11.11.2011
Je suis un bisounours
Si.
Je t'assure.
Je suis un être bon, doux aimant et compréhensif.
Sous cette carapace dure et inflexible se cache un coeur qui ne demande qu'à s'émouvoir devant des poneys montés sur des licornes roses décorées de petits smileys kikoulols.
J'aime mes voisins, j'aime ma belle-famille, j'aime mes collègues, j'aime toute la blogosphère, j'aime les petits lapins chinchillas pleins de poils.
Je veux répandre l'amour autour de moi et chanter avec les enfoirés pour le téléthon.
Je veux pleurer devant Bambi en mangeant des marshmallows et écrire des cartes de voeux pleines de guirlandes et de bisous.
Je veux même envoyer des mails de Saint Valentin et dire au monde que je l'aime tout plein beaucoup énormément.
Vous êtes tous beaux, lumineux et tellement gentils.
Oui, vous l'avez compris, en fait ...
Je suis un bisounours...

Mouahahahahahah (sérieusement Maurice, t'y a cru deux minutes ? Naaaaaan....)
Merci à Galliane pour l'illustration et l'inspiration.
06:01 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : gentillesse, bisounours, amour |
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10.11.2011
La fête pas les fêtes
En préambule j'ai problablement écrit le même billet l'an passé. Et il y a deux, trois et quatre ans.
Tous les ans j'écris le même billet, en fait. Mais ce blog me servant de psychothérapie au petit pied, il est normal que j'y étale mes troubles obsessionnels compulsifs.
Les fins d'années sont meurtrières. Privé de lumière, mon organisme donne des signes inquiétants de démence saisonnière (boulimie, humeur de pittbull, idées fixes, hibernation, somnolence, et alcoolisme).
C'est à ce moment précis quand ma forme est donc au top qu'arrive ma Némesis : les réjouissances de fin d'année.
Je ne supporte plus ni Noël, ni le nouvel an, c'est peu de le dire.
Et cette détestation est exponentielle au fil des années
Pourtant, petite fille et même après, j'ai aimé ce moment. Jusqu'à il y a une dizaine d'années c'était même un de mes petits plaisirs annuels que de préparer et de décorer avec soin.
C'est il y a dix/douze ans que la lassitude a commencé à s'installer.
Pour la fête du nouvel an d'abord. Ras-le-bol de tous les ans investir de l'espoir et s'échiner à prévoir une soirée qui au final s'avère rarement réussie.
Entre plans galères, invités boulets, maladies imprévues, accidents, additions pharaoniques et autres réjouissances, sur une trentaine de saint-sylvestres plus ou moins célébrées, je peux compter sur les doigts d'une main celles où je me suis vraiment amusée.
Et puis, en fin de compte c'est TOUJOURS la même chose. Mêmes menus, mêmes fêtes, mêmes animations, mêmes gens, mêmes tenues. J'en arrive à un stade où la simple idée d'embrasser un terrien à minuit en lui souhaitant une bonne année me colle des plaques.
Après la lassitude du nouvel an est venue celle de Noël. J'ai été progressivement écoeurée par ce qui, il faut bien l'admettre, est devenue plus une orgie consumériste qu'une fête de famille.
La fête du kikalaplusgrosse boite à cadeau.
Voir les gens se précipiter dans les magasins pour tenter d'avoir le plus beau sapin, le plus gros caddy, la maison la mieux décorée, le meilleur réveillon à tout prix me laisse dans un état proche de la catatonie.
Je trouve même (à titre personnel) assez indécent cet étalage de bouffe, jouets idiots, et cadeaux en tous genre à un moment où 7 millions de personnes sont en dessous du seuil de pauvreté en France.
Un peu de retenue ne ferait pas de mal. Et n'empêcherait en rien des fêtes réussies et joyeuses pour ceux qui le souhaitent et le peuvent.
Ce sera donc service minimum une fois de plus. Un repas de réveillon de Noël avec mes parents qui en ont pris l'habitude et s'en réjouissent. Point.
D'autant que je n'ai pas un sens très développé de la famille. Et que la seule idée de partager une fête avec la mienne (parent exclus) m'évoque plus une surprise partie pendant la nuit des morts-vivants avec la famille Addams que des retrouvailles chaleureuses.
Quant à la belle-famille, je suis déjà sous anti-dépresseurs à la seule idée d'un réveillon quelconque avec eux.
Loin de moi l'idée de jouer les mères la morale et d'empêcheuse de fêter en rond.
Pour ceux qui veulent en profiter, enjoy ! Au maximum.

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : noel, 31 décembre, fêtes de fin d'année |
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08.11.2011
J'aurais voulu....
... Oui, j'aurais voulu écrire un billet spirituel, drôle et détendu du string, comme d'habitude.
Car tout le monde sait que l'écriture spirituelle, drôle et détendue du string coule dans mes veines comme la vodka dans celles de Jean-Louis Borloo.
Je sais, arrêtez les compliments, vous êtes sympathiques mais ma modestie en souffre...
Sauf que...
La dépression hivernale ayant décidé de me mordre sauvagement dans le cou, la spiritualité et l'inspiration s'envolent loin de moi telle la colombe cherchant un havre de paix loin du bruit et de la fureur de la société contemporaine.
(pitin, c'est beau, je m'émeus moi-même)
J'ai donc décidé de me rouler en boule dans un coin en me gavant de trucs gras et sucrés.
Je ne ressortirai que fin janvier hirsute et obèse. Mais joyeuse.
Je n'avais donc trouvé que 3 sujets pour faire un billet aujourd'hui, au choix
1/ La dépression hivernale
2/ Comment se suicider rapidement et à moindre frais, rigueur oblige
ou
3/ Les vampires suédois à tablettes de chocolat
Après rapide sondage auprès de mon entourage féminin, étonnamment le troisième sujet a été plébiscité.
Ah, le psy payé par le meuri vient de me dire dans l'oreillette que c'est obsessionnel, et qu'il faut que je me soigne, il parait que ma thérapie commence immédiatement.
Pas de vampire suédois lubrique pour vous. Le psy me dit également qu'il faut que je raccroche avec la réalité, qu'il doit être probablement gay ou marié, ou les deux et zéro chance qu'il s'intéresse à une foldingue de deux fois son âge, pas très aidée physiquement et qui perd les pédales à la vue d'un biceps culturiste.
Mais vu que Sigmund Freud me bride sur mes pulsions, je vais avoir un léger problème d'agressivité pendant quelques jours qui va se traduire par une pluie d'insultes incontrôlées sur tout ce qui me contrarie ou me déplait.
Par exemple, au hasard : Orelsan c'est de la MERDE. Des paroles à chier, un flow de navet neurasthénique qui veut imiter Eminem.
Lui ce serait plutôt Carambar. (humour, jeu de mots bilingue et confisiers, subtilité, ...).
Ca c'est fait. Au suivant.
Pssstt, sinon le psy et le meuri sont en train de discuter ensemble, ils ne regardent pas, on en profite pour s'en faire une petite dernière pour la route ?

Promis, après j'arrête.
06:00 Publié dans Les chroniques à Manu, Séries, TV | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : depression hivernale, inspiration, true blood, vampire, eric northman, orelsan |
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07.11.2011
Ou est CharliE ?
Rien ne vous a frappé dans les images sur "l'attentat" de Charlie Hebdo ?
Rien ? (bon à part les locaux détruits, Libération, Demorand en survet' pas rasé, tout ça ?)
Moi si.
Dans la rédaction de Charlie Hebdo ? Aussi peu de femmes que dans une place de village tenue par les Talibans en Afghanistan.
Pour un journal de gauche, voire d'extrême-gauche qui fait de la provoc' et prône l'égalité pour tous dans la déconnade, je m'interroge.
L'humour provoc' en particulier, et l'humour en général, serait-il un domaine plus réservé aux hommes que la légion étrangère, qui selon mes dernières informations reste pour l'instant un des derniers corps d'armée fermé aux femmes ?
Il est vrai que l'humour hard et l'humour en général d'ailleurs est et a toujours été un domaine assez difficile d'accès pour les sisters.
Comme si raconter des conneries sur une scène était encore un domaine où les femmes étaient automatiquement catégorisées comme camionneur de service, ou alors poissonnière à grande bouche perdant immédiatement son sex-appeal dès qu'elle entend faire rigoler ses contemporains.
Du coup, les femmes comiques sont souvent mal à l'aise, coincées entre la volonté de s'exprimer et certaines conventions invisibles qui les brident. Elles ont généralement peur d'y aller à fond. Et sont, on doit malheureusement le constater, à quelques exceptions près moyennement, voire pas du tout hilarantes.
Pour une Jacqueline Maillan qui n'hésitait pas à faire n'importe quoi en parlant comme une bourgeoise du XVIème (décalage irrésistible), Sylvie Joly et sa méchanceté jouissive, Muriel Robin dans sa première période, ou Josiane Balasko ne reculant devant aucun déguisement.
Ou aujourd'hui une Florence Foresti, qui d'autre ?
Grand blanc.
Quasi pas d'imitatrices, pas d'humoriste "politique" (et ne me parle pas d'Anne Roumanoff, mec, tu vas t'en prendre une), peu de stand-upistes, rien que quelques nanas qui font des sketches sur la difficulté de trouver un mec et de le garder.
Tu parles d'une avancée.
J'attends encore la Coluchette ou la Djamila Debouzzette du XXIème siècle qui fera plier les gens en leur imitant Nadine Morano en fureur ou osera le bite-couilles-caca-tampon devant une foule en délire. Ou pas d'ailleurs, elle peut aussi faire autre chose, qui ne soit pas de l'humour hard, pourvu que ce soit, impertinent, provocant, piquant, exaspérant, poétique, lunatique, mystique, mais surtout DROLE.
Pour l'instant, elle n'est visiblement pas encore arrivée.
Hey, les soeurs, faudrait quand même que vous réalisiez que faire rire, ce n'est pas abdiquer votre féminité, et pas un domaine réservé aux hommes. Et que NON une fille qui fait rire ne fait pas forcément peur aux hommes (ce serait même plutôt le contraire, un jour je te raconterai)
Et les frêres, faites donc un peu de place, qu'on puisse aussi rigoler avec vous.
Le rire n'étant pas QUE le propre de l'homme. J'aimerais VRAIMENT qu'il soit celui de la femme aussi.
Qu'on se le dise.

06:04 Publié dans Actualités, Humour | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : humour, charlie hebdo, hommes, femmes, jacqueline maillan, florence foresti, anne roumanoff, sylvie joly, muriel robin, josiane balasko, coluche |
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