18/09/2012
Ne remets jamais à demain ce que tu peux faire la semaine prochaine...
D'ailleurs, je vais écrire ce billet la semaine prochaine.
Ou dans un mois.
Ou après.
Mieux, je vais l'enterrer sous une pile de trucs en espérant qu'il disparaisse à tout jamais.
Parce que oui, sache-le-tu, je suis une procrastinatrice.
Surtout pour les choses ennuyeuses, enfin celles qui m'ennuient.
Genre envoyer un papier administratif.
Coller un timbre sur une enveloppe peut me prendre, allez... 3 bons mois.
Parce que plus je recule, plus c'est dur. Plus c'est dur, plus je recule.
Jusqu'à ce qu'il n'y ait plus aucune alternative.
Ou que le meuri m'engueule copieusement "MAIS CA FAIT VINGT FOIS QUE JE TE DEMANDE D'ENVOYER UN PAUVRE COURRIER, C'EST DIFFICILE ?"
Oui, c'est difficile.
Pourquoi ?
Aucune idée.
Le mécanisme de la procrastination est tellement idiot que je n'ai même pas d'explication rationnelle et satisfaisante à fournir pour le justifier.
Je laisse donc la parole au Dr Otto Ruth, psychiatre de renommée internationale spécialiste des mécanismes de défense du subconscient chez le ragondin américain mâle qui déclare en l'occurrence
"La brograstinassssion ach c'est eine grosse desirrr de se fuuutre de la flammenkusche de son voisin"
Alors qu'il serait tellement facile de se dire comme toute personne humainement constituée "allez hop, je m'en débarrasse, et après je fais ce qui me fait plaisir".
Mais non, je fais ce qui me fais plaisir et le reste, je me dis... Boh j'ai bien le temps. Jusqu'à ce que ça devienne pénible, que la culpabilité me ronge et que l'angoisse m'étreigne (avec ses petits bras)
Et crois-tu que l'angoisse me fera avancer ?
Non, l'angoisse me fera encore plus enterrer les trucs qui fâchent.
Jusqu'au drame final.
Qui me fera courir à la perception à 23.55 h ou rendre un dossier dans la douleur avec ma hierarchie qui me menace de licenciement si je ne le fais pas immédiatement, alors que j'aurais pu le faire tranquillement ce dossier, 3 semaines auparavant.
Ma vie est donc une succession ininterrompue de drames professionnels, administratifs et timbresques auquel je n'ai même plus la force de donner une fin.
Sachant que je combine une capacité de procrastination illimitée avec le fait que plus on me demande de faire un truc, moins je le fais, tu imagines la profondeur du problème.
J'ai rendu fous à peu près tous les gens de mon entourage professionnel et personnel.
Moi y compris.
(Pour ton élévation culturelle, la procrastination a quand même été reconnue récemment comme une vraie maladie handicapante dans ses formes les plus extrêmes. Je suis bien contente qu'on me reconnaisse comme une vraie malade mentale, il était temps)

Travailler dur paye souvent, sur le long terme
Mais la paresse paye souvent tout de suite
Comme c'est VRAI

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : procrastination |
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Commentaires
Tiens, d'ailleurs, ça fait deux semaines que je roule sans carte grise vu que je remet toujours à demain le moment d'appeller la préfecture pour savoir pourquoi je l'ai jamais reçue. Mais bon deux semaines, c'est rien encore !
Écrit par : Marlowe | 18/09/2012
Répondre à ce commentaireA la "chasse" aux beaux blonds , procrastines tu ?
Écrit par : Poulette Dodue | 18/09/2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : hiéléna Cyclo | 18/09/2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : shalima | 18/09/2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Amy | 18/09/2012
Répondre à ce commentaire@Poulette dodue : pas trop...
@Héléna : c'est tout ce qui compte !!
@Shalima : c'est pénible, parfois...
@Amy : autant procrastiner alors...
Écrit par : emanu124 | 19/09/2012
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