19.08.2011
Geekette un jour, geekette toujours
Outre des raisons psychanalytiques obscures et qui n'intéressent que mon médecin traitant (coucou tonton Sigmund) (tenir les gens à distance, c'est mieux, toussa) je me suis aperçue à près de 50 ans que j'avais trouvé mon cocon dans le virtuel.
On fait des découvertes à tout âge.
Petite fille j'ai été nourrie à la BD française et belge, aux comics US, à la musique anglo-saxonne (déjà), au cinéma, à la science-fiction et au fantastique.
Sans parler d'un amour instinctif et immodéré pour les chats, compagnons indispensables de tout nerd qui se respecte...
Ajoutez ceci à des parents à l'humour décalé fréquentant des gauchistes beatniks et grimpant sur les barricades en 68, il était assez peu probable que je finisse gestionnaire de grand compte chez Boursicoteurs et fils.
Bon bien sur à l'ère tertiaire avant l'invention du micro-ordinateur, internet n'existait pas encore, pas plus que les réseaux sociaux. Si si c'est possible.
En revanche le terreau de la sous-culture geekesque était déjà fertile.
Et j'avais déjà du mal à trouver une seule sphère de relations qui rassemble tous les centres d'intérêts.
J'ai donc dispersé mes fréquentations en fonction des goûts des uns et des autres.
Au début des années 80 Je me souviens des soirées Où l'ambiance était chaude Et les mecs rentraient Stan Smith au pied ... J'ai tout de suite été fascinée par l'arrivée des premiers jeux vidéos. Parties interminables de pac man et space invaders sur console Atari ont rejoint les autres goûts bizarroïdes pour le commun des mortels.
J'ai même fait partie des douze personnes qui ont vu Tron à sa sortie en salle en France. Où le film, considéré comme fondateur de la culture geek, a fait un flop intersidéral. Je l'avais adoré bien sur. Alors que tout le monde prédisait que ce genre de cinéma n'avait aucun avenir (sifflote).
J'ai eu juste un petit souci de timing. Au moment de l'arrivée des micro-ordis et d'internet, début 90, mon réseau social se composait de deux nains qui ont quelque peu polarisé mon temps et mon attention.
Ce qui ne m'empêchait pas, déjà, d'exaspérer mon support IT professionnel en bidouillant mon micro de façon non orthodoxe.... Et d'acheter des consoles de jeux (aaaah la Séga Mégadrive) sous prétexte d'enfants à divertir.
Ce qui fait que je n'ai replongé ma tête dans la toile que début 2000.
Et que l'arrivée du tu du duuuuuuuuuu du modem bas débit a fait de moi l'esclave du net.
Esclave modérément libre, jusqu'à ce que le meuri commette une énorme, une irréparable erreur.
Lassé qu'on le sollicite toutes les 5 minutes à chaque plantage de la machine, il s'est mis un jour à hurler en mode basson hystérique "J'EN AI ASSEZ JE NE TOUCHE PLUS A CET ORDINATEUR".
Pour satisfaire mon addiction, il a bien fallu que je mette les mains dans le cambouis.
De bidouillage, en installation, en transfert au haut débit, en changements successifs (et installation) d'OS et d'ordinateurs, et heures passées avec les hot lines, à force de temps en ligne, je suis tombée sur les forums, puis sur les blogs, puis... etc, etc, pour en arriver à aujourd'hui où la quasi totalité de mes loisirs se déroulent derrière un écran.
Mais oui, la toile me plait, la toile est mon domaine, je m'y sens... bien. J'ai enfin trouvé mes homologues.
Non pas que je me fasse des illusions sur la perennité des relations en ligne.
Mais dirons-nous ce sont des esprits frêres qui ont les mêmes références que moi.
Il était temps. Tout arrive.
Ceci dit, je pense que la geekerie est en fait génétique. J'ai découvert récemment que ma mère, 83 ans passait ses nuits sur les forums de droite à bâcher les lecteurs du Figaro et bidouillait ses clichés sur Photoshop.
J'ai donc une bonne marge de progression.
Je pense qu'à 83 ans, si je ne suis pas morte ou aux fraises, j'aurais fabriqué mon propre hologramme - transmetteur - dématérialiseur.
Pas un ordinateur, les ordinateurs n'existeront plus depuis longtemps voyons, tout le monde le sait.
Faut suivre, un peu.

06:01 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : geekette, virtuel, réseaux sociaux, histoire |
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17.08.2011
Il a suffit d'une requête google...
...Pour me rappeler combien de tordus trainent sur web.
Quand je tombe au coin de mes requête plutôt drôles d'habitude sur "fille de 14 ans naturiste", je n'ai franchement plus envie de rire.
C'est à cet instant précis que je me dis "ok, fâchons-nous avec la deuxième moitié de la blogo maman, celle qui ne m'avait pas hurlé dessus hier"
Parce que je vais écrire à cette occasion une chose que j'avais envie de dire depuis longtemps, quitte à me confronter avec certains ou certaines :
Les photos d'enfants sur le web, personnellement, j'éviterais.
Même de dos, même prises de loin ou volontairement floues.
Chacun fait ce qu'il veut, je comprends parfaitement qu'on soit très fier(e) du joli minois de sa progéniture, et qu'on ait envie de le montrer sur son blog ou sur facebook.
Mais, je suis d'accord avec ma chère camarade Domydom pour dire que la seule idée qu'un tordu fasse des saletés sur une photo de mon gosse me fait vomir.
En plus sans tomber dans la parano la plus totale, une adresse IP ça se repère facilement.
Sachez que via votre adresse IP, on peut facilement trouver votre adresse postale. Couplée à quelques détails ou photos trop explicites, et un pervers peut pister votre enfant, sans aucun problème.
Je suis (vraiment) arrivée sur le web a un moment où mes fils étaient déjà grands. J'ai accepté une ou deux fois à sa demande, et récemment, de mettre en ligne des vidéos de mon fils cadet et de son groupe pour lui faire un peu de pub alors qu'ils avaient 16/17 ans. Et pas avant.
Je répugne toujours à le faire, même si mes fils ont largement dépassé la zone critique et qu'ils mettent eux-mêmes leurs photos sur Facebook.
J'ai essayé de leur expliquer les dangers du web en leur disant simplement que donner ses coordonnées en ligne équivalait parfois à les donner à un parfait inconnu dans la rue.
Tous les inconnus ne sont pas dangereux, loin de là. Il suffit juste d'un tordu.
Si vous voulez partager les jolies photos de vos petits avec vos proches, les pages privées avec accès limité peuvent être une bonne alternative.
Pensez-y.
Ca n'arrive pas qu'aux autres.

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : enfant, photos, web, précautions |
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16.08.2011
Enfant roi ? Pas chez moi
Je suis un poil freestyle dans certaines façons de penser ou faire. Il m'arrive pourtant parfois d'être rétrograde, voire réactionnaire.
Chez moi, par exemple, hors de question qu'un humain de moins de 18 ans (voire plus) me dicte ma conduite.
En clair, la philosophie de la maison c'est "les parent décident, les enfants suivent", point.
Je ne dis pas que je n'ai pas adapté mon mode de vie pendant une dizaine d'années. Je ne passais pas non plus mon temps en boite avec le gosse qui dormait sur la banquette à côté des baffles.
Non, quand même, je ne suis pas un monstre.
Juste un demi-monstre c'est tout.
En plus d'être un poil rétrograde sur l'ordre de prééminence familial, si j'ai un minimum oeuvré pour le bien-être physique et mental de ma descendance, je ne me suis que rarement forcée à faire des choses qui m'ennuyaient vraiment "pour le bien des enfants"
Si je n'avais pas envie d'aller au parc, on y allait pas. L'histoire du soir ? Je mettais une cassette. Les devoirs ? Je ne les ai pratiquement jamais aidés.
Pire, les trucs qui me cassaient les pieds je leur disais que ça me cassait les pieds.
Bouquins de puériculture ouvert = 0. Méthodes et activités d'éveil =0. Réunions de parents d'élèves = minimum vital. Echanges avec les autres mères à la sortie de l'école = planquée derrière un marronier. Promenade au grand air = avec un boulet aux pieds. Sorties au parc = sous lexomil. Activités manuelles = cata. Gâteau d'anniversaire = savane de brossard. Sorties ludo-éducatives = à reculons. (je refilais ça au grands-parents, ils adoraient)
Cinéma = plein. Musique = tout le temps. Rigolade = beaucoup.
Quelques cours de sports au club du haut de la rue -Hors de question de me geler des matinées entière dans un stade de foot en banlieue pour voir jouer des marmots en short et leur tendre un sandwich préparé avec amour à la pause - Et voilà..C'est à peu près tout. Vacances, loisirs, repos, rythme de la journée... Aux enfants de s'adapter à nos choix, rarement l'inverse.
En bref, j'ai toujours refusé que ma vie tourne à 100 % autour de ma progéniture. Que j'envoyais copieusement bouler quand il venaient me chercher au milieu d'un bouquin passionnant pour jouer aux playmobils.
Résultat : deux fils moyens en tout. Pas des génies, ni des boulets. Juste au milieu. Mais relativement éveillés et surtout très débrouillards. Avec un réseau social qui ferait pâlir d'envie Mark Zuckerberg lui-même.
Ce qui fait gonfler ma fierté maternitudinale.
J'aime à penser que les "maman je m'ennuie" auxquels je répondais "ennuie-toi c'est bon pour ce que tu as" est une méthode qui a contribué à développer leur autonomie et leur imagination en la sollicitant.
Par choix, par goût, par conviction, j'ai refusé de passer ma vie le nez sur le nombril de mes fils. En sur-réagissant au moindre signe de leur part et en répondant à chacune de leurs sollicitations.
Oui, ils vont certainement m'en vouloir. Mais comme ils auront toujours des reproches à me faire. Que ce soit pour ça, ou pour autre chose, autant prendre ce qui m'arrange.
Je suis persuadée de toute manière que les sur-entourer, sur-solliciter ou sur-protéger n'est pas une bonne méthode. Sans les exposer inutilement et en leur permettant d'avoir la meilleure et magique enfance, il me semble que la vie qui les attend est suffisamment dure pour qu'il s'y préparent un minimum.
Et les entourer de coton et du "ils ont bien le temps d'avoir des problèmes" ... n'est certainement pas, du moins à mes yeux, une solution.
Moi je suis pour les laisser s'ennuyer, se débrouiller, se bagarrer, faire des bêtises, affronter la vie à leur façon.
Mon boulot c'est de les aider, (voire de les ramasser s'ils se gamellent) pas de tout faire à leur place. J'estime que ce n'est pas un service à leur rendre, loin de là.
Je suis probablement à contre-courant de toutes les méthodes les plus avancées qui pronent de solliciter l'enfant le plus possible.
Mais... Comment dire... Ah, je cherche le mot, je l'ai sur le bout de la langue..
Je m'en contrecogne ???

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note | Tags : enfants, éducation, enfant-roi |
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