06.04.2011

La semaine du boulet - Chapitre III - Le boulet mou

Dans la série nos boulets nous aiment, détestons-les en retour il y a une catégorie qui fait particulièrement monter mon exaspéromètre en flêche.

Les mous.

Non pas que je soit un exemple de dynamisme effréné ni du "levons-nous tôt et travaillons plus pour gagner moins"

Paresse et procrastination seraient même mes 2ème et 3ème prénoms.

Mais quand j'y vais, j'y vais. Avec armes et trompettes. Et pas question de mollir du coude. 

Ce serait même carrément la tornade blanche en action.

C'est pourquoi avoir face à moi un espèce de chewing gum qui, quand je lui demande de se secouer le popo, me répond "ben ouais, quoi, on arrive, y'a pas le feu.."

me met un poil en transe.

Il y a deux catégories principales de boulets mous.

Le boulet mou physique : celui ou celle qui a les bras aux genoux, qui arrive à deux à l'heure quand vous êtes pressée, et qui à la vitesse de motricité d'un paresseux sous prozac. Exemple l'ado mâle, les vendeuses de certains magasins, le rasta fan de Bob Marley.

 

Le boulet mou mental : celui ou celle qui pige tout douzes marches après tout le monde ou après de longues, de très longues explications. Exemple, le boulet de stage qui retarde le groupe, l'inévitable collègue que tout le monde voit arriver en soupirant, la tante Raymonde a qui vous tentez d'expliquer la situation en Libye.

 

Certains heureux mortels cumulent d'ailleurs les deux qualités. Comme le boulet mou ultime : le personnage de Dany, joué par Jean-Pierre Darroussin dans "mes meilleurs copains" (si vous ne l'avez pas vu, procurez-vous ce film indispensable)

 

 

Pour moi qui ait la comprenette assez rapide et la patience d'explication d'un buffle chargeant à pleine vitesse, le boulet mou mental est l'équivalent de la douleur causée par un dentiste forant par erreur une dent saine avec sa fraise.

 

Probablement pour me punir de mon mauvais fond, l'univers en place d'ailleurs régulièrement un sur mon chemin.

A qui je dois expliquer encore et encore l'impact géostratégique des révolutions au Maghreb sur les approvisionnements pétroliers.

C'est pourquoi le parquet de mon appartement est strié de rayures causée par la crispation des mes ongles sur le parquet..

Resterait à se demander si le boulet a un sexe....

Boulet ? Boulette ?

Peu m'importe.

Au fil des années, j'ai fait mienne cette implacable sentence de Napoléon Bonaparte : 

"Le boulet qui doit me tuer n'est pas encore fondu"...

 

Juste pour vous le best of de Darroussin dans mes meilleurs copains

 

 

Et un grand merci à Guy Birenbaum qui a pris la peine de rédiger la conclusion (en violet) de cet affligeant opus alors que je séchais lamentablement dessus hier soir !!

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : boulet, mou, mes meilleurs copains | | |  Imprimer |