14/09/2012

Je pfiouuute même mes soirées

Lecteur, rice occasionnel(le) si tu est dubitatif(ve) parce que tu ignores ce qu'est un pfiouuuu cherche un peu sur ce blog.

En tout état de cause, tu es gravement under-hype et potentiellement la risée de tout ton voisinage réel et virtuel.

Parfois à force d'écrire des sonneries à longueur de temps, on te prend en pitié et on te demande de venir ambiancer des évènements avec des petits fours et du champagne.

Moi, ambiancer, c'est un peu mon concept de vie.

C'est quasiment mon seul talent artistique d'ailleurs. Vu que je chante comme un castrat enroué, que je danse comme un marsouin en période de reproduction, que mes photos sont floues et de travers et que mes dessins ressemblent à ceux d'un enfant de 8 ans en phase d'opposition.

Mais quand je fais tout ensemble, visiblement ça amuse le festivalier au bord du buffet entre deux coupettes de champ'.

Donc, on m'invite, j'ambiance.

Et je visite.

Parce que mon deuxième concept de vie c'est de découvrir des lieux un peu secrets, un peu exclusifs où la plèbe n'est pas autorisée à rentrer en temps ordinaire.

J'aime bien "la plèbe" comme mot d'ailleurs. C'est délicieusement méprisant. 

En l'occurrence c'est Contrex pour le lancement de la Contrexpérience Saison 2 qui nous a permis de pénétrer à l'intérieur de la Cité Universitaire pour découvrir un superbe salon néo-renaissance digne d'abriter les plus beaux cocktails. 

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Je n'avais aucune idée qu'une telle pièce puisse exister à l'intérieur d'un des bâtiments de la cité.

Et à propos de pièce, hormis architecturale, nous avons été gâtées, nous les filles.

Car Le public présent, a eu le plaisir de découvrir et de participer en exclusivité à la nouvelle expérience Contrex  basée sur l’idée « On mincirait mieux si c’était plus fun ».

Avec un DJ set exclusif de Make The Girl Dance et un spectacle son et lumière à couper le souffle,...

La marque a imaginé un concept renversant avec Marcel, agence créative, épaulée par l’équipe de vidéographistes Superbien et le réalisateur Matthieu Jorrot. 

Le public a pu découvrir un immeuble en feu sous ses yeux, avec des « beaux gosses » en détresse aux fenêtres!

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Devant cette façade, des steppers sur lesquels les participants ont été invités à monter. Grâce à leurs mouvements toniques, des jets d’eau ont été actionnés et ont éteint l’incendie petit à petit pour ainsi sauver les jeunes hommes prisonniers des flammes. Et découvrir qu’ils avaient brûlé 2000 calories, dans la joie et la bonne humeur! 

Bon arroser les beaux gosses, c'était rigolo, mais nous dans le carré VIP, loin de la plèbe (uhuhuhuhuh) nous étions un peu loin pour leur jeter de l'eau.

C'est pourquoi, avec mes consoeurs, nous nous sommes postées à la sorties des artistes aquatiques pour voir du biceps d'un peu plus près.

Et de fait.... On les a vus passer sous notre nez.

 

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Et même avec Sandrine Camus, on a réussi à en choper deux exemplaires à la sortie des douches à peine couverts par une micro-serviette de bain.

On leur a fait coucou.

Ils nous ont fait coucou aussi.

Bref on s'est fait coucou.

Au frais de Contrex qui n'y a vu que de... L'eau.

Mouahahahah

(et oui, toutes les occasions sont bonnes)

(j'ai le droit, je suis âgée, y'a prescription)

(c'est un excellent prétexte pour tâter du muscle d'ailleurs, les gars ne se méfient pas ils croient que c'est l'instinct maternel, tu parles)

(mandieu si un jour le meuri se met à lire ce blog je suis morte)


06:00 Publié dans Sorties | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : contrex, contrexpérience, cité universitaire, évènement | | |  Imprimer |

13/09/2012

You can stand under my umbrella, ella, ella hey, hey, hey

T'sé ça fait longtemps que je perds la boule.

Avec un certain nombre d'objets que je sème au vent avec mes neurones perturbés.

Quand je fumais je perdais mes briquets partout.

Et aujourd'hui, entre autres, je disperse à l'attention des pauvres âmes qui en sont dépourvues....

Mes parapluies.

J'en largue environ entre 5 et 10 par an abandonnés derrière moi dans les transports, au restaurant, ou sur les corps désarticulés des gens qui m'ont cassé les pieds et que j'ai martelé avec.

(je regarde esprits criminels en écrivant ce billet, d'où l'influence macabre).

Mais celui-ci ... Ca m'embêterait énormément de le perdre....

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Je l'ai trouvé à l'arrache un jour de pluie-et-pas-de-parapluie-merde-mon-brushing dans un magasin d'une chaîne spécialisée en articles en tous genre et de bon goût - genre classeur fluo à l'effigie de Justin Bieber - pour jeunes filles en fleurs.

Je suis à tendance fortement anglophile - y compris du drapeau.

Tu imagines donc le coup de foudre total.

De plus, cette petite merveille de discrétion me permet donc de me faire remarquer (ce qui est après tout mon sport préféré) en grâce et en style, tout en affichant mes préférences aux yeux du monde.

Elle me donne aussi l'occasion de passer un ou deux messages personnels 

Timothy, chouchou, je me rappelle encore très bien de ton tatouage sur l'avant-bras droit et de ton insistance à m'expliquer démonstration à l'appui ce qu'était un French Kiss. 

(oh ça va, hein, y'a prescription, c'était à l'ère tertiaire)

Et sans aucun rapport, le stagiaire, toi à qui j'ai dit de façon complètement insensée "oh, ben maintenant que tu t'en vas, tu peux lire mon blog", comme tu a décroché un contrat et que tu restes, du coup, SORS D'ICI IMMEDIATEMENT.

Sinon je t'abats à l'agrafeuse et je te finis en martelant ton corps désarticulé à coups de parapluie.

Je suis prêt à le sacrifier, mon drapeau anglais,  s'il le faut.

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12/09/2012

C'est la rentrée, c'est beauté

Au moment où le printemps se transformait en été, je t'avais narré une après-midi de rêve pendant laquelle Shiseido avait tenté par tous les moyens à sa disposition de me redonner figure humaine.

Et de fait, grâce à quelques produits miracles et aux mains magiques du maquilleur maison, j'ai pu sortir sans que les gens hurlent de peur.

Ces produits miracles, nous avions eu la chance et le privilège de les découvrir en avant-première avant leur sortie dans les bonnes échoppes qui les proposent au beautystas.

 Et qui sont disponibles désormais et à partir de maintenant. 

C'est pourquoi je vais te vanter leurs bienfaits.

CAR (oui car) bienfaits il y a.
Indubitablement.

Sinon, tu me connaissois, je ne t'en parlerais point.

D'abord, dans l'ordre d'application, Le teint liftant anti-âge.

J'étais déjà raide dingue du teint lissant perfecteur de la marque, fluide, léger, tenue impeccable et qui t'enlevait dix ans d'un coup de pinceau.

Que dire de plus sur le teint liftant anti-âge. ENFIN un fond de teint liftant qui tient ses promesses. Un effet coup de jeune bluffant, même après une nuit difficile, un fini poudré qui respecte le grain de peau. Bonne mine assurée, pour toutes et à tous âges (oui, même toi, jeune gaudelurette qui n'a pas besoin de lifting).

Je l'adore, je l'adopte, je ne m'en passe plus.

 

Ensuite, sur les joues, la caresse de la poudre Camélia Compact. Un trio d'une texture qui réussit l'exploit d'être à la fois fine et crémeuse, brillante et poudrée. Et qui laisse sur votre peau un sillage délicatement coloré sans aucun paquet. A moduler du plus clair au plus foncé grâce aux trois couleurs et selon vos envies et le degré plus ou moins pâle de votre carnation. Je m'en sers comme blush personnellement, mais on peut le moduler sur le visage pour jouer avec les ombres et les lumières.

 

Enfin mon produit chouchou toutes catégories. LE rouge qui m'a réconciliée avec le rouge à lèvres. La laque de rouge. Inspirée de la laque japonaise. Précise comme un rouge à lèvres en stick. Facile à poser comme un gloss. D'une tenue inégalée et d'un confort total.

J'en fais à peine une retouche dans la journée après le repas de midi. Et encore. Je suis dithyrambique sur ce produit parce qu'il a vraiment révolutionné mon moment make-up du matin. Je ne saurais plus m'en passer désormais. Il est en permanence dans mon sac, à portée de mains.

Avec mes trois produits, je suis parée pour passer l'automne en beauté et attendre l'hiver de pied ferme.

Ou de visage ferme plutôt

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06:00 Publié dans Beauté | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : shiseido, teint liftant, camelia compact, laque de rouge | | |  Imprimer |

11/09/2012

L'homme, cet animal étrange....

Clairement je ne comprendrai vraisemblablement jamais les hommes.

Mais est-ce qu'il faut vraiment les comprendre ?

La réponse est non.

Enfin, ma réponse est non.

Toi tu continues à chercher si tu veux, personnellement j'ai arrêté.

Je me contente de les aimer. 

Malgré toute la revendication féminitudinale qui bouillonne au dedans de moi, j'aime les hommes. 

J'en ai eu dès le départ une vision positive, grâce à un papa super-poule et féministe bien avant l'heure.

Ca aide plutôt à mettre le pied à l'étrier. 

Après, mis à part les quelques exhibitionnistes, pervers, fétichistes, adeptes de la main aux fesses et sales cons que j'ai pu croiser comme, probablement et malheureusement la plupart de mes consoeurs, les autres étaient plutôt... 

Mignons, amusants, touchants, et, dans le fond, assez gentils.

Non, ne hurle pas.

Oui, j'ai eu de la chance.

Je ne suis jamais tombée sur un sadique, un pervers manipulateur, un cogneur, ou un violeur.

Juste sur quelques énergumènes, un ou deux crétins congénitaux et un possessif.

Beaucoup de chance et un solide instinct de survie qui me fait m'enfuir sur mes talons de 12 au moindre signe inquiétant, probablement.

Mon expérience de nos compagnons à deux pattes est donc forcément, et heureusement, plus limitée.

Néanmoins, comme je le disais ici, si elle est moins étendue que celle de Madonna, elle l'est plus que celle de Bernadette Soubirous.

Donc j'aime les hommes. Sans vouloir généraliser, ils sont souvent moins compliqués que nous, plus directs. C'est reposant. Et frais. 

Surtout si comme moi tu as un cerveau en ébullition permanente. Te retrouver avec des individus pour lesquels un et un font forcément deux et pas

"et si un et un ne faisaient pas deux, mais trois, voire plus, par temps de pluie, et est-ce que j'ai pensé à couper l'électricité, je suis trop grosse et pourquoi il ne me rappelle pas, parce que je suis trop grosse, qu'est-ce que j'ai fait, c'est moi, faut que je rappelle ma mère, oh non pas ma mère, elle va encore me faire des reproches, et je vais être obligée de lui dire qu'il n'a pas rappellé".

J'ai juste quelques minis-reproches à leur faire.

1/ ils veulent commander. C'est moche. Et tout à fait hors de propos. Ils deviennent même pénibles parfois avec cette obstination à vouloir être le chef. Astuce : les laisser penser que c'est vrai. Ils sont contents et te fichent la paix.

2/ Ils ne comprennent pas les sous-entendus ni les approches suggestives. Si tu parles au deuxième degré ou avec subtilité, aucun résultat. Au lieu de t'épuiser dans des stratégies d'approches sophistiquées, essaye le "toi baiser moi". Ca marche relativement bien. Mais bon c'est trivial. Et tu risques de te faire jeter trivialement aussi. Avec dommages pour l'égo.

3/ Ils restent parfois assez volontairement assez hermétique au mode d'emploi du fer à repasser ou de l'aspirateur. Solution. Leur coller les engins dans les mains dès le berceau. En général, à l'âge adulte, ils ont trouvé le bouton "démarrage"

Et, au fait, cousine, à la question "mais pourquoi il ne rappelle pas ?" j'ai quand même trouvé la réponse au bout de toutes ces années.

Il ne te rappelle pas parce que simplement... Il n'a pas envie. 

Je sais, c'est spectaculairement osé comme hypothèse.

Mais compte tenu de la structure moléculaire de notre alter-ego, la plus vraisemblable.

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(et oui, les hommes je les aime particulièrement comme ça)

(mais en présence d'un tel individu, ma faculté d'analyse et de discernement disparait brusquement)

(et je me transforme brusquement en idiote balbutiante)

(phénomène étrange et inexplicable)

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : homme, femme, relation, psychologie | | |  Imprimer |

10/09/2012

"Oui, mais toi tu es forte"

Mon karma est ainsi fait que je sers assez souvent de déversoir pour les problèmes et les soucis des autres.

Pourquoi ? 

Aucune idée.

C'est pourtant pas le fait d'être aimable.

Je me donne suffisamment de mal pour être une tête de cochon de première catégorie.

Seulement dès que je me mets à répondre ou à écouter quelqu'un, généralement peu de temps après, j'ai souvent droit aux peines de coeur/d'argent/de famille voire au début de psychothérapie de comptoir.

En règle générale, ça ne me dérange pas plus que ça.

J'ai un bon système d'écoute sélective qui fait qu'une litanie de "il m'avait pourtant dit qu'il allait rappeler" se transforme en bruit de fond auquel je peux aisément superposer une des chansons favorites de mon juke box intérieur.

Qui est constitué principalement, j'ignore aussi pourquoi, d'improbables scies musicales qui mettraient radio nostalgie au rang de média pour hipsters.

Mais parfois, mon juke box intérieur est en panne, le bruit de fond se fait plus persistant, où j'ai un moral aléatoire qui fait que je ne suis pas d'humeur à danser le hip hop sur la scène de Bercy.

C'est à ce moment précis, quand je tente un "boh, moi aussi tu sais, j'ai pas trop le moral...." que je récolte généralement un "oui, mais toi tu es forte" .

Qui veut dire à mon sens deux choses 

Soit "je suis là pour parler de mon nombril endolori et de toutes manières, j'en ai rien à cirer de tes problèmes"

Soit "tu es mon roc, mon pic, ma péninsule, et je sais que je peux me reposer sur toi" (accessoirement, j'en ai rien à cirer de tes problèmes, en prime).

Désamorçons aujourd'hui cette dernière alternative.

Non, je ne suis pas forte.

Pas plus forte que n'importe qui. Voire moins forte que n'importe qui.

Moi aussi j'ai des soucis, comme la terre entière.

Ma vie n'est pas une vallée de roses remplie de sucettes au caramel. Elle est remplie de part d'ombre, de doutes, de peurs aussi étendues que la mer de la tranquillité et de failles qui feraient passer le grand canyon du Colorado pour un trou de souris. 

 

Il y a mêmes des matins ou j'ai tellement de mal à envisager de continuer à mettre un pied devant l'autre que m'ouvrir la carotide au cure-dents me semble une alternative intéressante.


Mais, si je peux râler pour des petites choses agaçantes ou futiles, si la situation devient plus problématique ou grave, je suis de ceux qui se taisent.

M'épancher sur une épaule amie est probablement une des choses les plus difficiles à réaliser.

Je ne supporte pas l'idée de compassion. Encore moins celle de pitié.

Encore moins celle de demander de l'aide.

Pourtant, crois-moi, un peu d'aide n'aurait pas été de trop dans plusieurs circonstances.

Mais non, rien à faire. Le "au secours" reste coincé sous la quintuple épaisseur de béton de mon blindage personnel.

Et je finis toujours par me débrouiller toute seule. Au prix parfois d'un gymnastique intérieure totalement épuisante.

Donc toi qui passe par là et commence à me raconter qu' "il avait pourtant dit qu'il allait rappeler" si je n'ai pas l'air de porter précisément une attention particulière à tes avanies sentimentales, demande-toi si, éventuellement, je vais bien.

Même si je ne te parle pas de mes démons intérieurs, un simple "et toi, ça va ?" fera l'affaire.

Et peut-être qu'un jour en réponse, je t'appellerai au secours.

Peut-être.

Pas certain. 

 

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(Photo non truquée, c'est une vraie culturiste)

06:04 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : humeur, force de caractère, pitié, compassion | | |  Imprimer |