23.03.2012
Parfois tu as du vague à l'âme
Et puis tu rencontres un poète des rues.

Tu regardes le ciel.
Il est bleu.
Et tu te dis que finalement, le ciel bleu c'est une bonne raison de sourire.
Alors tu souris.
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05.01.2011
Dépression saisonnière
Vu le nombre d'articles divers et variés sur le sujet, en passe de devenir le nouveau marronnier de l'hiver, avec la neige, la préparation de la raclette et la grippe, je me suis dit que je pouvais apporter ma pierre à l'édifice.
Et bien évidemment, je ne vous jette pas la pierre, pierre.
La dépression saisonnière, plus ou moins reconnue depuis une dizaine d'années, du moins sous nos climats, affecte quand même environ 3 millions de personnes en France provoquant fatigue, troubles alimentaires, du sommeil, de l'humeur, de la concentration, blues, angoisse, voire tendances suicidaires pour les cas les plus graves.
Dans mon cas, que je qualifierais de faible à modéré, je vois arriver avec angoisse la fin octobre pour revivre à partir de fin janvier, à partir du moment où les jours augmentent assez significativement.
Les fêtes de fin d'année au milieu de cette période, avec leur cortège de pimpons n'arrangent rien, bien au contraire.
Quand il fait froid en prime, c'est le double combo de bonheur absolu.
Ca me donne un dynamisme de bulot mort, une humeur de pittbull à qui on aurait retiré son pouet pouet sans avertissement, des boules de chagrin qui surgissent inopinément dans ma gorge au visionnage de n'importe quel film avec des faons qui perdent leurs mères, et un gavage systématique avec tout ce qui porte "gras" et "sucré" sur l'emballage.
Et depuis novembre, vu que nous avons eu 12 jours de neige au lieu de 2 en moyenne et un ensoleillement nettement inférieur à l'habitude, parait-il, je vous laisse imaginer l'état de la bête.
Tout de suite, malgré 10 jours de vide intersidéral absolu à glander chez moi, j'ai à peu près autant d'énergie que Doc Gyneco qui aurait fait une sieste dans un champ de Ganja. Et envie de rien (envie de rieeeen besoin de tooooooaaaaa)
Il parait que le sport (parce que quand vous faites de l'exercice vous sécrétez des endorphines, l'hormone de la bonheuritude) et surtout la luminothérapie sont des remèdes efficaces, bien plus que les médicaments.
Tous les ans je me dis qu'il faut que j'investisse dans une lampe à bonheur et à UV luminothérapeuthiques.
Et puis devant le prix assez prohibitif de l'engin pour 3 mois d'utilisation, tous les ans, j'ai mieux à faire de mes sous : Iphone, Louboutins, pulls en cashmère, colliers en autruche du Népal sur mesure pour Cannelle, entretien d'amants très jeunes, entre autres..
Du coup, je reste à grommeller dans mon coin avec mon spleen et ma mauvaise humeur. Hiver après hiver.
Sauf quand j'ai parfois la chance et le bonheur de faire un séjour au soleil pendant que la plèbe se les gèle dans les frimas.
D'un autre côté, la dépression saisonnière me donne un prétexte pour me plaindre et emmerder le monde à jet continu pendant 3 mois.
Et ça c'est bien.

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note | Tags : dépression saisnonnière, blues, déprime, fatigue |
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