10/05/2013
Quoiqu'il arrive je m'énerve
Je m'énerve souvent.
Certes.
Je tempête, je pestifère, je râle, je m'indigne, je bougonne.
Pour tout et n'importe quoi, voire son contraire et inversement.
Et pour le plus grand désagrément de mon entourage qui me voit subitement monter dans les tours simplement parce que la lessive X que j'utilisais depuis plusieurs années est déréférencée par son fabricant pour cause de ventes insuffisante.
Si tu as déjà vu quelqu'un piquer une crise en se roulant par terre dans le rayon "hygiène de la maison" de ton hypermarché c'est probablement moi.
Ce qui vaut pour la lessive vaut pour des sujets plus importants.
Je passe ma vie à envoyer des scuds verbaux ou écrits en passant mes nerfs sur tous ceux qui barrent ma route physique ou intellectuelle.
Qui OSENT barrer ma route physique ou intellectuelle devrais-je dire.
La crise est évidemment l'expression de mon côté enfant gâtée-diva-princesse auquel rien ni personne ne dois jamais résister.
C'est assez moyen, socialement parlant, j'en conviens volontiers.
Mais si on retourne le verre pour qu'il soit à moitié plein, finalement, bien qu'il soit parfois épuisant, j'aime cet énervement continuel.
Il me maintient.
Tant que j'aurais la force, la volonté, la niaque et l'énergie pour gueuler, je serai moi, je serai vivante.
Ca signifie que ma capacité de m'émouvoir, de réagir, de réfléchir, de me révolter sera intacte.
Que je pourrais encore débattre avec les gens intelligents et pourfendre les cons.
Que mon esprit sera éveillé au monde et pas endormi sur un canapé devant une série allemande sur France 3, les mots croisés posés sur le ventre.
(je n'ai rien contre les mots croisés, note, j'adore ça même).
Que je pourrais encore partir en croisade contre les moulins à vents juchée sur mon vieux cheval de bataille. Même si c'est idiot, même si ça ne sert à rien. SURTOUT si ça ne sert à rien.
Se battre pour des choses inutiles c'est toujours se battre.
Que j'entendrais encore mon coeur cogner dans ma poitrine, le sang battre dans mes tempes et ma voix sortir de ma gorge sur un mode hysterico-suraïgu.
Que mes poings se serreront de façon ridicule pour cogner sur un ennemi imaginaire ou réel qui fait deux fois ma taille, mon poids ou mon intelligence et qui se moquera de mon pauvre crochet du gauche qui ne tuerait même pas un hamster de taille normale.
Je m'en fous, je le balance quand même mon crochet, tant que je peux boxer, je boxe.
Tant que je peux hurler, je hurle.
Tant que je peux ne pas me résigner, je ne me résigne pas.
Je ne veux pas être sereine, je ne veux pas être détachée, je ne veux pas être zen, je ne veux pas être Gandhi.
Je redoute même le jour où je passerai dans le rayon lessive de mon magasin et que la mienne ayant disparu, je hausserai tristement les épaules en disant "pas grave, j'en prends une autre"
Ce jour là, le jour où la résignation aura gagné, ou ma capacité d'indignation et d'énervement se sera effacée, au-delà de mon âge réel, je serai vieille.
Alors plus rien n'aura vraiment d'importance, et je pourrai disparaître.

Voilà, c'est tout...
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03/05/2013
On est pas bien là, décontractés de l'éducation ??
J'entends tellement de non-sens absolus sur l'éducation des enfants que j'ai eu envie d'en remettre une couche sur ce sujet maintes fois revisité ici ou ailleurs.
Je fais comme dans Top Chef, je revisite des recettes.
Deux ou trois consoeurs qui se reconnaitront m'ont de plus poussé au front..
Dans la vie, j'ai assez peu de principes.
A part celui qu'on me foute la paix et qu'on ne me chie pas dans les bottes.
Ce qui est déjà pas si mal.
Dans l'éducation c'est pareil.
Je suis quelques règles simples qui me paraissent du simple bon sens.
En gros :
1/ C'est moi (et le père) le boss
2/ J'ai le dernier mot
3/ Tu peux être majeur sur le papier, tu le seras vraiment quand tu seras autonome financièrement
4/ Mon job principal c'est de donner des limites, un cadre et de mettre mes rejetons sur rampe de lancement dans la vie. Après il faudra qu'ils mettent les mains dans le cambouis eux-mêmes.
5/ Je suis imparfaite, mes gamins auront toujours quelque chose à me reprocher. Partant de là, si je me trompe ou que je fais mal quelque chose, ça ne va pas me bouleverser, de toutes manières toute éducation ne sera jamais idéale.
6/ Je ne sais rien faire, il ne faut pas compter sur moi pour apprendre le macramé, la photo ou confectionner des gâteaux pour les anniversaires. Tu vas te débrouiller tout seul. En revanche, je vais t'apprendre à réfléchir et c'est déjà pas mal.
7/ Je me contrecogne totalement des méthodes éducatives de Pierre, Paul ou Jacques.
8/ J'aime visceralement ma progéniture. Je suis capable d'éviscerer et de faire bouffer ses entrailles à la personne qui touche un de leur cheveu. Néanmoins toute ma vie ne tourne pas et ne tournera jamais autour d'elle.
9/ Mes fils ne sont pas des extensions de moi-même sur lesquels je plaque mes rêves. Ce sont des personnes à part entière avec leur propre volonté.
10/ Je ne passe pas ma vie le nez sur le ventre de ma progeniture, ni à l'occuper 24/24. Un enfant a besoin de s'ennuyer. Ca le rend créatif.
11/ Je n'ai aucune ambition pour moi, je n'ai aucune ambition pour mes fils. Il auront bien assez d'ambition tous seuls.
12/ C'est bien de les engueuler de temps à autres, ça défoule tout le monde. Les parents et les enfants.
13/ Les enfants ne sont pas en sucre. Ils résistent à beaucoup de choses. Y compris à la contrariété et à la frustration. Bien au contraire. Ca les structure
14/ On peut leur expliquer beaucoup de choses. Si on se sent de le faire. Inutile de se forcer à parler avec eux de choses avec lesquelles on est pas à l'aise. Ils le comprennent aussi.
15/ C'est moi le boss (et tu peux repartir en boucle).
Sinon je considère que Françoise Dolto a fait plus de dégats que la bombe d'Hiroshima et que Ruffo débite plus de conneries au kilomètre qu'un fan des anges de la télé-réalité quand on le lance sur le sujet Nabila.
Voilà, oui, je n'y connais rien et ces gens sont des grands spécialistes reconnus over the world, comment osais-je ouvrir mon clapet.
Elève ton enfant un bouquin de Dolto à la main et on en reparle dans 20 ans.
Bisous.

(j'adore cette photo)
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02/05/2013
L'allumeur
Je ne peux pas vraiment expliquer ce qui a déclenché ce billet, par souci de discrétion vis à vis de divers protagonistes plus ou moins proches qui connaissent ou ont connu ces circonstances.
Ce que je peux te dire, c'est que j'aime bien observer mes congénères, leurs us, coutumes et moeurs diverses et variées.
Et surtout leurs comportements sur le champ de bataille.
(référence à l'hymne ultime de Pat Benatar : love is a battlefield. Les vrais savent. Les autres renseigne-toi sur google)
Nos amis les hommes, qui sont généralement de compagnie assez agréable tant qu'on ne leur laisse pas la parole, ont souvent rapidement fait de taxer une fille qui les titille un peu "d'allumeuse".
Or, nous savons, nous les femmes que le pendant masculin existe bel et bien.
L'allumeur n'est pas une légende urbaine.
Consciemment ou inconsciemment certains hommes envoient des messages explicites. Qui peuvent te faire penser qu'ils ont envie qu'ils se passent un truc.
Puis te laissent tomber comme une chaussette ayant mariné dans un ranger de para-commando trop longtemps
Tu vois le type qui te regarde au fond des yeux en te murmurant d'une voix de basse "tu es superbe aujourd'hui". Et qui, deux minutes, après t'ignore totalement en te laissant plantée au milieu de la pièce alors que tu lui apporte empressée son petit cocktail.
Qui te bombarde de SMS à double sens dont tu ne sais plus trop quoi penser. Et puis te laisse sans nouvelles pendant plusieurs jours/semaines/mois. Ou te réponds de manière très neutre brutalement.
Pire, celui qui te chauffe à mort toute une soirée, te raccompagne jusque chez toi et t'embrasse platoniquement sur la joue en te murmurant "bonne nuit, ma belle" d'une voix de Barry White avant de tourner les talons et de partir.
La première fois, tu te dis que c'est un gentleman.
Au bout de la dixième, tu commences à te poser des questions soit sur les préférences du gars, soit, est c'est le pire, sur ton propre potentiel de séduction.
Les phéromones diffusées sont tellement contradictoires en fait tu ne sais plus du tout où tu en est.
Et quand enfin, un jour, à bout de nerfs, tu te jettes sur lui pour lui faire subir les derniers outrages, monsieur se recule en disant "ah écoute, je crois qu'on ne s'est pas du tout compris" "je t'adore et je te considère comme ma soeur, ne gâchons pas tout".
Tu perds en une demi-seconde ce qu'il te reste de dignité, ta confiance en toi et tes dernières illusions.
Soit le gars n'est sincèrement pas intéressé et apprécie vraiment ta compagnie sans vouloir aller plus loin. Et tu as mal interprété les messages qu'il envoie, parce que tu voulais les interpréter dans un sens qui t'arrangeait.
Ou il est très timide ou déjà en main et n'ose pas franchir le pas.
Ces trois hypothèses sont possibles.
Soit, dernière possibilité, bienvenue au club de celles qui ont croisé un allumeur.
L'allumeur est comme un genre de pervers manipulateur en plus soft.
Plutôt beau gosse, il souffre néanmoins d'un gros déficit de confiance en lui et n'existe que dans le regard des autres. Il cherche donc à séduire en permanence pour se rassurer.
Conclure ne l'intéresse pas vraiment. Ce serait s'exposer et révéler ses failles.
Il continue donc à aspirer l'admiration qu'il suscite pour se nourrir, comme un vampire sentimental, sans jamais rien donner en retour.
De temps à autres il gérera ses besoins physiologiques avec une conquête de passage, sans aucune implication, et surtout sans lendemain.
Puis reprendra sa quête de séduction en laissant ses victimes éplorées et en vrac derrière lui.
Si tu en croises un, comme le pervers manipulateur, une seule chose à faire : fuis.
Tu n'aboutiras jamais à rien avec lui. Inutile de céder à la tentation du "oui mais avec moi ce sera différent". Ce ne sera jamais différent.
L'allumeur ne peut pas fonctionner sainement.
Et si tu t'es fait avoir, dis-toi bien que ton potentiel de séduction n'y est pour rien. Et qu'il fonctionnera probablement parfaitement avec quelqu'un d'autre.
Comme le dit si bien la sagesse populaire : le mieux à faire après une chute de cheval, c'est de remonter en selle tout de suite.
Remets donc tes bottes et ta bombe, et go.
Rien ne t'interdit, pour ce faire, de jouer, toi aussi un peu les allumeuses.
Mais un peu seulement, hein.
Il ne faudrait pas exagérer non plus.

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : allumeur, psychologie, relations, hommes, femmes |
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19/04/2013
Saturation
L'actualité n'est déjà pas rose en ce moment.
Couplée à un hiver long et morose, la plupart d'entre nous ont le moral au ras du sol, malgré les quelques beaux jours que nous venons d'avoir.
Sur cette couche de pessimisme ambiant s'ajoutent des médias affolant la ménagère à la moindre actualité un peu sensationnelle, guettant le plus petit clash entre personnalités ou semi-pipeules et des réseaux sociaux qui commencent à ressembler à un forum en ébullition permanente où les gens se jetent n'importe quoi à la tête....
J'ai envie de crier CRIER CRIER STOOOOOOP.
On en arrive à un stade où au lieu de passer du temps à rigoler et à raconter des énormités avec des adultes consentants, je passe la moitié de mon temps à éviter des scuds et l'autre moitié à en envoyer.
Tiens encore hier, j'achète une déclinaison lait chocolaté de célèbres barres (si si, il viennent de lancer) pour faire un petit auto-test. Dont je parle en ligne. Et je me prends un "y'a toujours des cons pour avaler la merde qu'on nous vend" ....
Auquel j'ai rétorqué "et y'a toujours des cons pour le commenter"
Evidemment.
C'est anecdotique, certainement, mais symptomatique du climat exacerbé qui règne actuellement.
En gros tu ne peux plus rien dire sans que quelqu'un te cherche des poux dans la tête.
Pas un jour sans que tel ou tel se mettent mutuellement sur la figure et je ne parle pas des tombereaux de merde que déversent quotidiennement actuellement en ligne, les extrémistes de tout bord sur les sujets de société, le mariage pour tous en tête.
Contrairement à certains qui y prennent visiblement du plaisir ou y gagnent de l'exposition, je n'apprécie que moyennement le clash pour le clash et j'essaye de ne pas agresser gratuitement pour le plaisir d'agresser ou pour me faire un nom en ligne.
Titiller, piquer, taquiner, oui, j'avoue.
Bâcher pour bâcher, certainement pas.
Tout ceci me fatigue à un point phénoménal. Malgré tout le second degré que je peux introduire dans ma relation avec les internets, je n'arrive parfois même plus à relativiser.
Si on y ajoute les égos en roue libre et les live tweets d'opés blogueurs où 4500 personnes te balancent au même moment "la vie est tellement mieux plus belle avec les anti-hémorroïdes jaimalaucul" il y a certains jours où je prendrais bien des cours de hacking pour faire sauter les serveurs de France Télécom.
Vraie lassitude ? Augmentation de la taille de mon réseau qui fait que je suis plus exposée ? Vraie dégradation de la sphère connectée ?
Je ne sais pas trop identifier le pourquoi du comment.
Ce que je sais c'est que je ne suis pas la seule a ressentir ceci. Guy Birenbaum a notamment consacré une de ses chroniques au climat détestable qui règne en ligne actuellement.
J'en suis à un point tel que je refuse beaucoup d'invitations d'opérations blog pour ne pas entendre les mêmes sujets ressassés encore et encore "t'as vu ? Machin a dit ça à Truc l'autre jour sur twitter et Truc lui a dit que quand même c'était un gros naze". En alternance avec "au fait tu vas à l'opé Choupilol après-demain ? Attends je regarde ... Ah non moi je vais boire du champagne chez Lolchoupi".
(D'autant que trouve, et c'est un point de vue purement subjectif, que toutes les opérations finissent par se ressembler et que bien peu sortent du lot.)
(oui et là j'ai envoyé un scud gratuit, je sais)
Je crois qu'il est donc temps prendre un peu le large histoire de respirer.
Pour mieux apprécier à niveau tout le fun qu'on peut trouver en ligne.
La cure de désintox s'impose.
1ère étape pour y aller en douceur (car en bonne accro, un sevrage brutal est inenvisageable), ce week-end, je vais tenter de ne pas mettre un seul orteil sur internet en général et sur les réseaux en particulier. Ni Facebook, ni twitter, pas un seul instagram, même pas de tumblr.
Rien sauf rédiger mon billet du début de semaine prochaine et regarder quelques séries. Sans les commenter à coups de "waouh l'épisode 3 de Game of Thrones, quelle tuerie" qui ne vont pas changer la marche de l'univers de toutes manières.
Je vais même tenter de ne pas trop suivre l'actualité que ce soit à la télé, en ligne, et même dans les journaux papier. L'hyper-information 24/24 a aussi des effets pervers. Tant pis si je manque la news du siècle. Je vais m'en remettre. J'en prendrais connaissance plus tard.
Si vous me voyez apparaître sur les réseaux sociaux, merci de me jeter à coups de tomates bien mûres. Ca m'aidera beaucoup.
Si je parviens à tenir, j'envisage de renouveler périodiquement l'exercice.
J'envisage même de partir exprès dans des endroits SANS wifi ni réseau.
Le web n'étant pas mon activité professionnelle, je n'ai aucune raison vitale de restée connectée à part le plaisir ou l'addiction.
Nous verrons bien si je tiens.
En tous cas je sens qu'une respiration devient nécessaire.
C'est le bon moment.
Dehors il y a du soleil, et j'ai plein de déjeuners et d'apéros à faire ....

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu, Web | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note |
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15/04/2013
Parfois, la vie est un roman
Ma vie est somme toute assez linéaire.
A part quelques sorties de route.
Celle de mes parents en revanche a été assez chaotique.
Un jour éventuellement j'en ferais une saga.
Entre parentèle foldingue et aventures (pas toujours drôles d'ailleurs) il y aurait vraiment matière.
Entre autres épisodes ma mère a été planquée pendant la guerre dans un des établissements chics de Paris : Notre-Dame-de-Sion. Où les jeunes filles du 16ème et les fils et filles de font encore leurs études secondaires aujourd'hui.
L'ordre s'était donné la mission de cacher des enfants juifs pendant la guerre, parce que ses fondateurs Théodore Ratisbonne et son frère Alphonse, étaient tous deux issus d'une famille juive de Strasbourg et convertis au catholicisme. La congrégation prèche depuis toujours pour le rapprochement avec les juifs. Le rapprochement, voire la conversion en deuxième intention d'ailleurs. C'est ce que les petites soeurs ont essayé de faire pendant toute la durée de la guerre d'ailleurs.
Mais bon, elles ont permis à de nombreux enfants de passer entre les mailles du filet, on ne peut que les remercier de l'avoir fait.
Ma mère y avait rencontré une jeune fille de bonne famille, les Saint-Amand.
Avec sa petite camarade, elles faisaient les 400 coups, usant la patience des soeurs.
Mlle de Saint-Amand était plutôt du genre remuante et farçeuse. Et semblait partie pour faire une jeune fille assez zazou. (Les hipsters de l'époque)
Après la guerre, la copine de ma mère lui annonce un jour contre toute attente qu'elle rentre dans les ordres. Et puis la vie les sépare.
Ma mère ne rompt jamais vraiment les ponts avec l'école qui l'a accueillie prenant des nouvelles de loin en loin. Il y a quelques jours, elle appelle et tombe sur une soeur.
Elle discutent quelques minutes et ma mère réalise .... Qu'il s'agit de sa copine d'enfance.
Elle est effectivement rentrée dans les ordres, et restée depuis à Notre-Dame-de-Sion.
Apparemment la demoiselle de Saint-Amand se souvient de tout et malgré ses voeux est restée assez facétieuse et très vive.
Un genre de soeur Emmanuelle du couvent pour jeunes filles de bonne famille, avec de l'humour et un zeste de rock'n roll.
Elles ne se sont donc pas vues depuis près de 70 ans.
Et vont bientôt y remedier.
La vie est décidément parfois un roman.
Et même mieux qu'un roman, parce que c'est la vie.

Enfin peut-être pas à ce point, la soeur, mais assez rock'n roll quand même, visiblement
06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : guerre de 40-45, notre dame de sion, enfants cachés, soeurs, retrouvailles |
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02/04/2013
Comment survivre à la communauté avec de jeunes adultes
Parent mon ami, tu as peut-être pour l'instant des mini-choses blondes et joufflues qui te courent entre les jambes en couinant et s'arrêtent éventuellement de temps à autres pour avaler une miniscule portion de steak haché ou te fixer en te disant "mamaaaan (ou papa) zzzzeeee t'aimmeuh".
Je vais te rassurer immédiatement...
... Ca ne DURE PAS.
Comme je te l'ai expliqué précédemment il vont bientôt arriver au stade orang-outang neurasthénique version mâle et toupie hystérique version femelle.
Inévitablement.
Surtout qu'apparemment, nos amis marketeurs nous ayant concocté une nouvelle tranche d'âge pour nous refourguer leur camelote, à 10 ans les filles commencent désormais à réclamer des talons et du vernis et les garçons des pantalons sous-fessiers. Sans parler du fait que si tu n'as pas de smartphone à 8 ans tu es immédiatement fiché comme le loser de service dans la cour de recré, avec peu d'espoir de remonter la pente avant d'avoir intégré un lycée où personne ne te connait, et encore.
Au lieu de vous taper 5 ou 6 ans d'adolescence, jeunes parents, vous allez donc subir environ 10 ans de cette période délicieuse dont vous sortez en vous étonnant d'avoir réussi à ne pas tuer un seul de vos rejetons de vos propres mains et qui vous fait prendre 30 ans de plus d'un coup.
Comme je vous envie. Tellement. Trop.
Mais votre purgatoire ne se finit pas le jour où votre ado chéri, passe le bac franchit le cap des 18 ans qui lui permet d'arborer la pancarte "MAJEUR" sur son front et pour l'état civil.
Bien au contraire.
Car vous allez devoir cohabiter avec un JEUNE ADULTE.
Oui, car si, hier, le jeune était expédié bon gré mal gré au service militaire puis à la chaîne chez Renault, aujourd'hui nous commettons l'horrible erreur de vouloir leur faire faire de LONGUES ETUDES.
Qui dit longues études dit stagnation au domicile familial pendant une décennie supplémentaire.
Et autant l'argument "tu pourras parler quand tu seras majeur" est valide en dessous de 18 ans.
Autant après non.
Oui, je viens d'écrire une connerie, j'en ai pleinement conscience, merci.
Tu vis donc avec des individus qui
1/ Ne sont jamais là
2/ Ne sont là en fait que pour dormir et vider le frigo
3/ Prennent ton foyer pour un genre de camp de base et de ravitaillement en vue de courses lointaines vers des sommets escarpés.
Tu passes donc la majorité de ton temps à les géolocaliser et à remplir le frigo.
Car sache-le ami parent, si tu t'inquiètes pour l'hygiène alimentaire de ton enfant ou ton ado, la bonne nouvelle est que le jeune adulte refait des repas structurés.
La mauvaise est qu'il en fait quinze par jour.
A peine as-tu rempli péniblement ton caddie chez Auchan qu'il le vide aussi rapidement qu'une boite de strip-tease pendant une descente de la mondaine.
Le jeune adulte mâle mange les steaks hachés par douze, boit le jus de fruits par cubi de 15 litres et te descend un mouton entier plus rapidement qu'un bataillon de fourmis rouges affamées.
Sans compter le petit creux de 3 heures du matin, quand il rentre de soirée et qu'il te réveille en faisant rechauffer le reste de bourguignon "parce que y'avait rien à manger sur place".
C'est soit ça, soit le vomito dans l'entrée "parce que j'ai du manger un truc pas frais".
Mais bien sur, le truc pas frais y'avait marqué "vodka" dessus.
Bref, tu croyais en avoir fini avec les réveils nocturnes pour toujours ET BIEN NON, c'est reparti pour une bonne tranche de rigolade.
Avec des gros bébés d' 1,80 m et de 80 kilos.
Le niveau du frigo qui se vide est parfois d'ailleurs un des seuls signes que ta progéniture est encore en vie. Car elle commence à avoir des relations (sexuelles ou amicales) qui ont un toit bien à elles.
La dite progéniture considère donc qu'elle peut aller et venir entre chez toi et ses différents points de chute en toute sérénité. Pour elle. Pas pour toi. Car tu restes parfois 2/3 jours sans nouvelles autre que le "je ne suis pas là pour le moment, je vous rappelle très vite" du répondeur de son portable qui t'amène à déclencher le plan vigipirate en perdant le peu d'influx nerveux qui te reste.
Pour se souvenir qu'il habite encore chez toi, le jeune adulte marque néanmoins son territoire en empilant ses sous-vêtements qui jonchent le sol d'une chambre à côté de laquelle la centrale de Fukushima est un modèle d'ordre et de propreté. Car en plus d'y empiler les sous-vêtements, il s'y retranche souvent pour manger ses 15 repas quotidiens en y collectionnant les assiettes sales.
Pour manger, il est souvent là. En revanche pour le reste, beaucoup moins.
Ce qui fait que tu te retrouves souvent à t'énerver car tu tombes (à nouveau) sur un répondeur qui t'explique pour la quinzième fois que son propriétaire n'est pas disponible alors qu'on l'attend chez sa grand-mère qui te hurle dans le cornet parce que son poulet est en train de brûler dans le four.
Car la famille du jeune adulte est, comme ton appartement, un camp de base.
Qui sert principalement à le fournir en billets de banque pour ses activités diverses, permis de conduire et études qui n'en finissent pas et coûtent un bras.
Etudes dont on n'a plus aucun contrôle au passage puisque le sujet MAJEUR reçoit ses papiers directement.
On a juste le droit à un "ouais ouais, ça va" périodique comme compte-rendu.
Ne t'inquiètes pas. Tu fininiras par le récupérer ton petit. La brebis égarée reviendra toujours assez tôt pour te donner son linge à laver quand il aura vraiment déménagé, te présenter la moitié de sa vie avec qui tu ne t'entendras pas et te fourguer ses rejetons le samedi soir quand ils voudront sortir tranquillou.
Oui, jeune parent, je sens que tu regrettes déjà.
Trop tard.
Tu as signé pour 25 ans. Dont, si tu as bien suivi ce qui précède, 15 infernaux et très onéreux.
Sinon j'ai du prozac si tu veux.

Oui c'est à peu près comme ça que tu retrouves ton frigo au bout de 24 h
06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : jeune adulte, relations, famille, cohabitation |
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29/03/2013
Le convoi de l'horreur
Hier matin, je prends mon RER de banlieue habituel direction le labeur qui m'octroie mon chèque à la sueur de mon front.
Non pas dans votre sens, la plèbe, mais de Paris vers la banlieue.
C'est tellement plus chic.
Le RER part normalement puis cahote, s'arrête en plein tunnel, repart, s'arrête à nouveau et j'entends vaguement à travers mes écouteurs "accident... perturbé... vous informe" .
Le train reste planté environ 10 minutes et repart à petite vitesse.
Je me replonge dans ma méditation musicale et relève la tête quelque minutes plus tard pour constater que le paysage qui défile ne m'est pas familier.
Le train continue de rouler, lentement, mais il roule.
Aucun point de repère. Je ne sais absolument pas où je suis.
Et le train continue.
Sans s'arrêter. On en est déjà à une bonne demi-heure de trajet.
Sans aucune information
Puis le train s'arrête à nouveau sur une voie qui semble desaffectée.
Et c'est à ce moment précis que mon cerveau malade, embrumé par la consommation de substances alcoolisées diverses, le visionnage de films d'angoisse et de lectures d'ouvrages de science-fiction peuplés d'univers parallèle commence à disjoncter légèrement.
Oui, il est possible qu'un psychopathe pervers se soit emparé des commandes du RER nous faisant rouler pendant des jours sans eau et sans nourriture, nous obligeant à nous entretuer pour survivre pour sélectionner les plus résistants d'entre nous dans un dessein mystérieux ou pour les accoupler avec des aliens à têtes de harengs saurs.
Je regarde autour de moi, les autres passagers semblent légèrement agacés mais ne se doutent pas de l'horrible destinée qui nous attend.
La batterie de mon Iphone se vide implacablement et j'hésite à utiliser ses dernières forces pour envoyer un message désespéré sur twitter afin que mes followers préviennent ma famille, le GIGN et le quai d'Orsay.
L'angoisse monte. Je suis seule, désespérée et sans armes.
D'autant que le wagon contient une maman avec un bébé qui va se mettre immanquablement à hurler d'ici quelques heures quand nous n'aurons plus aucune provision.
Je tente de repérer des individus qui pourraient me croire et organiser la résistance avec moi.
J'évalue la situation et tente de me remémorer les notions de survie en milieu hostile apprises lors de l'ouverture des soldes dans les grands magasins : viser celle qui fait le plus de bruit et taper dans le plexus solaire en lui arrachant les bottes qu'elle a osé prendre avant nous.
Et faire diversion en criant "J'ai vu Fassbender au rayon chemises pour hommes"
Tout ceci ne m'est malheureusement d'aucune utilité dans un RER rempli de banlieusards qui peinent à distinguer un costume Armani d'une chemise la Halle aux Vêtements.
(oh ça va les banlieusard, JE PLAISANTE)
Il y a néanmoins quelques individus plus ou moins costauds qui pourraient faire barrage à l'ennemi si besoin était. Mais l'incrédulité se lit sur leur visage. Je vais avoir du mal, je le sens.
Au moment de me lever et de me mettre à hurler "ON VA TOUS MOURIR, ARRACHEZ LES SIEGES ET DRESSEZ DES BARRICADES DE PROTECTION", la partie restée rationnelle de mon cerveau m'incite à demander à ma voisine d'en face ce qui se passe.
La dame m'explique alors qu'un malheureux ayant choisi d'en finir dans une gare sur le trajet (paix à son âme) nous étions détournés sur le terminus de la ligne sans arrêt.
J'ai donc évité grâce à ce dernier réflexe de survie de passer pour une dingue et de finir aux urgence psychiatriques où ma famille aurait été obligée de venir me récupérer couverte de honte et d'acquitter en prime une amende gratinée de la part de la SNCF pour bris de matériel ferroviaire.
J'ai finalement mis presque une heure à arriver à destination alors que d'habitude mon trajet dure 15 minutes.
Et sinon, non, je ne me fais absolument jamais de films.
Jamais.
La preuve.
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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : rer, trajet, incident, horreur, film |
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20/03/2013
La malédiction de l'Oscar
Court essai psychosociologique de moi.
Il parait qu'il existe une malédiction de l'Oscar.
Surtout pour l'Oscar de la meilleure actrice. Celle qui le reçoit, si elle est mariée, risque de divorcer dans l'année qui suit.
Les exemples sont relativement nombreux : Julia Roberts, Hilary Swank, Kate Winslet entre autres.
Et aujourd'hui, côté acteur masculin, c'est semble-t-il le couple a priori solide Jean Dujardin - Alexandra Lamy qui bat de l'aile
Hasard ? Simple Coïncidence ? Vraie malédiction secrète des pharaons égyptiens démoniaques ?
Chacun sa version.
La mienne est plus pragmatique.
C'est assez simple, en somme.
Quand tu te reçois un prix, une distinction, que tu connais un succès fulgurant, tu es pris dans un espèce de maelstrom euphorique qui te fait parfois perdre tes repères.
Sans parler de melon obligatoire, n'importe quel individu lambda à qui on répète des jours entiers qu'il est le phénix des hôtes de ce bois, même s'il a une base solide peut avoir une perte d'adhérence au sol.
Et tout ce qui faisait son univers jusqu'à ce moment peut valser au rythme d'un Harlem Shake débridé.
Pris dans cette douce folie, il arrive qu'il se détache progressivement de son ou sa partenaire qui lui ou elle ne vit pas du tout la même chose, ou reste dans l'ombre de la gloire.
Ce qu'on appelle en langage radiophonique "ne plus être sur la même longueur d'ondes"
Hypothèse optimiste : l'euphorie est passagère, le conjoint est patient et l'oscarisé touche le sol à nouveau assez rapidement en reprenant le cours habituel de ses occupations.
Hypothèse pessimiste : l'oscarisé(e) décolle durablement et perd de plus en plus le contact avec sa moitié. Qui finit par en avoir marre de dormir tous les soirs dans un champ de melon, ou de vivre en permanence à la traîne et va voir ailleurs si l'herbe est plus verte.
Ou inversement. L'oscarisé(e) décide que sa moitié est devenue trop terne pour son statut intergalactique et et choisit une bombe plus adapté(e) à son nouveau rang.
Tu peux adopter ce théorème des oscars à la vraie vie.
Je suis certaine que tu as connu des cas similaires autour de toi.
Comme la copine qui a eu une promotion de responsable commerciale avec 12 personnes à manager, une augmentation substantielle, un changement de statut et qui trouve subitement que son jules, ses costumes Célio, sa voiture tunée et ses potes supporters du FC Lens lui collent la honte auprès de ses nouveaux amis en Hugo Boss qui partent en vacances à Bali.
Je ne dis pas que c'est bien, je dis que ça arrive.
Oscar ou promotion, le mieux c'est de tenter de ne pas trop décoller du sol même si on te dit toute la journée que tu es la plus belle ou le meilleur chef de la world company.
De toutes manières, belle ou pas, tu risques un jour de retomber assez lourdement, rester au sommet étant un exercice relativement difficile.
Et à ce moment là, la bombe que tu auras choisie parce qu'il fait mieux sur les photos que ton ex et sa petite brioche en yogging adidas te quittera parce que TOI tu n'es plus assez glamour à son goût.
Chacun son tour.

Maudite statue
06:01 Publié dans Les chroniques à Manu, People | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : oscars, julia roberts, kate winslet, hillary swank, jean dujardin, séparation, euphorie, couple |
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18/03/2013
Mort aux régimes
La nature est une pute.
Elle donne à certaines (rares, je te rassure) l'enveloppe filiforme de Kate Moss.
Et à d'autres celle du bibendum Michelin.
Pour couper court à toute polémique de ce côté, je trouve perso le bibendum Michelin très chou.
En cette période où le printemps arrive nous allons être tous incités à tenter de ressembler à Kate Moss donc, par les médias en folie, et par l'angoisse du premier essayage de maillot de bain.
Moi la première.
Sauf que tu ne peux pas, abandonne toute illusion à ce sujet.
Enfin si tu peux, c'est simple : tu arrêtes de manger. Et tu fais la gueule en permanence comme Victoria Beckham.
Et à quoi ça sert de rentrer dans un 36 fillette si tu n'as pas le sourire pour aller avec.
Car non, non, non et re-non encore une fois, pour la 3ème ou 4ème fois que j'écris ce même billet (mais je ne m'en lasse pas, et ça m'énerve toujours autant) il n'y a pas de régime miracle.
S'il existait, tu penses bien qu'on le saurait et tu n'aurais pas à tenter, année après année de reperdre ta brioche de l'hiver avec la méthode imparable à base de bave de limace péruvienne ou de jus de concombre moldave les jours impairs en alternance avec de l'extrait de lichen les jours pairs.
Si un quelconque charlatan essaye de te faire croire l'inverse, fuis à toutes jambes.
En bonus tu feras de l'exercice.
Surtout si le charlatan t'explique que son concurrent est un charlatan, et que sa méthode est efficace. N'est-ce pas Dr Cohen ? Tu peux bâcher Dukan, tu n'es pas tellement mieux avec tes conseils online pour perdre 10 kilos comme une fleur.
A propos de de Dukan, je ne vais pas dire une fois de plus tout le mal que je pense de ce monsieur. Tous les diététiciens et nutritionnistes sérieux qui récupèrent les rescapés de cette méthode en piteux état en parlent mieux que je ne pourrais le faire. Et d'entendre qu'il veut lancer un chaîne de restauration rapide me donne envie de lui arracher les tripes à l'épluche-légumes et de lui faire bouffer après.
Le mot même de régime devrait être banni d'ailleurs sauf pour les gens en réel surpoids ou obèses qui doivent perdre du poids pour le bien de leur santé avant tout avec un encadrement nutritionnel et/ou médical sérieux.
Banni car en fait, le régime hypocalorique ne sert à rien ou à pas grand chose (sauf encore une fois dans les cas de surpoids ou d'obésité).
Et qu'il ne faut jamais croire les gens qui te disent que tu peux mincir vite, sans efforts et sans conséquences avec un "régime".
Si tu perds du poids vite et en te privant, ton organisme va stocker par "réflexe" dès que tu vas manger de nouveau à peu près normalement.
D'où l'effet yoyo. Qui s'amplifie au fur et à mesure.
Plus tu te prives, plus tu stockes, plus tu vas grossir, moins tu arriveras à perdre.
Et la reprise de poids est le moindre des maux. Carences, dérèglements, maladies digestives ou pire cardio-vasculaires peuvent découler d'années de ces régimes anarchiques et idiots.
Il n'y a pas 36 solutions pour perdre du poids durablement, et, au risque de te décevoir, AUCUNE miracle, facile et rapide.
Rééquilibrer ton alimentation, réduire un peu les portions mais manger à sa faim, arrêter le grignotage, limiter les produits gras et sucrés, se faire plaisir de temps à autres pour éviter le maxi-craquage.
Consulter un bon spécialiste pour se faire accompagner si tu n'y arrives pas tout(e) seul(e).
Et bouger ton popotin
Activité physique ne veut pas forcément dire sport intensif : marcher, monter les escaliers, passer l'aspirateur en musique et en rythme, ou promener ton chien au parc ça peut aider aussi si le sport ne passe pas par toi.
Et arrête de regarder ta balance dans le fond des yeux tous les matins. Ca évitera de faire des fixations. Rentrer ou pas dans un pantalon, ça peut être un bon indicateur aussi.
Sachant que si tu reprends le sport ou l'activité physique, le muscle pesant plus lourd que la graisse, tu peux ne pas perdres de poids dans l'absolu, mais ta silhouette va fatalement s'affiner.
Oui, je sais, c'est moche, tu as lu les conseils de la presse féminine et de ses "spécial minceur" pendant des années pour rien, le poisson poché-carottes c'est déprimant, Bradley Cooper est potentiellement gay, Madonna chante en play-back sur scène et on va tous mourir dans d'atroces souffrances.
Mais bon, tu peux rajouter un peu de crême fraîche sur ton poisson (c'est moins calorique que le beurre), des herbes de provence sur tes carottes, et une marque de vêtements en Suède pourrait mettre des mannequins faisant une taille réaliste dans ses boutiques.

(Photo empruntée au site aufemininin.com)
Si l'initiative n'est pas du tout confirmée pour le moment, elle serait intéressante.
Ca éviterait au moins aux femmes de vouloir se comparer aux gamines de 16 ans qui posent dans les magazines ou aux 5 % de la population mondiale qui font une taille 0. Alors que 95 % sont plutôt au-dessus du 38/40 voire plus.
Personnellement j'ai dit adieu aux "régimes" depuis plusieurs années.
Ok, j'ai éventuellement été pas trop mal lotie dans la loterie génétique. Mais comme tout le monde je regarde la peau d'orange sur mes cuisses en pleurant, et en jurant que je ne mangerais plus rien pendant les deux mois qui viennent.
Jusqu'au premier dessert appétissant qui vient se fourrer sous mon nez à l'insu de mon plein gré.
C'est à ce moment précis que mon cerveau déclenche le "on s'en fout du maillot de bain" et que mon bras se tend vers l'objet du délit.
Après tout les suédois aiment les femmes réalistes apparemment, je ne vois plus aucune raison de me restreindre ...
Bon en vrai j'ai la chance de manger en petite quantités, mon estomac saturant rapidement, je bois énormément de thé, je marche beaucoup, je monte les escaliers et je fais des danses sauvages dans mon living-room pour éliminer le surplus causé par le dessert ci-dessus. Mais à part ça, j'ai réellement renoncé totalement à me torturer pour pas grand-chose...

Tiens à propos de dessert je te mets le gâteau qu'on a partagé pour l'anniversaire de mon papa samedi. Boh c'est mangue - framboise, que du fruit, rien du tout en calories.
Et si tu es sage je te donne l'adresse de la pâtisserie.
06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : régimes, dukan, cohen, victoria beckham, madonna, bradley cooper, faim, pâtisserie, alimentation, kate moss, michelin |
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14/03/2013
Ma famille est une PME
Qui n'a pas un jour à croisé des parents frustrés de ne pas avoir fait carrière dans tel ou tel domaine et qui poussent leurs bambins à réaliser leurs rêves à leur place ?
Notamment dans les mondes artistiques ou sportifs.
Les mères ou pères courant les castings avec une progéniture plus ou moins ravie de passer des heures à s'entraîner ou à attendre qu'on la sélectionne pour poser/danser/jouer.
Les enfants qui ont le feu sacré seuls existent, mais sont assez peu nombreux.
Papa ou maman sont bien souvent à l'origine d'une vocation.
Parfois pour le meilleur. Des artistes, sportifs ou célébrités renommés remercient leurs parents de les avoir poussés faute de quoi, il n'auraient jamais réalisé leurs rêves ou trouvé leur voie.
Souvent pour le pire.
Je n'évoquerais même pas dans cette catégorie les concours de mini-miss dont le concept est tellement affligeant que je rejoindrais volontiers les rangs des gens favorables à leur interdiction totale, malgré ma tolérance ordinairement assez élastique pour toutes sortes de trucs idiots.
Il n'y a qu'à voir le taux de gens en perdition chez les ex-enfants stars ou tout juste connus pour s'en persuader. Pour quelques-uns qui réussissent adultes : Elizabeth Taylor, Ryan Gosling, Léonardo Di Caprio, Justin Timberlake ou Sophie Marceau pour la France, par exemple, combien, au mieux, retombent dans un anonymat total une fois adulte, parce qu'ils n'intéressent plus personne ; au pire, basculent totalement parce que faute d'une enfance stable, il perdent brutalement tous leurs repères.
Mais plus forts que les parents "agents" arrive aujourd'hui une nouvelle forme de parents exploiteurs. Les parents "patrons".
Des gens plus ou moins célèbres pour de plus ou moins bonnes raisons qui entraînent avec eux leurs enfants dans une espèce de PME familiale du spectacle permanent.
Je ne te ferais pas l'affront de te rappeler le sort de la "pauvre" Suri Cruise exhibée en permanence par son papa pour relancer sa carrière déclinante. Et plus ou moins mise à l'abri désormais par une mère un peu plus responsable.
Que dire en revanche sur la famille Smith, tu sais le sympathique acteur de Men In Black, dont les gamins au mépris de tout cursus scolaire normal ou environnement stable ont été mis au charbon quasiment au sortir des couches.
D'abord dans les films de papa. Puis tous seuls comme des grands. La petite en chanteuse, l'aîné en acteur. On couvre bien tous les domaines, au pire on peut interchanger, c'est tellement mignon des petits qui font des claquettes devant un public compatissant. Et puis ça attire la sympathie et ça rapporte de la thune aussi.
Ce qui est loin d'être négligeable. Surtout chez les scientologues où on a une furieuse propension à exploiter les enfants. Oui oui, au passage, je te confirme Will Smith est bel et bien scientologue, même s'il ne l'affiche pas ouvertement.
Que dire aussi de l'affligeante famille Beckham entre un père futur-ex footballeur mannequin slip, une mère qui respire la joie de vivre vu qu'elle n'avale que de l'air depuis environ 10 ans pour toute nourriture. Dont on sent bien qu'ils restent ensemble plus parce que ça fait tourner le business que parce qu'ils vivent un conte de fée où chaque minute est une perle de pluie venue de pays où il ne pleut pas.
Avec des enfants continuellement sous le feu des projecteurs, la petite dernière exhibée comme un accessoire de mode par sa mère qui la confond avec un Kelly Hermès et le fils cadet mannequin chez Burberry à environ 10 ans.
Sans parler du mini-scandale causé (et heureusement) par la fille pré-pubère de l'ex-présentatrice télé Véronika Loubry posant dans des attitudes sensuelles pour le Vogue US habillée et maquillée comme une adulte et dont la mère déclare "Je trouve beaucoup plus choquante une photo pour Petit Bateau, d'une petite fille de 11 ans qui a les seins qui pointent. Là, ma fille n'est pas nue, il ne faut pas exagérer !" .
Les exemples ne manquent pas que les gens soient célèbres ou pas. J'ai rencontré plus d'une fois dans la "vraie" vie des parents transformant leurs enfants en gravures de mode à un point tel que les gamins n'osaient plus bouger pour ne pas se salir. Ou encore encore les poussant dans une voie artistique ou scolaire parce que c'est valorisant socialement parlant sans tenir aucun compte des aptitudes ou des souhaits de leur descendance.
Que penser d'une éducation où des enfants sont utilisés en grande partie pour renvoyer une certaine image de leurs géniteurs, et flatter leurs égos déjà surdimensionnés ?
Quels dommages risquent de subir ces gosses élevés dans le culte de l'image, du paraître, du projecteur, une fois que le projecteur va s'éteindre ?
Les enfants sont influençables et disposés aux efforts pour gagner l'amour de leurs parents. Mais que dire quand cet amour prend la forme d'un mini-moi qu'on façonne pour satisfaire son égo ou ses ambitions déçues.
Comment un enfant peut-il durablement se construire si sa personnalité est totalement gommée au profit d'une personnalité plaquée par un parent autocentré ou frustré ?
Autant je ne passe pas ma vie sur le nombril des moins de 10-12 ans, vu que le sujet m'intéresse assez peu, comme il est de notoriété publique dans mon entourage, autant je ne peux pas comprendre, ni tolérer de tels comportements de la part de gens soit-disant responsables.
Je dirais même que je serais prête à sortir le bazooka (la preuve) s'il m'arrive d'avoir ce genre d'individus dans mon entourage immédiat
J'espère en tous cas que les enfants Beckham et Smith feront partie de la catégorie de ceux qui, malgré tout, et ils sont un certain nombre, arrivent à se construire et à s'en sortir.
C'est tout le mal qu'on peut leur souhaiter.


Pauvre gosse (Roméo Beckham en l'occurrence)...
Photos Voici.fr
06:00 Publié dans Actualités, Les chroniques à Manu, People | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : parents, enfants, exposition, éducation, sophie marceau, elizabeth taylor, ryan gosling, léonorado di caprio, beckham, will smith, véronika loubry |
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