22.11.2010
Lundi confession : 51 ans et pas de volant
Avis aux bloggeuses mode : ceci n'est pas un billet sur le retour du chemisier à jabot.
Allons-y directement : je ne sais pas conduire.
Vous pouvez faire des aaaaah, des oooh, des ouuuuuuh, ça ne changera rien à l'affaire. Je vous le confirme : je suis une handicapée du volant.
Pourquoi en suis-je arrivée là ? Probablement parce qu'en tant que parisienne indécrottable je n'ai jamais eu vraiment besoin de conduire : le métro est mon ami et m'amène où je le souhaite. Au pire, tard le soir, les taxis sont mes amis payants et me ramènent devant chez moi contre un petit billet.
Mais pas seulement...
Au nombre de mes diverses phobies (les endroits clos, les médecins qui me trifouillent les ouvertures, qu'on me tripote les yeux, les gens qui s'agitent en permanence, les filles plus belles que moi, les fêtes de fin d'année, les enfants, entre autres et en vrac) figure une incapacité de diriger un véhicule à moteur.
Mettez-moi devant un volant et je me transforme en flamby hurlant.
Je me sens totalement incapable de regarder dans un rétroviseur et passer une vitesse en même temps. Me glisser dans un trafic soutenu me terrifie et doubler un camion me paralyse.
Oui, j'ai PEUR de tenir un volant. Passer le permis exigerait donc probablement une psychothérapie en parallèle.
Ce qui mettrais donc l'obtention du précieux papier à un niveau de prix relativement considérable.
Malgré le fait que le meuri me répète en boucle qu'en cas de problème (du genre il meurt, et je me retrouve veuve éplorée ET incapable de me déplacer. Mais qu'est-ce que je raconte, moi, quelle horreur) je n'ai jamais pu vaincre mes démons intérieurs et me résoudre à dompter les chevaux moteur.
Ce qui vaut au fond peut-être mieux.
Parce que si je suis incapable de conduire, je suis tout à fait apte à insulter tout automobiliste se dressant devant notre pare-choc familial. En lui débitant des gentillesses du style "Alors le 92, on a quitté sa cambrousse, on monte à la capitale et on cherche son chemin ?" ou "Tu vas le bouger ton char, Ben-Hur ?"
Je pense donc que derrière un volant j'aurais tendance à virer au psychopathe sur roues massacrant tout ce qui se trouve sur son passage, mamies et poussettes comprises (remember Mad Max ?)
Je n'ai pas renoncé à tenir un volant ceci dire. Je suis encore jeune et fraîche et l'idée de terroriser un prof d'auto-école est assez intéressante.
Et puis si un jour j'ai mon permis, je pourrais peut-être réaliser un de mes fantasmes. Rouler les chweus au vent au volant de

Et gratifier tous ceux qui se dressent devant ma voiture trop stylée d'un "bouge ton char à boeuf Maurice et tire-toi de mon chemin"
06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note | Tags : voiture, permis de conduire |
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