03.08.2011
Somewheeeeeere over the raiinboooooow
Normalement être saoulante est un défaut assez rédhibitoire en société.
Qui vous amène à être boycottée par vos semblables, finir noyée au fond d'un lac avec 20 kilos de plomb à chaque cheville, à devenir chanteuse de R'nB ou président de la république.
MAIS
Hurler votre amour impossible (car le meuri refuse de me laisser la garde de Cannelle en cas de divorce) pour une personnalité télévisuelle, en boucle sur les réseaux sociaux peut, curieusement, avoir des retombées positives.
Au-delà de vous faire défollower par l'intégralité de vos abonnés...
Oui, parfois, un de vos abonnés prestigieux vous prend en pitié, décide de faire un acte humanitaire et décide de vous inviter à rencontrer l'objet de votre admiration.
C'est de cette manière totalement inattendue et inespérée que nous nous sommes retrouvées avec Lise Pressac sur le plateau du JT de France 2 pour assister à la diffusion du JT du soir.
Avec, cerise sur le gâteau, la présence en guest de Justin Timberlake, invité du journal pour parler de ses deux derniers films.
- Première constatation : les gens de France 2 sont très gentils et accueillants (je flatte, ça peut servir, la preuve).
- Deuxième constatation : le plateau du JT est tout petit. Evidemment filmé en fish-eye, ça donne une impression de gigantisme, mais en fait tu aurais du mal à y faire une soirée avec 10 personnes. Alors que tu t'attends à une ruche bourdonnante d'activité tu as environ deux techniciens, deux caméras et une maquilleuse qui agite sa houpette avant chaque reprise d'antenne (pour éviter que le présentateur brille comme un phare breton sous les projecteurs).
- Troisième constatation : impossible d'approcher Justin Timberlake, malgré une foule hystérique d'environ... voyons ... dix personnes qui auraient pu gravement attenter à sa sécurité à coup de demandes réitérées de photos ou d'autographes, voire de bises. Entre gorilles du volume d'un frigo industriel, sécurité inflexible et attachée de presse parano, rien à faire pour ne serait-ce que lui faire un coucou à deux mètres de distance. Le monsieur n'avait d'ailleurs pas l'air particulièrement avenant (il arborait une tête du style pffffou la promo quelle galère) et - c'est là que je vais briser le coeur d'un certains nombre de filles - physiquement... Bof quoi. Il est sans doute photogénique et doit dégager quelque chose quand il danse/chante mais franchement... Il est assez banal. D'où certainement l'interdiction frénétique de son staff de faire des photos. ... Que nous nous sommes empressées de respecter bien entendu.
- Quatrième constatation, à un âge respectable, tu peux tout à fait te comporter comme une dinde de douze ans munie d'un appareil dentaire et d'un carnet d'autographes ; glousser comme une imbécile en devenant rouge de confusion quand on te demande de faire une photo avec un journaliste connu et charmant ; en bafouillant n'importe quoi quand il te parles ; et, cerise sur le gâteau en lui donnant la carte de ton blog où tu lui déclares publiquement ton adoration.
- Cinquième constatation : je veux mourir.
- Sixième constatation : j'ai fait la photo. Et Julian Bugier EST une chouquette intersidérale. Qui a eu la délicatesse de ne pas me faire remarquer que j'étais totalement lunaire. Et qu'on veut voir présenter tous les JT toute l'année semaine et week-end et pas uniquement l'été. Tant pis pour les autres.
- Septième constatation : maintenant vous connaissez ma tête. ET OUI je fais 1,12 m et Julian est obligé de se plier en quatre pour tenir dans le cadre.
- Huitième constatation : je veux encore mourir.
- Neuvième constatation : laissez-moi maintenant je vais me jeter dans la Seine.
- Dixième constatation : je n'en fais jamais trop. J'exagères juste un petit peu. C'est tout.
06:00 Publié dans Les chroniques à Manu, Séries, TV | Lien permanent | Commentaires (48) | Envoyer cette note | Tags : france 2, journal télévisé, justin timberlake, julian bugier |
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