10.11.2011

La fête pas les fêtes

En préambule j'ai problablement écrit le même billet l'an passé. Et il y a deux, trois et quatre ans.


Tous les ans j'écris le même billet, en fait. Mais ce blog me servant de psychothérapie au petit pied, il est normal que j'y étale mes troubles obsessionnels compulsifs.


Les fins d'années sont meurtrières. Privé de lumière, mon organisme donne des signes inquiétants de démence saisonnière (boulimie, humeur de pittbull, idées fixes, hibernation, somnolence, et alcoolisme).

C'est à ce moment précis quand ma forme est donc au top qu'arrive ma Némesis : les réjouissances de fin d'année.

Je ne supporte plus ni Noël, ni le nouvel an, c'est peu de le dire. 

Et cette détestation est exponentielle au fil des années

Pourtant, petite fille et même après, j'ai aimé ce moment. Jusqu'à il y a une dizaine d'années c'était même un de mes petits plaisirs annuels que de préparer et de décorer avec soin.

C'est il y a dix/douze ans que la lassitude a commencé à s'installer.

Pour la fête du nouvel an d'abord. Ras-le-bol de tous les ans investir de l'espoir et s'échiner à prévoir une soirée qui au final s'avère rarement réussie. 

Entre plans galères, invités boulets, maladies imprévues, accidents, additions pharaoniques et autres réjouissances, sur une trentaine de saint-sylvestres plus ou moins célébrées, je peux compter sur les doigts d'une main celles où je me suis vraiment amusée. 

Et puis, en fin de compte c'est TOUJOURS la même chose. Mêmes menus, mêmes fêtes, mêmes animations, mêmes gens, mêmes tenues. J'en arrive à un stade où la simple idée d'embrasser un terrien à minuit en lui souhaitant une bonne année me colle des plaques.

Après la lassitude du nouvel an est venue celle de Noël. J'ai été progressivement écoeurée par ce qui, il faut bien l'admettre, est devenue plus une orgie consumériste qu'une fête de famille.

La fête du kikalaplusgrosse boite à cadeau.

Voir les gens se précipiter dans les magasins pour tenter d'avoir le plus beau sapin, le plus gros caddy, la maison la mieux décorée, le meilleur réveillon à tout prix me laisse dans un état proche de la catatonie.

Je trouve même (à titre personnel) assez indécent cet étalage de bouffe, jouets idiots, et cadeaux en tous genre à un moment où 7 millions de personnes sont en dessous du seuil de pauvreté en France. 

Un peu de retenue ne ferait pas de mal. Et n'empêcherait en rien des fêtes réussies et joyeuses pour ceux qui le souhaitent et le peuvent.


Ce sera donc service minimum une fois de plus. Un repas de réveillon de Noël avec mes parents qui en ont pris l'habitude et s'en réjouissent. Point.

D'autant que je n'ai pas un sens très développé de la famille. Et que la seule idée de partager une fête avec la mienne (parent exclus) m'évoque plus une surprise partie pendant la nuit des morts-vivants avec la famille Addams que des retrouvailles chaleureuses.

Quant à la belle-famille, je suis déjà sous anti-dépresseurs à la seule idée d'un réveillon quelconque avec eux.

 

Loin de moi l'idée de jouer les mères la morale et d'empêcheuse de fêter en rond. 

Pour ceux qui veulent en profiter, enjoy ! Au maximum.

En ce qui me concerne ce sera tranquille au chaud dans mes pantoufles, en attendant avec impatience le 02 janvier qu'on me lâche enfin les baskets avec les réjouissances findannières.
 
Pour revenir enfin à une vie normale. Et à des fêtes improvisées.

Ce sont les meilleures, sans aucune contestation possible.

 

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19.11.2010

Les fêtes de fin d'année.. Ce sera sans moi

J'ai expliqué à plusieurs reprises combien la période des fêtes de fin d'années m'était  pénible.

J'ai définitivement perdu le goût des activités noellesques et sylvestriennes. Je suis allergique à la dinde, les paquets cadeaux m'exaspèrent et la moindre guirlande clignotante me donne une furieuse envie de la jeter au sol pour la piétiner.

 

En bonne tête de cochon, je déteste les trucs obligés. Et les fêtes de fin d'année ressemblent furieusement à un évènement obligé et très convenu. Surtout après plusieurs décennies de célébrations identiques TOUS les ans.

 

Si je maintiens un semblant de réveillon de Noël qui ressemble surtout à une bonne bouffe pour mes parents et mes enfants, j'ai arrêté de fêter le  jour de l'an depuis une dizaine d'années. L'idée même de souhaiter une bonne année à des gens à qui je n'adresserai pas la parole ordinairement me colle de l'urticaire. Souhaiter une bonne année tout court suffit d'ailleurs à donner des plaques.

 

J'ai passé le 31 de l'année dernière les pieds dans mes pantoufles avec un bol de soupe et à discuter sur twitter avec les brindezingues de mon espèce (dont Olympe, qui, je me souviens était là aussi). Un des meilleurs réveillons depuis longtemps.

J'espère d'ailleurs qu'il en sera de même cette année et qu'on live-twittera une émission de fin d'année idiote pour rigoler entre maniaques d'internet.

 

Pourtant cette année, quelque chose a changé. Au lieu d'atteindre mon habituel degré d'exaspération à la vue d'un sapin enguirlandé ou de pékins croulant sous les paquets, je pense être passée à un autre stade : celui de l'indifférence.

Les décorations peuvent clignoter, les enfants piailler, les publicités s'empiler, ça m'est totalement  égal : je ne me sens plus du tout concernée par les évènements festifs de la période.

 

J'attends juste début janvier pour apprécier l'idée que les jours commencent à rallonger et que je ne sortirai bientôt plus du boulot dans la nuit.

A part ça ? Rien.

 

Blasée, moi ? Pas tout à fait. J'ai quand même encore deux envies non encore réalisées pour le  jour de l'an  : boire une coupe de champagne les pieds dans l'eau tiède sur une plage tropicale.

Et célébrer les douze coups de minuit avec quelques proches dans un pays lointain où notre jour de l'an occidental n'existe pas. Pour être les seuls à lever notre verre en se souhaitant une bonne année, pour une fois.

 

La classe.

 

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07:29 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note | Tags : fêtes de fin d'année | | |  Imprimer |