06.01.2012
Paye ton ado - Quand l'ado devient majeur (en théorie du moins)
Arrive un moment où ton orang-outang personnel se redresse, ses bras ne touchent plus le sol, sa voix cesse de faire des allers-retours entre basse et soprano et il te demande un jour que tu fais les courses avec lui, de lui acheter un rasoir.
C'est là que tu te retournes vers lui, t'aperçois que ton bébé a 3 poils sur le menton et t'effondres en sanglot dans une allée de supermarché en criant "POURQUOI".
Car s'il se rase c'est qu'il a potentiellement eu des relations sexuelles.
Comment ça c'est idiot ? Non, je t'assure c'est scientifiquement avéré.
Pire, sa carte d'identité affiche "18 ANS". Ce qui veut dire que légalement tu ne peux plus rien lui dire.
Enfin légalement. Si tu crois que je vais me gêner pour lui botter les fesses en cas de besoin, tu te fourres le doigt dans l'oeil jusqu'au fémur.
Tu as donc à domicile un, voire deux, individu(s) tout aussi inutile dans l'organisation de ta maisonnée qu'un ado, mais qui en prime
- Vide ton frigo plus vite que tu ne le remplis : le jeune adulte mâle mange environ 2 kgs de viande, 1 kg de pâtes, 3 baguettes et 5 kgs de Nutella par jour, sache-le.
- N'écoute plus rien. Vu qu'il a ses écouteurs sur les oreilles en permanence. Avec son bonnet dessus. Y compris à l'intérieur (si si j'ai constaté)
- Te coûte une blinde en études supérieures. En t'empêchant du coup de partir au soleil vers des destinations exotiques pendant deux ou trois ans faute de budget.
- Amène potentiellement des partenaires de relations sexuelles sous ton toit.
- Commence à semer des poils de barbe partout dans ta salle de bains.
- Considère ton foyer comme un genre de base arrière qu'il rejoint environ une fois toutes les 48 heures, pour te demander de lui acheter des rasoirs et vider ton frigo. Avant de repartir. Sans te donner de nouvelles, c'est mieux, bien évidemment.
- Ose te répondre. Vu qu'il est majeur. Plus rien ne l'arrête. A part son pantalon sous les fesses quand il pique un sprint.
Ce qui t'amène à envisager l'achat d'une balise argos. A fixer à son caleçon.
A développer des talents de négociateur qui renverraient ceux du GIGN à l'école de police pour que le tout nouveau sévèrement burné descende la poubelle.
Et à entendre sortir de ta bouche quelque chose que tu t'es réfusée à dire pendant 18 ans pour ne pas passer pour un vieux crouton ronchon
"MAIS CE N'EST PAS UN HOTEL ICI, BORDEL"
Qui te fais prendre immédiatement 20 ans dans la figure et voir le spectre de ta mère flotter dans ton salon.
Le jeune adulte ne présente donc que des inconvénients. Et ce pendant une durée variant du début de ses études supérieures à Tanguy.
Eventuellement, les poils de barbe allant avec une augmentation de la masse musculaire, il PEUT t'aider de temps à autres à déplacer un meuble.
S'il n'est pas occupé à vider le frigo ou à se raser.
Ah j'en profite, j'ai deux superbes specimens à domicile à vendre. Ils sont beaux, en pleine santé, bourrés de protéines, ils savent faire cuire des pâtes et sont relativement bien élevés.
C'est pour rentrer dans mes frais et payer mes crédits.
Je donne une photo dédicacée en prime.
Faites tourner.
06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : jeune adulte, vie familiale |
| |
Imprimer |
05.01.2012
Je ne sais rien faire
Je chante moyennement, je danse comme une épileptique qui aurait oublié ses médocs, je suis incapable de prendre une photo correcte, je dessine comme un enfant de 4 ans, je n'ai aucun don répertorié dans les talents classiques on va dire, à part langue de pute mais ce n'est pas reconnu officiellement dans les disciplines olympiques.
Mais sans même parler de talent je ne sais pas faire grand chose, sinon rien du tout : je cuisine approximativement, je ne conduis pas, je ne sais pas mener un bateau ni même un vélo, ni taper dans un ballon, ni reconnaître un vin acceptable.
Je n'ai aucun sens de l'orientation, je me perds dans ma propre rue, je suis incapable de raconter une histoire drôle car je n'en mémorise aucune, mes boutons sont recousus à la tronçonneuse, mes ourlets faits au scotch double face, quant au bricolage il ne vaut mieux pas l'envisager.
Mes enfants aussi sont élevés au scotch double face. Tiens je vais en recoller un bout, ça tiendra bien jusqu'à la prochaine fois.
En bref, je suis donc quelqu'un de parfaitement inutile en société.
Je ne sais rien faire, je ne sers à rien.
Même mon blog ne sert à rien à part étaler ma vie et mon oeuvre qui est donc minimaliste puisqu'à part raconter des imbécilités, le cosmos a visiblement décidé de me priver de toute habileté manuelle ou créative.
Ceci dit en y réfléchissant pour avoir une habileté manuelle ou créative, il faut bosser.
Comme disait Groucho Marx, un des grands penseurs du XXème siècle, "le génie c'est 5% d'inspiration et 95% de transpiration"
Mon gros problème c'est que je reste sur les 5 % d'inspiration.
Dès qu'il faut bosser un peu, c'est forget it (oublie-moi en françouze).
Poil dans la main est mon deuxième prénom.
Finalement en y réfléchissant bien, j'ai au moins un talent.
Celui du glandouillage intensif. Ouais, je suis championne olympique toute catégorie de l'art de ne RIEN faire.
Et ça, crois-moi, jeune padawan, ce n'est vraiment pas donné à tout le monde.
Je peux mourir tranquille

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : talent, paresse, groucho marx |
| |
Imprimer |
04.01.2012
Que la lumière soit !!
Il nous reste encore à affronter deux/trois mois d'hiver et de jours raccourcis.
Et quand il fait nuit tôt, évidemment, il faut s'éclairer.
Et quand il s'agit de lumière, je ne sais pas ce que tu en penses, on cherche de l'efficace.
Allié à du joli.
Enfin chez moi le meuri cherche l'efficace pendant que je cherche le joli.
Ce qui nous donne un délai d'environ 5 ans avant d'acquérir la moindre pièce de décoration ou d'ameublement.
Mais cette fois, pas de tergiversation interminable.
Le design a vaincu.
Et que j'ai disposé les lampes proposées par But dans mon intérieur sans lui demander son avis.
L'avis de l'homme étant assez superfétatoire en matière de décoration de toutes manières.
Parce que le design peut aussi être efficace et ergonomique (c'est d'ailleurs sa vocation a priori). C'est aussi pour cela que l'homme est resté le bec cloué.
Mais But, me dis-tu ? But, ses armoires normandes et ses tables rustiques ? Du design ?
Vade retro petit(e) ecervelé(e).
But c'est so 2012, du design, du canapé, du canapé design avec toute une collection qui renvoie l'armoire normande à des lointains souvenirs et où tu trouveras forcément ton style favori : baroque, épuré, classique, contemporain et j'en passe.
Avec un tout nouveau concept de magasins plus petits les "But City" où tu trouveras l'essentiel de la collection sans parcourir des kilomètres de halls d'exposition.
Tu es toujours sceptique ?

Lampe de bureau Iota double effet Kiss Cool : éclairage Led ou création d'ambiance feutrée et bleue avec allumage du socle....

Lampe de bureau Arc. Belle. Et Tactile. Tu l'effleures et hop !
Alors ? Ca t'en bouche un coin, hein ? Et ben voilà, comme le meuri, tu n'as plus rien à dire.
Personne n'a plus rien à dire d'ailleurs. C'est moi qui commande.
Je suis maître du monde de la déco.
Point barre.
Les lampes et le reste tu les retrouveras aussi sur le site de But (et dépêches-toi jusqu'au 09 janvier y'a du destockage sur plein d'articles, moi je dis ça, je dis rien)
06:00 Publié dans J'ai deux fils qui me coutent très cher | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : but, lampes, design |
| |
Imprimer |
03.01.2012
Projet 366
A l'aube de cette nouvelle année fleurissent les bonnes résolutions et les projets divers et variés.
Tels les désormais bien connus "projets 365" qui consistent à prendre une photo par jour pendant toute l'année.
Il y a même désormais des applis pour ça, comme dirait tonton Steve.
Le projet a provoqué une certaine effervescence sur les réseaux sociaux, beaucoup de gens dégainant leurs premiers clichés le 1er janvier
Sur quoi j'ai rappelé à mes e-copains / copines que 2012 comptait 366 jours et pas 365.
1/Je suis jalouse parce qu'infoutue de faire un cliché correct
2/Histoire d'emmerder le monde.
Car emmerder le monde c'est ma passion, mon karma, ma raison de vivre, l'air que je respire, mon fils, ma bataille.
Petite, je voulais être emmerdeuse comme métier.
Mais on m'a rapidement fait comprendre que le cursus n'existait pas.
Je pratique donc en amateur. Mais intensivement.
Du coup, je me suis dit que je pouvais aussi faire mon propre défi 366.
Emmerder une personne par jour tout au long de 2012.
C'est tout à fait à ma portée.
C'est à peu près mon rythme ordinaire. Voire deux à trois personnes par jour quand je suis en forme.
C'est très facile, avec un peu d'imagination : il suffit d'écraser le pied de son voisin de métro avec un talon sans s'excuser, de piquer la place d'un de ses collègues à la machine à café, de hurler sur quelques enfants dans la rue, de tirer la tête dans une soirée, de sévir sur twitter, ou de simuler une gastro pour ne pas aller chez son beau-père dans 15 jours (et là c'est le double combo on emmerde le meuri ET son géniteur).
J'ai trouvé à m'occuper tout au long de 2012, je pense.
2012, l'année de la..
Non, rien.

10:38 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : 366, 2012 |
| |
Imprimer |


