21/09/2012
Ras la parodie
Je voudrais pousser un cri strident de déchirement pleuvral
HIIIIIIIIIIIIII
Et râler.
Ca faisait au moins deux bonnes heures que j'étais gentille, c'est trop.
J'en ai marre des parodies sur le net.
Pas un truc un peu original qui sorte sans qu'on se gaufre 32692 reprises plus ou moins drôles de l'OVNI.
Rappelle-toi des types en justaucorps avec poutre apparente qui dansaient sur le single ladies de Beyoncé, des parodies en eskimo de Bref, ou de - horreur totale - l'adaptation Rochechanesque de "Call me Maybe" qui te reste bien dans le crâne 3 semaines après.
Et aujourd'hui, c'est le défilé des imitations de Gangnam style. Un truc électro-asiatique avec une chorégraphie bondissante qui est presque un appel "oh oui, parodie-moi"
Je n'en peux plus.
Dis Monsieur Plus, on peut pas avoir des choses un peu originales au lieu de la énièmes recopie de ?
Parce que si c'est le futur des internets, je te préviens, moi je me casse.
Ca, c'est dit.
Court mais efficace dans le message, non ?
Non ?
Bon, dans ce cas, il ne me reste qu'à faire une parodie de ce billet.
Pour faire passer le message.
...
Je voudrais pousser un cri strident de déchirement pleuvral
HIIIIIIIIIIIIII
Et râler.
Ca faisait au moins deux bonnes heures que j'étais gentille, c'est trop.
J'en ai marre des parodies sur le net.
Pas un truc un peu original qui sorte sans qu'on se gaufre 32692 reprises plus ou moins drôles de l'OVNI.
Rappelle-toi des types en justaucorps avec poutre apparente qui dansaient sur le single ladies de Beyoncé, des parodies en eskimo de Bref, ou de - horreur totale - l'adaptation Rochechanesque de "Call me Maybe" qui te reste bien dans le crâne 3 semaines après.
Et aujourd'hui, c'est le défilé des imitations de gangnam style. Un truc électro-asiatique avec une chorégraphie bondissante qui est presque un appel "oh oui, parodie-moi"
Je n'en peux plus.
Dis Monsieur Plus, on peut pas avoir des choses un peu originales au lieu de la énièmes recopie de ?
Parce que si c'est le futur des internets, je te préviens, moi je me casse.
Ca, c'est dit.
Court mais efficace dans le message, non ?
Non ?
Bon, dans ce cas, il ne me reste qu'à faire une parodie de ce billet.
Pour faire passer le message.
(ayé t'as compris là, ou je recommence ?)
(Bon j'admets la version chatroulette de Call Me Maybe était quand même à hurler de rire, ta tête des gars, franchement....)
06:00 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : parodies, bref, single ladies, call me maybe, gangnam style |
| |
Imprimer |
20/09/2012
Je me mets en ménopause
Oui, c'est pas trop glamour a priori.
Voire assez répugnant, hein.
(Oui, oui, je te vois tirer du nez en faisant "beurk")
Et a priori pas dans la sphère de préoccupation de 95 % des gens qui trainent sur les internets
Mais tu sais bien que je m'en contrecogne, de la préoccupation des gens, je dis ce que je pense, je pense ce que je dis et je pense dire ce que je veux exprimer.
Et après tout, on parle bien de règles et de mycoses vaginales dans la publicité, je ne vois pas pourquoi on ne prononcerait pas le mot "ménopause".
C'est moche ? sale ? honteux ? pas vendeur ?
Trop bien, je vais être moche, sale, honteuse et pas vendeuse.
Ouuuuuuuh le frisson de l'interdiiiiiit
Donc j'aborde en ce moment ce que l'on appelle pudiquement "un tournant de ma vie de femme"
Autrement dit pour ceux à qui il faut mettre les point sur les i, le robinet se ferme, la fabrique d'oeufs se met en grève, je bascule dans le 3ème âge, et je vais avoir une carte de priorité dans les transports en commun.
Selon les usages communément admis, je devrais grossir de 10 kilos, avoir des bouffées de chaleur, des insomnies, être irascible, aboyer sur les fonctionnaires et regarder les jeunes et jolies d'un oeil torve et jaloux.
Selon les usages communément admis, je devrais disparaître du paysage pour enfouir la honte de la perte de ma féminité sous une Burqa de discrétion et de retenue.
Selon les usages communément admis, je devrais renoncer à séduire, à plaire, et me mettre des jupes Damart, en expérimentant des recettes de confitures pour régaler mes futurs petits-enfants...
..
Voilà, voilà, voilà.
(au passage tavu, je fais comme Hollande et son "quand je serai président de la république")
Alors je vais te rassurer immédiatement, toi, femme plus jeune qui arrivera je l'espère un jour à mon âge canonique...
Ca va bien se passer.
J'ai probablement de la chance, pour l'instant, franchement ?
Je le vis bien.
Seuls effets secondaires notables, un sommeil parfois aléatoire (mais si j'éteignais l'ordi un peu plus tôt, je dormirais certainement mieux), un peu de poil très viril qui tend à squatter ma lèvre supérieure et mon menton (avec un peu de cire, le poil trépasse) et une légère chute de cheveux...
Pas grand chose.
J'ai même perdu du poids, c'est te dire et on m'invite dans des soirées pour faire le 4ème à la belote alors qu'avant on me jetait des cailloux.
Et je refuse obstinément de considérer que ma féminité me fuit à grand coups de charentaises. Je sais, c'est ridicule. Quelle idée stupide de vouloir encore se sentir bien dans sa peau à un âge avancé.
Ah si quand même. Probablement à cause du bouleversement hormonal inhérent je subis un espèce de grand huit émotionnel qui me fait passer directement de l'hystérie rigolarde à l'absorption d'un tube entier d'anti-dépresseurs sans aucune modération.
Et tomber amoureuse d'absolument tous les beaux gosses que je rencontre tous âges confondus, voire éventuellement de quelques femmes, je ne suis pas sectaire.
Je crois que je pourrais tomber amoureuse d'un type brun, petit, trapu et poilu en ce moment, c'est te dire le niveau.
J'envisage de faire mon sac toutes les 3 secondes pour aller refaire ma vie en Australie en élevant des chats de race au fond du bush.
Ou de faire "au revoir président" à mon PDG habillée d'un seul et unique string de danseuse brésilienne accompagnée d'une batucada endiablée en plein comité de direction.
Avant d'aller m'effondrer en larmes sur n'importe quelle chanson mélancolique et d'envisager me suicider de façon totalement mélodramatique et sanglante sur le perron du siège de Facebook France en hurlant "C'EST DE TA FAUTE MARK ZUCKERBERG"
C'est un peu fatiguant émotionnellement parlant mais finalement assez délicieusement excitant.
Et ça permet en tous cas d'écrire un billet sur le sujet.
Donc tu vois, je ne vire ni mégère, ni mémère, je mets encore des talons de 12 et je fais marrer mon petit monde.
Tant que ça dure, je ne jetterai pas des cailloux sur les jolies jeunes filles qui pourraient me faire de l'ombre.
Ah correction sur ce point quand même.
Je n'aime pas les jolies jeunes filles qui pourraient me faire de l'ombre.
Passe-moi les cailloux, Maurice.

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : menopause |
| |
Imprimer |
19/09/2012
Laisse pas traîner ton fils
J'avais du faire un billet identique il y a quelques années, mais c'est un sujet d'énervement récurrent pour votre servitrice qui l'amène à se couvrir de plaques rouges et a crier cré cré fort à chaque récidive.
J'en ai marre qu'on me vende les fils et filles de comme les 8èmes merveilles du monde alors qu'à une forte proportion ce sont souvent des clampins sans aucun talent.
En politique, dans les affaires, et ce qui m'irrite plus que tout vu ma sensibilité exacerbée pour ce qui concerne l'artistique, dans le showbiz, pas un papa qui ne tente de nous fourguer sa progéniture soit disant considérablement douée.
En politique, ne parlons pas des Les Pen chefs de parti de père en fille (et maintenant en petite-fille) ni du calamiteux épisode de l'Epad où Sarko a tenté de nous faire croire qu'un post-ado au brushing mini-vague qui a fait péniblement DEUG en 5 ans était capable de diriger un organisme au budget d'un milliard d'euros.
Que dire de la calamiteuse gestion du fils Lagardère plus occupé à aller manger au Quick avec sa grande bécasse pour la bécoter que de gérer son groupe industriel légué par papounet.
Ou encore des filles Halliday, Depardieu et consoeurs dont le jeu ferait passer les roulements de pupilles des acteurs du muet pour un modèle de subtilité.
Ou enfin, exemple dramatique parmi d'autres, de la FILLE de Francis Cabrel qui se lance dans la chanson, produite par papa, comme c'est surprenant. Qui trouve qu'elle a énormément de talent... Voilà voilà voilà... On va dire que pour animer une soirée au Club Med' ça serait pas mal.
Mais la goutte qui a fait récemment déborder les nerfs c'est l'interview du fils Delon (pas Anthony, le petit dernier) dans le magazine 7/7. Un dimanche soir. Alors qu'il y a 100.000 autres sujets à traiter.
Le fils Delon. Il a fait quoi à part fumer du shit et être né Delon ce petit branleur, rappelle-moi ?
Rien.
Comme tous les héritiers X ou Y à qui les magazines consacrent des articles entiers pour faire plaisir à papa ou maman et parce que potentiellement, ça fait vendre.
Et le summum du foutage de poire est atteint lorsque tous ces gens nous assurent que leur progéniture "ont passé le casting, comme tout le monde" "qu'il a du faire ses preuves" "et que le réalisateur a trouvé que le ou la choisir pour le rôle, c'était une évidence".
Mais bien sur, on y croit. Fort.
Prends-moi pour un jambon aussi.
A force d'avoir des gens "à la naissance" plutôt "qu'au mérite" pas étonnant que notre niveau général baisse. Dans les arts ou ailleurs.
Je pensais que nous avions enterré l'ancien régime. Mais non, visiblement, la monarchie de droit divin s'est transformée en transmission de rôles de droit divin.
Attention, je ne veux pas sombrer non plus dans un poujadisme de bon aloi, ceci une irritation contre les descendants non méritants.
Il y a évidemment des contre-exemples brillants d'enfants qui ont égalé voire dépassé leurs parents dans le même domaine ou d'autres spécialités.
Et moi-même si j'avais influence et réseaux, évidemment que je serais la première à mettre le pied à l'étrier de ma progéniture. Je pense juste avoir assez peu d'indulgence pour leur demander dans ce cas hypothétique de faire leurs preuves avant de leur confier un rôle important.
Ce qui n'est pas le cas, ils vont donc devoir faire leur chemin tous seuls.
J'espère juste qu'un clampin sans aucune capacité ne leur piquera pas leur beefsteak parce que son papa est le PDG de la boite.
Vu la nature humaine et mon pessimisme naturel, j'ai un gros doute.

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : héritage, descendance, transmission, delon, cabrel, halliday, le pen, depardieu, sarkozy |
| |
Imprimer |
18/09/2012
Ne remets jamais à demain ce que tu peux faire la semaine prochaine...
D'ailleurs, je vais écrire ce billet la semaine prochaine.
Ou dans un mois.
Ou après.
Mieux, je vais l'enterrer sous une pile de trucs en espérant qu'il disparaisse à tout jamais.
Parce que oui, sache-le-tu, je suis une procrastinatrice.
Surtout pour les choses ennuyeuses, enfin celles qui m'ennuient.
Genre envoyer un papier administratif.
Coller un timbre sur une enveloppe peut me prendre, allez... 3 bons mois.
Parce que plus je recule, plus c'est dur. Plus c'est dur, plus je recule.
Jusqu'à ce qu'il n'y ait plus aucune alternative.
Ou que le meuri m'engueule copieusement "MAIS CA FAIT VINGT FOIS QUE JE TE DEMANDE D'ENVOYER UN PAUVRE COURRIER, C'EST DIFFICILE ?"
Oui, c'est difficile.
Pourquoi ?
Aucune idée.
Le mécanisme de la procrastination est tellement idiot que je n'ai même pas d'explication rationnelle et satisfaisante à fournir pour le justifier.
Je laisse donc la parole au Dr Otto Ruth, psychiatre de renommée internationale spécialiste des mécanismes de défense du subconscient chez le ragondin américain mâle qui déclare en l'occurrence
"La brograstinassssion ach c'est eine grosse desirrr de se fuuutre de la flammenkusche de son voisin"
Alors qu'il serait tellement facile de se dire comme toute personne humainement constituée "allez hop, je m'en débarrasse, et après je fais ce qui me fait plaisir".
Mais non, je fais ce qui me fais plaisir et le reste, je me dis... Boh j'ai bien le temps. Jusqu'à ce que ça devienne pénible, que la culpabilité me ronge et que l'angoisse m'étreigne (avec ses petits bras)
Et crois-tu que l'angoisse me fera avancer ?
Non, l'angoisse me fera encore plus enterrer les trucs qui fâchent.
Jusqu'au drame final.
Qui me fera courir à la perception à 23.55 h ou rendre un dossier dans la douleur avec ma hierarchie qui me menace de licenciement si je ne le fais pas immédiatement, alors que j'aurais pu le faire tranquillement ce dossier, 3 semaines auparavant.
Ma vie est donc une succession ininterrompue de drames professionnels, administratifs et timbresques auquel je n'ai même plus la force de donner une fin.
Sachant que je combine une capacité de procrastination illimitée avec le fait que plus on me demande de faire un truc, moins je le fais, tu imagines la profondeur du problème.
J'ai rendu fous à peu près tous les gens de mon entourage professionnel et personnel.
Moi y compris.
(Pour ton élévation culturelle, la procrastination a quand même été reconnue récemment comme une vraie maladie handicapante dans ses formes les plus extrêmes. Je suis bien contente qu'on me reconnaisse comme une vraie malade mentale, il était temps)

Travailler dur paye souvent, sur le long terme
Mais la paresse paye souvent tout de suite
Comme c'est VRAI
06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : procrastination |
| |
Imprimer |
17/09/2012
Moi aussi un jour je ferai des bruits avec ma bouche
Comme le tiercé pour Omar Sharif, le comique c'est ma grande passion.
J'aime faire rire, ça me parait une politesse essentielle de détendre ses contemporains stressés.
J'aime aussi tendre mes contemporains stressés quand ils sont beaux gosses, mais ceci est une autre histoire.
Et en plus de faire le clown, j'aime aussi rire aux pitreries des autres.
Donc un one-man-show ça ne se refuse jamais. Surtout en ces temps de morositude morose qui n'incitent guère au youpilala.
Surtout au Splendid, le mythique théâtre parisien qui a vu les débuts de la troupe du même nom, et où votre servitrice a notamment, et entre autres, eu le plaisir et l'avantage de voir "Nuit d'ivresse" avec Josiane Balasko et Thierry Lhermitte avant que ce soit un film.
Le théâtre n'a pas changé.
Qui a crié "TOI, SI" ?
Toi, là-bas au fond, tu sors. Et tu ne reviens pas.
Cette fois-ci le Splendid accueille le retour de Titoff après 5 ans d'absence sur scène.
Et c'est là que tu attends probablement mes impressions sur le spectacle.
Qu'est-ce que tu dirais si je te répondais
1/ Je n'aime pas parler d'autre chose que de moi, donc ça m'embête
2/ Je n'ai pas envie ?
...
Tu me répondrais "pauvre folle", et tu aurais raison.
Donc, rapidement, avant de reparler de mon nombril et avant de m'ennuyer : globalement le spectacle est BIEN. Et certainement à voir si tu as envie d'une petite tranche de détente dans ce monde sans pitié.
Le fil conducteur du show mi stand-up/mi-sketch est le volume d'informations que nous recevons tous tous les jours et ses conséquences sur notre vie quotidienne.
Très sincèrement ? A mon humble avis Titoff cherche encore un peu ses marques sur la première partie du spectacle jusqu'à la première pause.
Après le spectacle décolle vraiment avec le sketch sur la pub Kinder Bueno que je te laisse d'ailleurs découvrir en exclusivité
"Kinder Bueno" extrait du Nouveau spectacle de... par Titoff-dejaderetour
ou encore celui sur le geek vendeur d'ordinateurs.
Qui nous a bien fait rire moi et mes collègues de l'écriture des internets présents ce soir là.
Nous avons d'ailleurs eu le privilège de lui démontrer après le spectacle que sa vision était un poil faussée. Vu que nous n'étions ni blafards faute de lumière du jour, ni vêtus de tee-shirts star wars et de baskets vintages sentant le renfermé.
Je tiens du coup à remercier notre hôte pour son accueil d'après spectacle.
Car pour avoir côtoyé un certain nombre de gens plus ou moins connus, ce genre de rencontres vire souvent au monologue du "moi moi moi, je, moi, ma vie, mon oeuvre et mon nombril"
(oui, du coup, je me la pète aussi en racontant que j'ai côtoyé des gens connus en masse).
Rien de tel avec Titoff, qui nous a certes expliqué la genèse de son spectacle mais qui a vraiment pris le temps de discuter avec nous de NOTRE vie et NOTRE oeuvre dans une conversation au naturel et à bâtons rompus tout à fait divertissante.
Autour d'une coupette. Ce qui m'a donné l'occasion de me ridiculiser une fois de plus en avalant mon verre avec un bruit de bouche un peu incongru.
Ce qui m'a valu évidemment un tir croisé de vannes de notre hôte du jour et de mes compagnons, que je ne remercie pas au passage.
Tu constateras donc au passage le plaisir intense que je prends à cet échange
(et oui, je porte des lunettes, parfois, ça arrive même aux meilleurs)
(et à part faire rire, je constate que j'ai un certain talent pour tirer la tronche, aussi)
Donc, si tu es sur Paris, va donc voir le spectacle de Titoff, c'est un monsieur drôle ET charmant. Tu passeras une bonne soirée.
En attendant, je te laisse, moi j'ai un one-woman show sur les bruits de bouche à écrire.
06:00 Publié dans Sorties, Spectacles | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : titoff, spectacle, sketch, splendid, kinder bueno, rencontre |
| |
Imprimer |


