03.12.2010
Sister Act.... Ou pas
Avec la meilleure volonté du monde, il y a quelque chose que je ne pourrais jamais connaître dans la vie :
Le fait d’appartenir à une fratrie.
Fille unique, choyée par mes parents, le fait d’avoir un frère ou une sœur ne m’a absolument pas manqué jusqu’à un certain âge. J’arrivais à m’auto suffire au niveau des jeux et des échanges.
Réminiscence de ces années juvéniles : c’est toujours le cas aujourd’hui. On me reproche suffisamment de n’avoir besoin de personne.
En revanche, passées le cap des jeunes années, le fait de ne pas avoir une relation fraternelle a été un manque, je l’avoue.
Il doit être rassurant tout de même, quand les relations se passent bien, d’avoir une complicité bâtie sur une histoire familiale commune. Et quelqu'un sur qui on peut compter en cas de coup dur.
Au moment de construire une famille, il a toujours été clair pour moi que je ne choisirais pas l’option enfant unique. Pour que mes enfants puissent eux avoir au moins le choix « je déteste mon frère » ou pas.
Sans aucun jugement de valeur pour autant sur ceux et celles qui le font par conviction ou nécessité.
Mes fils sont pour l’instant dans une phase où ils s’ignorent superbement et mutuellement : chacun a sa vie, son cercle d’amis, ses goûts. Ils ne semblent avoir aucun terrain d’entente.
Mais ils étaient très proches plus petits, et j’espère (surtout pour eux) qu’ils le redeviendront un jour.
Surtout pour m’entretenir pour mes vieux jours (mouahahahahahah)
La relation fraternelle c'est magique quand ça se passe bien....
Ceci dit, j'ai vu passer devant moi de multiples cas de figure : de la fusion totale, en passant par la jalousie, l'indifférence, l'éloignement, jusqu'à la haine féroce.
Les conflits les plus cruels sont ceux qui couvent sous la cendre du foyer comme dirait l'autre (remember Caïn et Abel ?)
N'empêches, cruel ou pas, j'aurais bien aimé avoir un binôme génétique. Pour avoir moi aussi le choix de le détester...
Un grand frère. Pas de soeur. Parce que je ne suis pas certaine que nos relations aient été sereines. Mais si j'avais eu une fratrie, frère ou soeur, mon caractère ne serait certainement le même. De toutes façons on ne va pas refaire l'histoire avec des si.
Je ne suis pas certaine de toutes manières que le monde soit totalement prêt pour un double Manu.
Donc unique je suis, unique je resterai ...
A jamais et forever.

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : frêre, soeur, enfant unique |
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