23/04/2013

Louxor, j'adore

Pendant des années je suis passée devant en métro (à cet endroit la ligne est aérienne) ou à pied, me désolant de la dégradation inéluctable de ce monument du kitsch.

Et en craignant que finalement le bâtiment ne soit abattu.

Pendant des années, des amoureux du lieu, réunis en association de sauvegarde, se sont battus pour le préserver et qu'il revive sa splendeur passée.

La bataille a connu une issue positive, puisque finalement il y a quelques années, la mairie de Paris a décidé de restaurer l'endroit pour lui donner une seconde vie.

Evidemment quelques jours après son ouverture, je n'ai eu qu'une envie, aller sur place pour voir de mes yeux cette pièce unique, survivante des grands cinémas d'avant la guerre de 40-45 avec le Grand Rex et aujourd'hui ressucitée dans tout son éclat.

Le Louxor, boulevard Barbès à Paris.

Un peu d'histoire

Le 6 octobre 1921, un cinéma exceptionnel était inauguré en grande pompe face à la station de métro Barbès (10e). Le Louxor était non seulement l’une des salles les plus modernes de l’époque, mais aussi un édifice aux motifs néoégyptiens ! Construit à l’emplacement d’un immeuble haussmannien, il est l’œuvre de l'architecte Henri Zipcy.

La façade et les toitures de ce bâtiment ont été inscrites à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques le 5 octobre 1981. Les mosaïques multicolores de la façade (bleu cobalt, noir et or), œuvre du décorateur Amédée Tiberti, ont été réalisées par la fabrique de céramiques Gentil & Bourdet, très réputée dans les années 1920-1930. Aux motifs floraux s’ajoutent scarabées,cobras et, au-dessus de la petite terrasse, un grand disque ailé. La salle avec ses deux balcons offre alors 1 195 places.

Le Louxor est rapidement intégré au réseau des cinémas Lutétia qui dispose de treize salles à Paris en 1924, dont les très prestigieux Lutétia-Wagram (ouvert en 1913) et Royal-Wagram (ouvert en 1918).

En 1929, la vingtaine d’établissements du groupe est reprise par la société Pathé qui l'adapte au cinéma sonore.

Le Louxor, comme tant de salles de quartier, subit les conséquences du déclin de fréquentation qui s’amorce dès la fin des années 1950, obligeant le cinéma à se renouveler et les exploitants à moderniser leurs salles. Couleur, cinémascope, qualité du son, le Louxor suit le mouvement et s’adapte. S'il conserve au cours des années sa structure originelle et possède encore une vaste salle avec deux niveaux de balcon, il a subi plusieurs transformations, notamment en 1954 et 1964.

La programmation, elle aussi, doit s’adapter aux changements  et au goût du public qui le fréquente. Longtemps cinéma populaire qui passe aussi bien les succès français grand public que les films américains, le Louxor choisit de projeter à partir des années 1970 des films « exotiques » (indiens, égyptiens par exemple) en version originale, susceptibles d’attirer une population immigrée en nombre croissant dans le nord-est de Paris. En 1976 la projection du film Chronique des années de braise devient un évènement culturel et social pour le quartier.

Le 29 novembre 1983, c'est la dernière séance du Louxor puis Pathé vend le bâtiment à la société Tati qui souhaite y implanter un commerce. Faute de ne pouvoir modifier la façade, le projet échoue et Tati cède la gérance à des projets d’exploitation de boîtes de nuit au milieu des années 1980 : d'abord boîte de nuit antillaise baptisée La Dérobade, il devient en août 1987 la plus grande discothèque gay de la capitale sous le nom de Megatown. Celle-ci ferme en 1988, peu avant la mort de son créateur David Girard en 1990, et le bâtiment est laissé à l'abandon.

Le Louxor - Palais du cinéma va connaître alors une longue éclipse.

En 2003,  la Ville de Paris acquiert le Louxor. Les travaux de rénovation débutent en septembre 2010.

En 1921, le Louxor ne possédait qu’une seule salle. Le bâtiment rénové en comporte trois : la grande salle Youssef-Chahine, en hommage au réalisateur égyptien (340 sièges), et deux autres de 140 et 74 places. «Les spectateurs viendront à la fois voir des films et l’édifice lui-même», espère l’architecte Philippe Pumain, qui a supervisé la rénovation.

Ma première visite s'est arrêtée à la facade et au hall d'entrée. Car pour aller plus loin, il faut tout simplement acheter.. une place de cinéma. 

Mais je compte bien pousser l'expérience Louxor jusqu'au bout et m'offrir une toile dans la grande salle rénovée et accéder à la terrasse au-dessus du cinéma et qui domine tout le quartier.

Et passer au bar du Louxor, pour chanter "AU BAR DU LOUXOOOOOOOOR" grandeur nature (uhuhuhuh)

Pour cela je vais attendre un peu que "l'effet lancement" se termine car la foule était déjà bien dense samedi pour les séances de l'après-midi avec la programmation du film "Grandmaster" de Won Kar Wai. Et surtour qu'un film me tente pour me faire une toile d'Egypte.

Si tu veux te faire une séance, ou si tu passes à Paris, je ne peux que te conseiller de venir admirer ce chef-d'oeuvre de rococo. Et si tu es l'heureux possesseur d'une carte UGC, tu pourras accéder au sésame du cinéma parigot...

Pour te donner envie.

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Détail des mosaïques

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La grande salle vue du balcon

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(Les photos moches de l'extérieur sont de moi, les jolies de l'intérieur ont été prises sur le site du Monde.fr)

(sources de l'historique : site de la mairie de Paris et Wikipédia)

06:00 Publié dans Cinéma, Sorties | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : louxor palace, cinéma, paris, barbès, rénovation | |  Facebook | |  Imprimer | |

11/04/2013

Est-ce que je n'aime plus le cinéma ?

Avec un grand-père photographe de plateau et un père cinéphile, je suis un peu née avec une bobine de film dans le sang.

Enfant, je ne loupais pas un dessin animé ou un classique français ou étranger  que ce soit en salle ou à la télé. Et nous avions avec mes parents de longues conversations de critiques amateurs post-visionnage  sur les toiles vues tous ensemble.

Ado, les salles obscures étaient ma deuxième maison et le ciné-club mon ami. Je crois avoir ratissé large du film grand public aux ovnis expérimentaux des années 70. En passant par le film social, d'auteur, de genre, enfin quasiment tout ce qui pouvait se visionner sur un écran grand ou petit format.

Et oui à l'époque, jeune padawan, même si ça te parait extra-terrestre on avait MEME pas de magnétoscope ni de cassette vidéos. Encore moins de DVD ni de VOD.

Il fallait SORTIR pour se faire un cinoche.

Je me rappelle encore des claques régulières que je prenais en salle. Des moments où scotchée à mon fauteuil inconfortable le plus souvent je pensais "ah waou" dans ma tête en sentant bien que mes voisins étaient sur la même longueur d'onde. De la chasse à la VO. Des cinémas de quartier. Des salles d'art et d'essais. 

J'ai vu des films à leur sortie devenus mythiques aujourd'hui, et d'autres qui sont complètement oubliés, mais qui m'ont quand même apporté de la joie, du plaisir, de l'émotion sur le moment.

Et j'ai longtemps, très longtemps ressenti encore cette claque, ce plaisir visuel et presque charnel qu'on peut avoir à partager une émotion sur grand écran avec toute une salle.

Jusqu'à il y a approximativement 5 à 6 ans.

Depuis ces dernières années, la claque cinématographique est une espèce en voie de raréfaction.

En déjeunant hier avec mes collègues, au cours d'une conversation portant sur le sujet, je me suis aperçue que j'avais peine à rassembler deux ou trois films qui m'avaient sinon marquée, au moins fortement plu sur l'année passée.

J'ai réussi à citer péniblement Argo, Royal Affair et Looper.

Essentiellement pour l'originalité des scénarios.

Pour le reste ? Déception après attente, ennui, ennui, et re-ennui. En vrac et parmi d'autres : Cloud Atlas ? Long, inégal et bof. Happiness Therapy ? Scénario vu, vu et re-revu. The Place Beyond the pines ? Long, trèèès long et dormitif. Inception ? (pas vu avant et visionné la semaine dernière). Pas rentré dedans. Prométheus ? Mitigé. Django ? Pas aimé DU TOUT. Batman ? Marion Cotillard. 

En résumé la liste des films qui m'ont laissé indifférente, voire plus si non-affinités est largement plus longue que l'inverse.

C'est à ce stade que je me suis auto-introspectée (heu, c'est un peu trop, là, je pense) en cherchant au fond de mon neurone de la blasitude, s'il était rempli.

Et il l'était plus ou moins, certainement.

On ne traverse pas près de 50 ans de pellicules sans avoir à un moment donné de plus en plus de mal à être étonnée, éblouie, subjuguée, bouleversée, émue. Surtout si les 50 ans comptent une certaine cargaison de chefs-d'oeuvres.

Mais, à ma décharge et en y réfléchissant un peu, essaye de ton côté de me citer les films que tu juges mythiques depuis disons, le début des années 2000.

Sachant que pour qu'un film soit jugé culte, il faut quand même quelques années de recul.

Pour ma part, spontanément, je n'en ai trouvé qu'un. Ou plutôt 3 : la trilogie du Seigneur des Anneaux. 

Attention, je te parle de de citation spontanée. Après face à une liste, il y a certainement d'autres titres qui te reviennent.

3 films en 13 ans. En spontané. Pas terrible.

Pour me conforter dans ma conviction, j'ai eu il y a quelques mois une conversation avec un professionnel de la profession. Qui m'a confirmé que les films coûtant tellement cher aujourd'hui, on tente de limiter les risques au maximum. Du coup on essaie de reproduire encore et toujours des formules qui fonctionnent. 

Pas de risque = pas d'audace = pas d'originalité = une impression d'uniformité.

Seule note positive dans cette tristesse cinématographie, la créativité n'est pas défunte.  Elle s'est juste déplacée. Sur les séries.

Elles sont moins chères à produire, on peut les arrêter en cours de route en cas de flop, on laisse plus de liberté aux réalisateurs. 

Du coup on trouve des petites pépites.

Je ne vais pas m'amuser à lister les nombreuses séries portées au firmament par des fans en état de manque entre chaque épisode et dont la dernière illustration est Game of Thrones. 

Tu peux faire ton top 10 tout(e) seul(e) dans ce domaine, ce n'est pas le choix qui manque, contrairement au grand frère cinéma.

Sinon j'ai pleinement conscience que ce billet fait "de mon temps, c'était mieux".

Non, ce n'était pas mieux, on s'emmerdait pas mal aussi, c'était différent, c'est tout.

Et il y a quand même encore des films que j'ai hâte et envie de voir et des bonnes surprises qu'on attendait pas du tout.

Je ne suis pas tout à fait rigidifiée. 

Pas encore.

 

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26/02/2013

And the Oscar (of the worst dress) goes to....

Oui, donc hier on s'est payé(e)s une tranche de César. 

Si, ne mens pas tu as rigolé.

Je t'ai vu.

Je vois tout.

Je suis omnivoyeuse.

Et je t'avais promis un compte-rendu du pire des Oscars. Faute de pouvoir passer la nuit devant, CAR JE TRAVAILLE MOI MADAME,  je dois me contenter des compte-rendus divers et variés pour repérer les facheunes failles. 

Heureusement le Huffington Post version US et The Hollywood Reporter ont fait des diaporamas complets du tapis rouge.

J'ai donc pu rapidement voir quelles invitées se les étaient pris, les pieds dans le dit tapis, question vestimentaire.

Et nous avons eu quelques très jolies coupés-décalés-ratés...

Jugez plutôt

slide_282786_2149843_free.jpg C'est la femme de Hulk. Elle s'habille avec les reste des vêtements de son mari quand il se transforme. Enfin apparemment.

(petite explication pour les non-initiés, le monsieur joue Hulk dans les Avengers)

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Malgré une impressionnante collection de tenues hideuses, Héléna Bonham Carter arrivera toujours à nous surprendre

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Je sens confusément que j'ai oublié un truc. Mais quoi ? Ah oui ça me revient. De prendre la taille au-dessus en bustier. 

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"Regarde regarde comme je fais bien le lampion japonais, Maurice". "Absolument, bouge pas, je te branche sur le 220 et ce sera impec".

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Viens Sue-Helen, on fait une soirée fluo, comme dans les années 80. 

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OUAAAAIIIIIS D'ACCCOOOOORD KEUPINEUUUUUUH, j'amène les mojitos

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Et voici le modèle n° 46. Le créateur l'a appelé "le pot de chrysanthèmes" il a eu une subite inspiration sur la tombe de sa mère.

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Ah bon c'était pas marqué "soirée déguisée" sur l'invitation ? Non? T'es sûre ? Bon ben je continue à sourire et à faire comme si de rien n'étais, hein, je peux peut-être passer inaperçue..

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Salut vieille branche, et les enfants, ça pousse ? 

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J'avais mis ma part de tarte aux cerises à refroidir dans la cuisine. Tu l'as pas vue par hasard ?

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Ah c'était ta part ? J'ai cru que c'était la mienne, du coup j'ai tout terminé, désolée...

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Le crossover boubou, robe de samba et guirlande de Noël, je pensais que c'était impossible. Et bien, NON...

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On a retrouvé l'avion de Barbie. 

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Et on a retrouvé le camping-car de Barbie aussi.

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Et le poussin Piou, et le poussin Piou, et le poussin Piou, et le poussin Piou...

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And the Oscar of the chiffon à poussières goes to...

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Ah pardon, légère erreur, the Oscar of the chiffon à poussières goes to...

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 Non finalement The Oscar of the chiffon à poussières goes to... (t'as remarqué y'en a toujours au moins un dans les cérémonies, chiffon à poussières)

En plus mesdames, le blanc sur une peau laiteuse, couplée à une choucroute n'importe quelle styliste te dira que c'est foutu d'avance.

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JACK JE T'AVAIS DIT PAS LE LION DE LA MGM SUR LE TAPIS ROUGE. ON VA AVOIR DES PROBLEMES AVEC LES ASSOCIATIONS DE PROTECTION DES ANIMAUX, BORDEL. 

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Mets tes deux pieds en canaaaaard, c'est la chenille qui redémaaaaaare...

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Chérie t'as pensé à retourner la couette ? Parce que sinon elle s'avachit à force...

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Dans ce cas le problème ce n'était pas la robe, simple et de bon goût.

Mais plutôt l'absence de soutien-gorge qui a fait que les tétons d'Anne Hatthaway ont semble-t-il pointé pendant toute la cérémonie, créant un nipplegate international.

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Cas d'école : preuve qu'on peut-être une des plus belles femmes du monde et ressembler à un escargot de bourgogne Lanvin dans une robe mal choisie.

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Enfin, ceci n'était pas vraiment sur le tapis rouge mais une fête post-oscars. Cependant je n'ai pas résisté aux gants Mapa de Faye Dunaway. Une nouvelle tendance après les bottes en plastique en ville, je suppose ? 

 

Cependant Faye ne pourra jamais rivaliser avec les 3 tenues parmi les plus hideuses jamais portées lors d'une cérémonie des Oscars.

Cadeau pour terminer ... Avec les compliments de la taulière

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Photos principalement issues des sites Huffington Post USA et The Hollywood Reporter.
 

25/02/2013

Le pire des Césars

J'avais un peu négligé ce rendez-vous depuis un ou deux ans, mais, de temps à autres un petit retour vers le futur ne nuit pas.

Surtout quand il s'agit de se moquer de ses contemporaines belles, riches et célèbres qui énervent tout le monde.

C'est un peu aussi un des seuls moyens de se tenir éveillée devant une cérémonie des Césars toujours aussi lente et dormitive malgré les efforts déployés par les comiques de service, qui tombent généralement totalement à plat face à une salle aussi pétrifiée que le visage d'Isabelle Adjani.

Sinon Laurent Laffitte, je t'aime épouse-moi, tu étais la seule lumière de joie dans cette mer d'ennui avec les réflexions de mes comparses sur twitter. J'espère qu'on va te confier la présentation l'an prochain.

Du coup,  vendredi soir devant la télé,  j'ai scrupuleusement noté tout ce qui donne des boutons à la facheune police....

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 Un doux mélange entre le géant vert, Poison Ivy et un fantasme d'amateur de chichon.. Couplée à la ceinture dorée et au sac rose, c'est The Artist ... mais pas de la robe.

C'est du Giambattista Valli ? Ah ouais, woké. Tu me rappelles d'éviter si j'ai un cocktail mondain ? Merci

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Si si c'est cohérent. La coiffure dessous de bras en haut, la moumoutte frisottée en bas. Le ticket de métro doit être en phase aussi. L'esthéticienne a bien bossé visiblement vu l'air douloureux de la demoiselle.

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"Chouchou, j'enfile une toile de tente et on va faire le photocall des Césars". "Bonne idée, darling, je me fais un coiffé-décoiffé vite fait sur le gaz et on fonce"

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Oui j'ai un cygne mort sur les fesses et je t'emmerde. Je fais ce que je veux. Je suis aux Césars, je remets un prix, je suis on the top of the world, j'ai le droit

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A priori c'est du Chanel. Voilà.

Comment couler une marque centenaire en 3 minutes chrono. 

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Sympa la coiffure Star Wars avec la robe Heïdi. Ou l'inverse. Je ne sais plus à ce stade. Quant à notre ministre de la culture elle a très envie d'être là. Mais visiblements pas dans ces vêtements.

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Donc là, la robe est a priori pas mal, simple, sensoualle, toussa.

Sauf que

1/ Notez les Richelieu aux pieds totalement non raccord.

2/ Ma grand-mère m'a toujours dit "le decolleté plongeant sur des oeufs au plat c'est comme un préservatif XXL sur un micro-pénis : déceptif"

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Même verdict que la photo du dessus (sinon le smoking à paillettes, ça le fait toujours si tu es en panne d'inspiration, dans ce cas précis de no boobs je l'aurais porté avec une jolie chemise à jabot TEEEEELLLLEMMMMENT MIEUX)

 

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"Chérie, tu as rangé où la couverture en crochet de ma mère ? "Ah ben, je l'ai sur moi en fait"

Céline Sallette, César du discours planté 2013 (en prime)

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 Le cas Charlotte Gainsbourg-les-pieds-en-dedans.

Certaines adorent. Certaines détestent. Je reste plongée dans un abime de perplexitude. A mi chemin des deux en fait. Comme un croisement entre un rottweiler et un chihuahua.  Interdit si tu pèse plus de 15 kilos en tous cas.

 

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Cet homme est costumier. Oui. Pas maquilleur de film gore. Costumier. Ses propos étant très dispersés, il nous a fait un peu peur aussi. On s'attendait à voir la famille Addams au grand complet surgir sur scène.

 

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Cette veste me rappelle vaguement quelque chose

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Ah oui, voilà.

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Riche idée de rajouter un paréo sur un maillot de bain. Fallait y penser, quand même. Si, si. Je pense que ça va avoir du succès dans les années à venir. Ah on me dit dans l'oreillette que ça se fait déjà à la plage. Très bien, je note.

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Sinon, il n'y a pas que le fashion fail dans la vie, il y a aussi le coiffure fail. Marion, ce rouleau de printemps capillaire te sied à.... Euh, non en fait.

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Quant au combo coiffure-fashion fail, si si, quelqu'un a réussi. Audrey Lamy nous a mixé le plat de nouilles sur la tête avec la feuille de papier alu enroulée sur le corps. Elle a du faire un truc à son coiffeur et à son styliste qui se sont vengés à point nommé. Ce n'est pas possible autrement. Audrey, on t'aime énormément, ne nous fait plus jamais ça... !

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Tout ceci n'a pas contribué à réveiller Kevin Costner.

 

Et enfin pour répondre aux gens qui vont me hurler dessus en disant TU N'AIMES JAMAIS RIEN, je réponds FAUX, il y avait de TRES jolies choses, notamment une robe que je volerais volontiers à Ludivine Sagnier. En photo elle ne rend pas top-top, mais en live elle était vraiment très très kikie.

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Il y a un coeur sensible qui bat sous cette carapace bestiale, qu'on se le dise. La preuve.

Et si tu es sage, je te fais les oscars un peu plus tard cette semaine.

Crédit photos : Pure People, Madame Figaro, Gala, Public (tavu je suis sage, je crédite et jai même laissé les copyrights exprès)

21/02/2013

La cartographie des nuages

Tu te rappelles forcément de Matrix.

La trilogie à laquelle personne n'a rien compris mais fait comme si parce que ça fait chic avec ses bagarres en slow motion avec plongeon arrière.

Bon, trêve de plaisanterie, c'est culte. Surtout le premier au scénario et aux trouvailles visuelles tellement hors normes pour l'époque.

Les deux suites étant plus discutables.

Depuis la fin de la trilogie il y a 10 ans les deux réalisateurs, les frères Wachowski n'avaient pas livré grand chose à part un film dans un univers digital "speed racer" qui n'avait pas connu un immense succès.

Ah si, l'un des deux frères était devenu une femme, pour la partie potins et compagnie. Mais tout ceci ne nous regarde pas.

Autant dire que leur nouvelle production "Cloud Atlas" annoncée comme ambitieuse était fortement attendue par les accros de la matrice.

Et ambitieux, le film semblait l'être. 2h45, trois réalisateurs, les deux frères-soeur plus  l'Allemand Tom Tykwer, à qui on doit Cours, Lola, cours,un voyage entre différentes époques, un casting impérial avec en tête Tom Hanks et Halle Berry.

De quoi se frotter les mains.

Ou les yeux plus exactement.

L'histoire

6 histoires se déroulent à travers le passé et l'avenir. Du 19ème siècle à un futur très lointain en passant par notre présent. Adam Ewing, un voyageur traverse l'océan Pacifique en 1849, Robert Frobisher, un musicien déshérité mène une vie précaire en Grande-Bretagne durant l'entre-deux-guerres, Luisa Rey, une journaliste suit un scandale dans une nouvelle centrale nucléaire en Californie dans les années 1970, Timothy Cavendish, un éditeur anglais doit fuir ses créanciers mafieux de nos jours, Sonmi-451, une serveuse génétiquement modifiée, livre sa confession avant son exécution en 2144, et Zachary, habitant du Pacifique dans un futur post-apocalyptique, témoin du crépuscule de la civilisation et de la science ...Des destins qui s'entrechoquent apparemment sans lien au départ, mais des êtres qui se croisent d’une vie à l’autre. Leurs décisions et leur actions ont-ils des conséquences sur leurs destins futurs proches ou très lointain ? En quoi sont-ils liés ? Pourquoi certains se ressemblent-ils étrangement à plusieurs siècles d'écart ? L'amour peut-il survivre à la mort et au temps ? 

Ma critique de la Manu (dont tout le monde se moque mais néanmoins)

Complexe, voire décousu au départ, le scénario s'éclaircit au fil du film et les relations entre les diverses histoires sans lien apparent au départ.

Je ne peux pas dire que le film soit à se rouler par terre en bavant. Mais pas une catastrophe non plus.

C'est, dirons-nous, tout à fait regardable sans être un chef-d'oeuvre qui marquera le 7ème art.

Très clairement il y a du bon et du moins bon.

Commençons par le criticable pour finir sur une note positive.

Les trucs qu'ils sont moins bons.

C'est long. Très long. Très très long. Même si nous comprenons qu'il faut développer les 6 histoires et les relier (ou pas) entre elles, il y a quand même des longueurs éventuellement inutiles. Le film aurait quand même gagné à être un poil plus ramassé. J'ai regardé l'heure 4 ou 5 fois pendant la projection. Ce qui, pour moi, est généralement mauvais signe.

En plus des longueurs, les allers-retours très rapides entre les histoires, du moins au début du film, donnent un peu le tournis. Du coup, on a du mal à se concentrer et à rentrer dans l'histoire/les histoires. Heureusement vers le milieu du film, les choses s'arrangent.

Toutes les histoires ne sont pas égales en intérêt. Et autant on sent des connexions très vite entre certaines d'entre elles, autant pour d'autres, c'est moins évident, même à la fin. On sent un poil le "raccrochage". 

Enfin au niveau visuel, hmmm.... Pour quelqu'un qui est un minimum cinéphile, on voit bien quelques emprunts : de Star Wars, au 5ème élement, en passant par Mad Max et le plus oublié (mais pas par les vieux, malheureusement pour les réalisateurs) l'âge de Cristal, difficile de lutter avec l'originalité de Matrix (qui ceci dit avait aussi emprunté à quelques films asiatiques notamment).

Enfin, autant le scénario intrigue au départ autant la fin... Ahem. Mais je ne peux pas en dire plus sans spoiler.

Les trucs qu'ils sont bien

Je l'ai déjà dit plus haut : le casting. Impeccable. Voire exceptionnel Les acteurs principaux jouent tous plusieurs rôles grands.. et plus petits et parfois tellement bien grimés qu'on peine à les reconnaitre (je vous laisse la surprise du générique final).

Les Wachowsky ont, entre autre, recyclé leur acteur fétiche, Hugo Weaving, le sinistre Mr Smith de Matrix.

Tom Hanks est VRAIMENT un acteur capable de tout jouer, grimé ou pas. Ce qu'il délivre dans le film est assez énorme. Il mériterait un prix voire un oscar pour sa/ses prestations.

Coup de chapeau au maquilleur et au prothésiste du film pour leurs diverses créations.

Malgré quelques emprunts à droite et à gauche, les univers visuels sont néanmoins très cohérents et arrivent à nous retenir aux histoires et même si le film est long on a envie d'en savoir plus .... Et de connaître la/les fins. Preuve que le scénario est quand même efficace. Avec quelques pointes d'humour second degré qui permettent au temps de passer un peu plus vite.

Mon conseil : va le voir quand même. Ne serait-ce que pour la performance des acteurs. Prends une bouteille d'eau et des pop-corns et prends ton mal en patience pendant une heure et demie. Ca reste du très bon spectacle.

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(Photo AlloCiné)

 

Je te mets la bande annonce AlloCiné en prime, chouchou.

11:04 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : cloud atlas, cinéma | |  Facebook | |  Imprimer | |

01/02/2013

Dézinguons un peu quelques spectacles. Ca défoule

Selon mes proches je n'aime rien.

C'est pas faux.

En fait je n'aime rien de ce qu'ils aiment.

Et inversement.

Ca rend parfois la communication difficile.

Notamment avec les 64999999 autres français qui ont vu "Bienvenue chez les ch'tis" alors que tu refuse obstinément d'en visionner la moindre scène.

Pour autant, je ne suis pas snob, vous savez.

Je vais même assez joyeusement voir des trucs que les Inrocks ou Télérama jetteraient au loin en hurlant "HERESIE" car ils rassemblent plus de 23 spectateurs/auditeurs/lecteurs. 

Quand je vais donc voir ces trucs de bon coeur et volontairement d'un pas sautillant en espérant passer un bon moment de détentitude et de rigolitade conjugués, je suis d'autant plus déçue quand ce moment n'est pas au rendez-vous.

Du coup, je dézingue.

Normal.

1ère déception dézinguée : Sister Act la comédie musicale

Très cliente du film d'origine avec Whoopi Goldberg et son choeur de nonnes déchaînées, j'étais plutôt impatiente de voir l'adaptation scénique.

Quand l'occasion d'en faire notre sortie d'équipe pro de fin d'année s'est présentée, je frétillais plutôt d'impatience en attendant que le rideau de se lève en bonne compagnie.

L'impatience s'est rapidement transformée en "ah bon ?" et le "ah bon ?" en "Pfffffff".

Concrètement, je ne suis jamais parvenue à rentrer dans le spectacle.

Pourtant, l'histoire est quasiment la même que dans le film. Mais c'est un peu le seul point de comparaison.

L'action a été ramenée des années 80 vers la période disco (pourquoi, mystère ?)  et  la bande originale de la pièce n'est pas du tout identique à celle du film. Forcément, le film ne comporte que 4 ou 5 chansons alors qu'il en faut beaucoup plus pour la comédie musicale sur scène.

Probablement à cause d'une question de droits, la musique a donc été totalement réécrite mais format comédie musicale de Broadway très classique dirais-je version gentille. Formatée et ultra-banale dirais-je version méchante.

On a que très rarement envie d'aller chanter "Halleluyah" avec le choeur des nonnes 

Les costumes sont atroces, reconstitution de l'époque disco ou pas. On a l'impression que le budget du costumier lui a tout juste permis d'acheter au kilomètre du tissu stretch à paillettes importé de Chine chez Vanoprix à Barbès. (Pour les non-parisiens, Vanoprix était - car il a brûlé - un magasin genre Tati où on pouvait trouver des vêtements bas de gamme).

Les décors ont été visiblement faits par un transfuge de l'Allemagne de l'Est période stalinienne. Les lumières sont mal réglées, vous font mal aux yeux et n'avantagent pas les artistes.

Mais le pire du pire est un espèce d'humour de bazar fait à base de jeux de mots ringards qui te laisse la bouche ouverte avec le filet de bave qui coule au coin.

Tout ceci te donne une impression de "ce sera assez bien pour la ménagère de province qui vient se payer une soirée à la capitale".

Visiblement la pièce a été produite à l'économie et destinée à générer le plus de profit possible. Une des caractéristique du producteur, Stage Entertainment, qui a racheté le théâtre Mogador et y fait tourner ses comédies musicales les unes après les autres. Sister Act ayant succédé au Roi Lion et à Mamma Mia.

Le Roi Lion que j'avais vu ET adoré par contre, tu vois je ne suis pas QUE négativité.

Seul poste positif de la pièce : les chanteurs, qui sont vraiment excellents et méritent le détour.

Je trouve que pour un tarif de billets (en ligne) allant de 42 à près de 200 euros, le rapport qualité-prix n'est pas du tout au rendez-vous. A 200 euros la place  d'ailleurs autant mettre un peu plus cher,  se payer un Eurostar et aller voir à Londres ou la version anglaise qui,  parait-il est nettement supérieure, ou une des autres comédies musicales à l'affiche actuellement.

Après, je n'ai pas non plus le monopole du bon goût et contrairement à moi, d'autres personnes ont beaucoup aimé. A toi de te faire un avis.

Je voudrais aussi terminer en soulignant la paranoïa totale des producteurs qui interdisent strictement toute photo en salle et te font pointer aimablement au laser par les ouvreurs devant tout le monde dès que tu as le malheur de sortir un portable. C'est extrêmement agréable et respecteux du spectateur.

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(La vierge psychédélique derrière elle m'a brouillé la vue pendant plusieurs jours)

 

2ème déception dézinguée : Django Unchained

 

Aaaah le Tarantino. On l'attendait comme le messie. J'étais partagée.

Pour : Tarantino. Je suis cliente. J'aime la dinguerie du gars, même s'il tombe parfois dans la facilité. J'aime ses trouvailles, ses personnages déjantés, ses dialogues interminables, ses scènes de violences artistiques.

Contre : je déteste le western comme genre. Y compris le western spaghetti. Dont je ne trouve regardable que "le bon, la brute et le truand". Point. 

Mais compte tenu du bruissement très favorable autour du film, je suis passée outre mon anti-westernisme et j'ai visionné l'affaire.

L'histoire : dans le sud des États-Unis, deux ans avant la guerre de Sécession, le Dr King Schultz, un chasseur de primes allemand, fait l’acquisition de Django, un esclave qui peut l’aider à traquer les frères Brittle, les meurtriers qu’il recherche.

Schultz promet à Django de lui rendre sa liberté lorsqu’il aura capturé les Brittle – morts ou vifs.

Alors que les deux hommes pistent les dangereux criminels, Django n’oublie pas que son seul but est de retrouver Broomhilda, sa femme, dont il fut séparé à cause du commerce des esclaves et qui est détenue par un grand propriétaire de Louisiane cruel et sadique, Calvin Candie …

Tarantino a voulu rendre un hommage à l'une de ses idoles Sergio Léone en mélangeant les codes du western spaghetti avec une évocation de l'esclavage dans les états du Sud des USA.

Or, pour moi, l'hommage est raté. 

En peu de mots : je me suis irrémédiablement et totalement ennuyée.

Au bout d'une demi-heure j'en avais déjà assez et j'ai vraiment eu du mal à aller jusqu'au bout des 2.45 h du film.

Le film est long, beaucoup trop long et verbeux avec des séquences entières inutiles.

Et surtout, il est autocentré. Visiblement Tarantino se fait plaisir en se regardant filmer. A tel point qu'il en oublie complètement le spectateur.

Alors que dans Pulp Fiction les dialogues sont longs mais jouissifs sorte de ping-pong déjanté entre protagonistes, dans Django, le même procédé finit en monologue verbeux et dormitif.

Même le pauvre Christopher Waltz semble annoner son texte en attendant que le film s'arrête. Quand à la prétendue géniale performance de Di Caprio, je la cherche encore.

A force de vouloir reconstituer l'ambiance et la lumière des westerns spaghettis, Tarantino livre une espèce de carte postale surexposée qui tourne rapidement plus à la caricature qu'à l'hommage.

Comble du ridicule, les scènes de duel à l'arme à feu où on voit littéralement les pots de sauce tomate format 1 kilo exploser sur la poitrine des acteurs.

La BO d'habitude tellement surprenante chez le réalisateur m'a laissée complètement indifférente. 

A trop vouloir copier un de ses maîtres, Tarantino s'est complètement perdu.

Encore une fois, les avis divergent sur le film. Certains spectateurs ont, eux, vraiment adoré au point de parler de chef-d'oeuvre.

Fais-toi ta propre opinion.

 

(BA Allociné)

 

 

 

 

 

 

08/01/2013

On s'fait une toile ? Alleeeez

Au programme du jour, petit décalage temporel, un film pas encore sorti, et un dans les salles depuis un petit moment déjà.

Oui, il me faut énormément de temps pour accepter l'idée d'ACHETER une place de cinéma, d'où le délai de visionnage du second.

Je suis bloggeuse, MERDE QUOI, je ne paye rien d'habitude.

Commençons donc par celui qui n'est pas encore sorti, et que j'ai visionné grâce au désormais célèbre Club 300 allociné.

Happiness Therapy

L'histoire : 

Pat Solatano a tout perdu : sa maison, son travail et sa femme à la suite d'un pétage de plomb grand format. Il a même été placé en hopital psychiatrique où on l'a diagnostiqué bipolaire. A sa sortie, il se retrouve dans l’obligation d’emménager chez ses parents. Sa seule obsession ? Reconquérir son épouse dont il n'a même plus le droit de s'approcher. Il va tenter de tout mettre en oeuvre dans ce but. Au cours d'un dîner chez un vieux pote, il rencontre Tiffany, une jeune et récente veuve de policier au parcours chaotique qui se montre rapidement attirée par lui. Tiffany se propose d’aider Pat à reconquérir sa femme, à condition qu’il lui rende un service en retour. Ensemble, ils vont essayer de reprendre en main leurs vies respectives.

Le genre : comédie dramatico-romantique

Date de sortie : 30 janvier.

Acteurs principaux : Bradley Cooper, Jennifer Lawrence, Robert de Niro

Réalisateur : Pat O. Russell

Mon avis qui n'intéresse personne : 

Ne tournons pas autour de la bobine de film : mitigé.

Réalisation conventionnelle. Photo et prise de vue banale. Longueurs. Scènes verbeuses. L'histoire est située dans une banlieue populaire dans un milieu italo-américain avec un thème déjà exploité à 172 reprises au moins. Et pire, elle est prévisible de bout en bout dès la première minute, de l'évolution psychologique des personnages principaux qui s'attirent-se repoussent-se réattirent en dépit des obstacles sur leur chemin, au ending, dont je ne te dis pas (quand même) s'il est happy ou pas.

Bref, pas vraiment de quoi se rouler par terre.

Seul point positif, pour moi en tous cas, l'excellent jeu des acteurs. Je pense d'ailleurs que le réalisateur s'est un peu trop reposé dessus. On découvre un Bradley Cooper surprenant et très touchant en homme fragile et gauche, bien loin de son personnage de dragueur bogosse de very bad trip, qui s'accroche à l'espoir de revoir sa femme comme a une planche de salut, alternant crises de désespoir, de colère et d'énergie reconstrutrice. Son jogging recouvert d'un sac poubelle restera longtemps dans la mémoire des spectateurs, plus que le film lui-même d'ailleurs. La jeune Jennifer Lawrence, héroïne du film Hunger Games, est tout à fait convaincante en femme blessée et perdue et ne cède pas un pouce de terrain face aux deux monstres sacrés à qui elle est confrontée. Quand à Robert de Niro il fait du Robert de Niro en patriarche italo-américain. C'est prévisible, mais toujours agréable à regarder.

Mention spéciale aux seconds rôles tous plus justes et plus vrais que nature les uns que les autres.

A voir si tu es fan du beau Bradley et/ou de comédie romantique avec des jolis sentiments. 

Petit message aux producteurs français au passage, traduire un titre anglais original (Silver linings playbook) par un AUTRE titre anglais (Happiness Therapy) est juste RIDICULE. Il faudrait arrêter. Soit on laisse le titre original, soit on met un titre français. L'entre-deux yaourt, ça ne trompe personne.

Happiness Therapy, Royal Affair,

Le fameux jogging-sac poubelle...

 

Finissons par le film qui est déjà sorti et qu'il faut se dépécher d'aller voir avant qu'il ne disparaîsse des écrans

Royal Affair

L'histoire :

Au XVIIIème siècle, en pleine émergence de nouvelles idées philosophiques qui vont changer le cours de l'histoire, la soeur du roi Georges III d'Angleterre, Caroline Mathilde de Hanovre est mariée au roi du Danemark qu'elle n'a jamais rencontré. Le monarque, Christian VII, s'avère être particulièrement instable et totalement irresponsable. Le conseil des ministres qui règne de fait à sa place décide de le forcer à prendre un médecin personnel pour le canaliser. Le roi choisit, contre toute attente, le Docteur Struensee, un humaniste acquis aux nouvelles idées du siècle des lumières. Struensee va peu a peu acquérir une influence totale sur ce roi à l'esprit faible et développer une complicité intellectuelle avec la reine Caroline qui va se transformer en passion secrète. Ensemble ils vont tenter de faire sortir le Danemark de l'obscurantisme et d'en faire la première monarchie éclairée d'Europe.

Le genre : reconstitution historique

Date de sortie : 21/11/2012

Acteurs principaux : Mads MikkelsenAlicia VikanderMikkel Boe Folsgaard 

Réalisateur : Nikolaj Arcel

Mon avis qui n'intéresse personne

Si tu aimes les films historiques en costumes, Barry Lyndon ou le discours d'un roi par exemple, ou même t'évader tout simplement,  cours.

Le film raconte une histoire vraie mais peu connue surtout chez nous, où nous sommes plus familiers de l'histoire de nos voisins immédiats que de celle de la Scandinavie. Pourtant grâce à ses protagonistes, le Danemark deviendra bel et bien la première monarchie éclairée d'Europe quelques années plus tard, et un pays précurseur des bouleversements politiques qui suivront partout en Europe.

C'est intéressant, pédagogique, prenant, sentimental mais pas guimauve, on ne voit pas passer les deux heures quinze du film. Ni même le Danois si tu choisis de préférer la version originale.  L'image est soignée, la reconstitution minutieuse, même si on devine que le film n'a pas eu des milliards de moyens. C'est d'ailleurs tout son mérite. La photo et la lumière rendent magnifiquement l'atmosphère mélancolique (météorologique et morale) qui règnait sur le Danemark rendant encore plus évidente le désespoir d'une jeune reine projetée dans un pays inconnu et austère. Et sublime les acteurs. Coup de chapeau à la jolie Alicia Vikander, lumineuse en reine du Danemark éprise d'idées nouvelles et follement amoureuse de son amant. Et surtout à Mikkel Boe Folsgaard, absolument génial en roi du Danemark infantile et à moitié fou. Quand au héros, le Docteur Struensee, est-il utile de revenir sur le magnétisme de Mads Mikkelsen qui l'incarne. La preuve vivante que le physique ne fait pas tout. Ce type ressemble à un croisement d'Hannibal Lecter et d'une bûche Danoise avec des cheveux et une peau moyennement nets. Et pourtant tu as juste envie de lui arracher son tee-shirt et de lui faire des trucs drôlement vicieux. Pour mémoire il jouait le (très très) méchant dans le premier James Bond avec Daniel Craig, Casino Royale.

Royal Affair, qui a déjà obtenu plusieurs récompenses dans divers festivals,  est pour l'instant selon les informations disponibles, bien placé pour être "nominable" aux oscars dans la catégorie meilleur film étranger aux côtés, entre autres, d'Amour d'Haneke et de notre Intouchables national.

Donc pour faire court et pour mes amis surfeurs blonds un peu hermétiques à l'analyse psycho-émotionnelle, j'ai adoré. Si tu n'arrives pas à le choper dans sa fin de vie en salle, procure-le toi en VOD, DVD ou tout support LEGAL. Oui, car ce film mérite d'être supporté financièrement.

Autre conclusion, le costume XVIIIème (pas le truc surbrodé de cour, le costume de ville) avec redingote, pantalon moulant chemise à jabot et cuissardes c'était assez seyant pour l'homme, en fait, on devrait y revenir.

Enfin pour certains, pas tous, hein, j'ai du mal à imaginer quelques individus avec des cuissardes. 

Je tairais les noms par charité.

Happiness Therapy, Royal Affair,

28/11/2012

Le point super-héros

Je passe vite fait en courant sur mes talons de 12, hein, histoire de te donner des nouvelles.

Non pas des miennes.

Remarque je vais bien, merci d'avoir demandé.

Je torture les stagiaires et j'écris des trucs.

Donc la vie est belle.

Je te donne des nouvelles des super-héros.

Parce qu'on aime ça, les super-héros.

Si tu as rigolé sur la mort de Marion Cotillard dans Batman et reluqué Fassbender dans X-Men Le Commencement, ceci est donc pour toi, petit oiseau des îles.

Face au succès des Avengers, qui sont des personnages Marvel, Warner Bros pense à adapter leur pendant chez l'autre grande "maison" concurrente de bande dessinée, DC Comics : la Ligue des Justiciers.

Qui rassemble des personnages comme Superman, Batman, Green Lantern ou Wonder Woman.

Et justement le prochain Batman pourrait être ...

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Lui 

Joseph Gordon-Levitt

Attention, si tu n'as pas The Dark Knight Rises, ne va pas plus loin dans la lecture.

En effet, à la fin du film, on découvrait que Joseph incarnait un personnage dénommé Robin qui trouvait la Batcave et s'appretait à prendre la relève de Batman parti faire des gosses à Catwoman.

Joseph G.L. est l'acteur qui monte et après le succès du dernier opus de la trilogie Nolandienne, on pense donc fortement à lui pour reprendre le BatFlambeau.

Joseph, mon choupi on t'aime énormément parce que tu as autre chose qu'un petit oiseau dans le ciboulot.

Et à propos de petit oiseau... Mais non, rien, je m'égare.


Sinon, fan des X-Men accroche-toi à ton string, voici le casting du prochain opus, tu vas être hystérique :

James McAvoy, Michael Fassbender, Jennifer Lawrence, Nicholas Hoult,  Ian McKellan et Patrick Stewart 

Le film s'intitulera X-Men: Days of Future Past.

Ian McKellen et Patrick Stewart étaient dans les 3 premiers X-Men respectivement dans les rôles de Magnéto et du Professeur Xavier plus âgés.

 

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Les 4 autres acteurs jouaient dans X-Men Le Commencement qui racontait la jeunesse et la genèse des X-Men.

Michael Fassbender James Mc Avoy et incarnaient respectivement Magnéto et le Professeur Xavier jeunes.

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Ce film sera justement la suite de X-Men Le Commencement.

On devrait donc avoir des allers-retours entre les personnages âgés et plus jeunes

Pour ma part, je frétille à l'idée de retrouver Fassbender dans son yogging qui tue. Si tu n'as pas vu le film ça donne ceci

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Ne me remercie pas d'avoir illuminé ton mercredi. 

Et oui, tu peux aller prendre une douche froide maintenant

19/11/2012

Close the loop, baby

Soyons réalistes, la production cinématographique est malheureusement de plus en plus formatée.

Beaucoup de "Batman 14" "Harry Potter 23" et autres resucées parfois regardables mais pas très originales.

Entre le blockbuster bourrin avec explosions à tous les étages, le film à l'eau de rose pour midinettes, la comedie plus ou moins lourde et le film dit "d'auteur" à  intérêt variable, il n'est pas évident de trouver un scénario qui vous fasse dresser l'oreille et la pupille en vous disant "tiens, tiens, pourquoi pas..."

Alors quand on soupçonne un film d'être un peu différent, il est clair qu'on a envie d'aller le voir.

C'est le cas du film Looper.

Situé à mi-chemin entre le film indépendant et la grosse  production, Looper  rassemble quand même quelques acteurs chevronnés et a la mérite de proposer une histoire inventive.

Il est basé sur un des thèmes majeurs de la science fiction : le paradoxe du voyage dans le temps.

Autrement dit : un homme remonte le temps et tue accidentellement son père. Oui mais s'il tue son père il ne peut pas avoir existé. Oui mais s'il n'a pas existé, il ne peut pas avoir tué son père, etc...

L'issue de cette boucle sans fin étant la théorie des univers parallèles. Mais revenons à nos moutons, l'histoire de Looper, donc :

Dans le futur, on a découvert la machine à remonter le temps, qui est immédiatement interdite. Mais la Mafia l'utilise illégallement  pour faire disparaître tous ceux qu'elle souhaite éliminer. Elle expédie ses victimes dans le passé, 30 ans auparavant, où des tueurs d’un genre nouveau, les "Loopers", les éliminent. Il arrive parfois que la mafia souhaite se débarrasser d'un Looper. Elle l'expédie alors dans le passé se faire exécuter.... Par lui-même. Son jeune "lui" sait alors que son service est fini et qu'il lui reste 30 ans à vivre. On appelle ceci "fermer la boucle". Depuis quelques temps de plus en plus de Loopers ferment la boucle. Un mystérieux parrain du futur les fait exécuter les uns après les autres. Un jour, l’un d’entre eux, Joe, un jeune looper sans scrupules et sans états d'âme, découvre que la victime qu’il doit exécuter n’est autre que… lui-même, avec 30 ans de plus. La machine si bien huilée déraille…

Ce que j'ai annoncé en préambule t'indique évidemment que j'ai aimé le film. Scénario intelligent, histoire bien construite, rebondissements bien pensés malgré quelques incohérences sur les allers-retours temporels (je n'en dit pas plus pour ne pas spoiler), acteurs impeccables, actions bien menée, effets spéciaux à la hauteur, ambiance qui rappelle parfois le mythique Blade Runner : ma bonne surprise de cet automne avec Argo, sans aucun doute. 

Mention spéciale à Emily Blunt, une actrice que j'apprécie de plus en plus avec son physique bien loin des bimbos habituelles et son jeu impeccable (encore une actrice anglaise, évidemment). 

Bruce Willis fait du Bruce Willis avec ses 3 expressions habituelles, mais colle parfaitement au personnage du vieux Looper experimenté et abimé par la vie.

Quand à Joseph Gordon-Levitt c'est une vraie découverte. Je l'avais qualifié d'acteur "transparent" dans le dernier Batman, je révise de plus en plus mon jugement. Ce garçon sait absolument tout faire et a une panoplie d'activités absolument hallucinantes. En plus d'être acteur, il a produit le film et en outre écrit, peint, chante (du Brel en français dans le texte, s'il vous plait), danse, joue de la guitare, est actif sur les réseaux sociaux avec notamment un très chouette tumblr et cache un vrai cerveau sous un physique ma foi... Mignon.

Seuls défauts du film : quelques longueurs, notamment à la fin et un maquilleur ou lleuse qu'il faut absolument interdire d'exercer d'urgence. En essayant de faire ressembler Joseph Gordon Levitt à Bruce Willis, il ou elle l'a transformé en une espèce d'avatar du Dr Fu-Manchu qui aurait fait des UV. C'est ridicule.

Looper marque la troisième collaboration entre le réalisateur Rian Johnson et le Joseph Gordon-Levitt. Ils avaient en effet déjà travaillé ensemble sur Brick (2005) et sur Une arnaque presque parfaite (2008), dans lequel l'acteur faisait une brève apparition.

Pour que son personnage soit crédible, Joseph Gordon Levitt a modifié son jeu en l'adaptant à celui de Bruce Willis, adoptant certains de ses tics et opérant un travail sur sa voix

Bruce Willis lui-même a été impressionné par la performance de Joseph Gordon-Levitt. Le comédien raconte une anecdote à ce propos : "on était assis à une table et Joe était en face de moi, j'étais censé lui donner la réplique, mais tout à coup, je me suis surpris à le regarder et j'ai eu un sentiment étrange : c'est vraiment bizarre d'avoir quelqu'un en face de soi qui vous ressemble, mais en plus jeune".

Bref, si Bruce lui-même a été impressionné autant dire que tu peux aller le voir le film, vite, parce qu'il est déjà sorti depuis le 31 octobre et qu'on risque de ne plus le trouver dans toutes les bonnes crêmeries d'ici quelques semaines.

Et tu payes ta place pour y aller steuple, tu le chopes pas sur les internets. C'est Joseph Gordon-Levitt qui le produit  comme je te disais, on l'aime bien.

Oui, tu dois partager mes goûts et mes opinions, car ils sont les meilleurs.

C'est ça la démocratie.


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Quelques informations de ce billet ont été prélevées sur le site allociné

17/10/2012

Argo ? Un film à voir absolument

Mais enfin, me dis-tu, comment se fait-ce que tu l'aies visionné ce bout de pellicule ??

Il n'est point sorti encore.

Petit(e) ignorant(e), te réponds-je (comme Bob - humour - pouet) ne sais-tu point que je navigue dans la haute sphère de l'interneterie et du 7ème art réunis ?

Ce qui me permet d'assister à des réjouissances avant la plèbe.

Notamment des avant-premières cinématographiques, donc.

Et quand on te dit que c'est en présence du réalisateur, tu entames une petite danse du ventre.

Et quand on te précises que le réalisateur c'est Ben Affleck, tu entames une petite danse du bas... Euh, non, rien.

Ben Affleck, pour mémoire c'est lui.

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Une filmographie pas toujours égale avec du très bon, dont je garderai personnellement le cultissime "Dogma" qui est un de mes films de chevet,  mais également du tout venant et quelques nanards retentissants.

Je ne ferais pas l'injure de rappeler les calamiteux Gigli/Amours troubles avec son ex, Jennifer Lopez, un policier d'anthologie pour sourds, muets et aveugles ou Daredevil, un des plus mauvais films de super-héros de l'univers.

Qui aurait pu parier en voyant ce nanard intergalactique que son acteur principal nous livrerait quelques années plus tard, après deux autres réalisations plutôt réussies,  un des - et oui je vais m'engager sur ce point - meilleurs films de l'année 2012.

Dans son style et sa catégorie bien évidemment. 

Tu vas me dire "toi tu as eu la tête tournée par le petit speech de Ben Affleck en introduction" . 

Pas tant que ça.

J'étais assez loin de la bête pour ne pas succomber à son sex-appeal torride qui aurait pu fausser mon jugement.

Et en terme de sex-appeal, heu... Comment te dire. 

Cela fait plusieurs fois que je me dis qu'il ne vaut mieux pas voir une très belle image de papier glacé en vrai.

Tu es forcément un peu déçue. Et Ben, entre nous, ce petit bouc, cette veste mal coupée et ce jean hasardeux, hmmmm.... 

(oui je suis sensible à l'apparence, c'est mon côté superficiel, totalement assumé)

(et je n'ai pas pu récupérer une seule photo potable ou nette de cet évènement, le fils qui était chargé de l'appareil a failli à sa mission, ce petit con)

Ceci dit, malgré ce look moyennement glamour, il nous a quand même parfaitement expliqué sa démarche et l'histoire du film.

Dont le scénario lui a été transmis par George Clooney qui a pensé que Ben Affleck pourrait en faire un bon film.

Le même George Clooney ayant d'ailleurs participé à sa production, pour la petite histoire.

Mais enfin, t'impatientes-tu après ce long préambule, de QUOI CA CAUSE TA PELOCHE ?

Du calme, Maurice, je te raconte.

Le film est basé sur une histoire vraie, mais très peu connue. Le dossier ayant été déclassifié par les services secrets depuis peu de temps.

1979, Iran, Le Shah est chassé du pouvoir, Khomeiny arrive. Les Iraniens, avides de vengeance envers une nation qui a soutenu leur dictateur pendant des années s'en prennent à l'ambassade des Etats-Unis. Juste avant que l'ambassade soit envahie et ses occupants retenus par les Iraniens, 6 Américains s'échappent et trouvent refuge à l'ambassade du Canada. L'ambassadeur les cache mais la situation devient rapidement intenable. La CIA décide alors d'une mission  menée par un spécialiste de l'exfiltration, Tony Mendez.

Qui va avoir une idée pour le moins ... Originale pour sortir les Américains de ce guépier.

Monter, avec l'aide de deux professionnels reconnus d'Hollywood,un producteur et un prothésiste, un faux film, Argo, justifiant ainsi des repérages pour un tournage en Iran.

Le subterfuge va-t-il fonctionner ?

Comme je le disais plus haut, j'ai énormément aimé ce film. Une construction originale en 3 parties : la reconstitution historique qui plante le décor et l'action.

La quasi-comédie qui raconte le montage du faux film.

Et le thriller qui raconte l'exfiltration des fugitifs Américains.

3 parties bien distinctes mais qui arrivent à faire un film totalement cohérent et passionnant de bout en bout. Sans parler du suspense de la 3ème partie qui te laissera totalement agrippé(e) à ton siège jusqu'au bout de l'angoisse.

J'aurais rarement autant attendu un coup de fil dans un film ... Mais je n'en dirais pas plus.

La reconstitution historique est méticuleuse, on croirait revoir les images de l'époque : décors, costumes, et même grain et couleur du film sont parfaitement reproduits.

Quant au casting, il est impeccable.

Mention spéciale à John Goodman et Alan Arkin, irresistibles respectivement en prothésiste et producteur Hollywoodiens prêts à tout pour que l'opération réussisse.

Ainsi qu'à Bryan Cranston (Malcolm, Breaking bad), parfait comme d'habitude en responsable de la CIA un peu dépassé par les évènements. 

Le fils qui m'accompagnait a lui aussi énormément apprécié il a noté le film 15 sur 20.

Je ne suis pas loin de partager sa notation.

Le film sort le 07 novembre sur vos écrans. Pour une fois, quittez votre salon et offrez-vous une place de cinoche. Vous ne le regretterez VRAIMENT pas.

Sinon, comme le disent les principaux personnages du film pour se donner du courage...

... Argo fuck yourself.

(La bande annonce pour te donner encore plus envie)

 

Mille mercis au Club 300 AlloCiné et à Miss Maylis pour cette séance