24.01.2008

LE DEFI MOT...

Puisqu'il doit en être ainsi, qu'il en soit ainsi....

 Les temps étaient moroses, le moral en baisse. Ma carte de crédit  chauffée au rouge refusait désormais de me rendre le plus petit service. Mon teint pâle reflétait le manque de soleil et la fatigue accumulée. L'actualité déroulait les méandres fangeux d'informations de son fleuve d'information stressantes et inutiles : nous étions hélas gouvernés par un nain énervé aimant se rouler dans le stupre avec des ex-mannequins chanteuses au nez refait et à l'ambition dévorante. Les bourses mondiales faisaient une poussée d'eczéma, les golden boys se suiscidaient en masse, John Galliano prenait les femmes pour des lampes, Carlos, symbole de l'insouciance et de la bonne humeur des années 60 venait de mourir (pourquoi je dis ça moi), et un jeune acteur de 28 ans que la vie n'amusait plus avait décidé d'en finir à coup de somnifères.. 

Mon oeil vide refletait le fond de mes pensées obscures. Ma tête penchait inexorablement vers le sol...Mon coeur en peine pleurait des temps légers ou nous gambadions tel Bambi dans les prairies du bonheur...

A ce moment précis, ma très chère Lili me regarde au fond du blog et me dit : "Manu, foin de la déprime, haut les coeurs, je te propose un défi à ta mesure".

Interloquée je lui réponds "qu'oui-je, qu'acoustiqu'ai-je ? Un défi dis-tu ?" Certes, me répondit-elle "Ce jeu diabolique réservé à la plus haute élite intellectuelle se nomme "Le défimot de Walinette, relèves-tu le gant ?"

A ces mots mon coeur meurtri par la déprime et le vent mauvais s'embrasa, mes sens se mirent en alerte, mes cheveux se dressèrent sur mon crane surchauffé. Je déchirais mes vêtements et courut nue dans mon appartement en criant "Amphigourie, Amphigourie" (ben oui quoi, c'est mon cri de guerre...) sous les yeux de mon mari qui, poussant un soupir, demanda à mes fils : "vous savez où sont ses cachets ?" pour me précipiter vers le clavier de mon ordinateur en vue de rédiger ce texte...

Je n'ai réalisé que quelques heures plus tard que je n'avais pas éteint la webcam et que l'ensemble des relations de mes fils m'avaient donc vue nue, rouge echevelée et tapant comme une possédée sur les touches du dit ordinateur.

Walinette, ton défimot a redonné un sens à ma vie.

Et pour un prochain défimot, une suggestion...

Ce texte est une MISE EN ABYMES.... A vous de jouer, Chers lecteurs...

 

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