07/12/2010
Champions du monde... Des excuses
Attention ceci est un billet a caractère sportivo-sociologique.
Je vais encore me faire des copains dans le milieu du commentaire cramponno-baballesque. Mais tant pis, comme ils sont parfois machos et bornés, ça leur fera les baskets. (j'ai dit parfois, je n'ai pas dit toujours, notez).
Il y a vraiment un domaine où les français sont champions du monde toutes catégories, à défaut d'autres
Celui des excuses
Ce travers est valable dans à peu près tous les domaines chez nous, mais particulièrement frappant dans celui du sport.
Ce n'est JAMAIS la faute du gars ou de l'équipe qui perd.
Le vent ne soufflait pas dans le bon sens, le parquet était glissant, le terrain pas aux normes, le fille de l'entraîneur portait un tee shirt trop décolleté, le joueur souffrait d'un décollement des poils du pubis, voire d'un double décollement des poils du pubis, l'arbitre était méchant, il faisait froid, il faisait chaud, le gardien venait de se faire plaquer par sa femme, ou encore les maillots fournis par le sponsors étaient arrivés en retard.
Dernier exemple en date (qui a provoqué la rédaction de ce billet) : Guy Forget, capitaine de l'équipe de France de Tennis de coupe davis impute la défaite en finale des bleus à "l'attitude limite du public serbe"
Ok.
Guy, perso, j'étais devant ma télé. L'ambiance était chaude bouillante certes, mais pas "limite" j'ai trouvé le public exubérant, débordant, mais pas hooligan, compte tenu de l'enjeu et de l'évènement que cela pouvait représenter pour les Serbes.
Si tu avais eu la même grosse ambiance en France, à Bercy par exemple, je ne suis pas certaine que tu l'aies contestée.
Dans ce cas, il aurait fallu trouver autre chose : Le vent ne souffait pas dans le bon sens, le parquet était glissant, le terrain pas aux normes, le fille de l'entraîneur portait un tee shirt trop décolleté, le joueur souffrait d'un décollement des poils du pubis, voire d'un double décollement des poils du pubis, l'arbitre était méchant, etc, etc..
Et je pose une simple question : COMMENT FONT LES AUTRES ??? Eux aussi se blessent, ont des avions en retard, jouent dans de mauvaises conditions météo, et avec le public contre eux.
Et ils gagnent.
La différence ? Pour gagner il faut parfois AVOIR FAIM. Tourner des pubs en Suisse pour les kinder bueno ou du poker en ligne, ça ne remplace pas l'entraînement ni la motivation, comme disait quelqu'un sur twitter.
Ce mal bien français je l'ai toujours connu. A croire que la victoire chez nous fait peur. Le "syndrome Poulidor" celui de l'éternel mais alors sympathique perdant existe toujours.
Même si, soyons honnêtes, les français remportent de plus en plus de titres dans des domaines divers.
Seulement, à chaque défaite, c'est quasi-systèmatiquement le retour du "ah oui mais, c'est pas de notre faute les autres étaient plus forts". Côté sportifs et côté commentateurs.
Si c'est de VOTRE FAUTE. Une bonne fois pour toutes. Assumez. Et tirez-en les leçons.
Se remettre en question c'est le meilleur service que vous puissiez vous rendre. L'auto-
satisfaction et la complaisance, le pire.
Tiens finalement, ils sont pas idiots mes conseils (melon) je devrais peut-être envisager une carrière de préparateur sportif.
Quoique mes équipes seraient tellement bien préparées qu'elles finiraient vraisemblablement en cure de sommeil, après avoir perdu leur match, parce que trop déprimées pour faire le moindre effort.
Et sur ce coup là, elles pourraient vraiment dire que c'est DE MA FAUTE...

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note | Tags : sport, tennis, guy forget, coupe davis, performance, faute |
|
Facebook | |
Imprimer |


