14/11/2012
Sexe Libris
Parlons peu, parlons sexe.
Oui, vous aimez ça.
Même toi qui rougis en te tortillant là-bas au fond.
Je te vois. Ne dis pas le contraire.
Voilà.
Le sexe est un vaste territoire où parfois tu vas de surprise en surprise et de découverte en découverte.
L'imagination dans ce domaine n'ayant que très peu de limites, rares sont les personnes pouvant prétendre avoir fait le tour du sujet.
Et malgré ma modeste (mais longue) expérience
- on va dire à mi-chemin entre Bernadette Soubirous et euh... Disons une personne du show business ayant un agenda bien rempli et la cuisse légère -
je suis loin de tout savoir sur les méandres de la libido de mes congénères.
J'ai déjà du mal à comprendre les méandres de ma propre libido. Pourquoi par exemple n'est-elle fouettée (oh oui, fouettons) que par le nordique aux yeux clairs, aux pommettes saillantes et à la musculature musculaire ?
Mets-moi un top model latin nu et prêt à l'emploi sur un lit. Rien. Mais alors rien. Hormonograme plat.
Alors que le moindre duvet vikingo-anglo-saxon entraperçu par une échancrure de chemise me transforme en un battement de cils en louve de Tex Avery prête à faire au monsieur, y compris contre sa volonté, des trucs inavouables dont j'aurais honte après coup (si j'ose dire). Ce fut, c'est et ça restera à jamais un mystère profond.
C'est pourquoi un peu d'information ne nuit jamais, dans ce domaine comme dans d'autres.
Et de l'information j'en ai trouvé plus qu'il n'en faut dans un opuscule que l'on ma récemment placé entre les mains.
J'ai dit opuscule. Pas autre chose. Entre les mains.
Espèce de dégoutant, je vois à quoi tu penses.
Sexe Libris, le dictionnaire Rock, historique et politique du sexe.
Si tu veux savoir ce qu'est l'acomoclitisme ? la xylophilie ? la lilubérine ? les tengas ? le joydick ? Apprendre que les fonctionnaires et les professions libérales sont obligés de prendre des pseudonymes pour parler de sexualité. Que la zoophilie a été légalisée sous la révolution française avant d'être à nouveau interdite en 2004. Que le rose a longtemps été la couleur des garçons, des vrais. Que de nombreux films pornographiques sont doublés pour les bruitages par des professionnels du son. Que "déconner" signifie originellement "se retirer". Ou bien encore d'où vient le mot « tabou », je te conseille vivement la lecture de cet ouvrage riche et foisonnant comme..
Euh, comme... voilà.
L'ouvrage est rédigé par Camille, auteur prolifique qui a longtemps oeuvré sur Rue89 avant de créer Sexpress, sur le site de l'Express.
Camille dont le genre est volontairement inconnu. Ou neutre, comme chacun préfère.
Et que j'ai spontanément pourtant identifiée comme une fille.
Parce qu'aujourd'hui, si tu regardes bien, les femmes parlent beaucoup plus de sexe en ligne ou en livres que les hommes.
A croire qu'elles osent plus pousser le bouchon au fond du goulot une fois la libération seskuelle passée.
Ou que les hommes ont une imagination plus limitée pour décrire une partie de tagada tsouin tsouin.
(je parle en code parce que le meuri me regarde et il y a encore des choses que je ne lui ai pas encore expliquées)
Enfin bref, moi je me régale, même si je n'ai pas encore terminé l'intégralité de l'ouvrage.
Mais c'est un dictionnaire tu n'es pas obligé(e) de tout avaler d'une traite...
Tu peux aussi suçoter au gré de tes envies et de tes impulsions.
Je te recommande tout particulièrement le passage sur l'incursion des auteures-teuses-enfin-on-ne-sait-pas au Cap d'Agde qui ressemble aux aventures de Tintin chez les obsédés. Très très drôle.
Dernière petite chose, comme dirait la Belle au Bois Dormant en voyant le Petit Poucet faire un strip poker, la préface est du distingué David Abiker.
Qui m'a dédicacé mon exemplaire. Et oui. à moi. MON exemplaire.
C'est tout à fait le moment et l'endroit pour faire du personal branling.
David Abiker qui, contrairement au Petit Poucet, est grand, lui.
Si.
Je dis ça, je ne dis rien.
Sexe Libris est sorti depuis le 08 novembre au prix modeste de 19,90 Euros aux éditions Don Quichotte. Et disponible sur Amazon, j'ai vérifié...

06:04 Publié dans Sexe & Co | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : sexe libris, livre, dictionnaire |
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13/11/2012
Epaule Tattoo
Même à mon âge avancé, voire très avancé, j'ai encore des rêves de midinette.
Etre maître du monde, acheter twitter, avoir une paire de Louboutin, démarrer un élevage de chats, partir en Australie, toucher Fassbender (on ne dit pas où, non, on ne dit rien).
Tu peux me traiter de rêveuse, mais je ne suis pas la seule.
Ah flûte ça c'est du Lennon.
Enfin bref.
Ne ris pas hein, parfois les rêves se réalisent, parfois à l'insu de ton plein gré, parfois très longtemps après avoir attendu.
Tiens par exemple, quand j'étais jeune à Roland Garros, je me disais "un jour je serai invitée dans une loge".
Figure-toi que ça a fini par arriver. J'ai attendu quelques décennies, mais ça a fini par arriver.
C'est probablement assez vain comme rêve, mais c'était le mien. Et le jour où j'ai pu poser mon popotin dans le carré vert à quelques mètres du court central, la reine d'Angleterre, elle ne m'arrivait pas au petit doigt de pied.
C'était le message positif du jour en partenariat avec nos amis de l'association des messages positifs et un peu niais aussi.
Aujourd'hui j'ai un nouveau rêve.
Tu sais que j'aime les dessins corporels.
Oui, je trouve même que le tatouage a un potentiel érotique certain.
Enfin sur moi. (qui a dit "N'importe quoi a un potentiel érotique certain sur toi de toutes manières" JE VOUS VOIS VOUS SAVEZ)
Couplé à un marcel, et à quelques muscles bien placés, le tatouage peut facilement me faire perdre le peu de dignité qui me reste.
Comme tu le sais j'en ai moi-même deux sur les omoplates.
Et donc, mon rêve serait qu'ils passent dans le tattoorialist.
La version tattouistes du sartorialist.
1/ C'est quand même hypra hype. Si je veux rester à la pointe de la branchitude, c'est un peu un pré-requis
2/ Les photos sont surchiadées. Pour une fois, je peux espérer un portrait potable de mon anatomie que je pourrais léguer à mes descendants et qu'il mettront sur leur cheminée. Ou alors à mes chats (ceux de l'élevage, cf. le début de ce billet). Ou alors à mes jeunes amants suédois inconsolables.
Ou à la postérité.
Sache d'ailleurs jeune suédois folâtre que j'ai une très belle postérité, on me l'a dit à maintes reprises.
Voilà.
Ce sera tout pour aujourd'hui.
Sauf que parfois je joue du piano debout, c'est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup.
On en reparlera une autre fois

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : tatouages, the tatoorialist |
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12/11/2012
Non non et non à un Starbucks place du Tertre
Paris change, ses quartiers évoluent, très bien.
Ou pas.
Je dois dire que mon quasi-seul côté conservateur s'exprimerait éventuellement sur cette évolution.
J'aime tellement MON Paris que je peine à le voir se transformer et pas toujours dans le bon sens.
Ses vieux murs me servent de points de repère en me donnant l'illusion que certaines choses sont immuables. C'est rassurant, même si ce n'est pas le reflet de la réalité.
Autant te dire que quand j'ai appris via Nath qu'un projet d'installation d'un Starbucks place du Tertre à Montmartre était en cours, mon sang n'a fait qu'un tour.
Il est arrivé jusqu'à mes lèvres qui ont clairement prononcé la phrase "Enc.... de ta R..."
Car OUI je suis farouchement CONTRE l'installation de ce porte-avions nord-américain en haut de la butte.
Non pas que je sois une habituée assidue de la place, à laquelle je préfère nettement d'autres coins moins galvaudés de Montmartre, ni une fan de son aspect actuel, la plupart de ses restaurants, cafés, terrasses et peintres étant aussi authentiques que je suis La Callas.
Sans compter je les nettoierais volontiers au Karcher ces cafés en carton, barbouilleurs du dimanche et musiciens soit-disant typiques qui la recouvrent. Leur production étant à la limite de ce que les sens humains peuvent tolérer.
La place retrouverait éventuellement ainsi son allure de village parigot réellement caractéristique.
MAIS pour les touristes qui y passent, c'est Frenchie, rigolo, une cliché parisien au même titre que la tour Eiffel en plastique qu'il ramèneront à la fin de leur séjour.
Et même pour les parisiens, barbouilleurs du dimanche en carton ou pas, quand tu la traverses au gré d'une promenade un dimanche matin pour peu qu'il n'y ait pas des nuées de touristes, tu as l'impression sur la place du village de ta grand-mère.
La campagne à Paris ...
Bon, généralement, campagne ou pas, tu en pars en courant très vite à partir du moment où un accordéoniste te zonzonne "la java bleue" dans l'oreille gauche.
Mais que ce soit donc un décor de carte postale ou pas, changer fondamentalement l'esprit du lieu en y mettant un Starbucks, c'est inimaginable.
Pourquoi ne pas installer un McDo sous l'Obelisque de la Concorde tant qu'on y est.
Attention, je n'ai absolument rien contre ces chaînes de divertissement agro-alimentaires et caloriques.
J'y descend même volontiers en cas d'envie pressante de café ou de hamburger.
Café cher pour ce qu'il est au passage d'ailleurs chez Starbucks, mais bon, ceci est un autre débat.
Il y a un temps et un endroit pour tout.
Il existe déjà un Starbucks boulevard de Clichy à 10 minutes à pieds sous la butte, je pense que les gens qui le souhaitent peuvent largement faire le déplacement pour s'y rendre.
Les touristes qui viennent à Montmartre, je pense peut-être à tort qu'il viennent pour une atmosphère, pas pour retrouver ce qui existe partout ailleurs dans le monde.
Ou alors à quoi sert de voyager.
Malheureusement je crains qu'il ne soit déjà un peu tard pour faire barrage au projet.
Selon l'article du Parisien qui fait référence à cette affaire, les loyers de Montmartre en général et de la Place en particulier sont devenus tellement astronomiques qu'aucun "petit" commerçant ne peut reprendre le local de l'ancien "pichet du tertre", restaurant fermé il y a un an pour raisons d'hygiène.
Même l'Association des commerçants du Haut-Montmartre a fini par se résigner, avec le sentiment que Starbucks est tout de même préférable à un fast-food.
Le pourvoyeur de café US devrait donc ouvrir dès 2013 au milieu des restaurants traditionnels.
A moins que..... Quelques-uns d'entre nous fassent un peu de bruit, un petit sitting devant l'endroit avec des pancartes, voire une demande de justification à la mairie de Paris ?
Pour ce qui me concerne, je pense que le moins que je puisse faire est de ne jamais y mettre les pieds.
Voire de ne plus mettre les pieds dans d'autres établissements de la même marque et d'inciter peut-être mes connaissances à faire de même. Ce ne sera pas extrêmement difficile : je ne suis pas une fan assidue, je préfère encore boire un petit noir dans un café.
Les blogueurs parisiens qu'en pensez-vous ?
Affaire à suivre en tous cas.

06:00 Publié dans Actualités, Sorties | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : montmartre, place du tertre, starbucks |
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