19/10/2012
Le retour du fils de la revanche du classement
J'ai toujours été allergique aux classements.
1er, 2ème, 23ème, tu fais ton truc, quelle importance d'arriver AVANT tes confrères ou derrière ?
Sur le moment c'est gratifiant deux secondes. Par exemple quand tu deviens meilleure twitteuse du siècle du mois d'août par un site féminin, tu prends ton petit shoot d'adrénaline, ton demi-pulsar de lumière, ton quart d'heure de célébrité, et puis quoi ?
Deux secondes après personne n'y pense plus de toutes manières.
Voire tu te fais des ennemis parce que tu es devant.
N'étant pas pourvue par dame nature d'un kiki qui dépasse, le petit jeu de kikalaplusgrosse avec mes confrères ne m'intéresse pas.
Consternant manque de compétitivité et d'ambition qui a ruiné par ailleurs toute ma vie professionnelle.
Dont la réussite la plus éclatatante est un cortège de stagiaires torturés et dépressifs.
J'avais pourtant au début de mes méfaits on line adhéré au classement Wikio qui, je le reconnais, m'avait apporté un petit début de reconnaissance de la part de mes pairs.
Pour en claquer la porte il y a deux ans, après avoir compris que le truc était un attrape-couillons destiné à faire tourner une plateforme bien gentiment sans se fouler avec le contenu DES AUTRES.
Gratuit. C'est mieux, bien sur.
Sans en retour t'apporter beaucoup de visites.
Les relations à sens unique n'ont jamais vocation à durer très longtemps. C'est la loi de la nature.
Je porte donc aujourd'hui un regard légèrement amusé, voire ironique avec un sourcil relevé sur l'indignation (justifiée ou pas), pour des raisons qui leur appartiennent, de certains qui découvrent que Wikio/Ebuzzing c'est le diable en costume de velours.
Et que le gars qui en est à l'origine est un affreux capitaliste qui défend les volatiles urbains, la libre-entreprise et des idées qui ne leur vont plus du tout.
Après l'avoir défendu bec et ongles pendant des années.
A défaut d'avoir de l'ambition j'aime bien avoir raison systématiquement.
Tu vois, tout n'est pas perdu au niveau comportemental.
Oui, permettez-moi de remplacer la minute de célébrité par la minute de "tu vois, j'avais raison".
J'aime autant, voire plus.
Clouer le bec de mon entourage me procure beaucoup plus de satisfaction que d'être sous le feu des projecteurs qui vont se braquer sur quelqu'un d'autre très rapidement de toutes manières.
Pour en revenir aux divers classements, Klout, prix et awards du meilleur blog de l'univers of the world (suivez mon regard), je les mets tous dans le même sac.
En autres termes plus choisis, je m'en contrecogne assez fortement.
Je ne participe pas, je ne vote pas.
Pour personne, même si une copine me demande.
Elles le savent d'ailleurs, elles n'essaient même pas.
Un autre jour, je ferai un billet pour dire aussi combien je me contrecogne aussi totalement de la célébrité et de la notoriété.
Si tu savais comment les gens célèbres peuvent être parfois harcelés, seuls et malheureux, surtout une fois que plus personne ne les reconnais dans la rue, et comment une fraction de célébrité peux rendre complètement toc toc, tu réfléchirais à deux fois avant de vouloir montrer absolument ta truffe à la télé.
Je préfère rester dans l'ombre et déclassée et profiter de la vie, pour ma part, après mûre réflexion.
Chacun son truc.

(on a les 06 de ces gens ? Non, c'est juste au cas où y'aurait un célibataire qui cherche l'âme soeur)
06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : classements, wikio, e-buzzing |
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18/10/2012
Créative ? Non. Dingo.
Je m'auto-classe dans la catégorie des gens plutôt créatifs.
(qui a crié "créatif de conneries, surtout" ? Je vous vois, vous savez)
Option d'ailleurs confirmée lors d'un récent séminaire d'entreprise où mon profil a été clairement situé dans cette catégorie.
Evidemment quand tu passes la moitié de ton séminaire à faire rigoler le formateur et à répondre n'importe quoi aux tests il est peu probable qu'il te colle dans la catégorie "gestionnaire".
Or, selon une récente étude suédoise (oui, ils sont forts ces suédois), la créativité va souvent de pair avec la maladie mentale.
Les écrivains présentent des risques accrus d'anxiété, de schizophrénie, de dépression et de troubles bipolaires.
Ils ont deux fois plus de risques de se faire péter le caisson que le reste de la population
Les danseurs et les photographes, quant à eux sont sujets aux troubles bipolaires également.
Les créatifs en tant que groupe restent plus ou moins dans les statistiques normales de dinguerie de la population générale.
Mais ils sont plus sujets à des troubles du comportement du type anorexie. Voire à des maladies du type autisme.
En clair, pour toi ami blond surfer australien : créativité = risque de zinzin avéré.
Je comprends maintenant pourquoi les gens de ma sphère professionnelle me parlent doucement avec la tête penchée sur le côté comme à un petit enfant qui vient de faire une bêtise.
Et pourquoi l'évêché de Paris a proposé le meuri pour la canonisation avant sa mort.
Vu qu'il supporte mes lubies diverses et variées et mon humeur bipolarisée depuis la nuit des temps sans broncher.
Enfin si, il bronche, mais quasiment en silence.
Ca donne un truc genre "chemmememegroumpf"
Pour te donner la mesure du truc, je remplacerais le terme "humeur cyclothymique" par "humeur cyclonethymique"
Je passe d'un état dépressif profond à un état jubilatoire total en moins de temps qu'il faut à une tornade pour balayer un champ de pastèques génétiquement modifiées.
C'est fatigant pour tout le monde, y compris pour l'intéressée.
Quant au fait que le génie va souvent de pair avec une araignée au plafond, c'est un peu normal. Des capacités créatives hors normes vont souvent avec un mental... hors normes aussi.
On a rarement vu un chef d'oeuvre impérissable peint ou écrit par un contrôleur de gestion.
(pardon ami contrôleur de gestion, tu as d'énormes qualités aussi, certainement)
Tu n'embrasses pas une profession ou une carrière tout à fait par hasard non plus.
Quand tu as le choix, bien évidemment, ce qui n'est pas toujours le cas.
Michel-Ange était certainement autiste Aspberger (les génies, tu sais Rain Man qui calcule tout sans ordinateur), Van Gogh a fini dingo, Kurt Cobain s'est fait sauter le cerveau, j'en passe et des meilleurs.
J'ai même une anecdote sur Bill Gates, rencontré par une de mes copines lors d'une opération de presse, alors qu'elle travaillait avec Microsoft.
Planté au milieu d'une pièce, assis sur une chaise, ne parlant à personne, il se balançait d'avant en arrière de façon tout à fait... Inquiétante.
A tel point que ma copine ne voulait pas croire que c'était réellement Bill Gates mais son jumeau neuneu qu'on avait planté là pour régler la lumière.
Héééé oui.
Même lui.
Donc tu vois si tu as une personne de ta famille qui entame brutalement une petite danse de la joie dans ton salon juste parce que le ciel est bleu, ne t'inquiète pas.
C'est peut-être un génie qui va te rapporter des trillions de brouzoufs avec une idée qui va révolutionner l'univers.
Ou alors il a juste trop picolé.
A voir.

(Là l'auteur est clairement dingue, à défaut d'être créatif)
(la photo est de moi, si si, la sculptouze était exposée face au Louvre hier)
(C'est Léonard de Vinci qui doit se marrer)
L'article source sur le site de la BBC en anglais
06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : folie, création, artistes, van gogh, michel-ange, kurt cobain, bill gates |
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17/10/2012
Argo ? Un film à voir absolument
Mais enfin, me dis-tu, comment se fait-ce que tu l'aies visionné ce bout de pellicule ??
Il n'est point sorti encore.
Petit(e) ignorant(e), te réponds-je (comme Bob - humour - pouet) ne sais-tu point que je navigue dans la haute sphère de l'interneterie et du 7ème art réunis ?
Ce qui me permet d'assister à des réjouissances avant la plèbe.
Notamment des avant-premières cinématographiques, donc.
Et quand on te dit que c'est en présence du réalisateur, tu entames une petite danse du ventre.
Et quand on te précises que le réalisateur c'est Ben Affleck, tu entames une petite danse du bas... Euh, non, rien.
Ben Affleck, pour mémoire c'est lui.

Une filmographie pas toujours égale avec du très bon, dont je garderai personnellement le cultissime "Dogma" qui est un de mes films de chevet, mais également du tout venant et quelques nanards retentissants.
Je ne ferais pas l'injure de rappeler les calamiteux Gigli/Amours troubles avec son ex, Jennifer Lopez, un policier d'anthologie pour sourds, muets et aveugles ou Daredevil, un des plus mauvais films de super-héros de l'univers.
Qui aurait pu parier en voyant ce nanard intergalactique que son acteur principal nous livrerait quelques années plus tard, après deux autres réalisations plutôt réussies, un des - et oui je vais m'engager sur ce point - meilleurs films de l'année 2012.
Dans son style et sa catégorie bien évidemment.
Tu vas me dire "toi tu as eu la tête tournée par le petit speech de Ben Affleck en introduction" .
Pas tant que ça.
J'étais assez loin de la bête pour ne pas succomber à son sex-appeal torride qui aurait pu fausser mon jugement.
Et en terme de sex-appeal, heu... Comment te dire.
Cela fait plusieurs fois que je me dis qu'il ne vaut mieux pas voir une très belle image de papier glacé en vrai.
Tu es forcément un peu déçue. Et Ben, entre nous, ce petit bouc, cette veste mal coupée et ce jean hasardeux, hmmmm....
(oui je suis sensible à l'apparence, c'est mon côté superficiel, totalement assumé)
(et je n'ai pas pu récupérer une seule photo potable ou nette de cet évènement, le fils qui était chargé de l'appareil a failli à sa mission, ce petit con)
Ceci dit, malgré ce look moyennement glamour, il nous a quand même parfaitement expliqué sa démarche et l'histoire du film.
Dont le scénario lui a été transmis par George Clooney qui a pensé que Ben Affleck pourrait en faire un bon film.
Le même George Clooney ayant d'ailleurs participé à sa production, pour la petite histoire.
Mais enfin, t'impatientes-tu après ce long préambule, de QUOI CA CAUSE TA PELOCHE ?
Du calme, Maurice, je te raconte.
Le film est basé sur une histoire vraie, mais très peu connue. Le dossier ayant été déclassifié par les services secrets depuis peu de temps.
1979, Iran, Le Shah est chassé du pouvoir, Khomeiny arrive. Les Iraniens, avides de vengeance envers une nation qui a soutenu leur dictateur pendant des années s'en prennent à l'ambassade des Etats-Unis. Juste avant que l'ambassade soit envahie et ses occupants retenus par les Iraniens, 6 Américains s'échappent et trouvent refuge à l'ambassade du Canada. L'ambassadeur les cache mais la situation devient rapidement intenable. La CIA décide alors d'une mission menée par un spécialiste de l'exfiltration, Tony Mendez.
Qui va avoir une idée pour le moins ... Originale pour sortir les Américains de ce guépier.
Monter, avec l'aide de deux professionnels reconnus d'Hollywood,un producteur et un prothésiste, un faux film, Argo, justifiant ainsi des repérages pour un tournage en Iran.
Le subterfuge va-t-il fonctionner ?
Comme je le disais plus haut, j'ai énormément aimé ce film. Une construction originale en 3 parties : la reconstitution historique qui plante le décor et l'action.
La quasi-comédie qui raconte le montage du faux film.
Et le thriller qui raconte l'exfiltration des fugitifs Américains.
3 parties bien distinctes mais qui arrivent à faire un film totalement cohérent et passionnant de bout en bout. Sans parler du suspense de la 3ème partie qui te laissera totalement agrippé(e) à ton siège jusqu'au bout de l'angoisse.
J'aurais rarement autant attendu un coup de fil dans un film ... Mais je n'en dirais pas plus.
La reconstitution historique est méticuleuse, on croirait revoir les images de l'époque : décors, costumes, et même grain et couleur du film sont parfaitement reproduits.
Quant au casting, il est impeccable.
Mention spéciale à John Goodman et Alan Arkin, irresistibles respectivement en prothésiste et producteur Hollywoodiens prêts à tout pour que l'opération réussisse.
Ainsi qu'à Bryan Cranston (Malcolm, Breaking bad), parfait comme d'habitude en responsable de la CIA un peu dépassé par les évènements.
Le fils qui m'accompagnait a lui aussi énormément apprécié il a noté le film 15 sur 20.
Je ne suis pas loin de partager sa notation.
Le film sort le 07 novembre sur vos écrans. Pour une fois, quittez votre salon et offrez-vous une place de cinoche. Vous ne le regretterez VRAIMENT pas.
Sinon, comme le disent les principaux personnages du film pour se donner du courage...
... Argo fuck yourself.
(La bande annonce pour te donner encore plus envie)
Mille mercis au Club 300 AlloCiné et à Miss Maylis pour cette séance
06:01 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : argo, ben affleck, dogma, gigli, daredevil, john goodman, alan arkin, bryan cranston, iran, otages |
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16/10/2012
Le mur du çon
(Titre emprunté à l'une de mes sources d'inspiration majeure : le Canard Enchaîné. Le journal qui prouve qu'on peut traiter de sujets sérieux avec humour)
Tu le sais, amis lectoral, je ne m'énerve que très rarement.
Une fois toutes les 15 secondes en moyenne.
Et sur des sujets qui en valent souvent la peine comme le jaune couleur de l'hiver, les community managers qui nous font des misères, l'augmentation des croquettes pour les chats ou le diable qui s'habille en Dior alors que normalement c'est en Prada.
La faim dans le monde, c'est mineur, on est bien d'accord.
(Si tu passes pour la première fois par ici, je te rassure, parfois je m'énerve aussi à bon escient - surtout si escient est blond, suédois et musclé)
Donc, ce week-end un frappadingue avait décidé de prouver que l'homme peut voler à la vitesse de la lumière, se transformer en torche humaine et atterrir à l'aide d'un parachute après avoir sauté d'une capsule stratosphérique.
Bien.
Si le gars joue avec sa vie, tant que ça ne dérange personne à part le risque de se transformer en barbecue interstellaire, pourquoi pas.
Chacun fait ce qu'il veut de sa peau.
Mais que l'ensemble soit transformé en énorme opération marketing polarisant les réseaux sociaux, youtube, les médias et le reste du champ de l'information...
Surtout au profit d'une SALOPERIE DE BOISSON qui FLINGUE les gens et qui LOBBYISE pour que ses méfaits soient largement MINIMISES ??
Excuse-moi de ne pas partager la liesse générale. Et de ne pas m'extasier sur l'exploit du fou volant et de sa capsule.
1/ Je n'en ai strictement rien à cirer que le gars cherche à passer le mur du son en combinaison michelin pour se faire des sensations fortes.
2/ lL prétexte de l'expérience scientifique derrière me laisse assez dubitative.
3/ Laisse-moi te rappeler 2 minutes la stratégie de Red Bull.
Le fondateur, Dietrich Mateschitz est l’homme le plus riche d’Autriche et la 193e fortune mondiale avec 3 milliards de dollars, selon le magazine Forbes. Un tour de force pour une marque si jeune née dans les années 80, dont la boisson n’est distribuée en France que depuis 2008, et déjà dans le Top 100 des marques qui valent le plus à travers le monde, selon un récent classement.
Comment a-t-elle obtenu ce résultat ? A coup de sponsoring forcené. "Le groupe devient une marque évènementielle et expérientielle plus qu’un fabricant de boisson énergisante", décrypte Boris Helleu, professeur à l’Université de Caen et spécialiste de marketing et d’économie du sport professionnel. Le groupe dépense au bas mot 30% de ses revenus pour booster sa notoriété. Outre l’obtention en F1 du titre de champion du monde des constructeurs pour la seconde année consécutive, il a également remporté un nouveau titre de champion du monde des rallyes en s’associant avec Citroën. Et est engagé dans le football avec les Red Bulls de New York ou le Red Bull Salzbourg.
Evidemment toute cette jolie stratégie vise les jeunes adultes en quête de repères, de fête et de branchitude.
En minimisant les effets potentiels de la boisson, encore mal connus.
Red Bull est censé contenir de la taurine, une substance détectée pour la première fois à la fin des années 1950 dans la bile du taureau. Sauf que la taurine incorporée dans la boisson est synthétique et ne provient absolument pas du taureau.
Après un effort physique extrême, le corps ne produirait plus les quantités de taurine exigées, et il en résulterait une insuffisance. Red Bull joue sur cette incertitude en affirmant que son produit non seulement donne de l’énergie, mais «favorise l’intelligence et la concentration». Des études récentes ont prouvé qu’il existe de réelles interactions entre la taurine et l’alcool – d’où la popularité du cocktail vodka Red bull dans les boîtes de nuit.
La taurine a été identifiée comme étant un neuro-transmetteur, soit une substance qui favorise les transmissions entre les neurones dans le cerveau, et aurait en plus un effet de désintoxication et de renforcement de la contractilité cardiaque, mais les effets concrets de la taurine sur l’organisme restent peu clairs.
"Aucune étude scientifique n’a été réalisée sur ce produit" explique Jacques Diézi, professeur de pharmacologie à l’Université de Lausanne.
Tiens tiens.
Ca me rappelle vaguement quelque chose.
La stratégie des cigarettiers dans les années 70/80, ça ne te dit rien, jeune padawan, tu n'étais pas encore né.
Pourtant, les F1 décorées de "Camel" et autres "Marlboro", les soirées en boite, le sponsoring à outrance d'évènements jeunes et branchés, tout pareil.
On sait depuis ce que cette stratégie cache.
Alors évidemment, voir les médias du monde entier polarisés sur un évènement sponsorisé par une marque telle que celle-ci, tu peux comprendre que ça m'irrite un poil les synapses.
Au-delà de l'exploit sportif potentiel, que je ne remets pas en cause, mais dont, encore une fois, je me contrecogne totalement pour ma part, je me désole qu'une stratégie marketing aussi rouleau compresseur polarise des médias alors qu'il y a tellement d'autres sujets bien plus graves dont on ne parle jamais.
C'est probablement très cliché comme réflexion.
Mais peu importe, j'assume.
J'attends les résultats des soit-disants programmes de recherche menés derrière cette opération avec la plus grande impatience et de pied ferme.
Si, si. (et je ricane dans mes dents)
Tu te rappelles le proverbe chinois "Quand le sage montre la lune, le fou regarde le doigt" ?
Je pense que dimanche on nous a montré la lune pour nous cacher le doigt.
Le doigt dressé.
Bien verticalement.
Sources et emprunts de textes : 20 minutes et dangers santé.org
A lire aussi : Red Bull, le grand ami du sport dans La Tribune

(Oui, oui, la photo est superbe, je le reconnais. Mais parfois j'aime bien regarder DERRIERE la photo)
06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : red bull, felix baumgartner, saut, espace |
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15/10/2012
In vino veritas
Le vin est resté un monde hermétique, obscur et étrange jusque tard dans ma vie.
En fait jusqu'il y a 3 ans, je N'AIMAIS pas ça.
Hérésie totale dans le pays qui a érigé la vigne comme biberon tutélaire. Et où la dégustation du nectar obéit à un rituel précisément codifié depuis des siècles.
C'est un week-end oenologique avec dégustation à 9 h du matin qui m'a débloqué la papille vinifère.
Je n'aurais jamais cru y survivre mais je suis tombée dans une cuve de Sauternes. Et je n'en suis plus ressortie.
Depuis je découvre l'univers du vin petit à petit.
J'en suis bien sur à un stade assez peu avancé. Je préfère encore les blancs légers et un peu liquoreux (parce que sucrés) aux rouges corsés et charpentés qui exigent un palais plus éduqué et un peu d'accoutumance.
Mais je commence à distinguer les notes, les arômes, les parfums et la charpente d'un vin.
Ce qui est un début.
Toutes les occasions d'approfondir cette toute nouvelle connaissance sont donc les bienvenues.
Notamment si ceci se déroule dans le sud de la France, à la découverte d'un cépage peut-être moins connu et autour d'une formule originale.
Précisement le cas du verre gourmand dans la très jolie ville d'Avignon.
Le principe ? Une rencontre avec les vignerons-producteurs passionnés qui vous présentent leurs vins et un cocktail dinatoire

(sauras-tu trouver Charlie ?)
au cours duquel vous cherchez le meilleur vin présenté pour accompagner les bouchées et verrines servies. Comme un café gourmand en somme, mais pour l'apéritif...

Tout ceci dans un cadre grandiose au milieu d'une ambiance forcément méditerranéene et conviviale.

Du vin, des petits plats et une bonne ambiance, que peux-tu espérer de plus ??
Pas grand-chose en fait.
Je suis, entre autres, tombées sur un petit muscat qui tiendrait largement tête à un Sauternes à côté d'un bon foie gras ou d'un fromage persillé.

Voire d'un dessert au chocolat. Ou d'une viande blanche épicée, marinée ou en casserole.
Car les vins liquoreux un peu sucrés ne sont pas exclusivement réservés à l'apéritif ou au foie gras, mais s'accomodent avec plein de choses différentes, pour peu que tu sois amateur ou trice.
Les autres vins présentés rouges, et blancs, qui ont toujours ma préférence s'en tirant très bien aussi. Je signale quand même le coup de coeur de mes compagnons de route : l'Envy, du domaine des Pasquiers, un rouge aux harmonies de vanille. Pas mon préféré, mais je reconnais son originalité.
Bref, même si le côte du Rhone n'est pas forcément le terroir auquel je pensais instinctivement au départ, il est clair que désormais, je pourrais l'ajouter au rang de mes connaissances.
Ca me fera une occasion de plus de frimer dans les diners en ville et au rayon vin de mon magasin favori. (comment ça, tu ne connais pas les Côtes du Rhône.... Hiiiiiinnnn).
La fête n'aurait pas été tout à fait complète sans une visite d'Avignon et de ses environs, ville que je te recommande chaudement hors de la période du festival, si tu passes dans la région.


Sans parler du marché couvert, qui est une raison à lui tout seul de faire le déplacement.

Dont j'ai ramené une boite des meilleurs calissons de France (boite engloutie en 24 h chrono, tu parles)

Enfin pour moi, c'était le bonheur.
Je vais donc aller trinquer à mon bonheur, tiens. Ca fera une bonne occasion de déboucher une bouteille.
Et si vous cherchez des idées d'apéritif un peu originales, quelques idées de verres gourmands

Merci à Louise et à la collective des Vins du Rhône pour le séjour et la balade Avignonnaise
06:00 Publié dans Cuisine | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : vins, côtes du rhône, avignon, muscat |
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