacances ?" répond invariablement depuis 25 ans "de la voile".
Je suis donc partie vers le Club Med de Yasmina au Maroc, qui offre des facilités voilières, avec ma valise, le meuri et le fils numbere tou en bandouillière en me disant "boh, après tout, on verra bien"...
Et j'ai vu...
... J'ai vu que je n'aimais rien de ce que je voyais.
Ni le village, ni l'animation, ni les restaurants et surtout, surtout...
Des clients que je ne veux plus croiser à aucun prix nulle part.
Imaginez un troupeau de notables golfiques en polo Lacoste ou Ralph Lauren et bermuda qui passent alternativement leur temps à comparer leur drive et tous les village du Club Med dans lesquels ils ont séjourné.
Quant ils ne vous parlent pas de leur meeeeerveilleuse maison avec piscine ou de leur paaaaasssionnant boulot ou de leurs aaaadorables ados. Ados à mêches bien propres sur eux, faussement rebelles, hautains, méprisants et capricieux car certainement trop gâtés (un môme de 15 ans qui amene un macbook à 2000 boules à la plage, c'est normal, tout va bien). Il y a quelques coups de pied au cul qui se sont perdus en route
Imaginez que vous partagiez votre repas avec 450 personnes dont vous n'avez strictement rien à cirer et qu'on vous demande à peine une fesse posée à table "et vous vous avez fait quoi comme club ?", en guise de préambule.
Mais qu'est-ce que ça peut te foutre, connard...
Imaginez aussi qu'au bout de cinq minutes, et sans vous connaitre, on vous sorte "ah on est envahis par les arabes" ou encore "vous n'êtes pas trop embêtés par la racaille à Paris" ?
Hallucinant, le racisme decomplexé au soleil.. J'ai cru que j'étais tombée dans une convention du FN et du Vlaams Blok réunis (beaucoup de clients belges)
Vous avez donc un aperçu de ce que j'ai vécu 9 jours durant.
Je n'avais donc qu'une envie : m'isoler. C'est pourquoi je n'ai fait par exemple aucune excursion, de peur de me retrouver coincée une journée entière avec des sosies des Duquesnoy (regardez le film "la vie est un long fleuve tranquille" si ce n'est déjà fait) qui m'auraient énuméré les mérites comparés de tous les villages Club Med fréquentés en me donnant leur carte de visite et un formulaire d'adhésion au Lyons Club.
Et comme mon mari et mon fils étaient polarisés par leurs activités, aucune chance de leur faire quitter leur bateau ou leurs potes respectifs pour envisager des sorties individuelles.
J'ai donc attendu que le temps passe en bouquinant sur mon transat. Et sans participer A RIEN. Un brin ennuyeux. Mais somme toute, voyons le bon côté des choses, un repos total et forcé fait parfois du bien. J'ai rattrapé mon déficit de sommeil.
Donc, si vous avez des sous à jeter par la fenêtre (ça coute quand même pas loin d'un rein), et un certain goût soit pour le masochisme (oh oui, frappe-moi maîtresse) ou pour le bon chic bon genre parvenu, ou les deux, les dix-huit trous et les fers de douze, vous pouvez tenter le Yasmina au Maroc.
Les bienbienbien (si, si en grattant, il y en a)
- Une piscine spéciale "calme" où j'ai passé le plus clair de mon temps. Avec malheureusement trop peu de places à l'ombre.
- La gentillesse inaltérable du personnel local : femmes de ménage et serveurs entre autres. Une mention spéciale !
- Un thé à la menthe de compétition à déguster à toute heure.
- Un bon équipement sportif pour les voileux, les tennismen et les golfeurs.
Les bofs
- Un buffet correct, mais pas très varié.
- Un bon assortiment de gymnastiques terrestres et aquatiques pour peu que vous aimiez mover votre body avec du boum boum boum dans les oreilles...
Les à chier
- Un concept qui hésite entre "l'ancien" version bronzés (sans les paréos et le collier de boule) et le "nouveau" Club Med qui se veut plus haut de gamme. On obtient un mélange qui ne prend pas avec une convivialité de façade et une animation datée et mollassonne. Encore et toujours les mêmes vieilles ficelles, la fraîcheur en moins. Du coup, c'est ridicule. Et pesant.
- Un village mal fichu, deux hôtels réunis sur une colline. On passe son temps à monter, à descendre et à naviguer entre les piscines et les restaurants.
- Une petite plage enclavée sur une plage publique. Si vous aimez les odeurs de gasoil et les vroom vroom continuels des scooters des mers des loueurs environnants, courrez-y, c'est pour vous.
- Des spectacles uniquement dansés. Quand il y a des spectacles.. Ce qui n'est pas le cas tous les jours, pour les amateurs.. Et quand je dis dansés... Les intervenants exécutent des pas de danse. Et quand je parle d'exécuter c'est au sens littéral du terme... Surtout pas de spectacles de sketches, si les clients se décoincent, on risque d'avoir quelques infarctus. Encore faudrait-il que les sketches soient drôles ce qui n'est pas gagné.
- Spectacles et évènement qui tournent par ailleurs sur une semaine. Si vous restez plus, tant pis pour vous, vous aurez deux fois la même chose (quelle idée aussi, de rester plus d'une semaine).
- Des restaurants bruyants.
- Une programmation musicale d'ambiance oscillant entre du braillard assourdissant et de la guimauve dégoulinante. Le tout complètement hasbinne, bien sur. J'ai du saboter des enceintes diffusant en boucle "les 30 plus grands succès du XXème siècle au saxophone" près de mon transat en arrachant les fils.
- Une discothèque à la programmation uniquement... Techno.. (dixit l'héritier, moi j'ai pas fait)... Faudrait juste réveiller le DJ qui s'est endormi au milieu des années 90
- Des excursions chères. Plus de 200 euros pour 2 jours Mekhnes-Fès, surtout pour rouler les deux tiers du temps.
- Et surtout comme décrit ci-dessus, une clientèle.. C'est vous qui voyez... Pour ce qui est de la clientèle d'ailleurs ce n'est pas UNIQUEMENT mon ressenti. Des informateurs anonymes et qui le resteront m'ont confirmé qu'ils trouvaient les clients hautains et malaimables.
J'ai d'ailleurs failli rentrer dans le lard d'un ou deux gentils membres et puis je me suis dit que c'était encore leur faire trop d'honneur et que je n'avais pas envie de m'énerver. En revanche, j'ai pourri un nombre assez conséquent d'ambiances aux tables communes en coupant toute vélléité de conversation et en tirant la tronche.
... Mouahahhahaha ... On ne se refait pas.
En conclusion, le système "club" qu'il soit Med ou autre, c'est terminé pour moi.
J'en parle d'autant plus à l'aise que, comme je le disais au début, j'ai énormément fréquenté les clubs plus jeune, en couple ou avec jeunes enfants, et que j'ai été la première à faire des youki-lala darladirladada du soleil et des nana.. A 25 ans c'est rigolo, 25 ans plus tard c'est juste pathétique. Surtout avec un polo lacoste moulé sur une brioche et un bermuda à carreaux. Non ce n'est pas moi, je n'ai pas de brioche. Je ne me sens plus en phase ni avec les animations ni avec les gens, ni avec un système de vacances qui me parait artificiel et creux...
Bien que je reconnaisse que ce soit assez idéal pour des familles avec jeunes enfants, les nains étant pris en charge et les parents libres de leurs mouvements !
Désormais, je prendrai mon baluchon et j'irai parcourir le monde pour peu que je le puisse ! Pour le plus grand bénéfice de l'élévation de mon esprit
Et à propos d'élévation de l'esprit, regardez ce qui suit, ça va élever le vôtre et vous faire mesurer ce que j'ai dû affronter pendant 9 jours.
Après visionnage vous me direz où sont les ânes. Moi je n'ai pas réussi à dire qui était qui..
Filmé sur place spécialement pour vous...
Et demain, quelques photos croustillantes prises sur place... Parce qu'on ne perd pas la main, même en vacances..
Edit : grâce à l'extrême générositude de notre sponsor en transats et couvertures (que l'on remercie bien fort), toutes celles qui ont participé au petit concours sur le billet précédent gagnent 2 transats + couvertures pour la date de leur choix au Cinéma en plein air à a Villette... Les filles, surtout faites-moi parvenir votre adresse POSTALE par mail, pour recevoir la contremarque par courrier.
06:00 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (47) | Envoyer cette note | Tags : club med, maroc, yasmina, vacances |
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