18.11.2011

Il m'a aimée toute la nuit, mon légionnaire

A la demande générale d'environ 5 personnes, je vais ouvrir exceptionnellement un pan de mon intimité la plus intime.

Il y a prescription, l'histoire remonte à l'époque les dinosaures folâtraient encore dans la luzerne géante, on était tous vêtus de peaux de bêtes, on se cramait au soleil, on mangeait des trucs gras et sucrés, on fumait, on forniquait sans préservatif et tout ça sans que le ministère de la santé nous crie "TU VAS MOURIR". (si si, je t'assure, c'est possible)

Il y a prescription et le meuri ne lit pas mon blog.

En revanche ma mère, si. Maman, non là c'est vraiment pas pour toi, retourne à Photoshop.

 

Mon trouble obsessionnel compulsif suédois avait déjà débuté quelques années avant mais il s'est renforcé en 1977. Année du bac, de mes 18 ans et du début de ma première histoire sérieuse, c'est-à-dire plus de 15 jours.


Mon chéri pour l'anecdote, n'est pas du tout suédois, mais brun ténébreux, une des explications possible à la fin de notre relation, outre nos deux caractères trempés.

Plus âgé que moi, il travaille déjà. Impossible de prendre des vacances ensemble. Il me laisse donc au soins de ma BFF de l'époque.

Qui ne le sera plus quelques temps plus tard. Notre conception des loisirs devenant divergente : je décide de noyer mon bac fraîchement décroché et mes 18 ans dans l'alcool et la bamboche, en tentant néanmoins de rester fidèle à mon chéri. Elle a l'intention de devenir le futur phare de la pensée contemporaine en avalant l'intégrale de la pléïade et en se couchant tôt avec une tisane.

Mais au départ en tant que BFF nous tombons d'accord sur une destination. Ne me demandez pas pourquoi, nous décidons de partir au Touquet. 

Pour ceux qui ne connaissent pas, le Touquet sur la mer du Nord. La plage est belle, c'est mignon, mais tu peux sortir le maillot genre un jour par an.

Coup de bol, pendant notre séjour, ce jour béni arrive, il fait un petit 25 sans vent. Nous nous ruons à la plage avec tongs et serviettes. 

 

Que nous déplions sur le sable.  Je tourne alors le regard et à quelques pas de nous, aperçois un groupe de grands types baraqués discutant dans un idiome qui n'était visiblement pas du patois local.

Et au milieu, ... Mes cheveux se dressent sur ma nuque, mon biceps droit se crispe de façon incontrôlée et mes ongles rentrent violemment en contact avec le bras de ma voisine y laissant une triple trace sanglante.

... Tu vois Eric-le-vampire-tout-nu-de-True-Blood... ?

Voilà, quasiment le même

En mieux. Parce qu'il avait en prime un bronzage doré très.....

Sur un torse en V doté de tablettes de chocolat en bataille. Je crois que je n'en avait jamais vu autant sur un seul homme avant.

Dans mon cerveau tétanisé s'imprimait en néon fluorescent une pensée et une seule : IL ME LE FAUT.

Juste un petit problème : pour attraper un dieu vivant quand tu as un physique relativement moyen, c'est généralement mission impossible.

Peu importe, sous les yeux de mon binôme éberlué et au bras endolori, j'ajuste les missiles et je monte au front.

Je décide de tout miser sur le seul truc qui peut sauver l'affaire : l'attrait irrésistible et exotique de la petite française. Et m'adresse au gruppo scandinavo sous le prétexte fallacieux de demander du feu. En anglais mais en insistant sur un accent français appuyé, alors que d'habitude je n'ai aucun accent, je t'assure.

Le prétexte était vraiment fallacieux, essaye d'allumer une clope sur une plage du Touquet avec un vent force 12 tu m'en diras des nouvelles.

Les vikings, flairant une possible connexion sur la France, se mettent tous à chercher un allume-cigare quelconque dans leurs affaires.

Et c'est là qu'il se passe un évènement défiant les lois de la physique (et du physique d'ailleurs), que le prétexte fallacieux devient inutile et que toute stratégie de drague est obsolète : les yeux du descendant direct de Thor croisent les miens. Et j'ai l'impression de recevoir un tsunami de phéromones tel, qu'à côté, Fukushima, c'est une bougie sur un gâteau d'anniversaire.

Pas un coup de foudre, autre chose, une espèce d'attraction animale violente. Douloureuse physiquement. Une sensation qui t'amène quasiment au bord du malaise. Un cutter qui te découpe les entrailles en petits bouts.

Heureusement pour ma santé mentale, je constate que le tsunami est bilatéral. Mon Suédois me regarde fixement ses yeux mis-clos réduits quasiment à des fentes bleues, en se tordant les mains et en se mordillant la lèvre inférieure.

Autour, un espèce de brouillard qui filtre les bruits et des images qui ne me parviennent que partiellement et au ralenti.

Je n'entends plus rien, il n'y a plus rien que deux yeux bleus qui me regardent fixement, le bruit de mon coeur qui frôle la tachycardie et celui de mon cerveau qui ne répond plus qu'à mon système hormonal 

Ensuite ? Je ne sais plus, tout se perd dans un maelstrom confus. Juste, moins d'une heure plus tard nous avions planté ses potes et ma copine, couru jusqu'à notre studio, arrachés nos vêtements respectifs et fini debout, contre le mur à refaire le papier peint, mes 50 kilos toute mouillée plaqués à la cloison par un bon 1,85 m de muscles en action. Délogés uniquement les battements rageurs sur la porte d'entrée de ma copine qui voulait regagner son logis, exaspérée par cette crise de sexualité sauvage.

 

A partir de ce moment, c'est une semaine qui renvoie le film de cul à une bluette pour midinette. C'est tout le temps, n'importe où et le Suédois, il en connait un rayon en positions exotiques, et en anatomie vous pouvez me croire. Lui au moins sait parfaitement localiser un clitoris, contrairement à beaucoup de ses congénères homo erectus.


Un miracle qu'on ne se fasse pas arrêter pour attentat à la pudeur. En tous cas, les voisins du studio et de son emplacement de camping partagent quelques moments intéressants vocalement parlant. Ma copine en avale son petit Kant illustré et ses potes me traitent de noms de morue en suédois. C'est la dernière de mes préoccupations.


Discuter ? Pas tellement. Pas besoin. Je n'aime pas les hommes trop bavards de toutes manières. J'apprend juste son nom, son âge et quelques détails sur sa vie et ses vacances un peu plus tard dans la semaine. 

Fatalement, il doit repartir chez lui, à Malmö. Il me demande de le rejoindre dès que possible, il m'attendra. Il me laisse son adresse et son téléphone. Je fais de même.


Evidemment je n'y suis jamais allée. Je ne lui ai jamais téléphoné, ni écrit. Lui non plus. 

J'ai retrouvé mon chéri brun en rentrant de vacances. Qui m'a plantée quelques années après (et pas quelques mois comme je l'avais écrit à tort). Mais entre temps, il a été plutôt content - et assez surpris - par nos retrouvailles. J'avais fait un stage de conduite intensive si on peut dire. S'il a eu des doutes sur ma fidélité, il n'a jamais évoqué le point.

De cette semaine, il ne me reste rien, ni photos, ni lettres et pour cause, pas même un gri-gri qu'il m'aurait offert. 

Je n'ai gardé que le souvenir de la douceur de sa peau, de ses yeux bleus en amande, des muscles de son torse et de ses bras, de ses cheveux blonds mi-longs qui venaient courir sur sa nuque.

Pas de regret, aucun : je ne suis pas sentimentale, je ne regarde pas en arrière et surtout je n'aurais pas supporté la vie en Suède, (2 mois de jours courts et froids me rendent déjà hystérique, alors 6 mois glacés et sans jour, tu parles), comme il n'aurait pas supporté la vie à Paris.  La distance aurait fini par nous séparer  et nous avions probablement assez peu de choses à nous dire, malgré le fait qu'il soit un dieu vivant et le roi de la cabriole. Oui, je dois être masochiste, parce qu'après tout, que peux-tu attendre de plus dans la vie ?

C'était une parenthèse enchantée dans la parenthèse enchantée, c'est tout.

Simplement quand je suis tombée sur son presque sosie dans une série vampirique, plus de 30 ans plus tard, il y a quelques lointains souvenirs qui sont revenus à la surface de mon cortex. Curieux d'ailleurs comme ils sont précis, vu le peu de choses que je stocke d'ordinaire.

Et un petit, tout petit cutter a découpé mes entrailles en morceaux. 


Mais tout va bien, je maîtrise mon système hormonal aujourd'hui.

Enfin je crois.

06:01 Publié dans Les chroniques à Manu, Sexe & Co | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : amour, vacances, suède, souvenirs | | |  Imprimer |

17.11.2011

Oursooooooooooooooooon

Il fait froid, il fait nuit, ton moral est dans tes chaussettes et tes chaussettes dans tes bottes.

Tu as juste envie alternativement de mourir, de te rouler en boule dans ton lit pour mourir, ou de t'allonger par terre dans ta cuisine pour mourir.

Ton seul réconfort : une petite gâterie de temps à autres.

(meuh non, à quoi tu penses, espèce de cochon)

Et quand il s'agit de petits plaisirs, j'avoue, je suis régressive.

Je craque volontiers pour des grands classiques, ou les sucreries de mon enfance ....

Et quel doudou sucré est plus emblématique de l'enfance depuis des décennies que ....

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Ouiiiii l'ourson guimauve


 Et le créateur de l'ourson, le seul, le vrai dépositaire de la recette originale depuis 1962, c'est

 

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Je voulais même leur proposer un slogan "Cémoi me met en émoi"... Mais il m'ont dit "ça va aller, on va prendre ses petites pilules, et tout va redevenir normal".


Pour éviter que je me roule par terre en bavant Cémoi m'a proposé ... De vous proposer un concours pour égayer votre automne morose en attendant les fêtes..

Et un concours largement doté puisqu'il y aura pas moins de 10 LOTS A EMPORTER !!

Bon arrêtez de sauter derrière vos écrans comme des kangourous hystériques, je vous explique.

Les lots d'abord 

Le ou la chanceux(se) qui gagnera le premier lot pourra se régaler avec 

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La boite coeurs guimauves garnie de garnie de 36 coeurs enrobés de chocolat au lait, recette authentique du Petit Ourson Guimauve qui pourra après dégustation devenir une boîte à sucre collector.

+

LIVRE POG MARABOU 72 dpi.jpg

THE livre de recettes à réaliser avec le petit ourson 

+

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Le mug délicieusement rétro-chic Petit Ourson garni d'un sachet d'oursons guimauve qui plus est !!

 

Du 2ème au 5ème prix ce sera

Le petit livre de recettes + Le mug garni d'un sachet d'oursons guimauves

Et du 6ème au 10ème prix ce sera

Le mug garni d'un sachet d'oursons guimauves

C'est pas fantabuleux ?

Mais comment, COMMENT criez-vous en tendant vos mains crispées ???

Facile comme tout...

Tu vas répondre à une toute petite question : sur le site Cémoi J'aime le Chocolat combien existe-t-il d'autres petits amis en guimauve, à part le petit ourson.

Pssst, je te donne un indice, va ici 

Tu me donnes la réponse dans un commentaire. Je tirerai les 10 commentaires vainqueurs au sort.

ATTENTION : pendant la durée du concours, les commentaires seront modérés, ceux du concours  n'apparaitront pas, vous ne pourrez donc pas recopier sur vos voisins, bandes de petits canaillous !!

Vous avez jusqu'à mercredi soir 23/11 prochain... Je donnerai la liste des gagnant(e)s dimanche 27 sur ce blog.

En attendant, vous pouvez aller faire un tour sur le site de Cémoi, pour le plaisir des yeux ou de commander vos chocolats de tous les jours ou de Noël...

Et jouer pour gagner 8 kilos de chocolat  sur la page Fan Facebook Cémoi


Ou alors, pour les chanceuses qui  y participeront, retrouver votre ourson favori à la Girl's Geek Party le 22/11.


Je vous préviens, si je n'ai pas assez de participations, je mange TOUT.

J'en suis parfaitement capable. Quand il s'agit d'oursons, rien ne m'arrête.

Allez, hop..

 

 

06:00 Publié dans Concours | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : cemoi, ourson, guimauve, concours | | |  Imprimer |

16.11.2011

Et si ?

La vie se joue parfois à pile ou face.

Et le destin tiens parfois à des évènements tellement minimes que c'est assez incroyable.

Je me suis souvent demandé ce qui ce serait passé si tu avais tourné à gauche, au lieu de tourner à droite ?

Si j'avais continué le piano ?

Si j'avais suivi ce sublime suédois chez lui à Malmö (et oui, cette obsession ne date pas d'hier) au lieu de rejoindre mon petit copain de l'époque qui m'a planté quelques mois plus tard ?

Si j'avais eu le courage de passer ce concours au lieu de céder à la facilité ? 

Que ce serait-il passé ? Ma vie aurait-elle été différente ? 

Peut-être.

Surement.

Ou pas.

J'aurais certainement fini telle que je suis actuellement : casée, génitrice (mais pas tellement mère) clampin  dans une boite quelconque, douée pour pas grand chose à part faire l'imbécile et se faire remarquer pour de mauvaises raisons.

Bon je n'aurais peut-être pas tout à fait eu le même meuri, ni les mêmes extensions, ni le même boulot.

Mais je suis assez convaincue que ma vie ne serait pas fondamentalement différente

Parce qu'on finit toujours par devenir ce que l'on est...

(pitin c'est beau on dirait du BHL)

Mais peut-être que dans un univers parallèle un autre moi-même brune, politiquement correcte, brillante et mère attentive de 4 enfants vient d'être nommée PDG de la world company.

Et que dans un autre, je suis rousse, camionneuse en Australie et pacsée avec un kangourou.

Pendant que dans un troisième, je suis une diva de la soul has-been, noyant son chagrin dans l'alcool et les gigolos.

Un jour si tu es sage je t'expliquerais la théorie des univers parallèles, mais là j'ai piscine et après manucure.

En plus mon kangourou vient d'appeler, il parait que mon 15 tonnes est mal garé et qu'il va partir à la fourrière.

 

(s'il y en a que ça intéresse, je raconterai un jour l'histoire du suédois. Le meuri ne lit pas mon blog, je peux. Et tu comprendras peut-être ma passion pour le nordique. En gros si tu veux une image, le nordique c'est l'Islande : froid dehors et chaud bouillant à l'intérieur)

 

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Heu ben non là je ne veux pas...

 

06:04 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : vie, choix, si | | |  Imprimer |

15.11.2011

Le club des chats bloggeurs - collection automne-hiver 2011

 

Comme les collections, le club des chats bloggeurs revient électriser les chashionistas à chaque nouvelle saison.

Nous avions eu une collection printemps-été au mois de mai.

Voici le moment de la collection automne-hiver.

Etant donné que nous avons eu récemment un arrivage massif de chatons mignons dans la blogosphère, comme mes deux filleuls :

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Mogwaï chez Domydom

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Gustave chez Sandrine Camus

 

 

je propose que cette édition soit une spéciale bébés !!!

Mais, te demandes-tu, jeune internaute folâtre quoitesstil que le club des chats bloggeurs ?

Simple, tu m'envoie par mail (dans la colonne de droite) une petite photo de ton félin favori, ou de celui de ton voisin, de ta belle-mère, de la reine d'Angleterre, ou de Mr Spock, comme tu veux, de préférence entre 3 et 6 mois (mais on ne va pas interdire les autres, hein) et je la publie dans un billet avec une petite légende rigolote comme sur le billet en lien ci-dessus.

Il sera ainsi immortalisé pour l'éternitude dans la gloire blogosphérique.

Disons d'ici une petite semaine en fonction des envois...


Et nous pourrons ainsi tous et toutes, propriétaires de félins miniatures, clamer haut et fort "Internet is made of cats".

Ce que prouve d'ailleurs le documentaire éducatif ci-dessous (hilarant, trouvé chez le Publigeekaire)

 

A vos photos, m'sieu-dames....

06:00 Publié dans Le Club des Chats Bloggeurs | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : chats, photos, chatons, chats bloggeurs | | |  Imprimer |

14.11.2011

Séries en série

Les vacances c'est le bien.

Généralement on en profite pour FAIRE des choses.

Evidemment en bonne anarchiste de la pensée moderne qui veut que FAIRE c'est ETRE, je prends le contrepied et je ne FAIS RIEN.

 

Et quand je dis RIEN c'est RIEN.

Le vide, le néant absolu, l'hibernation, la retraite, le vide pendant 15 jours.

Vous devriez essayer une fois de temps à autres, c'est salutaire. Vous vous retrouvez face à vous-même.

Et parfois, ça fout la trouille. Mais la gymnastique mentale est intéressante.

Bon, je l'admets, cet état végétatif a été aussi motivé par des raisons économiques. Les mois de novembre sont financièrement meurtriers et mes fils sont des petits cons qui me coutent des reins. Paris est une ville de tentation permanente, même si on décide de flâner le nez en l'air, rien d'autre. Et sortie équivaut souvent à "tiens je vais m'acheter un petit truc ou je vais me faire un petit restau, allez".

Je me suis donc enfouie dans mon terrier à profiter de loisirs gratuits (ou presque, il faut quand même payer l'électricité et la box) : internet et .... séries en série.

J'adore les séries, surtout les séries américaines. Depuis les années 60 et nos premières télés, je les ai toujours adorées et suivies fidèlement. Depuis "les mystères de l'ouest" (une des premières dont je me rappelle) en passant par le choc "Star Trek" (oui, je suis une Sheldon en puissance), cosmos 1999, puis dans les années 70 Kojak, l'Age de cristal, Drôles de dames, Starsky et Hutch, les Têtes brûlées, Mash, et tant d'autres..

Après une période moins intéressante dans les années 80/90 entre brushings Dallas et bons sentiments hormis le cultissime Friends, les séries US retrouvent un âge d'or au début des années 2000. Les Experts, (si si au début c'était bien), Desperate Housewives, Sex and the city (si si au début c'était bien aussi) Lost, Nip Tuck, Dexter, Dr House et consorts me scotchent semaine après semaine par leur inventivité.

A titre personnel, je considère d'ailleurs que la plupart de la créativité du cinéma US, qui consiste désormais en de gros blockbusters dénués de tout intérêt à 90 % s'est transférée dans les séries télé.

Bien évidemment il y a aussi du déchet. Mais globalement le niveau est quand même très élevé. Avec des trouvailles et des audaces qu'on aimerait retrouver plus souvent ... chez nous.

Et ne me parlez pas de bigoterie réactionnaire. Acteurs nus, scènes de sexe torrides, baisers gays et jurons bien sentis sont monnaie courante, y compris dans les séries dite "de grande écoute".

Oui, les américains osent dans tous les sens du terme. Ils y mettent les moyens aussi. Et ça se voit à l'image.

Nous en sommes encore réduits à devoir supporter une naine ange gardien, un brocanteur des années quarante et un commissaire semi-gâteux en prime time.

Pourtant il y a eu une époque de grandes séries françaises de qualité. Je me rappelle des Dames de la côte, des Rois maudits, de l'Ile aux trente cercueils ou de la Poupée sanglante qui nous tenaient en haleine semaine après semaine. Malheureusement aujourd'hui même quand on nous annonce une série "de prestige" le résultat est souvent... comment dire.

Manque de scénaristes ? De réalisateurs ? D'acteurs de qualité ? De moyens ? De volonté des chaînes ? Tout ensemble ? Probablement.

Acheter une série toute faite revient moins cher que d'en produire une.

Seuls rescapés du naufrage : les programmes courts à la français  : caméra café, un gars, une fille, Samantha Oups, Kaamelot, hier ; scènes de ménages (même si je n'accroche pas)  et Bref aujourd'hui sont souvent percutants, drôles, inventifs, tournent parfaitement avec un petit budget et cassent la baraque.

Je ne sais pas si d'ailleurs il y a des équivalents ailleurs dans le monde.

 

 

Un petit aparté sur les séries made in england qui sont souvent de qualité mais qui arrivent malheureusement trop peu souvent jusqu'à nous. En témoigne la très convaincante mini-série "Sherlock" avec un jeune Sherlock Holmes transposé à l'époque actuelle dont on attend la saison 2 avec impatience. Ma série favorite de l'univers of the world de tous les temps étant d'ailleurs une série anglaise : précisement les saisons 4 et 5 de Chapeau melon et bottes de cuir (the Avengers en VO) avec Mrs Peel. Suivie de près par Absolutely Fabulous et ses deux modeuses déjantées.

 

Pour revenir aux séries made in oncle Sam mes chouchoutes du moment sont Glee - digne descendante de la série Fame des années 80 - parce que j'adore les numéros musicaux, True Blood et ses vampires physiquement intelligents sur lesquels je me suis largement étalée (si j'ose dire), l'inénarrable Big Bang Theory qui me fait toujours autant glousser au bout de 5 saisons et le trop méconnu à mon goût 30 rock et sa galerie de personnages barjos.

 

Une fois que j'aurais épuisé tous les épisodes, je suis ouverte à toutes propositions (tu peux te lâcher dans le conseil, ami qui passe par ici).

Y compris celles des vampires physiquement intelligents.

Qu'on se le dise. 

 

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La classe, non ?


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