01.03.2012
15 raisons de ne pas être raisonnable
- L'enfer est certainement plus drôle que le paradis
- Ca donne l'occasion à tes proches de te faire la morale, donc de se sentir utiles
- Ca fait rigoler tes copines
- Ton banquier te déteste, ce qui est assez réjouissant
- En revanche tu es l'icone absolue des vendeuses des boutiques de luxe, de ta coiffeuse et de ton esthéticienne
- Les hommes aiment bien que tu les appelles "chéri" à tout bout de champ en fait
- Les hommes aiment bien que tu leur mettes la main au derrière finalement
- Tes enfants vivent très bien le fait que tu leur fiches une paix royale
- Ton employeur s'habitue à ce que tu racontes n'importe quoi, il ne fait même plus attention
- Ton mari s'habitue à ce que tu racontes n'importe quoi, il ne fait même plus attention
- A force il s'habitue aussi à te voir rentrer à 3 heures de matin totalement ivre
- Ne rien faire, c'est trop bien. Tu n'arrives nulle part mais au moins pas fatiguée
- Tu es ridicule, mais avec style. C'est primordial.
- Tu n'as plus un sou mais tous les derniers trucs hype
- Tu peux piquer des crises hystériques tranquillou, ça fait partie du personnage
Surtout, surtout, ne pas être raisonnable, ça évite d'être raisonnable.
Et ça c'est la meilleure raison qui soit.
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28.02.2012
C'était moins une...
Aujourd'hui, moins de rigolade et plus de d'information.
Les accidents domestiques sont une des causes principales de mortalité en France avec 185 000 décès par an, toutes causes confondues. Bien plus que les accidents de voiture mortels (4000 décès par an)
Et parmi ces accidents domestiques 5000 personnes sont victimes d'une intoxication au monoxyde de carbone. 90 en décèdent.
C'est ce qui a failli arriver récemment à Johann (que vous connaissez peut-être sous le nom de Yogiimise sur twitter) et ce qui a également failli m'arriver dans mon enfance.
C'est pourquoi nous avons décidé de vous raconter nos mésaventures respectives pour vous inciter à la prudence avec les appareils de chauffage et les chauffe-eaux.
Je laisse la main à Johann, et je concluerai en vous racontant brièvement mon histoire.
"On a tous déjà entendu ces messages de prévention gouvernementaux à la radio, à la TV, sans vraiment y porter attention. « Ça n’arrive qu’aux autres ». « C’est vraiment pas de bol. Ça ne m’arriverait jamais, heureusement ! » ou encore « En même temps faut être con pour ne pas respecter ces consignes basiques ». Ben moi, ce type d’accident m’est arrivé. Et j’ai failli y passer.
Ça faisait deux matins que mon corps m’envoyait des signes de moins bien. Comme tout homme qui se respecte, la veille j’avais dit « Nan mais ça va, c’est parce que j’ai pas assez dormi et pas mangé hier soir, mais tout va bien ». Les Hommes et le syndrome Superman. Ce qui me paraissait suspect, c’est que ces faiblesses apparaissaient deux matins de suite, juste pendant la douche. Le tournis, mal de crâne à se taper la tête contre les murs, des fourmis dans les membres et des sueurs froides. J’ai annoncé à ma fiancée que je ne me sentais « pas au top », elle a pensé qu’il y avait un problème avec le chauffe-eau. Je ne voyais pas pourquoi, il avait été vérifié il y a moins d’un an.
« Va prendre l’air ». Je m’exécute, sauf qu’arrivé dans le couloir, mes jambes se dérobent. C’est comme si tout le poids de mon corps était devenu beaucoup trop, d’un seul coup. Je me relève tant bien que mal, sans avoir réellement perdu connaissance. Sauf qu’il s’agissait d’un symptôme supplémentaire, de loin le plus inquiétant. Ok, direction les urgences. Prendre l’air frais me fait déjà du bien. Aux urgences je ne prends pas vraiment au sérieux mes symptômes et me présente davantage pour rassurer ma fiancée.
Le médecin veut faire des analyses plus poussées, mais démontrer un entrain semblable à celui de Droopy un soir de rupture, en plein mois de novembre. Je suis piqué à droite, à gauche, les résultats reviennent. Petite pause chiffres : normalement, le taux maximum de présence de monoxyde de carbone (CO) dans le sang est de 3 %. Ce jour-là, chez moi, il était à 27 %.
Au top qu’il disait. C’est plus grave que prévu, il faut envoyer les pompiers vérifier l’appartement. Ils vont tout boucler, suite à un relevé particulièrement élevé. Mais surtout, ils craignent une intoxication pour ma fiancée et ma fille, alors à la crèche. C’est là que je commence réellement à baliser : si ma princesse est intoxiquée alors qu’elle multiplie déjà les maladies depuis quelques mois, c’en sera trop.
Bien sûr ma fille ne comprend rien de ce qui lui arrive mais une chose est sûre : on ne lui mettra pas ce masque à oxygène sur le nez. Ni papa, ni maman ni aucune infirmière aussi gentille soit-elle. Finalement transportée dans un service de pédiatrie adapté, il s'avérera que ni elle ni sa mère ne sont en danger.
Pour moi, c’est un peu plus compliqué. Je dois faire rapidement une séance de caisson hyperbare. Moi je me dis « Hein ? Qu’est-ce qu’il vient faire là-dedans Jean-Marc Barre ? ». Un caisson hyperbare c’est une sorte de cuve à gaz comme on peut en voir dans certains jardins, le plus souvent enterrés. En forme de cylindre, ça doit faire environ 1,80 mètres de hauteur et moins de trois mètres de longueur. De l’extérieur on dirait un peu le Nautylus. À l’intérieur aussi d’ailleurs. Je vais devoir y passer deux heures avec un masque à oxygène sur le nez, sans bouger, en débouchant mes oreilles par moment. L’objectif est de purifier mon oxygène en expulsant le CO à l’aide d’oxygène pur.
Autant vous dire que depuis que mon mal de tête était parti, je m’emmerdais royalement à l'hôpital. Je n’avais qu’une envie, retrouver ma petite famille et oublier cette histoire. Sauf que le gaz avait été coupé et que nous ne pouvions vivre chez nous jusqu’à ce que la cause de l’incident n’était trouvée.
Finalement, il s’est avéré que ce n’était pas notre installation qui était responsable, mais celle du voisin du 1er étage dont le conduit « fuitait » au travers du nôtre, et déversait du CO dans notre salle de bain. Plus de peur que de mal, mais ce n’est qu’après quelques jours que j’ai réalisé : j’ai failli y passer, ma famille avec, pour plusieurs raisons. D’abord nous ne voulions pas aérer chez nous en raison d’une mauvaise isolation et d’une grande difficulté à chauffer ce vieil appartement.
Ensuite parce que nous ne possédions pas de détecteur de monoxyde de carbone : cela coûte moins de 40 euros, il suffit de le placer dans une pièce dans laquelle intervient une combustion (plaques de gaz, chauffe-eau ou chaudière à gaz) et c’est tout. Je milite désormais pour que ce petit appareil soit rendu obligatoire dans toute habitation.
Mais surtout : qu’il fasse 30° ou -10° chez vous, il faut aérer chez soi, même 5-10 minutes par jour. Pour le coup, ça peut RÉELLEMENT sauver une vie. Et surtout, surtout ça camouflera les odeurs de chaussettes sales."
Je ne peux que vous inciter à suivre ce conseil. Car sans la résistance de mon père je ne serai peut-être pas ici à rédiger ce billet. Nous c'est un ravalement qui a failli nous coûter cher. Et qui dit ravalement, dit fenêtre obturées, bien sur. Le problème c'est que des gravats sont tombés dans les conduits d'aération et empêchent les gaz et le monoxyde de carbone de s'évacuer. Nous commençons tous à être malade, vertiges, vomissements pendant quelques jours, que nous mettons sur le compte d'une banale intoxication alimentaire. Sans nous affoler ou aller consulter pour autant. Jusqu'au jour où je me rappelle parfaitement avoir été prise de convulsions avant le trou noir. Et d'avoir émergé sous un masque à oxygène avec deux ou trois pompiers penchés sur moi. Après moi, ma mère s'était écroulée et mon père avait utilisé ses dernières forces pour descendre l'escalier et appeler les secours (en ces temps reculés, tout le monde n'avait pas le téléphone, et oui). Le détail tragi-comique de l'aventure est que la concierge le voyant descendre accroché à la rampe et faisant des mouvements désordonnés pensait qu'il était ivre et a mis un bon moment à réaliser que quelque chose n'allait pas. Moi et mon père nous nous en sommes tirés avec une bonne séance d'oxygénation, ma mère a été évacuée et hospitalisée pendant une bonne semaine quand même. C'était moins une...
Donc oui, aérez, et vérifiez vos appareils le plus souvent possible et n'hésitez pas à consulter si vous avez des doutes sur vos symptômes. Ca peut vous éviter les désagréments ci-dessus. Voire pire.
Ca n'arrive pas qu'aux autres. La preuve.

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27.02.2012
Psychanalyse express
J'ai trouvé.
Enfin je pense avoir trouvé l'origine de quelques-uns de mes TOCs.
Du TOS en tous cas (Trouble Obsessionnel Suédois).
Sachant que scientifiquement parlant, nous sommes attiré(e)s par un profil que nous jugeons le plus apte à la reproduction.
Que ce profil est généralement le plus éloigné possible de notre propre origine, ventilation génétique oblige. Ce qui contredit tous les tenants du "on est mieux entre nous" (coucou Marine Le Pen, ça biche ?)
Sachant que je viens plutôt d'Europe centrale clandestinement et à pied (coucou Claude Guéant, ça biche ?)
Logiquement quand même l'Europe du Nord est moyennement une bonne ventilation génétique.
L'Europe du sud et le latin lover aurait été plus appropriée comme ventilation.
Mais enfin bon, on ne choisit pas sa famille, et visiblement on ne choisit pas ses phéromones non plus.
Ma phéromone est donc définitivement suédoise. Et pourquoi ? J'ai fini par percuter : ma mère me parlant avec une fréquence régulière d'un voyage effectué avec mes parents à l'âge de 6 ans au Danemark et en Suède.
En deux chevaux et on the road façon beatnik à l'époque. Au cours duquel je m'étais amusée comme jamais selon la maternelle. Avec séjour chez l'habitant autochtone.
Si on suit donc la théorie de papa Freud selon laquelle tout se joue avant 6 ans, je suppose donc qu'un habitant autochtone blond et musclé a percuté ma rétine et que son image s'est fixée dans mon hypophyse à jamais.
Et si on couple la génétique avec papa Freud, étant donné qu'il a percuté ma rétine et que son capital génétique est éloigné du mien d'environ 2 à 3000 kilomètres, les deux paramètres mis bout à bout ont donc influencé toute ma vie sentimentalo-émotionnelle depuis 45 ans.
Preuve en est une liste de petits copains, compagnons et meuri majoritairement scandinaves-friendly à une ou deux exceptions près.
C'est totalement rationnel et capillotracté comme hypothèse.
Mais j'aime les explications rationnelles capillotractées.
Il fallait que j'en trouve une rapidement sous peine de devenir zinzin.
Ah j'oubliais, je suis déjà zinzin.
Mais il y a pire.
Depuis peu je développe un autre TOC. Assez récent, mais prononcé. Voire de plus en plus prononcé.
L'homme tatoué déclenche un pic hormonal Emanu124etlien à tous les coups. Et si l'homme tient au bout de son bras tatoué une guitare, qu'il a une gueule d'amour par dessus c'est c’est le bonus pack, la fête du slip, le craquage de string, la douche glacée nécessaire.
(bon on va quand même éviter le camionneur et son "Johnny Halliday for ever au-dessus d'un aigle " sur l'avant bras, hein)
Etant donné que j'avais retrouvé l'origine du toc suédois dans mon enfance, je me suis dit qu'en creusant un peu je pouvais y retrouver le pourquoi du comment du dessin sur la peau aphrodisiaque.
Et de fait.
Après quelques plissements de synapses, j'ai mis le doigt dessus.
Ca doit remonter à mon premier séjour en Angleterre. Et à mon premier boyfriend anglais. Thimothy si ma mémoire est fiable, 17 ans au compteur (oh ça va hein, moi j'en avais 14).
A l'époque le look fasheune en Grande-Bretagne c'était coupe mulet, pate d'eph', boucle d'oreille et platform shoes.
Oui c'est totalement ridicule aujourd'hui mais à l'époque c'était hype. Tu verras quand tu regarderas les photos de hipsters dans 20 ans.
Ca et LE DEBARDEUR ET LES TATOUAGES.
Timothy, il avait un très joli débardeur noir sur une peau d'anglais très blanche et des tatouages plein l'avant bras. C'est avec lui que j'ai pris ma première cuite et fumé ma première clope. Il ma tenu la tête pendant que je vomissais, amené à des matches de foot et à des concerts et fait découvrir le glam' rock. Moi je lui ai appris des gros mots en français, ça le faisait rigoler.
Et non, le reste ce fut plus tard si tu te poses la question.
Voilà tu as compris - et moi aussi du coup.
Je suis en pleine régression infantilo-adolescente.
Quoique régression, je ne suis pas certaine, vu qu'a priori émotionnellement parlant, je n'ai jamais dépassé un âge mental de douze ans et demi.
Le suédois pour le physique, l'anglais pour le débardeur et les tatouages. On y est.
Du coup, je déconseille à tout suédois mâle de plus de 30 ans tatoué de croiser mon chemin.
Ca pourrait mal finir.
Mais au moins maintenant toi et moi, on sait pourquoi.

Oui, toi, planque-toi chéri, je vais bientôt hurler au loup.
En bonus culturel, sache que quand tu rencontre un partenaire potentiel, ton système hormonal met environ deux minutes à déterminer que c'est la bonne personne et à lui balancer les phéromones en conséquence. Et qu'un des critères de sélection n'est pas ses tablettes de chocolat ou le rembourrage de son pantalon mais... L'écartement de ses narines. Va comprendre... Moi je ne cherche même plus..
06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : suédois, anglais, vie sentimentale, tatouages |
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