06/09/2012

Vivement l'hiver.

Que je mette ceci

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(oui, ça s'arrange pas, je crois que mon cas est désespéré)

(le TOC du perfecto a encore frappé)

(WITH les clous en plus)

Note à moi-même, me faire interdire de Zara pour le restant de ma vie.

Surtout cet hiver, y'a plein de trucs avec des clous et des trucs brillants qui font bling bling

J'adore ça.

C'est mon côté discret.

Ah tu veux le voir porté ? 

Perf.jpg

Walla

Et j'ai même fait le broushingue pour poser avec. 

J'ai testé le brushing de la conciergerie mise à la disposition par notre immeuble de bureaux.

Si tu as la chance de disposer d'un tel service, je ne peux que te le recommander. Avantage, tu es SEULE dans une cabine privée à te faire peigner la girafe.

Le luxe pour un prix modique.

Oui, je sais, ma vie est un rêve et je passe mon temps à me prendre en photo avec des perfectos en secouant voluptueusement mes cheveux laqués.

Pour faire des billets totalement futiles.

Ok promis, demain je me rattrape et je te fais un billet sur la métempsychose dans la religion Hindouiste et de ses correlations sur l'émergence d'un extrémisme religieux dans le sous-continent Indien.

(sinon je re-précise pour les mal comprenants que cette trouvaille qui va me faire l'hiver vient de chez Zara pour un prix à mi-chemin entre le raisonnable et l'exorbitant en fonction de tes revenus)

06:00 Publié dans Mode | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : perfecto, hiver, zara | | |  Imprimer |

04/09/2012

Mon âge, mon ange

Passer du temps la tête dans les internets a des effets collatéraux parfois surprenants.

Et inattendus.

S'ils sont surprenants, ils sont probablement inattendus d'ailleurs, espèce d'imbécile.

Je me parle, on est plein dans ma tête.

Par exemple, je me retrouve régulièrement à parler - voire à raconter des conneries qui tueraient un éléphant à 20 mètres - à des gens qui pourraient être mes enfants, voire, bientôt, mes petits-enfants.

Ce qui n'est a priori pas une situation très orthodoxe. Convenons-en

Pire, ces jeunes godelureaux et godelurettes me font rire.

Eux je ne sais pas. Mais visiblement ils reviennent.

2 hypothèses : 

Soit la rigolitude est réciproque et dans ce cas je suis une sorte d'aberration chromosomique qui discute de sujets absolument pas dans son périmètre d'âge mental.

Soit ils se moquent de moi et me trouvent navrante.

Ne souris pas c'est mon angoisse.

Je ne voudrais surtout pas qu'on me compare à un genre de Madonna du net qui se trémousse en mini-short virtuel sous les quolibets des internautes.

Ou devenir une de ces vieilles Barbies tu sais, les filles, quand tu les vois de dos tu fais "ah oui, quand même" et quand elles se retournent tu fais aussi "ah oui, quand même" mais un ton plus bas.

Surtout que je n'ai pas non plus une garde-robe qui pourrait passer incognito à la sortie de Saint-Nicolas du Chardonnet.

Cette idée me tétanise tellement que je me rappelle avoir dit à mes fils "si un jour je ressemble à Lova Moor, euthanasiez-moi immédiatement"

N'empêche.

Euthanasie ou pas, ça ne résout pas le problème de l'ancêtre qui murmurait à l'oreille des jeunots.

J'ai toujours du mal à comprendre pourquoi je passe une partie de ma vie avec des gens plus jeunes. Y compris au travail ou mes relations privilégiées ont entre ... 22 et 35 ans.

A quelques exceptions près qui doivent bien atteindre les... ouf.. 45.

Sachant que les quelques 45/50 que je fréquente sont quasiment aussi azimutés que moi.

Et qu'avec l'individu standard de mon âge en général (je m'ennuie) (chut) (faut pas le dire)

Ce qui me rassure c'est que mes parents ont passé la majorité de leur vie avec des gens plus jeunes. Même encore aujourd'hui à 80 ans passés, il est rare qu'ils traînent avec des gens de leur âge qu'ils appellent aimablement "les vieux".

Ca doit être donc héréditaire.

Ce qui ne me rassure pas c'est que j'ai probablement fait exactement le même billet l'année dernière.

Malgré mon jeunisme relationnel, mes neurones ont bel et bien du mal à se renouveler.

Je vais donc  passer directement de Disneyland à Alzheimer sans avoir connu l'étape intermédiaire.

Allez vas-y, lecteur, fais ton boulot.

Rassure-moi (je suis angoissée)

 

Lova+Moor+Feu+Directed+Christian+Louboutin+R_Uz1WRMctGl.jpg

Ah oui, quand même 

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : age, vieillesse, jeunes, relations | | |  Imprimer |

03/09/2012

Des hommes sans loi et autres considérations cinématographiques

Si tu n'as pas compris que j'aime le cinéma, ou tu habites sur Mars et tu fais des trucs avec curiosity, ou tu es atteint d'une forme sévère de handicap de compréhension ou c'est la première fois que tu viens par ici.

Dans les trois cas, c'est mal.

Et, par les pouvoirs de l'épée et de l'anneau réunis, je te bannis à jamais, et tu finiras tes jours à errer dans le Mordor ou à écouter du Christophe Maé en boucle.

(si tu ne comprends pas ces deux dernières références, là, je ne peux vraiment plus rien pour toi).

Donc parfois, il m'arrive de m'arracher à mon ordinateur pour aller DEHORS (si si) dans un CINEMA (si si) avec des GENS en trois dimensions (si si)

Ca fout la trouille, je sais.

Mais j'aime les sensations fortes

Surtout pour voir une avant-première, tu parles, un truc grâce auquel je vais pouvoir me la péter à la face de l'univers mainstreamien qui PAYE sa place pour aller s'asseoir dans une salle obscure...

Muhuhuhuh, ridicule.

Aujourd'hui, lecteur, je vais me pavaner en te racontant un film que tu pourras voir bientôt et incessamment.

Parce que tu iras le voir, puisque tu fais ce que je te dis.

C'est ça l'influence.

Donc, Des hommes sans Lois ou Lawless en VO (que je te conseille vivement, une grande partie du jeu des acteurs tiens AUSSI à leur phrasé et à leur intonation dans la langue de Shakespeare)

L'histoire ?? 

1931. Au cœur de l’Amérique en pleine Prohibition, dans le comté de Franklin en Virginie,  les trois frères Bondurant sont des trafiquants d'alcool notoires : Jack, le plus jeune, le plus chétif, est ambitieux, il veut transformer la petite affaire familiale en trafic d’envergure en s'alliant avec les grands gangsters de Chicago. Il rêve de beaux costumes, de voitures rapides, et espère impressionner Bertha, la fille du pasteur… Howard, la brute,  pense plus avec ses poings qu'avec sa tête quand il arrive à rester sobre, et enfin, Forrest fait office de chef de bande. La légende locale dit qu'il est immortel, et il fait tout pour ne pas la démentir. Lorsque Maggie, une jolie danseuse au passé trouble,  débarque fuyant Chicago, Forrest la prend aussi sous sa protection. Tous les quatre, ils vont se retrouver seuls à défendre leur business contre un procureur qui veut mettre la main sur le trafic local et qui utilise pour ce faire un flic sadique et prêt à tout pour se débarrasser de ses adversaires. Le clan des frères Bondurant va-t-il pouvoir résister ?

Ce que j'en ai pensé ??

Globalement un bon film de gangster qui remplit son rôle de film de gangster. Attention âmes sensibles, il y a quelques scènes assez, voire très violentes. Le scénario, basé sur une histoire vraie est de facture relativement classique, tout comme la photo. L'intêret majeur du film est le casting, avec en tête l'impeccable Tom Hardy, tous deltoides dehors (il a tourné le film juste après ou simultanément avec le Batman, ce qui explique son dos en mode surmultiplié). Il est parfait en chef de bande mutique qui s'exprime par "groumpf" interposés.

Et tu connais l'effet du "groumpf "couplé aux deltoides sur mon système hormonal, non ? 

Non sérieusement, en dehors du sex-appeal, il fait une très bonne performance d'acteur, en campant un bouseux virginien très convaincant, lui, l'anglais bon teint.

Mention spéciale à l'impeccable Guy Pearce, acteur trop sous-estimé qui mériterait un vrai premier rôle. Passer de "Priscilla folle du désert" au flic dandy psychopathe de Lawless exige quand même un sacré talent.

A propos de Guy Pearce, si vous ne l'avez pas vu, je vous conseille vivement, l'excellent "Memento". Un thriller au scénario ultra-original ou il incarne le personnage qui n'a qu'une idée en tête : traquer l'homme qui a violé et assassiné sa femme afin de se venger. Sa recherche du meurtrier est rendue plus difficile par le fait qu'il souffre d'une forme rare et incurable d'amnésie. Bien qu'il puisse se souvenir de détails de son passé, il est incapable de savoir ce qu'il a fait dans le quart d'heure précédent, où il se trouve, où il va et pourquoi. Il se laisse donc des messages à lui-même pour suivre le fil de son enquête. Le réalisateur est un certain.... Christopher Nolan qui s'est illustré par la suite entre autres dans la trilogie Batmanienne.

Pour revenir à Lawless, son réalisateur,  John Hillcoat, il est moins connu pour l'instant. Australien,  il a beaucoup oeuvré dans la réalisation de clips, avant de signer des films dont le thriller post-apocalyptique "La Route" avec Viggo Mortensen.

Seul petit point d'interrogation du casting du film, la présence de l'acteur Shia Labeouf dans le rôle du frêre cadet Jack . Outre un nom à coucher dehors, il a surtout brillé par sa présence dans des blockbusters jusqu'à présent. Et reste moyennement convaincant. Il parait qu'il veut se lancer dans des films plus "indés" et que pour figurer dans le prochain film de Lars Von Trier "Nymphomaniac", qui comporte des scènes érotiques full contact, il aurait envoyé ses propres sextapes au réalisateur.

C'était le potin pipeule du jour.

En attendant, Lawless sort le 12 septembre, de quoi t'occuper en cette fin d'été et pour te changer les idées si la rentrée est morose.

Vas-y.

 

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Et merci au club 300 Allociné pour la séance !