23/10/2012

Marraine la fée.... De twitter

Je souhaiterais te parler dans le cornet acoustique d'une initiative bien sympatoche à laquelle je daigne participer.

Car oui, de temps à autres, je daigne. 

Ca me coûte, mais bon. Il faut faire preuve d'empathie avec le reste du monde parfois.

Ou du moins faire semblant.

Tu sais qu'il parait que sur twitter nous sommes en minorité, nous les filles.

Car nous n'oserions pas.

Parait-il.

Cette situation est intolérable.

Laisser un réseau social aux mains des mâles ne peut se concevoir.

On leur laisse déjà notre corps (enfin plus ou moins) et environ 5000 ans de domination. 

CA SUFFIT.

Nous aussi on a plein de de choses à dire et il est temps qu'on raconte nos histoires de vernis, de jules, de karaté, de tuning, d'impôts sur le revenu, d'enfants (oui, enfin pas trop les enfants, j'aime pas les enfants, tu le sais), de plans cul (enfin vous, pas moi, le meuri veille au grain quand même) , de pipeules, de high-tech, de low-tech, de musique, de brushing ratés, de larmes, de joies, de jeans trop petits, de politique, de PC, de Macs (les ordis, pas le souteneur), de noms de domaines, de soirées, de météo, de spectacles et de ... ce que tu veux.

Alors pour faciliter la venue en masse des plus timides sur les ailes de l'oiseau bleu (qui s'appelle Larry, au cas où tu l'ignorasses), nous avons décidé sur l'initiative de Mademoiselle Ségoségo de nous constituer en brigade chic et choc de marraines les fées de twitter.


Nous nous engageons à prendre des filleules et à les guider pas à pas pour qu'elles deviennent à leur tour de vraies fées du réseau social.

Et ainsi faire tache d'huile. 

Tout ceci est extrêmement organisé puisque nous avons déjà 

La page Facebook 

Le compte twitter

Un site qui nous présente avec notre bio détaillée 

Bio dont je suis assez fière d'ailleurs. Je considère que c'est la meilleure que j'ai rédigé parmi tous les parcours fantaisistes que j'ai pu commettre sur différents supports.

Je songe d'ailleurs à mettre la phrase "bonne à rien, mais capable de tout" au fronton de ce blog.

Et même un fort joli logo qui a été dessiné spécialement pour nous par .... un homme.

Bon, parfois, un homme ça peut servir, je l'admets (Pascal Mabille, si tu nous regardes...)

Donc, jeune gazelle effarouchée, n'aies plus peur et viens nous rejoindre sur twitter, cause qu'on s'y marre assez bien et parfois même plutôt beaucoup.

Des petites (ou grandes) fées t'y attendent pour parsemer ton chemin de pétales de roses et de caramels au beurre salé.

Et si tu te sens l'âme d'une pygmalionne (ou d'une pygmée, ou d'une lionne) viens aussi, on a toujours besoin de bonnes volontés.

Nous sommes déjà 65 femmes de bonne volonté, plus quelques femmes d'honneur - des hommes de bonne volonté - viens nous rejoindre.

Moi j'ai déjà ma filleule. Et toi ? 

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24/09/2012

Le jeu des (7 ou plus) familles de twitter

J'y passe ma vie ou quasiment.

Il était donc normal qu'un jour je me lance dans l'étude socio-typologique de twitter.

Etude menée au doigt levé dans le vent avec le plus grand sérieux, bien évidemment.

Et que l'institut CSA ne renierait pas (Yves-Marie, si tu me lis...)

Evidemment, je n'invente rien, évidemment, l'exercice a déjà été fait à moultes reprises.

Mais ce sera la mienne d'étude à Manu qu'elle est bien et peut-être que dans 200 ans les élèves de CE1 l'étudieront en cours de réseau social, qui aura remplacé la géographie, dont tout le monde se contrecognera puisque tu peux d'ores et déjà contacter le Kazakhstan en 1/4 de seconde, donc à qui ça sert de savoir où ça se situe.

Donc.

Petite typologie de qui et quoi je vois passer sur twitter.

LES ADOS

font des tweets à base de Justin Bieber, de kikoolol et de ta mère la pute. Sémantique assez limitée du genre "Les Onedirectioners allé tous vous fer metre" (with les fautes) ou "j'aime trop fort les slims rouges" . Sont trop mignons quand il pensent que toi aussi tu as 15 ans et demi ou que tu pourrais leur servir de mère de substitution. Sinon difficiles à suivre. Comme les ados dans la vraie vie en somme. Mais gentils. Ou casse-couilles en fonction des jours


LES NERDS

Ont un langage codé difficilement accessible au commun des mortels à base de protocole, de HTML, d'adresse IP, de boucle de redirection et d'engins mystérieux. Parfois on a l'impression qu'ils vivent dans une dimension parallèle avec Sheldon Cooper. Grâce à eux tu sais quand va sortir l'Iphone 5, tu as toutes les keynotes d'Apple en streaming et les bonnes adresses de sites qui vont bien. Se moquent des bloggeuses mode mais sont tout aussi hystériques devant un nouvel OS qu'une fashionista devant le dernier it-bag. Utiles en cas de panne chez toi, tu en trouves toujours un en ligne qui peut faire le SAV. Quand il n'est pas occupé à démolir l'hérétique d'en face qui utilise un MAC alors qu'il est PCiste (tous des moutons) et vice-versa (tous des abrutis).

 

LES POLITIQUES

Principale activité ? S'engueuler. D'un camp à l'autre bien sur, les grands sujets de société donnant lieu à un échange de noms d'oiseaux en 140 caractères qui égayent souvent, il faut bien le dire, notre petit quotidien. Mais, surtout, dans le même camp. Les différentes composantes d'un même parti s'envoyant régulièrement sur twitter des scuds à base de "espèce de néo-réactionnaire" "tu n'es qu'un vulgaire marxiste reconverti" "l'écologie n'est pas un vrai mouvement" ou tout simplement "pauvre cloche". Assez amusant parfois. Saoulant souvent. Surtout quand les arguments échangés ne dépassent justement pas le "pauvre cloche"

 

LES PIPEULES

Mon conseil ? Zappe. Aucun intérêt à 95 % du temps. A part nous faire part de leurs agendas et du fait qu'il ont rencontré un encore plus pipeule qu'eux (avec qui ils se sont fait prendre en photo). Essayent parfois d'être drôles. Ne le sont pas. Ou plus exactement leurs CM ne le sont pas. Parce qu'ami non initié, rares sont les pipeules qui tweetent eux-mêmes en fait. Ah si, les has-been twittent eux-mêmes. Car twitter constitue une excellente base de repli pour les ex-, demi- et presque- vedettes (genre anciens de Secret Story) qui déclenchent des clashes sur tout et n'importe quoi pour s'y faire de la pub. Plus une "célébrité" est provocatrice, plus elle est has-been c'est le principe des vases communiquants.

 

LES INFLUENTS

Ne te parlent pas si tu as moins de 15680 followers comme eux. Et encore. Parlent souvent avec les pipeules ci-dessus. De trucs qu'ils ont fait entre gens de bonne compagnie "l'avant première du bar à oxygène de l'hôtel Intercontinental à New-York c'était géniaaaaaal" "J'étais avec Lady Gaga backstage, c'était géniaaaaal" "J'ai discuté avec Jean-Claude Vandamme à la soirée Brossard, c'était géniaaaaal" "J'ai serré la main de François Hollande, c'était géniaaaaal" . Encore plus ennuyeux que les pipeules, parce qu'ils ne sont même pas pipeules, mais il pensent qu'ils le sont, sans l'être. Tu me suis ? Non ? C'est pas grave, j'arrive à me comprendre, c'est l'essentiel.

 

LES FILLES

Vaste communauté de 18 à .... On a dit qu'on ne parlait pas d'âge, qui échange en vrac les photos de vernis, les adresses de pâtisseries et de sites de déco, les photos d'hommes nus, de chats, et de tweets à base de "TROOOOOP CHOUUUUU" et de "tu crois qu'il en a une grosse" ? J'hésite à inclure les mères et les cuisinières dans le lot de peur de me faire lapider (je suis lâche). Mais quand même, parfois vers 22.30/23.00 les mères et les cuisinières se lâchent et commencent à me demander des photos de mecs à poil. J'ai des noms. Je les garde en cas de besoin pour faire des dossiers. Je peux les donner contre un gros chèque ceci dit. Ou contre une photo de mec à poil, ça suffira.

 

LES GARS

Vaste communauté de 18 à... Boh les mecs ont toujours 18 ans dans leur tête de toute manière, qui échange des photos de footballeurs, les adresses de bars et de sites de pièces détachées, les photos de femmes nues, de chats (oui, ça tu n'y coupes pas quelque soit le sexe), et de tweets à base de "Zlatan est trop fort" et de "tu crois qu'elle est bonne" ? J'hésite à inclure les pères et les cuisiniers dans le lot de peur de me faire lapider (je suis lâche). Mais quand même parfois, vers 22.30/23.00 les pères et les cuisiniers se lâchent et commencent à me demander des photos de mecs à poil ....

Mouahahahahah (j'ai des noms aussi) (je les garde pour mes dossiers)

 

LES POETES

Parfois au milieu d'une mer d'ennui et de tweets vides de sens arrivent LA perle en 140 caractères qui te fait faire un "O" muet d'admiration avec ta bouche et penser "PUTAIN J'AURAIS VOULU ECRIRE CE TRUC". Drôles, poétiques, sarcastiques, percutants, ils sont quelques-uns à ciseler leurs tweets et leurs pensées comme un orfèvre cisèle un petit bijou. Heureusement que ces gens existent. On devrait les canoniser et construire un temple à leur gloire. Ils sont les 5 ou 10 % qui font que twitter vaut le coup d'y rester.

 

LES TROLLS, LES STALKERS, LES HATERS

Ils font notre amusement, et notre exaspération. Ils sont là par pure méchanceté et pour piétiner tout ce qui se présente sur leur écran. Ils sont le yin de ton yang, le professeur Moriarty de Sherlock Holmes, le Nadine Morano de la politique, le méchant de service. Jouer avec est parfois assez distrayant du coup. Faire exploser un troll en vol est un exercice intellectuel assez enrichissant, voire carrément jouissif, quand tu as du temps à perdre et le moral au beau fixe. Sinon, ne pas répondre est la meilleure solution. Le gusse d'en face se fatiguera assez vite de crier tout seul dans le vide. Au pire, l'option "bloquer" existe toujours. Je préfère encore les trolls aux stalkers. Les gusses pas méchants, mais un peu (voire très) lourds, qui te bombardent de tweets dès que tu mets un pied sur twitter alors que tu n'as qu'une envie très modérée d'échanger avec eux. Tu t'en veux d'être abrupte avec eux. Donc tu les garde. Ils te  harcèlent. Jusqu'au jour où tu n'en peux plus et tu les bloque. Et là c'est le drame. 24 h de cris et de larmes. 

 

LES CHRONIQUEURS

Commentent l'actualité. Toute l'actualité. De A à Z. Pratique pour suivre les évènements en temps réel. Moins drôle quand tu en est à ton 377ème "RIP Mireille Mathieu" ou "Le Kazakhstan vient d'être libéré". Parfois les chroniqueurs pensent aussi que leur avis sur l'actualité compte vraiment. C'est à ce moment précis qu'il faut leur rappeler que ... Non, en fait. Ce que je me charge de faire avec ardeur et délectation. Ce qui me classe directement dans la catégorie ci-dessus à leurs yeux. J'en conviens. C'est moyennement civique. Mais assez jouissif. Sous-catégorie des chroniqueurs : les live-twitters qui nous font partager leurs programmes télé. Pour le meilleur (nous avons connu quelques moments épiques de télé connectée) et le pire (je ne jetterai la pierre à personne, mais quand même).


 

ET MOI

A priori, je suis un concentré de tout ce qui précède. Donc parfaitement insupportable. Mais je balance des photos de mecs à poil vers 22.30/23.00 ce qui semble plaire à un peu plus de 3000 personnes. J'ai les noms. Comme je disais plus haut, ça servira toujours en cas de besoin.

Tremble, twitter

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10/04/2012

C'est ma tournée !!! (enfin plus vraiment, en fait)

Par ce billet, je bats ma coulpe.

Et je vais certainement perdre le peu de relations qui me restent.

Mais tu me connaissois, je dis ce que je pense, je pense ce que je dis, au risque de me prendre des pelles dans la figure et de finir vieille, laide, abandonnée et  absolument seule avec mes chats.

Au temps béni de l'innocence et du début du blogging, je faisais quasiment tous les soirs la tournée des blogs "amis".

Oui, je regrette presque ce temps où je torchais un billet un 15 minutes et où je passais la soirée à jouer à saute-mouton d'un blog à l'autre.

Remarque quand je relis mes anciens billets, tu comprends tout à fait qu'ils ont été écrits en 15 minutes.

Je ne sais même pas pourquoi je les garde d'ailleurs, c'est à pleurer.

Aujourd'hui ce n'est plus du tout le cas, j'avoue. Mes billets sont toujours à pleurer, mais je ne vais plus, ou assez rarement, lire les blogs des autres.

Lance moi des tomates, tu peux.

Je mets déjà beaucoup, beaucoup plus de temps à rédiger.

Une heure est souvent un minimum, voire plus.

J'y viens, j'y reviens, je corrige, je biffe, je coupe, je sabre, je réécris.

Donc au minimum 45 minutes de moins à consacrer à la vadrouille bloggesque.

Evidemment s'est également greffée l'addiction au réseaux sociaux. Le temps consacré à la lecture s'est transféré, sur du temps passé à raconter des imbécilités en ligne.

Et enfin - c'est à ce point précis que je vais perdre toutes mes relations - "l'ancienneté" fait que je trouve de plus en plus rarement des sujets qui captent mon attention.

Certes pour les nouveaux arrivants dans la grande famille, écrire un billet "pourquoi je blogge" ou est certainement motivant.

Mais quand tu vois le 12592ème truc sur le sujet, ou sur certains autres, que je n'énumèrerais point pour ne pas vexer encore plus,  tu pousses un soupir et tu passes ton chemin. 

Beaucoup de "déjà vu, déjà écrit", malheureusement. 

Ceci dit, je n'échappe pas non plus à ce phénomène.

Mon nombril étant d'une taille assez limitée, on en fait assez rapidement le tour.

Je crois même avoir déjà traité ce sujet il y a quelques temps, c'est dire.

C'est, en fait, désormais twitter ou facebook qui me servent d'agrégateurs. Si un titre de billet me parait prometteur, hop, je clique, je commente... Et parfois je claque si je ne suis pas d'accord.

On ne se refait pas.

Ce qui me permet de ne pas toujours aller voir les mêmes blogs et de faire aussi... De belles découvertes. 

Tu vois, je ne suis pas aussi blasée qu'on pourrait le croire.

J'arrive encore à fôlatrer dans la blogosphère tel une jeune biche pré-pubère.

J'espère juste ne pas finir en civet pour ce billet.

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19/12/2011

Plagiaires et faussaires

Le plagiat sur le net on avait l'habitude.

Tu fais un petit billet sympatoche et hop ! Au détour d'un clic tu le découvres sous un autre nom, et même pas crédité (sinon ce n'est pas drôle) sur un blog que tu ne connais ni des lèvres ni des dents.


Voire tu écris un petit tweet rigolo et zou ! On te signale que @copieurcheri vient de faire exactement le même sans RT ni citation bien évidemment.


On avait arrêté de s'énerver, à part de temps à autres, pour le sport ou la beauté du geste.

Après tout, on pouvait se dire avec un tant soit peu d'orgueil que c'était un hommage rendu à notre plume subtile et notre esprit brillant.

Sans oublier parfois de bâcher publiquement le fautif pris la main dans le sac pour lui apprendre à vivre.

Un genre de roulage dans le goudron et les plumes virtuel.

Cependant depuis quelques temps en plus des plagiaires une autre sorte d'escroc du réseau social émerge : l'acheteur de follower.


Alors qu'il est relativement simple d'avoir quelques followers en couchant sur la toile quelques pensées drôles, intelligentes, spirituelles ou même ... utiles, ils jugent plus rapide de se faire passer pour le maître du monde of the world de l'univers du web et de twitter réunis en gonflant artificiellement le nombre de leurs adeptes.

Pour se faire passer pour les rois de l'influencerie on-line.

C'est le cas d'une agence de communication qui s'est fait récemment prendre la main dans le pot de confiture.

C'est pas joli, joli. Surtout de la part de professionnels.


Comment repérer ces nouveaux faussaires qui pensent qu'une réputation numérique est quantitative avant d'être qualitative ?

Facile : leur nombre de followers augmente brutalement et sont souvent... Japonais, ou Coréens, ou Kazakhs, exotiques en tous cas.

Facile à percer à jour.

Et pas très malin pour le coup.


En tous cas mes abonnés sont tous frais, roses, 100 % bio et élevés sous la mère. Je dois bien avoir quelques robots dans le tas, mais globalement... Ils ont été gagnés à la sueur de mon front (ou de mon clavier plus précisément)

Et parce que c'est la sueur de mon front, j'ai un peu de mal avec ceux qui veulent passer par la case départ et récolter 20000 euros en pipeautant les dés si tu vois ce que je veux dire.

Ca pourrait m'énerver un de ces jours.

Et ceux qui me connaissent savent qu'ils ne faut pas m'énerver.

Non, faut pas.

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J'ai rarement vu plus moche comme couverture. Un collector

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31/10/2011

Lèche-bottes blues, je chante le lèche-bottes blues

La promo appuyée c'est ultra-pénible.

 

Voir dans tous les médias les mêmes acteurs/chanteurs/quidams raconter en boucle combien le film/disque/épilation du string était formidable, le meilleur de leur vie, et qu'il faut absolument aller voir ce chef-d'oeuvre impérissable me donne juste envie de surtout ne PAS y aller.

Trop de promo tue la promo.

A l'intérieur de cette avalanche de bonheur sucré, il y a un degré supplémentaire dans la douleur épidermique. 

Le léchebottisme chronique. 

L'acteur qui repeint entièrement le réalisateur en rose. Le chanteur qui rend un hommage appuyé à un de ses aînés (mort ou ringard la plupart du temps). Les présentateurs télé qui sortent la langue.

Les cire-pompes, les turlutteurs, les rampants, les à-genoux.

Insupportable.

Prenons par exemple (au hasard) quelque chose qui touche au réseaux sociaux. Le passage la semaine passée de l'émission "Le grand Webze".

Non pas que je veuille critiquer l'émission que je n'ai d'ailleurs pas regardée pour être tout à fait honnête.

Je me méfie terriblement des exercices du style "on s'invite entre potes, parce qu'on est tous les plus beaux et les plus intelligents et on parlera de notre nombril qui est super-intéressant, surtout pour nous, en fait"

Si j'ai tort sur ce point, je veux bien faire le tour de Notre Dame à genoux en pénitence. Et dieu sait que j'ai mal au genou en ce moment, c'est dire.


Je veux parler de ce qui a entouré l'émission. L'avalanche de "attention ça va commencer, c'est la meilleure émission of the world de l'univers" avant  ; et de "mais mon cheeeeriiiiiii que tu étais beau, que tu étais télégénique, comment tu étais trop le phoenix des hôtes de ce bois, je fais un billet immédiatement dessus tellement je kiffe" après.

Gerbique. 

En rajouter des couches pour ... Pourquoi au fait ? Etre gentil ou altruiste ? Ca m'étonnerait.

Se faire bien voir ? Progresser ? Se faire des copains ? Ou dans ce cas précis, passer éventuellement dans l'émission histoire de se faire une petite branlette audiovisuelle ? Avoir ses 15 minutes de célébrité ? 

Beaucoup plus probable.

Le lèche-bottes pense qu'il progressera en faisant reluire ses contemporains, ce qui est probablement le cas d'ailleurs, la franchise étant une valeur en nette perte de vitesse dans une ère où tout et tout le monde est tellement beau qu'on a l'impression de vivre à Disneyland en permanence. Il ne faut pas fâcher, il ne faut pas décevoir, il faut flatter pour réussir.  

Le lèche-bottes a le vent en poupe. Il ira loin, tant mieux pour lui d'ailleurs.

Pour ma part féliciter quelqu'un pour une jolie prestation, tant qu'on veut.

Sortir le cirage et le chiffon polish, non merci.

Si c'est bien, je le dis. Si c'est mauvais, je le dis aussi. 

Au pire, je ne dis rien. Quelque soit mon interlocuteur.

Avec l'âge j'ai quand même appris à dire "c'est mauvais" avec les formes pour éviter de blesser, notamment les gens que j'estime. Et même parfois à en rajouter un poil pour obtenir ce que je veux. Voire à dire aux gens ce qu'ils ont envie d'entendre pour leur faire plaisir. Mais sans plus.

C'est probablement la raison de ma non-ascension sociale (avec l'incompétence, la paresse et un caractère de merde, bien sur)

Mais au moins je reste debout sur mes mes talons de douze. Sans avoir eu besoin de sortir la brosse à reluire pour me les payer.

Le père La Fontaine avait déjà tout compris "un flatteur vit toujours aux dépens de celui qui l'écoute"

Preuve à l'appui

 

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14/10/2011

Personal webmelon

Faire un stage de formation sur l'organisation personnelle.

Lors du tour de table, annoncer que votre loisir favori est le web et les réseaux sociaux.


Répondre aux demandes d'explication de ces univers mystérieux de la part des participants.

 

 

Faire une brillante démonstration sur la différence entre un blog et une page facebook.

 

  

S'entendre dire "mais madame, vous êtes faite pour être community manager, voire faire de la stratégie web" par la consultante-formatrice.

Qui prend mon adresse mail pour que je la briefe sur le lancement de la page Facebook de sa boite.

Bon.

Il serait peut-être temps que je songe à ma reconversion.

Il y a bien une mamie DJ (qui marche très fort d'ailleurs)

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Je peux faire mamie CM.

Je prends un congé sabbatique et j'y réfléchis ?

 

NB Il y en a deux autres qui devraient peut-être penser à leur reconversion

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Affichage de la Freebox sur le débat Hollande-Aubry

Heu......

 

19/08/2011

Geekette un jour, geekette toujours

Outre des raisons psychanalytiques obscures et qui n'intéressent que mon médecin traitant (coucou tonton Sigmund) (tenir les gens à distance, c'est mieux, toussa) je me suis aperçue à près de 50 ans que j'avais trouvé mon cocon dans le virtuel.

On fait des découvertes à tout âge.

 

Petite fille j'ai été nourrie à la BD française et belge, aux comics US, à la musique anglo-saxonne (déjà), au cinéma,  à la science-fiction et au fantastique. 

Sans parler d'un amour instinctif et immodéré pour les chats, compagnons indispensables de tout nerd qui se respecte...

Ajoutez ceci à  des parents à l'humour décalé fréquentant des gauchistes beatniks et grimpant sur les barricades en 68, il était assez peu probable que je finisse gestionnaire de grand compte chez Boursicoteurs et fils.

 

Bon bien sur à l'ère tertiaire avant l'invention du micro-ordinateur, internet n'existait pas encore, pas plus que les réseaux sociaux. Si si c'est possible.

En revanche le terreau de la sous-culture geekesque était déjà fertile.

Et j'avais déjà du mal à trouver une seule sphère de relations qui rassemble tous les centres d'intérêts.

J'ai donc dispersé mes fréquentations en fonction des goûts des uns et des autres.

 

Au début des années 80 Je me souviens des soirées Où l'ambiance était chaude Et les mecs rentraient Stan Smith au pied ... J'ai tout de suite été fascinée par l'arrivée des premiers jeux vidéos. Parties interminables de pac man et space invaders sur console Atari ont rejoint les autres goûts bizarroïdes pour le commun des mortels.


J'ai même fait partie des douze personnes qui ont vu Tron à sa sortie en salle en France. Où le film, considéré comme fondateur de la culture geek, a fait un flop intersidéral. Je l'avais adoré bien sur. Alors que tout le monde prédisait que ce genre de cinéma n'avait aucun avenir (sifflote).


J'ai eu juste un petit souci de timing. Au moment de l'arrivée des micro-ordis et d'internet, début 90, mon réseau social se composait de deux nains qui ont quelque peu polarisé mon temps et mon attention.

Ce qui ne m'empêchait pas, déjà, d'exaspérer mon support IT professionnel en bidouillant mon micro de façon non orthodoxe.... Et d'acheter des consoles de jeux (aaaah la Séga Mégadrive) sous prétexte d'enfants à divertir.

Ce qui fait que je n'ai replongé ma tête dans la toile que début 2000.

Et que l'arrivée du tu du duuuuuuuuuu du modem bas débit a fait de moi l'esclave du net.

Esclave modérément libre, jusqu'à ce que le meuri commette une énorme, une irréparable erreur.

Lassé qu'on le sollicite toutes les 5 minutes à chaque plantage de la machine, il s'est mis un jour à hurler en mode basson hystérique "J'EN AI ASSEZ JE NE TOUCHE PLUS A CET ORDINATEUR".

Pour satisfaire mon addiction, il a bien fallu que je mette les mains dans le cambouis.

De bidouillage, en installation, en transfert au haut débit, en changements successifs (et installation) d'OS et d'ordinateurs, et heures passées avec les hot lines, à force de temps en ligne, je suis tombée sur les forums, puis sur les blogs, puis... etc, etc, pour en arriver à aujourd'hui où la quasi totalité de mes loisirs se déroulent derrière un écran.

Mais oui, la toile me plait, la toile est mon domaine, je m'y sens... bien. J'ai enfin trouvé mes homologues.

Non pas que je me fasse des illusions sur la perennité des relations en ligne.

Mais dirons-nous ce sont des esprits frêres qui ont les mêmes références que moi.

Il était temps. Tout arrive.

Ceci dit, je pense que la geekerie est en fait génétique. J'ai découvert récemment que ma mère, 83 ans passait ses nuits sur les forums de droite à bâcher les lecteurs du Figaro et bidouillait ses clichés sur Photoshop.

J'ai donc une bonne marge de progression.

Je pense qu'à 83 ans, si je ne suis pas morte ou aux fraises, j'aurais fabriqué mon propre hologramme - transmetteur - dématérialiseur.

Pas un ordinateur, les ordinateurs n'existeront plus depuis longtemps voyons, tout le monde le sait.

Faut suivre, un peu.

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