Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

23/04/2013

Louxor, j'adore

Pendant des années je suis passée devant en métro (à cet endroit la ligne est aérienne) ou à pied, me désolant de la dégradation inéluctable de ce monument du kitsch.

Et en craignant que finalement le bâtiment ne soit abattu.

Pendant des années, des amoureux du lieu, réunis en association de sauvegarde, se sont battus pour le préserver et qu'il revive sa splendeur passée.

La bataille a connu une issue positive, puisque finalement il y a quelques années, la mairie de Paris a décidé de restaurer l'endroit pour lui donner une seconde vie.

Evidemment quelques jours après son ouverture, je n'ai eu qu'une envie, aller sur place pour voir de mes yeux cette pièce unique, survivante des grands cinémas d'avant la guerre de 40-45 avec le Grand Rex et aujourd'hui ressucitée dans tout son éclat.

Le Louxor, boulevard Barbès à Paris.

Un peu d'histoire

Le 6 octobre 1921, un cinéma exceptionnel était inauguré en grande pompe face à la station de métro Barbès (10e). Le Louxor était non seulement l’une des salles les plus modernes de l’époque, mais aussi un édifice aux motifs néoégyptiens ! Construit à l’emplacement d’un immeuble haussmannien, il est l’œuvre de l'architecte Henri Zipcy.

La façade et les toitures de ce bâtiment ont été inscrites à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques le 5 octobre 1981. Les mosaïques multicolores de la façade (bleu cobalt, noir et or), œuvre du décorateur Amédée Tiberti, ont été réalisées par la fabrique de céramiques Gentil & Bourdet, très réputée dans les années 1920-1930. Aux motifs floraux s’ajoutent scarabées,cobras et, au-dessus de la petite terrasse, un grand disque ailé. La salle avec ses deux balcons offre alors 1 195 places.

Le Louxor est rapidement intégré au réseau des cinémas Lutétia qui dispose de treize salles à Paris en 1924, dont les très prestigieux Lutétia-Wagram (ouvert en 1913) et Royal-Wagram (ouvert en 1918).

En 1929, la vingtaine d’établissements du groupe est reprise par la société Pathé qui l'adapte au cinéma sonore.

Le Louxor, comme tant de salles de quartier, subit les conséquences du déclin de fréquentation qui s’amorce dès la fin des années 1950, obligeant le cinéma à se renouveler et les exploitants à moderniser leurs salles. Couleur, cinémascope, qualité du son, le Louxor suit le mouvement et s’adapte. S'il conserve au cours des années sa structure originelle et possède encore une vaste salle avec deux niveaux de balcon, il a subi plusieurs transformations, notamment en 1954 et 1964.

La programmation, elle aussi, doit s’adapter aux changements  et au goût du public qui le fréquente. Longtemps cinéma populaire qui passe aussi bien les succès français grand public que les films américains, le Louxor choisit de projeter à partir des années 1970 des films « exotiques » (indiens, égyptiens par exemple) en version originale, susceptibles d’attirer une population immigrée en nombre croissant dans le nord-est de Paris. En 1976 la projection du film Chronique des années de braise devient un évènement culturel et social pour le quartier.

Le 29 novembre 1983, c'est la dernière séance du Louxor puis Pathé vend le bâtiment à la société Tati qui souhaite y implanter un commerce. Faute de ne pouvoir modifier la façade, le projet échoue et Tati cède la gérance à des projets d’exploitation de boîtes de nuit au milieu des années 1980 : d'abord boîte de nuit antillaise baptisée La Dérobade, il devient en août 1987 la plus grande discothèque gay de la capitale sous le nom de Megatown. Celle-ci ferme en 1988, peu avant la mort de son créateur David Girard en 1990, et le bâtiment est laissé à l'abandon.

Le Louxor - Palais du cinéma va connaître alors une longue éclipse.

En 2003,  la Ville de Paris acquiert le Louxor. Les travaux de rénovation débutent en septembre 2010.

En 1921, le Louxor ne possédait qu’une seule salle. Le bâtiment rénové en comporte trois : la grande salle Youssef-Chahine, en hommage au réalisateur égyptien (340 sièges), et deux autres de 140 et 74 places. «Les spectateurs viendront à la fois voir des films et l’édifice lui-même», espère l’architecte Philippe Pumain, qui a supervisé la rénovation.

Ma première visite s'est arrêtée à la facade et au hall d'entrée. Car pour aller plus loin, il faut tout simplement acheter.. une place de cinéma. 

Mais je compte bien pousser l'expérience Louxor jusqu'au bout et m'offrir une toile dans la grande salle rénovée et accéder à la terrasse au-dessus du cinéma et qui domine tout le quartier.

Et passer au bar du Louxor, pour chanter "AU BAR DU LOUXOOOOOOOOR" grandeur nature (uhuhuhuh)

Pour cela je vais attendre un peu que "l'effet lancement" se termine car la foule était déjà bien dense samedi pour les séances de l'après-midi avec la programmation du film "Grandmaster" de Won Kar Wai. Et surtour qu'un film me tente pour me faire une toile d'Egypte.

Si tu veux te faire une séance, ou si tu passes à Paris, je ne peux que te conseiller de venir admirer ce chef-d'oeuvre de rococo. Et si tu es l'heureux possesseur d'une carte UGC, tu pourras accéder au sésame du cinéma parigot...

Pour te donner envie.

DSC00081.JPG

DSC00082.JPG

DSC00083.JPG

DSC00084.JPG

Détail des mosaïques

DSC00085.JPG

DSC00086.JPG

DSC00088.JPG

DSC00089.JPG

DSC00091.jpg

3160798_6_c785_le-cinema-parisien-le-louxor-cree-en-1921_4a712845a6b850f445b57a03949596d1.jpg

La grande salle vue du balcon

3160886_6_870c_au-bar-du-louxor_eee43be640f1f807ce8e0abc479e091d.jpg

(Les photos moches de l'extérieur sont de moi, les jolies de l'intérieur ont été prises sur le site du Monde.fr)

(sources de l'historique : site de la mairie de Paris et Wikipédia)

06:00 Publié dans Cinéma, Sorties | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : louxor palace, cinéma, paris, barbès, rénovation | |  Facebook | |  Imprimer | |

11/04/2013

Est-ce que je n'aime plus le cinéma ?

Avec un grand-père photographe de plateau et un père cinéphile, je suis un peu née avec une bobine de film dans le sang.

Enfant, je ne loupais pas un dessin animé ou un classique français ou étranger  que ce soit en salle ou à la télé. Et nous avions avec mes parents de longues conversations de critiques amateurs post-visionnage  sur les toiles vues tous ensemble.

Ado, les salles obscures étaient ma deuxième maison et le ciné-club mon ami. Je crois avoir ratissé large du film grand public aux ovnis expérimentaux des années 70. En passant par le film social, d'auteur, de genre, enfin quasiment tout ce qui pouvait se visionner sur un écran grand ou petit format.

Et oui à l'époque, jeune padawan, même si ça te parait extra-terrestre on avait MEME pas de magnétoscope ni de cassette vidéos. Encore moins de DVD ni de VOD.

Il fallait SORTIR pour se faire un cinoche.

Je me rappelle encore des claques régulières que je prenais en salle. Des moments où scotchée à mon fauteuil inconfortable le plus souvent je pensais "ah waou" dans ma tête en sentant bien que mes voisins étaient sur la même longueur d'onde. De la chasse à la VO. Des cinémas de quartier. Des salles d'art et d'essais. 

J'ai vu des films à leur sortie devenus mythiques aujourd'hui, et d'autres qui sont complètement oubliés, mais qui m'ont quand même apporté de la joie, du plaisir, de l'émotion sur le moment.

Et j'ai longtemps, très longtemps ressenti encore cette claque, ce plaisir visuel et presque charnel qu'on peut avoir à partager une émotion sur grand écran avec toute une salle.

Jusqu'à il y a approximativement 5 à 6 ans.

Depuis ces dernières années, la claque cinématographique est une espèce en voie de raréfaction.

En déjeunant hier avec mes collègues, au cours d'une conversation portant sur le sujet, je me suis aperçue que j'avais peine à rassembler deux ou trois films qui m'avaient sinon marquée, au moins fortement plu sur l'année passée.

J'ai réussi à citer péniblement Argo, Royal Affair et Looper.

Essentiellement pour l'originalité des scénarios.

Pour le reste ? Déception après attente, ennui, ennui, et re-ennui. En vrac et parmi d'autres : Cloud Atlas ? Long, inégal et bof. Happiness Therapy ? Scénario vu, vu et re-revu. The Place Beyond the pines ? Long, trèèès long et dormitif. Inception ? (pas vu avant et visionné la semaine dernière). Pas rentré dedans. Prométheus ? Mitigé. Django ? Pas aimé DU TOUT. Batman ? Marion Cotillard. 

En résumé la liste des films qui m'ont laissé indifférente, voire plus si non-affinités est largement plus longue que l'inverse.

C'est à ce stade que je me suis auto-introspectée (heu, c'est un peu trop, là, je pense) en cherchant au fond de mon neurone de la blasitude, s'il était rempli.

Et il l'était plus ou moins, certainement.

On ne traverse pas près de 50 ans de pellicules sans avoir à un moment donné de plus en plus de mal à être étonnée, éblouie, subjuguée, bouleversée, émue. Surtout si les 50 ans comptent une certaine cargaison de chefs-d'oeuvres.

Mais, à ma décharge et en y réfléchissant un peu, essaye de ton côté de me citer les films que tu juges mythiques depuis disons, le début des années 2000.

Sachant que pour qu'un film soit jugé culte, il faut quand même quelques années de recul.

Pour ma part, spontanément, je n'en ai trouvé qu'un. Ou plutôt 3 : la trilogie du Seigneur des Anneaux. 

Attention, je te parle de de citation spontanée. Après face à une liste, il y a certainement d'autres titres qui te reviennent.

3 films en 13 ans. En spontané. Pas terrible.

Pour me conforter dans ma conviction, j'ai eu il y a quelques mois une conversation avec un professionnel de la profession. Qui m'a confirmé que les films coûtant tellement cher aujourd'hui, on tente de limiter les risques au maximum. Du coup on essaie de reproduire encore et toujours des formules qui fonctionnent. 

Pas de risque = pas d'audace = pas d'originalité = une impression d'uniformité.

Seule note positive dans cette tristesse cinématographie, la créativité n'est pas défunte.  Elle s'est juste déplacée. Sur les séries.

Elles sont moins chères à produire, on peut les arrêter en cours de route en cas de flop, on laisse plus de liberté aux réalisateurs. 

Du coup on trouve des petites pépites.

Je ne vais pas m'amuser à lister les nombreuses séries portées au firmament par des fans en état de manque entre chaque épisode et dont la dernière illustration est Game of Thrones. 

Tu peux faire ton top 10 tout(e) seul(e) dans ce domaine, ce n'est pas le choix qui manque, contrairement au grand frère cinéma.

Sinon j'ai pleinement conscience que ce billet fait "de mon temps, c'était mieux".

Non, ce n'était pas mieux, on s'emmerdait pas mal aussi, c'était différent, c'est tout.

Et il y a quand même encore des films que j'ai hâte et envie de voir et des bonnes surprises qu'on attendait pas du tout.

Je ne suis pas tout à fait rigidifiée. 

Pas encore.

 

Fotolia_39180609_XS.jpg

 

 

 

 

 

21/02/2013

La cartographie des nuages

Tu te rappelles forcément de Matrix.

La trilogie à laquelle personne n'a rien compris mais fait comme si parce que ça fait chic avec ses bagarres en slow motion avec plongeon arrière.

Bon, trêve de plaisanterie, c'est culte. Surtout le premier au scénario et aux trouvailles visuelles tellement hors normes pour l'époque.

Les deux suites étant plus discutables.

Depuis la fin de la trilogie il y a 10 ans les deux réalisateurs, les frères Wachowski n'avaient pas livré grand chose à part un film dans un univers digital "speed racer" qui n'avait pas connu un immense succès.

Ah si, l'un des deux frères était devenu une femme, pour la partie potins et compagnie. Mais tout ceci ne nous regarde pas.

Autant dire que leur nouvelle production "Cloud Atlas" annoncée comme ambitieuse était fortement attendue par les accros de la matrice.

Et ambitieux, le film semblait l'être. 2h45, trois réalisateurs, les deux frères-soeur plus  l'Allemand Tom Tykwer, à qui on doit Cours, Lola, cours,un voyage entre différentes époques, un casting impérial avec en tête Tom Hanks et Halle Berry.

De quoi se frotter les mains.

Ou les yeux plus exactement.

L'histoire

6 histoires se déroulent à travers le passé et l'avenir. Du 19ème siècle à un futur très lointain en passant par notre présent. Adam Ewing, un voyageur traverse l'océan Pacifique en 1849, Robert Frobisher, un musicien déshérité mène une vie précaire en Grande-Bretagne durant l'entre-deux-guerres, Luisa Rey, une journaliste suit un scandale dans une nouvelle centrale nucléaire en Californie dans les années 1970, Timothy Cavendish, un éditeur anglais doit fuir ses créanciers mafieux de nos jours, Sonmi-451, une serveuse génétiquement modifiée, livre sa confession avant son exécution en 2144, et Zachary, habitant du Pacifique dans un futur post-apocalyptique, témoin du crépuscule de la civilisation et de la science ...Des destins qui s'entrechoquent apparemment sans lien au départ, mais des êtres qui se croisent d’une vie à l’autre. Leurs décisions et leur actions ont-ils des conséquences sur leurs destins futurs proches ou très lointain ? En quoi sont-ils liés ? Pourquoi certains se ressemblent-ils étrangement à plusieurs siècles d'écart ? L'amour peut-il survivre à la mort et au temps ? 

Ma critique de la Manu (dont tout le monde se moque mais néanmoins)

Complexe, voire décousu au départ, le scénario s'éclaircit au fil du film et les relations entre les diverses histoires sans lien apparent au départ.

Je ne peux pas dire que le film soit à se rouler par terre en bavant. Mais pas une catastrophe non plus.

C'est, dirons-nous, tout à fait regardable sans être un chef-d'oeuvre qui marquera le 7ème art.

Très clairement il y a du bon et du moins bon.

Commençons par le criticable pour finir sur une note positive.

Les trucs qu'ils sont moins bons.

C'est long. Très long. Très très long. Même si nous comprenons qu'il faut développer les 6 histoires et les relier (ou pas) entre elles, il y a quand même des longueurs éventuellement inutiles. Le film aurait quand même gagné à être un poil plus ramassé. J'ai regardé l'heure 4 ou 5 fois pendant la projection. Ce qui, pour moi, est généralement mauvais signe.

En plus des longueurs, les allers-retours très rapides entre les histoires, du moins au début du film, donnent un peu le tournis. Du coup, on a du mal à se concentrer et à rentrer dans l'histoire/les histoires. Heureusement vers le milieu du film, les choses s'arrangent.

Toutes les histoires ne sont pas égales en intérêt. Et autant on sent des connexions très vite entre certaines d'entre elles, autant pour d'autres, c'est moins évident, même à la fin. On sent un poil le "raccrochage". 

Enfin au niveau visuel, hmmm.... Pour quelqu'un qui est un minimum cinéphile, on voit bien quelques emprunts : de Star Wars, au 5ème élement, en passant par Mad Max et le plus oublié (mais pas par les vieux, malheureusement pour les réalisateurs) l'âge de Cristal, difficile de lutter avec l'originalité de Matrix (qui ceci dit avait aussi emprunté à quelques films asiatiques notamment).

Enfin, autant le scénario intrigue au départ autant la fin... Ahem. Mais je ne peux pas en dire plus sans spoiler.

Les trucs qu'ils sont bien

Je l'ai déjà dit plus haut : le casting. Impeccable. Voire exceptionnel Les acteurs principaux jouent tous plusieurs rôles grands.. et plus petits et parfois tellement bien grimés qu'on peine à les reconnaitre (je vous laisse la surprise du générique final).

Les Wachowsky ont, entre autre, recyclé leur acteur fétiche, Hugo Weaving, le sinistre Mr Smith de Matrix.

Tom Hanks est VRAIMENT un acteur capable de tout jouer, grimé ou pas. Ce qu'il délivre dans le film est assez énorme. Il mériterait un prix voire un oscar pour sa/ses prestations.

Coup de chapeau au maquilleur et au prothésiste du film pour leurs diverses créations.

Malgré quelques emprunts à droite et à gauche, les univers visuels sont néanmoins très cohérents et arrivent à nous retenir aux histoires et même si le film est long on a envie d'en savoir plus .... Et de connaître la/les fins. Preuve que le scénario est quand même efficace. Avec quelques pointes d'humour second degré qui permettent au temps de passer un peu plus vite.

Mon conseil : va le voir quand même. Ne serait-ce que pour la performance des acteurs. Prends une bouteille d'eau et des pop-corns et prends ton mal en patience pendant une heure et demie. Ca reste du très bon spectacle.

20463306.jpg

(Photo AlloCiné)

 

Je te mets la bande annonce AlloCiné en prime, chouchou.

11:04 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : cloud atlas, cinéma | |  Facebook | |  Imprimer | |

25/11/2011

La vérité si je mens, c'est la bande annonce !!

Après dix ans d'absence, il sont là, ils reviennent sur la vie de ma mère !!

Eddie, Dov, Yvan et les autres…  ont migré du Sentier moribond à d’Aubervilliers… Là même où les vieux entrepreneurs juifs ont laissé le terrain à de jeunes grossistes chinois…


La petite bande est toujours aussi soudée, et la vie suit son cours, au gré desévènements familiaux et des affaires.


Dov semble toujours frivole, Eddie entreprenant, Yvan transi, Karine désinvolte, Sandra résolue, Chochana naïve, Serge irresponsable et mythomane.

Quant à Patrick, il est amoureux et l’heureuse élue est loin d’être facile d’accès.


Tout irait pour le mieux jusqu’à ce qu’un vent mauvais  compromette sérieusement la cohésion du groupe.


Succomberont-ils sous l’orage à la zizanie, ou bien, une fois de plus, à force d’entraide, de ruses et d’habileté, triompheront-ils de la crise avec panache ?

Vous le saurez en février 2012, en attendant, découvrez en exclusivité la bande annonce avant tout le monde (et l'univers)

Vous ne pourrez pas dire que vous n'avez pas été prévenus...

Poï, poï, poï

19:36 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : la vérité si je mens, film, cinéma | |  Facebook | |  Imprimer | |

18/10/2011

Mae West c'est moi...

Dans ma galerie d'héroïnes réelles ou fictionnelles figurent en bonne place par exemple

joanna_lumley_abfab.jpg

L'inénarrable Patsy d'Absolutely Fabulous

Ou encore l'odieuse 

karenwalker.jpg

Karen Walker de Will & Grace

Tiens elles picolent abondamment toutes les deux, hasard ou coïncidence? 

J'en ai déjà parlé maintes fois précédemment.

 

Mais leur mère (voire leur grand-mère) à toutes est une star américaine aujourd'hui un peu oubliée 

Mae West

Mary Jane West dite Mae West (17 août 1893 - 22 novembre 1980) était un sex-symbol des années 1920 à 1940.

Elle possédait un physique atypique, finalement assez quelconque, mais qu'elle mettait en valeur avec des idées... bien à elle. Outre le port de corsets serrés afin d'affiner sa taille, elle avait aussi pour habitude d'utiliser des talons de 20 cms. Elle avait même inventé un balancement de hanches particulier afin de parvenir à tenir en équilibre sur ces talons immenses. Tout ceci vêtue de tenues complètement improbables faites de satin, de noeuds, de paillettes et de boas insensés. Lady Gaga n'a rien inventé.

Et parée d'un blond platine étincelant, bien sur. Cela va de soi.

 

Blondes have more fun

Dans des comédies au scénario aussi mince que le fil d'un string, Mae West campait souvent une femme d'expérience, à la répartie cinglante évoluant au milieu d'un bataillon de jeunes hommes totalement captivés à qui elle balançait des horreurs avec une moue boudeuse. 

Écrivant souvent les scénarios de ses films, Mae avait une technique maligne et efficace afin d'échapper à la censure : elle ajoutait des dialogues tellement crus qu'elle était certaine que les censeurs les ôteraient et qu'en comparaison, ils trouveraient le reste du scénario acceptable.

Ceci dit, certains dialogues relativement osés pour l'époque passaient quand même au travers des ciseaux des puritains.

Elle incarnera pour toute une génération d'hommes et de femmes, une femme libérée et maîtresse de ses choix n'hésitant pas à remettre les casse-pieds en place d'un revers de la main ou d'une pique bien sentie !

En parlant de piques et de bons mots, elle en fait d'ailleurs sa spécialité accumulant les déclarations fracassantes (et les pensées bien trempées) qui faisaient dresser les cheveux sur les têtes des ligues de vertu.

Quelques exemples ?

La plus connue :

" là dans ta poche, c'est ton revolver, ou c'est juste la joie de me voir ?"

Mais aussi :

"Les braves filles vont au ciel, les autres un peu partout"

"Entre deux maux, je choisis toujours celui que je n'ai jamais essayé" 

"Si par nature, l'homme est une bête de sexe, j'ai toujours eu des animaux de compagnie"

"Un homme amoureux est comme un coupon de réduction, il faut le faire passer à la caisse sans plus attendre"

"Généralement, j’évite les tentations... sauf quand je ne peux pas y résister !"

Ca claque, non ?


Je pense qu'on peut sans aucune hésitation lui décerner le titre d'ancêtre du féminisme punk power, mouvement dont je revendique la maternitude.

Et qui consiste principalement, je le rappelle, à emmerder le monde et à boire des pinacoladas en bavant devant des rugbymen à demi-nus.

En n'oubliant pas de latter abondamment tous les machos qui voudraient nous en empêcher.

Maternitude ou pas, Mae elle a sacrément débroussaillé le terrain.

Rien que pour ça on peut lui ériger un monument. 

En strass, satin, paillettes et talons hauts bien sur...

 

mae-west.jpg

La bio de Mae West provient en partie de Wikipédia ou vous pourrez aussi trouver sa filmographie complète !

06:00 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : mae west, cinéma, karen walker, will et grace, patsy, ab fab' | |  Facebook | |  Imprimer | |

01/05/2011

Cinémaaaa, cinéma, toubiloubiloubila, tchitcha

 

Une petite pause cinéma dans une vie active c'est toujours salutaire.

Surtout quand on vous invite.

Ben quoi ? Je suis pas devenue bloggeuse pour PAYER ma place de cinéma.

Faut pas déconner non plus.  Non mais alors.

 

Premier fim à voir absolument We are 4 lions

Le film est déjà sorti en salle, mais le le DVD sort le 17 mai. 

Si vous aimez les films britanniques déjantés qui vont très loin dans l'humour noir et le grand n'importe quoi, comme "joyeuses funérailles", courez vous procurer le DVD à tout prix !

Animé par des envies de grandeur, Omar est déterminé à devenir un soldat du djihad en Angleterre. Après un séjour écourté et très raté dans un camp d'entraînement en Afghanistan, avec ses amis, il décide de monter l'attentat décisif qui fera parler d’eux et de leur cause. Problème : il leur manque le mode d’emploi. Et facteur aggravant... Ils sont tous plus idiots les uns que les autres.

A partir d'un sujet grave, voire brûlant, le réalisateur Chris Morris brosse une satire des milieux islamistes, et fait un film corrosif et grinçant qui fera mourir de rire (c'est le cas de le dire) les spectateurs amateurs d'humour anglais, dont je fais partie.

Une bonne preuve qu'on peut rire de tout. La seule limite étant que ce soit drôle.

Bande annonce.

 

 

 

 

L'avis de Manu : priceless.

L'avis du fils à Manu : c'est trop de la balle, je vais le revoir avec mes potes

Merci à Way to Blue et Dainah de m'avoir permis de passer un très bon moment

 

2ème film à voir absolument : Source Code

Colter Stevens se réveille en sursaut dans un train à destination de Chicago. Sauf qu'il n’a aucun souvenir d’être monté dedans. Pire encore, les passagers du train se comportent avec lui avec familiarité alors qu'il ne les connait pas. Désorienté, il cherche à comprendre ce qui se passe mais une bombe explose tuant tout le monde à bord. 

Colter se réveille alors une deuxième fois, mais dans un caisson étrange et découvre qu’il participe à un procédé expérimental permettant de se projeter dans le corps d’une personne et de revivre les 8 dernières minutes de sa vie. Sa mission : revivre sans cesse les quelques minutes précédant l’explosion afin d’identifier et d’arrêter les auteurs de l’attentat. A chaque échec, ses chances de pouvoir revenir dans le passé s’amenuisent. Alors qu’il essaie d’empêcher l’explosion, ses supérieurs lui apprennent qu’un deuxième attentat est en préparation en plein cœur de Chicago et qu’il ne s’agit plus de protéger les passagers du train mais la ville toute entière. La course contre la montre commence…

C'est un intéressant exercice de style que nous propose Duncan Jones (qui, pour l'anecdote pipeule, est le fils de David Bowie). Après un 1er film, expérimental et très remarqué, Moon, il va devoir captiver le spectateur avec tout un film... contenant quasiment une seule et unique scène en boucle. Un genre de "un jour sans fin" du suspense, somme toute

Comment va-t-il faire ? 

C'est ce que je vais découvrir. Car pour être très honnête, je ne l'ai pas encore vu. Mais ce sera bientôt chose faite grâce au mystérieux inconnu masqué, qui se reconnaitra et que je remercie bien bas...

Et je vous conseille de faire de même. Duncan Jones est un réalisateur qui promet énormément. Et vous aurez le beau Jake Gyllenhaal en prime, pour le plaisir des yeux.

L'avis de Manu : j'y vais

L'avis du fils à Manu : j'y vais aussi avec mes potes


 

 

 

Et pour finir, je connais 3 personnes qui vont passer un bon dimanche et qui vont pouvoir se laver à gogo pendant plus d'un an !

Parce que j'ai beaucoup aimé leurs petits poèmes 

Léonie et MissCupcake (malgré son pseudo... uhuhuhuhuh)

Et que j'ai rigolé rien qu'à imaginer la scène : Jade.

Ont toutes trois gagné la gamme complète des gels-douche Tahiti. Les filles, envoyez-moi vos adresses postales le plus vite possible. 

06:00 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : we are four lions, source code, cinema | |  Facebook | |  Imprimer | |

27/12/2009

Sois belle et meurs..

Ordinairement, je ne m'épanche pas sur le décès ou la maladie des people. Les médias s'en chargent - et largement -

Il n'y a qu'à voir le flot d'informations à chaque écart de température de Johnny ou sur l'emplacement supposé du caveau de Mikael Jackson.


Mais quelque chose a retenu mon attention dans le décès de Brittany Murphy actrice de second plan qui, depuis une apparition dans le film Sin City, n'avait plus fait grand chose.

A 32 ans, ses dernières photos montraient un visage triste déjà figé par la chirurgie esthétique et une maigreur probablement liée à l'anorexie, à la drogue, ou aux deux.

Pour tenter de rester, encore et toujours, jeune. Jeune et à la fameuse taille 0 qui obsède toutes les comédiennes.

C'est vrai que pour une actrice 32 ans, c'est déjà le début de la fin. D'autres jolies jeunes et minces, toujours plus minces jeunes filles vous poussent déjà vers la sortie.


L'industrie cinématographique est amatrice de chair fraîche. Autant les acteurs masculins trouvent toujours de beaux rôles à 40, 50, voire 60 ans, autant il y a peu de rôles pour les femmes mûres, si talentueuses soient-elles.

Pour une Meryl Streep, une Glenn Close, une Susan Sarandon, ou une Sigourney Weaver, voire une Catherine Deneuve chez nous  qui tournent encore à un âge respectable, combien de jeunes actrices autrefois adulées, sont aujourd'hui tombées dans l'oubli complet.

Citez-moi une ou deux jeunes comédiennes qui faisaient la couverture de tous les magazines il y a cinq ou dix ans...

J'en suis quasi-incapable.


Oui, la femme au cinéma doit être belle et fraîche, éternellement. La caméra ne supporterait-elle pas les rides aux féminin alors qu'elle rend hommage aux tempes grisonnantes de George Clooney ?

C'est profondément injuste, et destructeur pour les actrices et toutes celles qui les prennent comme modèles et qui se lancent dans une course à l'éternelle jeunesse, perdue d'avance.


Pire, la femme de 40/50 n'existe carrément plus dans les médias, le cinéma et la publicité. A part pour vanter les mérites du lifting super liftant extra strong au collagène hyaluronique.

On se retrouve ainsi avec des couples improbables formés d'un vieux beau et d'une jeune tourterelle qui pourrait être sa fille. Et tout le monde semble trouver ça parfaitement normal. En revanche qu'une Madonna s'avise de prendre un jeune amant, et c'est le tollé général immédiatement.

Je ne dis pas que c'est bien. Je pense juste que ça devrait marcher dans les deux sens.

Je n'ai rien contre les jeunes et jolies actrices, bien au contraire. C'est toujours agréable a regarder. J'aimerais simplement que l'industrie du spectacle soit plus respectueuse de l'image de la femme de 7 à 77 ans.

Ce sera peut-être le cas un jour. Mais pour l'heure il est déjà trop tard pour Brittany Murphy.

SinCityBrittanyMurphy-.jpg