18.11.2011
Il m'a aimée toute la nuit, mon légionnaire
A la demande générale d'environ 5 personnes, je vais ouvrir exceptionnellement un pan de mon intimité la plus intime.
Il y a prescription, l'histoire remonte à l'époque les dinosaures folâtraient encore dans la luzerne géante, on était tous vêtus de peaux de bêtes, on se cramait au soleil, on mangeait des trucs gras et sucrés, on fumait, on forniquait sans préservatif et tout ça sans que le ministère de la santé nous crie "TU VAS MOURIR". (si si, je t'assure, c'est possible)
Il y a prescription et le meuri ne lit pas mon blog.
En revanche ma mère, si. Maman, non là c'est vraiment pas pour toi, retourne à Photoshop.
Mon trouble obsessionnel compulsif suédois avait déjà débuté quelques années avant mais il s'est renforcé en 1977. Année du bac, de mes 18 ans et du début de ma première histoire sérieuse, c'est-à-dire plus de 15 jours.
Mon chéri pour l'anecdote, n'est pas du tout suédois, mais brun ténébreux, une des explications possible à la fin de notre relation, outre nos deux caractères trempés.
Plus âgé que moi, il travaille déjà. Impossible de prendre des vacances ensemble. Il me laisse donc au soins de ma BFF de l'époque.
Qui ne le sera plus quelques temps plus tard. Notre conception des loisirs devenant divergente : je décide de noyer mon bac fraîchement décroché et mes 18 ans dans l'alcool et la bamboche, en tentant néanmoins de rester fidèle à mon chéri. Elle a l'intention de devenir le futur phare de la pensée contemporaine en avalant l'intégrale de la pléïade et en se couchant tôt avec une tisane.
Mais au départ en tant que BFF nous tombons d'accord sur une destination. Ne me demandez pas pourquoi, nous décidons de partir au Touquet.
Pour ceux qui ne connaissent pas, le Touquet sur la mer du Nord. La plage est belle, c'est mignon, mais tu peux sortir le maillot genre un jour par an.
Coup de bol, pendant notre séjour, ce jour béni arrive, il fait un petit 25 sans vent. Nous nous ruons à la plage avec tongs et serviettes.
Que nous déplions sur le sable. Je tourne alors le regard et à quelques pas de nous, aperçois un groupe de grands types baraqués discutant dans un idiome qui n'était visiblement pas du patois local.
Et au milieu, ... Mes cheveux se dressent sur ma nuque, mon biceps droit se crispe de façon incontrôlée et mes ongles rentrent violemment en contact avec le bras de ma voisine y laissant une triple trace sanglante.
... Tu vois Eric-le-vampire-tout-nu-de-True-Blood... ?
Voilà, quasiment le même
En mieux. Parce qu'il avait en prime un bronzage doré très.....
Sur un torse en V doté de tablettes de chocolat en bataille. Je crois que je n'en avait jamais vu autant sur un seul homme avant.
Dans mon cerveau tétanisé s'imprimait en néon fluorescent une pensée et une seule : IL ME LE FAUT.
Juste un petit problème : pour attraper un dieu vivant quand tu as un physique relativement moyen, c'est généralement mission impossible.
Peu importe, sous les yeux de mon binôme éberlué et au bras endolori, j'ajuste les missiles et je monte au front.
Je décide de tout miser sur le seul truc qui peut sauver l'affaire : l'attrait irrésistible et exotique de la petite française. Et m'adresse au gruppo scandinavo sous le prétexte fallacieux de demander du feu. En anglais mais en insistant sur un accent français appuyé, alors que d'habitude je n'ai aucun accent, je t'assure.
Le prétexte était vraiment fallacieux, essaye d'allumer une clope sur une plage du Touquet avec un vent force 12 tu m'en diras des nouvelles.
Les vikings, flairant une possible connexion sur la France, se mettent tous à chercher un allume-cigare quelconque dans leurs affaires.
Et c'est là qu'il se passe un évènement défiant les lois de la physique (et du physique d'ailleurs), que le prétexte fallacieux devient inutile et que toute stratégie de drague est obsolète : les yeux du descendant direct de Thor croisent les miens. Et j'ai l'impression de recevoir un tsunami de phéromones tel, qu'à côté, Fukushima, c'est une bougie sur un gâteau d'anniversaire.
Pas un coup de foudre, autre chose, une espèce d'attraction animale violente. Douloureuse physiquement. Une sensation qui t'amène quasiment au bord du malaise. Un cutter qui te découpe les entrailles en petits bouts.
Heureusement pour ma santé mentale, je constate que le tsunami est bilatéral. Mon Suédois me regarde fixement ses yeux mis-clos réduits quasiment à des fentes bleues, en se tordant les mains et en se mordillant la lèvre inférieure.
Autour, un espèce de brouillard qui filtre les bruits et des images qui ne me parviennent que partiellement et au ralenti.
Je n'entends plus rien, il n'y a plus rien que deux yeux bleus qui me regardent fixement, le bruit de mon coeur qui frôle la tachycardie et celui de mon cerveau qui ne répond plus qu'à mon système hormonal
Ensuite ? Je ne sais plus, tout se perd dans un maelstrom confus. Juste, moins d'une heure plus tard nous avions planté ses potes et ma copine, couru jusqu'à notre studio, arrachés nos vêtements respectifs et fini debout, contre le mur à refaire le papier peint, mes 50 kilos toute mouillée plaqués à la cloison par un bon 1,85 m de muscles en action. Délogés uniquement les battements rageurs sur la porte d'entrée de ma copine qui voulait regagner son logis, exaspérée par cette crise de sexualité sauvage.
A partir de ce moment, c'est une semaine qui renvoie le film de cul à une bluette pour midinette. C'est tout le temps, n'importe où et le Suédois, il en connait un rayon en positions exotiques, et en anatomie vous pouvez me croire. Lui au moins sait parfaitement localiser un clitoris, contrairement à beaucoup de ses congénères homo erectus.
Un miracle qu'on ne se fasse pas arrêter pour attentat à la pudeur. En tous cas, les voisins du studio et de son emplacement de camping partagent quelques moments intéressants vocalement parlant. Ma copine en avale son petit Kant illustré et ses potes me traitent de noms de morue en suédois. C'est la dernière de mes préoccupations.
Discuter ? Pas tellement. Pas besoin. Je n'aime pas les hommes trop bavards de toutes manières. J'apprend juste son nom, son âge et quelques détails sur sa vie et ses vacances un peu plus tard dans la semaine.
Fatalement, il doit repartir chez lui, à Malmö. Il me demande de le rejoindre dès que possible, il m'attendra. Il me laisse son adresse et son téléphone. Je fais de même.
Evidemment je n'y suis jamais allée. Je ne lui ai jamais téléphoné, ni écrit. Lui non plus.
J'ai retrouvé mon chéri brun en rentrant de vacances. Qui m'a plantée quelques années après (et pas quelques mois comme je l'avais écrit à tort). Mais entre temps, il a été plutôt content - et assez surpris - par nos retrouvailles. J'avais fait un stage de conduite intensive si on peut dire. S'il a eu des doutes sur ma fidélité, il n'a jamais évoqué le point.
De cette semaine, il ne me reste rien, ni photos, ni lettres et pour cause, pas même un gri-gri qu'il m'aurait offert.
Je n'ai gardé que le souvenir de la douceur de sa peau, de ses yeux bleus en amande, des muscles de son torse et de ses bras, de ses cheveux blonds mi-longs qui venaient courir sur sa nuque.
Pas de regret, aucun : je ne suis pas sentimentale, je ne regarde pas en arrière et surtout je n'aurais pas supporté la vie en Suède, (2 mois de jours courts et froids me rendent déjà hystérique, alors 6 mois glacés et sans jour, tu parles), comme il n'aurait pas supporté la vie à Paris. La distance aurait fini par nous séparer et nous avions probablement assez peu de choses à nous dire, malgré le fait qu'il soit un dieu vivant et le roi de la cabriole. Oui, je dois être masochiste, parce qu'après tout, que peux-tu attendre de plus dans la vie ?
C'était une parenthèse enchantée dans la parenthèse enchantée, c'est tout.
Simplement quand je suis tombée sur son presque sosie dans une série vampirique, plus de 30 ans plus tard, il y a quelques lointains souvenirs qui sont revenus à la surface de mon cortex. Curieux d'ailleurs comme ils sont précis, vu le peu de choses que je stocke d'ordinaire.
Et un petit, tout petit cutter a découpé mes entrailles en morceaux.
Mais tout va bien, je maîtrise mon système hormonal aujourd'hui.
Enfin je crois.
06:01 Publié dans Les chroniques à Manu, Sexe & Co | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : amour, vacances, suède, souvenirs |
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12.09.2011
L'homme est un animal grégaire...
... Mais la femme pas forcément.
Cette année, pour les vacances d'été, nous avons été victimes d'une désorganisation totale.
Faute d'avoir planifié quoi que ce soit, fin août, le moment de partir venu, rien de prévu.
Au moment de prendre des réservations, le meuri qui voulait aller faire de la plongée s'est aperçu que les grosses promotions commençaient au moment où je devais reprendre le travail.
Nous avons donc convenu ensemble.. De ne pas partir ensemble.
Première incongruité d'une vie de couple, dirons certains.
Je rappelle au passage que nous sommes ensemble depuis près de 30 ans 365 jours sur 365.
Passer 1,2 voire 3 semaines séparés n'est pas à mes yeux un acte hérétique. Bien au contraire.
Je dirais que cette séparation nous fait même du bien à tous les deux car ceci nous permet de nous adonner à nos passions respectives sans ennuyer l'autre.
Au meuri, l'activité nautique à haute dose. A moi, la glandouille poussée à son paroxysme.
Mais pour autant, j'avais besoin de faire une coupure. Pas question de rester confinée chez moi.
Après quelques recherches expresses, j'ai dégoté une petite location dans le sud de la France. A Boulouris près de Saint-Raphael, très précisément.
Seule. Sans meuri ni progéniture.
Car l'objet de ce billet n'est pas tant de raconter une semaine de vacances, où il ne s'est fondamentalement rien passé, que de confirmer ce que je sais depuis longtemps.
J'aime la solitude.
Partir - et rester - seule pendant une semaine est un luxe et un bonheur incomparable à mes yeux.
Ne parler à personne, sinon pour acheter une baguette à la boulangerie, pas d'horaires, pas de contraintes, pas de comptes à rendre, observer la vie autour de moi, espionner les conversations, vivre à mon rythme, ne pas dépendre de qui ou de quoi que ce soit, vivre pour moi et par moi, dans un mouvement d'égocentrisme total et absolu. Et avoir en prime, luxe absolu, des plages totalement désertes car hors-saison...
.. Quel bonheur.
Plus qu'un bonheur d'ailleurs, un besoin.
Etre seule me ressource et me permet d'affronter de façon plus sereine mes contemporains.
Au point que je peine même à comprendre les gens qui ont besoin d'être constamment entourés, de vivre en groupe en permanence, sans jamais un instant de répit.
Je ne redoute pas d'aller au restaurant seule, même si on me regarde parfois avec curiosité, ni au cinéma, ni au théatre.
Je déteste même faire certaines activités en groupe. Le classique shopping entre copines est une torture, tergiverser 3 heures sur un pantalon une exaspération totale. Deux heures pour prendre une décision sur où on va aller prendre un verre, pire qu'une séance chez le dentiste.
J'aime écouter ma petite musique intérieure et ne la partager avec personne.
Egoisme absolu ? Sans doute. Nature profonde, certainement.
Mon vrai moi est sans doute silencieux, introspectif et contemplatif.
J'ai peut-être été moine tibétain dans une autre vie.
J'ai pleinement conscience que ce billet est un exercice de moi je intensif.
Et que, pour ceux qui ne choisissent pas cette solitude et la subissent jour après jour, ce que je ressens peut être choquant.
Mais j'assume mon Robinsonisme. Sans affirmer que je vais tout plaquer et m'acheter une île déserte, je pense que la semaine face à moi-même, je vais la renouveler le plus rapidement possible.
Il y a plein de petits paradis avec terrasse et jardin qui m'appellent. Et ils crient très fort.

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : vacances, solitude |
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02.09.2011
Comme une vieille chanteuse....
.... Je vous fait des adieux mélodramatiques... Pour mieux revenir dans une dizaine de jours.
Vous avez chanté tout l'été ? Vous rentrez ? J'en suis fort aise.
Et bien turbinez, maintenant.
Car moi, après avoir subi vos photos de plage et vos foursquares "I'm dans mon transat with a daïquiri" pendant deux mois, j'ai justement gagné le droit de vous narguer.
Je vous laisse pour un petit paradis du sud de la France en général et Saint-Raphaël en particulier avec terrasse, jardin, et plage à portée de tongs.
A un tarif défiant toute concurrence bien sur, et a priori temps correct toute la semaine prochaine.
J'enfonce le clou ?? Totalement. Fallait pas m'énerver. Je vous avais dit que ma vengeance serait terrible.
Et pour finir de vous torturer...



A priori, j'ai le wifi.
Mais.... a priori (je dis bien a priori, car la tentation sera forte) ma principale occupation sera de rattraper mon déficit de lectures en tous genres.
Et de me vider l'occiput. Pour mieux redémarrer jeune et pimpante à partir du 12 septembre.
Mais je vous laisse une ou deux surprises et, qui sait ? Je passerai peut-être faire coucou ! (soyez sages)
En attendant, un peu de teasing....
Tu aimes le chocolat ?
Evidemment, comme pratiquement tout le monde...
Si tu aimes le chocolat, tu connais certainement le salon du chocolat qui se tient à Paris tous les ans. Cette année, son thème c’est la pâtisserie. Et Plurielles.fr s’associe au Salon du Chocolat pour réveiller le gourmand qui est en chacun de nous !Quel(le) gourmand(e) es-tu ? C’est justement le sujet du sondage en ligne sur Plurielles.fr avec des ballotins de un kilo de Léonidas et des places pour le Salon du Chocolat à gagner, pour les 50 plus chanceux(se)
Alors rendez-vous vite sur Plurielles.fr !
Et si la chance ne te souris pas sur Plurielles, tu pourras peut-être te rattraper ici même très prochainement pour gagner des entrées au salon.
Tu aimes les girl's parties ?
Alors file vite chez Game On Girls qui t'invite la prochaine M@demoiselle Party qui aura lieu le 10 septembre prochain au Studio SFR. C'est quoi cette Party ? Et bien, c’est un très bel après-midi réservé aux filles pour découvrir à la fois des geekeries (avec nous cela parait évident), se faire chouchouter, faire les folles ou les starlettes devant un photo-call, montrer ses dons en jeu vidéo, customiser ses appareils, avoir des conseils mode le tout en grignotant de délicieuses mignardises... bref un vrai moment filles, rien que pour les filles !
Tu aimes le maquillage ? Tu aimes Shiseido ? Et bien à mon retour, on va en rediscuter aussi...
Mais chuuuuut place au suspense et au bruit des vagues...
Bon courage à tous et à toutes !
06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : vacances, saint raphael, shiseido, salon du chocolat, sfr |
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22.08.2011
Drôle de rentrée
Pendant longtemps le mois de septembre a rimé avec
rentrée scolaire
inscriptions à faire
année à caler
fournitures à acheter
emploi du temps à mémoriser
activités para-scolaire à trouver
remise en route
et reprises diverses.
Malgré une rentrée des classes de plus en plus light pour cause d'enfants de plus en plus grands (et autonomes), jusqu'à l'année dernière les mêmes rituels se répétaient immanquablement.
Ce sera donc définitivement fini cette année. Le "petit" dernier ayant passé et obtenu son bac en juin.
Pour la première fois depuis 20 ans. Nous allons tous dans la famille adopter un autre rythme qui ne sera pas déterminé par des études primaires ou secondaires.
Je vais donc regarder d'un oeil distant les parents qui font la course aux fournitures et aux inscriptions.
Je vais les regarder même du fond de mon transat, pas encore réservé à J - 1 semaine de la date des vacances.
Plus de plans, plus de prévisions, plus de rallye dans les magasins, plus de vacances juillet-août, et moins de "je fais les mêmes choses en même temps que tout le monde".
Nous allons entrer de plein-pied dans une dimension parallèle de vie : le décalage et le hors saison.
Pour le plus grand bonheur de mon moral et de mon portefeuille.
Partir quand les autres rentrent, rentrer quand ils partent, profiter des plages vides et des meilleurs tarifs, ça fait 20 ans que j'attendais ça.
Non la rentrée et sa course frénétique ne me manquera pas du tout. Pas plus que les réunions de parents d'élèves où le traditionnel shopping de rentrée.
Je n'ai jamais aimé partir avec la foule. Même si j'ai bien du m'en accomoder pendant de longues années. La foule je la cotoie toute l'année, parler avec des gens, je le fais tout le temps. Mes vacances, mes vraies vacances aujourd'hui c'est ne voir personne, voire ne plus parler à un être humain pendant plusieurs jours.
J'ai besoin de cette bulle de solitude et de tranquillité pour reprendre mes activités pour l'année qui s'annonce.
Je vais donc nager à contre-courant avec délices et délectation, vu que c'est, après râler et hurler sur la terre entière ma troisième activité favorite.
Et laisser à mes contemporains les joies des aires d'autoroutes bondées et des plages surbookées.
Pour redécouvrir celles des villes balnéaires vides et des chemins de promenades solitaires. Voire des pays exotiques avec départ de dernière minute réservé deux jours avant.
Ce qui renforcera mon image de bourgeoise iconoclaste.
J'adore ça.
Le côté bourgeoise, bien sur, et le côté iconoclaste aussi.
L'anarchie dans le confort, telle est ma devise.
Et emmerder le monde.
Mais ça tout mon entourage le sait déjà.

(photo de classe de moi, déjà utilisée deux ou trois fois mais ça collait avec le sujet...)
(et oui je cause la France comme je veux)
06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : vacances, rentrée scolaire, hors saison |
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05.07.2011
Qu'est-ce que tu fais pour les vacances ?.... Moi j'ai beaucoup changé d'adresse...
J'ai assez peu de souvenirs de mes jeunes années, voire de mes années tout court.
Le passé ne m'intéressant que modérément, je zappe la plupart des souvenirs pour n'en conserver que quelques-uns, tous inutiles d'ailleurs, c'est mieux.
Curieusement, au milieu d'un océan de vide mémoriel, j'arrive assez bien à me souvenir de mes vacances d'été.
Pourquoi ? Certainement que je dois y accorder une certaine importance, d'où un neurone entier consacré au stockage de leur réminiscence
Je me suis donc amusée à remonter le plus loin possible dans mes vacances/voyages sans aide extérieure ni consulter les albums photos. Ce qui n'intéresse strictement que moi. Mais comme je suis en vacances bloggesques a priori (sauf que j'écris quand même) je fais n'importe quoi pour mon propre amusement.
Ce billet me servira de pense-bête quand je serai alzheimer et que j'appelerai mes fils Alain Delon et Justin Bieber.
Dans l'ordre chronologique descendant
2011 : Sénégal le retour et mystère et pompon bleu (on converge spirituellement avec le meuri vers l'Ile de Ré fin août mais rien n'est fait)
2010 : Sénégal et Maroc (dans un Club Med' où je ne remets plus jamais les pieds de l'univers) + week-end à Prague
2009 : Guadeloupe en location
2008 : Floride en autotour
2007 : Combo Chatellaillon (en loc') campagne de mes parents et Club Med' en Tunisie
2006 : Saint Domingue (et Cuba en Février)
2005 : Grèce
2004 : Saint Domingue (et Egypte en Février)
2003 : Tunisie
2002 : Martinique
2001 : Grèce
2000 : Martinique
1999 : Turquie
1998 : Tunisie
1997 : Guadeloupe
1996 : Turquie
1995 : Tunisie
1994 : Tunisie
1993 : La campagne de mes parents (naissance du fils numbere tou, donc pas moyen de tailler la route)
1992 : Tunisie
1991 : Majorque
1990 : Turquie
1989 : rien (naissance du fils numbere ouane en plein été)
1988 : Ile Maurice - Réunion (voyage de noce)
1987 : Crète
1986 : Grèce et Maroc
1985 : Sicile
1984 : Corse
1983 : Tunisie
1982 : Le Touquet Paris Plage
1981 : pas de vac' (premier job)
1980 : tour de la famille aux USA : New-York/Chicago/Detroit
1979 : Martinique chez une copine
1978 : Ecosse on the road again avec une copine
1977 : Le Touquet Paris Plage (18 ans et une vie de débauche)
1976 : Espagne et Irlande
1975 : Angleterre
1974 : Angleterre
1973 : Angleterre
1972 : Les antilles en cargo et les colos municipales
1971 : Les colos municipales et Le Croisic
1970 et avant : les colos municipales et la campagne de mes parents qui ont été mon programme principal de mes étés de gamine. Avant 68 je ne me souviens plus trop, à part un voyage en Scandinavie en 65 où mes parents m'ont amenée dans des squats de beatniks (on ne ne disait pas encore hippies).
Mais bon plus de 30 ans de souvenirs c'est déjà pas mal.
Il y a pas mal de Tunisie, c'était pratique et pas cher avec les extensions quand ils étaient petits. Et quelques séjours hors saison et week-ends prolongés qui n'apparaissent pas (Saint Martin, Marie-Galante, Les Pays-Bas, entre autres).
Je n'ai pas encore attaqué l'Asie, l'Inde et l'Amerique du Sud hors zone Caraïbes. Mais je ne désespère pas d'y traîner mes guètres et le meuri un jour.
Les voyages forment la jeunesse.
06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : vacances |
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02.07.2011
Holidays.... tu tu tu lulu ... Celebrate... tu tu tu lulu
Donc la taulière est en vacances depuis hier. Et évidemment Cannelle aussi.
C'est l'occasion pour elle de tester le bikini.

Je pense très prochainement à ouvrir un blog "Cannelle, bloggeuse mode".
Merci à M1 mon fournisseur officiel de photos et gifs cannellesques
Et vive les vacances, vive Cannelle, vive nous, vive le gif animé !!!
10:08 Publié dans Blog, Humour, Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : gif, cannelle, vacances |
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01.07.2011
La bravitude est inimaginaux
... Et après nos hommes et femmes politiques vitupèrent sur les sauvageons qui se conduisent mal.
Il faudraient déjà qu'ils apprennent à parler françouze correctement.
Mais ça faisait joli comme titre.
Sinon ?
Rien.
Je vieillis.
Et aujourd'hui c'est le début de mes vacances bloggesques, vous aurez donc des billets au rythme des envies de la taulière pendant les deux mois qui viennent...
... Ou pas.
Faut voir.
(et bonnes vacances à ceux qui partent dès ce week-end)

06:00 Publié dans Blog, Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : vacances |
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16.06.2011
Qu'est-ce que tu fais pour les vacances ?....
... Moi je n'ai pas changé d'adresse... IP.
En fait ce que je fais pour les vacances je n'en ai strictement aucune idée. Ou plutôt si. Cette année pour la première fois depuis presque 4 ans, je vais prendre des vacances bloguesques.
Non pas que je sois partie pendant deux mois, non. C'est même le contraire, je serai bel et bien là. Bloquée par le bac du fiston jusque mi-juillet et aucune envie de partir entre le 14 juillet et le 15 août alors que je peux, à partir de désormais, profiter des tarifs honteusement bas du hors saison pour m'évader à moindre frais.
Vu que je n'ai plus à me préoccuper des vacances scolaires pour cause d'extensions majeures et vaccinées.
Je pense donc aller voir si j'y suis ailleurs fin août/début septembre alors que la plupart d'entre vous reprendrez le collier.
Nananéreuuuuh
Donc, pour en revenir au point de départ, je serai là, ... mais pas trop sur le blog.
J'ai décidé en concertation avec moi-même, en personne et dans mon for intérieur de n'écrire ...que quand j'en aurais envie.
Au lieu de m'astreindre à un billet quotidien comme c'est le cas depuis, donc, bientôt 4 ans.
Histoire de faire une pause, pour mieux me ressourcer et renouveler l'inspiration, ce qui n'est pas toujours une chose facile après près de 2000 billets publiés ! Même si l'actualité et le quotidien nous offrent toujours une source intarissable de sujets d'amusement ou d'indignation, pour peu qu'on les observe de près.
Donc, à partir de début juillet, ce sera un rythme sinusoïdal et aléatoire. Un billet tous les 3 ? 4 ? 5 jours, voire une semaine entière sans rien,
Ou pas..
Qui sait ??
Ce sera la suprise du chef, ou de la muse qui viendra me titiller quand elle le souhaite.
Je me ferais appeler Désirée.
Boh, tant qu'on ne m'appelle pas Bécassine, ça me convient.

Pour une fois on ne pourra pas dire que je travaille du chapeau..
06:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : blog, été, vacances, rythme, billet |
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22.08.2010
Page de pub pour moi
Ca change, non ? Rock around my nombril..
Ma plateforme chérie que j'aime, Hautetfort m'a suppliée à genoux ..
Je me traiiiiiine à tes genouuuuuuuuux, Germaiiiiineuuuuh ....
De participer à un petit concours bien sympathique sur le thème des photos de vacances.
Au départ je me suis gloussée.
Moi la reine du cliché flou de travers, participer à un concours photo. Ridikioule... !
Cependant face aux suppliques Hautes et Fortes (mouhahahaha, comme je suis drôle) je me suis dit qu'une petite photo moche mais drôle pourrait faire l'affaire..
J'ai donc mis la chose suivante en jeu.

Oui, la vuvuzela Marocaine, ça claque son cuisseau, quand même.
Pour le fun au départ.
Sauf que j'ai réalisé par la suite qu'il y avait en jeu

Et quoitesse qu'il me manque pour réaliser ENFIN des photos potables ?
Hein, hein ??
Voilà.
Alors si toi aussi, tu en as marre des photos moches à Manu, tu dois VOTER pour ma poire.
Pour que je puisse ENFIN faire des photos dignes, des photos propres et pas surexposées, des photos droites, des photos nettes sans doigt devant.
Oui, lecteur, aide-moi à trouver le chemin de la photo floue artistique, du paysage contrasté, du personnage coloré, de l'animal trop mignon, du noir et blanc poétique.
En bref, VOTE POUR MOI BORDEL, je le veux cet appareil.
C'est LA
(faut te mettre fan de la page Hautetfort avant de pouvoir voter)
Merci.
NB : si des inconscients s'avisaient de NE PAS suivre ces consignes, je vous préviens je mets ceci comme bannière de manière permanente..

06:02 Publié dans Concours | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note | Tags : concours, photos, hautetfort, vacances |
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19.07.2010
Je m'emmerde au Club Med
Je savais bien que je n'aurais pas du y retourner.
Un précédent séjour il y a 3 ans m'avait déjà laissé une impression très mitigée.
Mais nous ne savions pas trop quoi faire et, après un séjour Sénégalais en solo, j'ai voulu faire plaisir au meuri qui, à la question "tu veux faire quoi pour les vacances ?" répond invariablement depuis 25 ans "de la voile".
Je suis donc partie vers le Club Med de Yasmina au Maroc, qui offre des facilités voilières, avec ma valise, le meuri et le fils numbere tou en bandouillière en me disant "boh, après tout, on verra bien"...
Et j'ai vu...
... J'ai vu que je n'aimais rien de ce que je voyais.
Ni le village, ni l'animation, ni les restaurants et surtout, surtout...
Des clients que je ne veux plus croiser à aucun prix nulle part.
Imaginez un troupeau de notables golfiques en polo Lacoste ou Ralph Lauren et bermuda qui passent alternativement leur temps à comparer leur drive et tous les village du Club Med dans lesquels ils ont séjourné.
Quant ils ne vous parlent pas de leur meeeeerveilleuse maison avec piscine ou de leur paaaaasssionnant boulot ou de leurs aaaadorables ados. Ados à mêches bien propres sur eux, faussement rebelles, hautains, méprisants et capricieux car certainement trop gâtés (un môme de 15 ans qui amene un macbook à 2000 boules à la plage, c'est normal, tout va bien). Il y a quelques coups de pied au cul qui se sont perdus en route
Imaginez que vous partagiez votre repas avec 450 personnes dont vous n'avez strictement rien à cirer et qu'on vous demande à peine une fesse posée à table "et vous vous avez fait quoi comme club ?", en guise de préambule.
Mais qu'est-ce que ça peut te foutre, connard...
Imaginez aussi qu'au bout de cinq minutes, et sans vous connaitre, on vous sorte "ah on est envahis par les arabes" ou encore "vous n'êtes pas trop embêtés par la racaille à Paris" ?
Hallucinant, le racisme decomplexé au soleil.. J'ai cru que j'étais tombée dans une convention du FN et du Vlaams Blok réunis (beaucoup de clients belges)
Vous avez donc un aperçu de ce que j'ai vécu 9 jours durant.
Je n'avais donc qu'une envie : m'isoler. C'est pourquoi je n'ai fait par exemple aucune excursion, de peur de me retrouver coincée une journée entière avec des sosies des Duquesnoy (regardez le film "la vie est un long fleuve tranquille" si ce n'est déjà fait) qui m'auraient énuméré les mérites comparés de tous les villages Club Med fréquentés en me donnant leur carte de visite et un formulaire d'adhésion au Lyons Club.
Et comme mon mari et mon fils étaient polarisés par leurs activités, aucune chance de leur faire quitter leur bateau ou leurs potes respectifs pour envisager des sorties individuelles.
J'ai donc attendu que le temps passe en bouquinant sur mon transat. Et sans participer A RIEN. Un brin ennuyeux. Mais somme toute, voyons le bon côté des choses, un repos total et forcé fait parfois du bien. J'ai rattrapé mon déficit de sommeil.
Donc, si vous avez des sous à jeter par la fenêtre (ça coute quand même pas loin d'un rein), et un certain goût soit pour le masochisme (oh oui, frappe-moi maîtresse) ou pour le bon chic bon genre parvenu, ou les deux, les dix-huit trous et les fers de douze, vous pouvez tenter le Yasmina au Maroc.
Les bienbienbien (si, si en grattant, il y en a)
- Une piscine spéciale "calme" où j'ai passé le plus clair de mon temps. Avec malheureusement trop peu de places à l'ombre.
- La gentillesse inaltérable du personnel local : femmes de ménage et serveurs entre autres. Une mention spéciale !
- Un thé à la menthe de compétition à déguster à toute heure.
- Un bon équipement sportif pour les voileux, les tennismen et les golfeurs.
Les bofs
- Un buffet correct, mais pas très varié.
- Un bon assortiment de gymnastiques terrestres et aquatiques pour peu que vous aimiez mover votre body avec du boum boum boum dans les oreilles...
Les à chier
- Un concept qui hésite entre "l'ancien" version bronzés (sans les paréos et le collier de boule) et le "nouveau" Club Med qui se veut plus haut de gamme. On obtient un mélange qui ne prend pas avec une convivialité de façade et une animation datée et mollassonne. Encore et toujours les mêmes vieilles ficelles, la fraîcheur en moins. Du coup, c'est ridicule. Et pesant.
- Un village mal fichu, deux hôtels réunis sur une colline. On passe son temps à monter, à descendre et à naviguer entre les piscines et les restaurants.
- Une petite plage enclavée sur une plage publique. Si vous aimez les odeurs de gasoil et les vroom vroom continuels des scooters des mers des loueurs environnants, courrez-y, c'est pour vous.
- Des spectacles uniquement dansés. Quand il y a des spectacles.. Ce qui n'est pas le cas tous les jours, pour les amateurs.. Et quand je dis dansés... Les intervenants exécutent des pas de danse. Et quand je parle d'exécuter c'est au sens littéral du terme... Surtout pas de spectacles de sketches, si les clients se décoincent, on risque d'avoir quelques infarctus. Encore faudrait-il que les sketches soient drôles ce qui n'est pas gagné.
- Spectacles et évènement qui tournent par ailleurs sur une semaine. Si vous restez plus, tant pis pour vous, vous aurez deux fois la même chose (quelle idée aussi, de rester plus d'une semaine).
- Des restaurants bruyants.
- Une programmation musicale d'ambiance oscillant entre du braillard assourdissant et de la guimauve dégoulinante. Le tout complètement hasbinne, bien sur. J'ai du saboter des enceintes diffusant en boucle "les 30 plus grands succès du XXème siècle au saxophone" près de mon transat en arrachant les fils.
- Une discothèque à la programmation uniquement... Techno.. (dixit l'héritier, moi j'ai pas fait)... Faudrait juste réveiller le DJ qui s'est endormi au milieu des années 90
- Des excursions chères. Plus de 200 euros pour 2 jours Mekhnes-Fès, surtout pour rouler les deux tiers du temps.
- Et surtout comme décrit ci-dessus, une clientèle.. C'est vous qui voyez... Pour ce qui est de la clientèle d'ailleurs ce n'est pas UNIQUEMENT mon ressenti. Des informateurs anonymes et qui le resteront m'ont confirmé qu'ils trouvaient les clients hautains et malaimables.
J'ai d'ailleurs failli rentrer dans le lard d'un ou deux gentils membres et puis je me suis dit que c'était encore leur faire trop d'honneur et que je n'avais pas envie de m'énerver. En revanche, j'ai pourri un nombre assez conséquent d'ambiances aux tables communes en coupant toute vélléité de conversation et en tirant la tronche.
... Mouahahhahaha ... On ne se refait pas.
En conclusion, le système "club" qu'il soit Med ou autre, c'est terminé pour moi.
J'en parle d'autant plus à l'aise que, comme je le disais au début, j'ai énormément fréquenté les clubs plus jeune, en couple ou avec jeunes enfants, et que j'ai été la première à faire des youki-lala darladirladada du soleil et des nana.. A 25 ans c'est rigolo, 25 ans plus tard c'est juste pathétique. Surtout avec un polo lacoste moulé sur une brioche et un bermuda à carreaux. Non ce n'est pas moi, je n'ai pas de brioche. Je ne me sens plus en phase ni avec les animations ni avec les gens, ni avec un système de vacances qui me parait artificiel et creux...
Bien que je reconnaisse que ce soit assez idéal pour des familles avec jeunes enfants, les nains étant pris en charge et les parents libres de leurs mouvements !
Désormais, je prendrai mon baluchon et j'irai parcourir le monde pour peu que je le puisse ! Pour le plus grand bénéfice de l'élévation de mon esprit
Et à propos d'élévation de l'esprit, regardez ce qui suit, ça va élever le vôtre et vous faire mesurer ce que j'ai dû affronter pendant 9 jours.
Après visionnage vous me direz où sont les ânes. Moi je n'ai pas réussi à dire qui était qui..
Filmé sur place spécialement pour vous...
Et demain, quelques photos croustillantes prises sur place... Parce qu'on ne perd pas la main, même en vacances..
Edit : grâce à l'extrême générositude de notre sponsor en transats et couvertures (que l'on remercie bien fort), toutes celles qui ont participé au petit concours sur le billet précédent gagnent 2 transats + couvertures pour la date de leur choix au Cinéma en plein air à a Villette... Les filles, surtout faites-moi parvenir votre adresse POSTALE par mail, pour recevoir la contremarque par courrier.
06:00 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (47) | Envoyer cette note | Tags : club med, maroc, yasmina, vacances |
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