11.02.2011
Si j'existe, j'existe, c'est d'être fan, c'est d'être fan...
Enfin non c'est plutôt l'inverse.
J'arrive à comprendre qu'on aime, qu'on admire, qu'on admire énormément quelqu'un dans un domaine particulier.
Mais plus difficilement qu'on le mette sur un piédestal jusqu'à en faire une quasi-divinité.
Ou d'oublier jusqu'à sa propre existence pour vivre par idole interposée.
A 14, 15 ans qu'on hurle devant Justin Bieber, j'arrive à concevoir.
J'ai poussé moi-même quelques hiiiiiiii devant des groupes de rock avec chweus et pantalons moulants.
Mais à 30, 40, voire plus, collectionner tous les disques et les produits dérivés, de Mylène Farmer, Claude François ou Elvis, alors qu'ils sont morts tous les 3 (mouahahahahah) j'ai plus de mal à comprendre.
Bien sur les fans de Johnny qui se font tatouer "que je t'aime" avec un aigle géant dans le dos, c'est drôle 5 minutes. Sur la forme.
Mais sur le fond, l'idolâtrie ça fiche quand même la trouille. Des gens qui font des trucs aveuglément parce que quelqu'un leur demande on sait où ça mène...
A faire des trucs idiots.
Comme par exemple acheter un maillot de foot porté par je ne sais plus quel joueur à la finale de la coupe du monde à 7500 euros. (vu hier à la télé)
7500 euros pour un truc moche, mité et décousu porté par un semi-analphabète, tu parles d'un investissement..
J'ai une trop haute estime de moi-même pour idolâtrer qui que ce soit.
Je suis convaincue qu'on peut estimer l'oeuvre d'un artiste, d'un penseur, d'un intellectuel sans pour autant lui donner carte blanche sur ses idées ou son attitude
Bon c'est vrai que si me retrouvais devant certains artistes, penseurs ou personnages importants, je serais vraisemblablement une petite chose recroquevillée..
... Jusqu'à ce qu'ils me piquent ma place dans la file pour aller chercher son dessert.
J'en ai tué pour moins que ça.
Et même je peux te dire que si tu me le piques mon dessert, tu peux être star du rock, écrivain célèbre, président de la république, voire maître du monde, tu vas te prendre une soufflante maison.
Il n'y aura plus d'idole qui tienne.
En revanche, je n'ai rien contre le fait qu'on m'idolâtre.
Allez-y.

07:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note | Tags : idole, justin bieber, mylène farmer, claude françois, johnny, elvis |
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