26/04/2013
Cinéma Paradiso here I come
J'ai donc décidé de dissoudre un peu non pas l'assemblée nationale mais ma vie numérique en retournant vers des activités externes, civilisées, conviviales et cosmopolites.
Pourquoi cosmopolites, je n'en sais strictement rien, mais c'est pour faire un effet de mot.
Après avoir réouvert récemment un livre, puis deux, et être partie inspecter le cinéma le Louxor, j'envisage d'aller voir quelques expositions et manifestations diverses et variées.
Notamment une qui m'avait fracturé le neurone de l'intérêt.
Sous la houlette des cinémas MK2, le Grand Palais va se transformer pendant 10 jours en drive-in géant et rétro.
La nef sera occupée par 4 espaces cinéma, restauration, jeux et clubbing.
La journée, un grand espace de jeux avec bornes d’arcade vintage ainsi qu’une exposition, l’Age d’Or du Jeu Vidéo. Au programme, des dizaines de machines, des jeux et personnages iconiques, des vidéos et des publicités d’époque… et une piste de roller, libre d’accès !
Le soir, dans des sièges de voitures de la famille Fiat 500 ou perchés sur une colline aménagée, le spectateur pourra redécouvrir des films cultes qu'on ne manque pas de voir, revoir et live-tweeter comme Pulp Fiction, The Big Lebowski, Grease, Taxi Driver, Drive, La boum, les dents de la mer, American Graffiti, Dirty Dancing ou La fièvre du samedi soir … au rythme de deux projections par jour.
Avec en prime la possibilité de déguster les spécialités d'un « Diner » américain, créé par Omnivore, qui fait venir du Canada la chef Gita Seaton (Le Nouveau Palais, Montréal), star de la cuisine nord-américaine…
Un lieu cultissime pour les fans de cinémas, geekerie et culture américaine réunis, dont je fais partie BIEN SUR.
C'est pourquoi dès que j'ai vu passer l'alerte sur twitter avec la mention "il reste encore quelques places" je me suis PRECIPITEE tel un lièvre sous amphétamines pour décrocher le ticket pour le bonheur.
Sans même me soucier de demander à Pierre, Paul, Jacques ou Sven de m'accompagner.
Après quelques tentatives infructueuses pour voir Dirty Dancing, je me suis "rabattue" sur American Graffiti.
(Pour les très jeunes, les non cinéphiles, les blondes, les incultes et les animaux de compagnie, American Graffiti est le deuxième film daté de 1973 de George Lucas, qui se déroule dans les années 50, ou il exprime la nostalgie d'un âge d'or drive-in, bananes et grosses voitures, sur fond de rock'n roll d'époque. Le film a largement inspiré la série "Happy Days" qui a suivi quelques temps plus tard. On y découvre Ron Howard qui prolongera son rôle dans la dite série et pour la première fois dans un rôle significatif Harrison Ford, le futur Han Solo)
Et bien m'en a pris parce que quelques minutes après avoir réussi (non sans peine) à réserver ma place, il semble que toutes les places restantes disponibles se soient envolées à vitesse supersonique.
Donc avec une joie intense et non dissimulée bien qu'individuelle, j'irais me délecter d'ice-cream, de jeux vidéos et de patins (à roulettes) avant de visionner American Graffiti d'une banquette de Fiat 500 le 12 juin.
Après je peux mourir, plus rien n'aura d'importance.
Ma dernière volonté est qu'une fanfare de pompiers suédois joue "Bittersweet Symphony" à mes obsèques.
C'est tout.
Sinon tu peux toujours essayer de réserver, on ne sait jamais, le programme est LA , C'est le site de la FNAC mais peut-être disponible ailleurs...


14:12 Publié dans Sorties | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cinéma paradiso, grand palais, american graffiti |
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23/04/2013
Louxor, j'adore
Pendant des années je suis passée devant en métro (à cet endroit la ligne est aérienne) ou à pied, me désolant de la dégradation inéluctable de ce monument du kitsch.
Et en craignant que finalement le bâtiment ne soit abattu.
Pendant des années, des amoureux du lieu, réunis en association de sauvegarde, se sont battus pour le préserver et qu'il revive sa splendeur passée.
La bataille a connu une issue positive, puisque finalement il y a quelques années, la mairie de Paris a décidé de restaurer l'endroit pour lui donner une seconde vie.
Evidemment quelques jours après son ouverture, je n'ai eu qu'une envie, aller sur place pour voir de mes yeux cette pièce unique, survivante des grands cinémas d'avant la guerre de 40-45 avec le Grand Rex et aujourd'hui ressucitée dans tout son éclat.
Le Louxor, boulevard Barbès à Paris.
Un peu d'histoire
Le 6 octobre 1921, un cinéma exceptionnel était inauguré en grande pompe face à la station de métro Barbès (10e). Le Louxor était non seulement l’une des salles les plus modernes de l’époque, mais aussi un édifice aux motifs néoégyptiens ! Construit à l’emplacement d’un immeuble haussmannien, il est l’œuvre de l'architecte Henri Zipcy.
La façade et les toitures de ce bâtiment ont été inscrites à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques le 5 octobre 1981. Les mosaïques multicolores de la façade (bleu cobalt, noir et or), œuvre du décorateur Amédée Tiberti, ont été réalisées par la fabrique de céramiques Gentil & Bourdet, très réputée dans les années 1920-1930. Aux motifs floraux s’ajoutent scarabées,cobras et, au-dessus de la petite terrasse, un grand disque ailé. La salle avec ses deux balcons offre alors 1 195 places.
Le Louxor est rapidement intégré au réseau des cinémas Lutétia qui dispose de treize salles à Paris en 1924, dont les très prestigieux Lutétia-Wagram (ouvert en 1913) et Royal-Wagram (ouvert en 1918).
En 1929, la vingtaine d’établissements du groupe est reprise par la société Pathé qui l'adapte au cinéma sonore.
Le Louxor, comme tant de salles de quartier, subit les conséquences du déclin de fréquentation qui s’amorce dès la fin des années 1950, obligeant le cinéma à se renouveler et les exploitants à moderniser leurs salles. Couleur, cinémascope, qualité du son, le Louxor suit le mouvement et s’adapte. S'il conserve au cours des années sa structure originelle et possède encore une vaste salle avec deux niveaux de balcon, il a subi plusieurs transformations, notamment en 1954 et 1964.
La programmation, elle aussi, doit s’adapter aux changements et au goût du public qui le fréquente. Longtemps cinéma populaire qui passe aussi bien les succès français grand public que les films américains, le Louxor choisit de projeter à partir des années 1970 des films « exotiques » (indiens, égyptiens par exemple) en version originale, susceptibles d’attirer une population immigrée en nombre croissant dans le nord-est de Paris. En 1976 la projection du film Chronique des années de braise devient un évènement culturel et social pour le quartier.
Le 29 novembre 1983, c'est la dernière séance du Louxor puis Pathé vend le bâtiment à la société Tati qui souhaite y implanter un commerce. Faute de ne pouvoir modifier la façade, le projet échoue et Tati cède la gérance à des projets d’exploitation de boîtes de nuit au milieu des années 1980 : d'abord boîte de nuit antillaise baptisée La Dérobade, il devient en août 1987 la plus grande discothèque gay de la capitale sous le nom de Megatown. Celle-ci ferme en 1988, peu avant la mort de son créateur David Girard en 1990, et le bâtiment est laissé à l'abandon.
Le Louxor - Palais du cinéma va connaître alors une longue éclipse.
En 2003, la Ville de Paris acquiert le Louxor. Les travaux de rénovation débutent en septembre 2010.
En 1921, le Louxor ne possédait qu’une seule salle. Le bâtiment rénové en comporte trois : la grande salle Youssef-Chahine, en hommage au réalisateur égyptien (340 sièges), et deux autres de 140 et 74 places. «Les spectateurs viendront à la fois voir des films et l’édifice lui-même», espère l’architecte Philippe Pumain, qui a supervisé la rénovation.
Ma première visite s'est arrêtée à la facade et au hall d'entrée. Car pour aller plus loin, il faut tout simplement acheter.. une place de cinéma.
Mais je compte bien pousser l'expérience Louxor jusqu'au bout et m'offrir une toile dans la grande salle rénovée et accéder à la terrasse au-dessus du cinéma et qui domine tout le quartier.
Et passer au bar du Louxor, pour chanter "AU BAR DU LOUXOOOOOOOOR" grandeur nature (uhuhuhuh)
Pour cela je vais attendre un peu que "l'effet lancement" se termine car la foule était déjà bien dense samedi pour les séances de l'après-midi avec la programmation du film "Grandmaster" de Won Kar Wai. Et surtour qu'un film me tente pour me faire une toile d'Egypte.
Si tu veux te faire une séance, ou si tu passes à Paris, je ne peux que te conseiller de venir admirer ce chef-d'oeuvre de rococo. Et si tu es l'heureux possesseur d'une carte UGC, tu pourras accéder au sésame du cinéma parigot...
Pour te donner envie.
Détail des mosaïques


La grande salle vue du balcon

(Les photos moches de l'extérieur sont de moi, les jolies de l'intérieur ont été prises sur le site du Monde.fr)
(sources de l'historique : site de la mairie de Paris et Wikipédia)
06:00 Publié dans Cinéma, Sorties | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : louxor palace, cinéma, paris, barbès, rénovation |
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22/04/2013
Tiens v'la le bibliobus qui passe
Week-end d'internet minimum et surtout de pas de réseaux sociaux j'avais dit.
J'ai quasiment tenu.
Je n'ai pas mis les pieds sur twitter et juste répondu à 2 à 3 reprises sur un groupe de conversation privé sur Facebook, sans aller sur le fil public.
Je n'ai pas fait un seul instagram ni cherché de Pfiouuuu pour mon tumblr
J'ai évité les sites d'information et d'actualité pour me laver un peu la tête.
J'ai écrit mes billets, jeté un coup d'oeil rapide à mes mails et regardé en replay les épisodes de Real Humans
Figure-toi, ça fait un bien fou de temps à autres d'avoir l'impression que le monde peut bien tourner sans moi et que finalement, ce n'est pas grave.
Et en prime c'est reposant, pas de disputes, pas de commentaires, pas de réflexion, pas de chasse au scoop, pas de flux tendu du cerveau.
Un genre de repos total du neurone.
Evidemment que ça m'a manqué, mais finalement et curieusement, on se déshabitue aussi vite qu'on devient accro. Quelques jours sans et je suis certaine qu'on s'en passe très bien.
Pour m'aider dans cette détox expresse, le soleil du week-end a incité à la ballade, le dimanche a été partiellement consacré à un test de restaurant Thaï en famille et surtout j'ai reçu des livres.
J'ai donc pu pour la première fois depuis longtemps hors vacances, feuilleter au calme des ouvrages imprimés et non pas lire sur un écran.
Ouvrages imprimés que je ne peux que vous recommander ci-dessous.
Hollywood Babylone de Kenneth Anger
Si tu aimes l'histoire du cinéma, ses coulisses un peu scandaleuses et la culture underground, ce petit bouquin est fait pour toi. Kenneth Anger retrace depuis les débuts d'Hollywood (au commencement du XXème siècle) jusqu'aux années 70 quelques-uns des scandales les plus retentissants de la Mecque du cinéma, loin des versions officielles livrées à la presse par les patrons des studios.
Orgies, drogue, meurtres, suicides, manipulations en tous genre, chantage, corruption, procès... Hollywood aujourd'hui parait presque puritain à côté des folles années de la métropole du cinéma.
On y apprend notamment que le gentil Charlot avait un gros penchant pour les très jeunes filles. Que les stars du cinéma muet carburaient à la cocaïne qui expliquait leur jeu énervé à l'écran. Que les stars féminines avaient des vies qui renverraient Madonna au couvent des oiseaux.
Mais aussi comment la petite boutique artisanale des années 1910 est devenue une énorme machine de guerre. Ou comment les mythiques producteurs de l'âge d'or arrosaient juges, procureurs et politiques pour étouffer les scandales ou les morts suspectes des stars de l'époque.
Le côté obscur de la machine à rêves.
Celle qui mettait de simples mortels au rang de demis-dieux, pour les broyer impitoyablement au moindre faux pas ou bide cinématographique.
J'y ai appris, entre autres, que le terme "has-been" était apparu au début des années 30 sous l'effet conjugué de l'apparition du parlant et de la grande crise qui poussaient beaucoup d'acteurs à la ruine, à la déchéance, voire au suicide.
Le bouquin fait environ 300 pages et se lit facilement, comme un Voici chez le coiffeur, la profondeur et le trash en plus. Les informations que Kenneth Anger y livre ne sont pas toutes vérifiées et il est possible qu'il y ait rajouté une bonne dose de scandale inventé et de fantasme, ce qui est sa marque de fabrique.
Petit-fils d'une costumière de Hollywood, lui-même enfant-acteur, Kenneth Anger est considéré comme l'un des réalisateurs indépendants les plus influents du cinéma. Anger est l'un des premiers réalisateurs publiquement gay d'Amérique, et certainement le premier dont l'œuvre aborde l'homosexualité de manière directe. Son rôle est réputé central dans la visibilité de la culture gay au sein du cinéma américain. Il a aussi fait de l'occultisme le thème central de plusieurs de ses films, montrant sa fascination pour le fameux occultiste anglais Aleister Crowley. Il est lui-même cité comme ayant à son tour influencé des réalisateurs comme Martin Scorsese, David Lynch et John Waters. Hollywood Babylone est son seul livre avec une première version publiée à la fin des années 50 et une deuxième en 1986.
Pour finir le titre vient d'une super-production du réalisateur W. Griffith en 1915 "la chute de Babylone". Les décors démentiels et gigantesques resteront debout de longues années malgré les dégradations, les incendies et les intempéries, et se tiendront fantomatiques au bord de ce qui allait devenir plus tard Sunset Boulevard.

11,95 édition Tristram
Dans un registre totalement différent : 101 petits secrets de mode qui font les grandes créations.
Un petit guide en 101 fiches qui t'explique la mode, ses techniques et ses grands et petits secrets dont la dernière (et OUI je te spoile la fin) est une citation d'Yves-Saint-Laurent "Les modes passent, le style est éternel".
Je ne peux que plussoyer cette pensée du maître.
Le livre se prend, se repose, se feuillette au gré de tes envies et de ton inspiration. Tu peux parcourir les fiches ou t'arrêter pour comprendre une technique de coupe ou de stylisme.
Le livre s'articule autour de 5 grands thèmes :
la mode,
les métiers de la mode,
style et processus créatif,
tissus, couleurs et motifs,
confection.
Chaque fiche est accompagnée d'un croquis en noir et blanc illustratif ou explicatif.
Même si le livre semble plus fait pour ceux qui se destinent à une carrière dans la mode et que ce n'est pas ton cas, il est toujours intéressant de connaître le pourquoi du comment de certains vêtements, techniques de stylisme ou créations.
Pour ma part, je pense que certaines personnes devraient lire la fiche "il existe une zone d'ombre dangereuse entre vêtement et déguisement".
Non, je ne donnerai pas de noms.
C'est trop facile...
Mouhahahahahahahhahaah

9,90 Editions Dunod
Et sinon à venir quand je l'aurai fini, On/Off d'Olivier Pourriol où l'ex-chroniqueur livres du Grand Journal décrit sa "saison en enfer" dans l'émission et les coulisses du talk-show de manière très acide.
06:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : hollywood babylone, 101 petits secrets qui font la mode, onoff, kenneth anger, olivier pourriol, livres |
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