27.10.2007
MA PLAYLIST - 5 - LES ANNEES 2000
Vous l’attendiez, vous la réclamiez, vous avez donné vos préférences, LA VOILI, LA VOILOU la playlist des années 2000. Les années 2000 sur un plan personnel ont été synonymes de libération. Après une décennie à élever mes deux monstres, ils ont accepté d’être un peu autonomes et leur maman a pu commencer à envisager de faire autre chose que de courir entre la crêche, l’école maternelle, le médecin et les animations enfantines du week-end. Comme voir ses copines, faire la fête et boire un petit coup, voyager un peu ou reprendre des activités artistiques ET extérieures. La libération sur le plan personnel s’est accompagnée d’une libération musiquistique… Enterrée la techno, vive le retour des instruments instrumentaux…. Et des chanteurs. Dans ces toutes dernières années, la musique opère à nouveau sa révolution.
Non pas tellement sur le plan musical en lui-même (on retrouve souvent les bonnes vieilles recettes qui marchent), mais plutôt sur le mode de diffusion. Grâce à notre internet chéri qui commençait à se répandre dans les foyers - en bas débit d’abord - la musique est arrivée directement via et dans l’ordinateur. Vous souvenez-vous du temps pas si lointain ou il fallait de la patience pour télécharger un fichier musical : vous aviez le temps d’aller faire à manger et de revenir, avant que ce soit terminé ! C’était avant l’arrivée du haut débit. Aujourd’hui vous pouvez écouter d’un clic du rock moldo-valaque ou de la salsa esquimaude. Internet a aussi permis à des tas de groupes et de chanteurs de se faire connaître sans aller gratter à la porte de toutes les maisons de disques. Internet a vengé les consommateurs de musique parce qu’il les a laissé imposer - plus ou moins - leur choix, une revanche sur le marketing. Une autre révolution “musicale” est également l’arrivée des émissions de téléréalités censées permettre aux chanteurs de salle de bain de devenir Madonna en 2 mois. Star’Ac, Popstars et Nouvelle Star ont fait les beaux soirs du PAF et permis à des milliers d’anonymes de rêver (et accessoirement à des millions de télespectateurs de se payer de bonnes tranches de rigolades). Internet et la télé-réalité musicale ont donc réalisé la prophétie d’Andy Wahrol : au 21ème siècle tout le monde aura son quart d’heure de célébrité ! Place donc à la musique du 21ème siècle…
- All Saints : Pure Shores (2000). j’aime bien la pop anglaise, c’est mon pêché mignon. Et elles, elles sont mignonnes. La mélodie est belle, les harmonies vocales jolies, même si les miss n’ont pas des voix énormes.. Et pis, c’est tout…
- M - Machistador live (2001). Tiens, un fils de… c’est la mode en ce moment. Sauf que Matthieu Chédid a autant, sinon plus de talent que son père, qu’il a créé un univers original, que c’est un très bon musicien, un excellent guitariste et un chanteur à la tessiture très particulière. Et qu’il donne toute sa mesure sur scène, c’est pourquoi j’ai choisi une version live de Machistador, chanson issue de son premier album en 1997.
- Destiny’s child - Bootylicious (2001). Je voudrais faire ici un petit aparté. Le RnB moderne n’a qu’un lointain rapport avec son ancêtre des années 60-70. Destiné à l’écoute de celles et ceux qui trouvent le rap trop brutal, il se rapproche d’avantage de la variété que des chansons d’Aretha Franklin ou de Marvin Gaye. Et devient au bout d’une dizaine d’années de passage sur le ondes à vrai dire assez barbant, espèce de guimauve chantée par des minettes qui se ressemblent toutes. Mais au début, on y trouvait encore quelques pépites. Et les Destiny’s child avaient une énergie féroce sur scène. A tel point que Bono, lors de leur passage aux MTV awards anglais avait déclaré à l’époque que toutes les prestations scéniques étaient de la merde, mis à part celle des Destiny’s child.
- The Neptunes - N.E.R.D - Rockstar (2001). J’ai découvert ce titre dans la bande sonore d’un des jeux vidéos de mes fils. Je pensais au départ que c’était un groupe de rock indé. Point du tout. Les Neptunes (à deux) ou les N.E.R.D (à trois) sont les associations de producteurs-musiciens dont le plus connu est Pharrell Williams, qui s’est lancé depuis dans une carrière solo. Bien que très jeunes ils ont produit un nombre considérable de titres hip hop ou non et sont au moins aussi vénérés que Timbaland par les amateurs du genre. Leur plus gros succès en tant que producteurs sera “I’m a slave for U” de Britney Spears… Et oui, ils savent tout faire et dans tous les genres. Ce qui vous sera confirmé si vous écoutez Rockstar qui, pour moi, est assez loin du pur hip hop.
- Gorillaz - choisi par RV aussi - Clint Eastwood (2001) : je vous avais prévenus Damon Albarn, le petit blondinet de Blur, sosie de Thomas Dutronc au point que Françoise Hardy quand elle l’a rencontré pensait qu’il était un fils caché de Jacques Dutronc, est un grand musicien, voire peut-être, l’avenir nous le dira, un génie. Ce groupe dont il est à l’origine, n’en est en fait pas vraiment un, mais plutôt une réunion de musiciens venus d’horizons divers. Le résultat en a été deux disques extrêmement riches et intéressants. Ce “groupe” donc, dont on ne voit jamais les instrumentistes, est caché derrière des personnages virtuels qui évoluent dans des clips aux graphismes très originaux imaginés par Jamie Hewlett. J’adore tout ce concept. Et j’avais adoré leur premier titre qui - en plus - porte le nom de mon “mâle” favori.
- Alicia Keys - Fallin’ (2001). Une des chansons sur laquelle les apprenties chanteuses de star ac’ ou de nouvelle star se ridiculisent régulièrement. Car elle est extrêmement difficile à chanter. Et en plus, Alicia Keys la chante en jouant du piano. Ce qui doit lui valoir un respect immédiat. Respect donc à la demoiselle…
- Missy Elliott - One Minute man (2001). Un des seuls rap de cette liste. Et fait par une femme. Nananère. C’est juste pour faire pendant aux clips des rappers où des tas de bombes en maillots se trémoussent sur des grosses voitures. Missy leur répond : qu’esst’a dans le caleçon mec, parce que moi, je veux pas d’un homme-en-une-minute. Bien fait ! Produit par l’incontournable Timbaland.
- Macy Gray - Sweet Baby (2001). Avec Erikah Badu. Comme Missy, Macy (pff, le jeu de mot nul) a une sacrée personnalité et une voix hors du commun que l’on reconnaît dès la première seconde. Avec en prime une autre pointure du jazz-soul en invitée sur ce titre : Erikah Badu. Deux bonnes raisons de l’écouter.
- Johnny Cash - Hurt -(2002) : voilà bien la chanson la plus improbable de l’univers : l’homme en noir de la country, celui que Bono (encore lui) à qualifié de “voix la plus mâle qui existe” chantant une chanson de Nine Inch Nails un groupe rock indé ! Oui mais, Johnny Cash pouvait chanter n’importe quoi. Son talent allait bien au-delà du style qu’il défendait. Il était déjà malade quand il a enregistré cette chanson et ceci lui donne une dimension poignante supplémentaire, s’il en était encore besoin. Ecoutez-là bien, elle vous prendra aux tripes “je me suis fais mal aujourd’hui, pour voir si je pouvais encore ressentir quelque chose…”.
- Norah Jones - Don’t know why (2002) : comme pour les Nubians, voir un peu plus loin, si vous êtes stressé(e), mettez un disque de Norah Jones, allumez une bougie, ou un feu de bois si vous avez la chance d’avoir une cheminée, enveloppez-vous dans une couverture, caressez un chat, fermez les yeux et laissez-vous aller. C’est mieux qu’une séance chez le psy et ça coute moins cher.
- Pink - Choisi aussi par Kitty - Don’t let me get me (2002) : Norah Jones et Pink côte à côte, c’est bizarre, non ? Pas tant que ça. Ces demoiselles ont chacune un style bien affirmé et une musicalité particulière. Certes, Pink chante un peu du rock FM assez calibré. Mais elle a une sensibilité et une voix tout à fait intéressante qui la situe dans la filiation d’une Pat Bénatar. On peut rêver pire comme mère spirituelle. Dans cette chanson elle fait sa peste en tapant sur ses ex-copains de lycée, les producteurs de musique et Britney Spears entre autres…
- Black Eyed Peas - Hey Mama - (2003). Bien sûr, Fergie ressemble à une voiture volée, et elle se donne dix ans de moins que son âge réel. Bien sûr les trois autres membres du groupe se la pètent un peu. So what ? Hey Mama ferait danser le hip hop à une centenaire et d’ailleurs, moi-même je danse dessus au grand désespoir de mes proches qui me trouvent absolument ridicule. Outre l’aspect dansant, les Black Eyed Peas ont collaboré avec pleins de gens intéressants et produisent un funk-hop fusionnel tout à fait délectable (oui, comme les inrockuptibles, moi aussi j’ai le droit de faire des critiques musicales totalement incompréhensibles).
- Les Nubians - Que le mot soit perle (2003) : voila encore une curiosité. Un duo français composé de deux soeurs qui marche mieux à l’étranger que dans l’hexagone. Elle ont même eu un award pour la chanson “j’veux de la musique” tiré de l’album “one step forward” d’où est également extrait la chanson que j’ai selectionnée. Leur musique jazzy est extrêmement agréable à écouter quand vous avez envie d’une plage de quiétude. Ce sont de très bonnes vocalistes, ce qui ne gâte rien et leur talent est reconnu car elles ont collaboré avec nombre de pointures, dont les Black Eyed Peas.
- Linkin Park - choisi par Angélita aussi - (2003) - Numb - Ououais - Tchac poum poum - le retour - Ouaouais — avec du rap en cadeau bonux OUAIOUAIS. Ca réveille, mon pt’it gars…
- White Stripes - Seven Nation Army - (2003) - Tchac poum poum - encore. Qu’est-ce que ça fait du bien. Alors eux, dans le genre binaire, on ne peut pas mieux faire. Une batterie, une guitare et ni vu, ni connu j’tembrouille… C’est ce que vous croyez. Car en fait, les White Stripes sont infiniment plus sophistiqués et intellectuels qu’ils veulent bien le laisser croire. Par leur style d’abord, le fait de s’habiller uniquement en rouge, noir et blanc, un parti-pris graphique bien établi. Leur constantes références à l’art contemporain : leur deuxième album De stijl est le nom d’un mouvement artistique néerlandais. Leur collaborations avec des artistes pointus comme Jim Jarmusch, etc… Pour en revenir à Seven Nation Army, le gimmick de cette chanson est en passe de détroner “I will survive” chez les supporters et les amateurs de soirées arrosées… Donc de devenir un classique. Ecoutez leur dernier album - Icky Thump - un peu difficile d’accès mais leur plus abouti, selon les spécialistes (restons modeste, je ne parle pas de moi..).
- Coldplay - Yellow - (2003). Extrait de leur premier album. RV avait choisi Trouble, mais je reste sur cette chanson absolument adorable, tout simplement parce que je connais mal Trouble. Chris Martin, le chanteur-compositeur de Coldplay a autant de charisme qu’une moule marinière mais c’est un grand héritier de la tradition pop anglaise. Et il cisèle des petites mélodies imparables. Sur scène en revanche, il paraît qu’il faut mieux éviter, on s’embêterait ferme, selon une source bien informée…
- Outkast - Hey Ya - (2004). Ce duo a inventé un genre à lui tout seul : le hip hop alternatif. Ecoutez leur dernier album Idlewid. Ce n’est pas toujours très facile d’accès, mais il y a vraiment des expérimentations musicales très intéressantes. A contrario, Hey Ya extrait d’un album antérieur; fait partie de leurs chansons plus accessibles avec une mélodie joviale qui vous met immédiatement de bonne humeur le matin. Le clip est très drôle et assez délirant. Les deux musiciens du groupe André 3000 et Big Boi Patton le sont également dans leur genre.
- Amadou et Mariam - Un dimanche à Bamako (2004). Vive la world musique, vive la musique Africaine qui ferait danser même avec une jambe dans le plâtre… Ce couple malien sont de véritables icones chez eux et existaient bien avant cet album produit par Manu Chao. J’aime bien le mélange de mélodies et d’instruments traditionnels dogons avec d’autres instruments plus occidentaux et une production moderne : “le dimanche à Bamako, c’est le jour des mariages… ” Et hop, vous êtes au Mali en train de vous trémousser.
- Franz Ferdinand - Take me out (2004). Et hop, le retour du fils de la revanche de la pop anglaise, où plutôt écossaise, dans ce qu’elle a de mieux. Selon leur chanteur, au départ, ils voulaient faire de la musique pour faire danser. Hmm. Ce n’est pas tout à fait facile sur leurs chansons. En revanche, vous pouvez sans problème taper dans les mains ou sauter sur vos pieds.
- Fall Out Boys - Dance Dance (2005) : j’ai vu le clip de cette chanson totalement par hasard, dans une chambre d’hôtel en République Dominicaine. A une époque où F.O.B. n’étaient pas encore connus en France. En rentrant J’ai immédiatement cherché à me procurer cette chanson, qui n’est pas de la dance, comme son nom l’indique mais un bon gros rock des familles bien sautillant. Ce groupe originaire de Chicago est copieusement fêlé, surtout dans ses prestations scéniques et ne se prend pas encore au sérieux. J’adore.
- Bloc Party - Banquet (2005) : Bloc party est un groupe qui revendique des influences musicales assez diversifiées et cela s’entend. Bien qu’à priori plutôt rock indé, mais avec un beat assez funky, ce disque inclassable a eu un succès immédiat et mérité et a servi de bande sonore à quelques publicités et jeux vidéos. Comme quoi les mélanges, ça a du bon n’en déplaise à quelques puristes…
- Shakira - choisi par Kitty aussi- La Tortura (2005). Oui, voilà, on aime. Que ceux qui sont contre y trouve quelque chose à redire, je les attends de pied ferme. C’est de la soupe : non. C’est une chanteuse pour minets : non. Shakira a une grande voix. Sur scène, elle déchire, (oui, même ses pantalons n’y résistent pas). Et si vous comprenez un peu l’espagnol, vous comprenez pourquoi cette chanson est épidermique dans tous les sens du terme…
- Justin Timberlake : SexyBack (2006). Choisi aussi par RV. J’avais déjà beaucoup écouté le premier album du monsieur. Echappé d’un boys band absolument inintéressant, NSync, JT a réussi à changer son image et s’imposer dans l’univers du RnB avec beaucoup de classe et en s’entourant de pointures, dont “the” Timbaland. Certes, c’est plutôt assez commercial, un peu dénué d’âme par moment, et il n’a pas une voix extraordinaire. Mais tout ça est diablement efficace. Ce jeune homme qui est sur scène depuis qu’il a dix ans a énormément de métier.
- Scissor Sisters : I don’t feel like dancin‘ (2006). Je pense que ce groupe ouvertement gay (du moins pour la majorité de ses membres) est la version moderne des village people. Et c’est très bien. Leur musique guillerette n’est pas révolutionnaire, mais au moins ils assurent le spectacle. Dans I don’t feel like dancin’, le chanteur part dans les aïgus d’une façon qui rappelle les meilleures années des Bee Gees et vous donne, justement, envie de danser, là maintenant, tout de suite.
- Amy Winehouse : Rehab (2007). La voilà la belle. Elle a un look, elle a un style, elle a une voix. Elle chante comme si sa vie en dépendait à l’égal des grandes chanteuses soul des années soixante, à qui elle a par ailleurs piqué la choucroute capillaire. Elle fait ce qu’elle veut et elle vous emm… Une vraie star. J’espère juste qu’elle ne va pas se noyer dans l’alcool et la droque.
17:25 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Musique ; années 2000 |
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