23.02.2008

REPONSES AUX COMS ET REFLEXION INTROSPECTIVE

Très chère Pierrix, je crois que tu m'as bien cernée... Tu as tout à fait anticipé ma réponse... Tu ne serai pas psychologue par hasard ?? Au fait n'es-tu pas censée dévaler les pistes neigeuses, à cette heure ?

 Kitty, je vois que tu regardes aussi... Youpi, un sujet de discussion supplémentaire.

Aurélie, contente de t'avoir fait plaisir. Avec le satellite, pas moyen de capter les chaînes françaises à Majorque ? Ceci dit, si tu veux voir quelques extraits, tu peux te connecter sur le site de M6, le meilleur et le pire des auditions y est résumé en vidéo.

La Nouvelle Star, c'est comme Voici, beaucoup de gens regardent, mais refusent de l'admettre.

Et pour faire une mise au point définitive  sur mes goûts. Oui, j'assume des goûts décalés et paradoxaux. Comme je l'avais déjà dit dans une autre note, je cherche des âmes soeurs avec des inclinations aussi disparates que les miennes. Je voudrais qu'on admette enfin que pour être cultivé et intelligent, il n'est pas besoin de se nourrir uniquement de trucs chiantissimes. J'adore lire des auteurs ou voir des films plus difficiles d'accès que la "norme", regarder tracks sur Arte, ou bien encore un débat pointu sur la géopolitique . Et dans le même temps, je peux être scotchée devant Nouvelle Star ou me tordre de rire en regardant Police Academy. Et alors ? Apparemment, cette déviance n'est pas admise. Les "intellectuels" me regardent effarés et les "non-intellos" me trouvent trop cérébrale... Donc je ne rentre dans aucune case, et à la limite, ça me va...

 Quant à la production française musicale ou cinématographique, je m'explique. Je n'ai aucune intention de faire du racisme anti-français, ni du snobisme mal placé. Ma culture dans ces deux domaines, c'est vrai, est plutôt anglosaxonophile. Avec mes parents, grands amateurs, j'ai été nourrie de cinéma américain et, dans les années soixante-dix, la variété française était tellement pathétique, qu'on était pratiquement obligés d'écouter autre chose. Le rock français étant quasi-inexistant (les premiers vrais groupe sont arrivés fin 70-début 80), que vouliez-vous que je fisse ???

Résultat, aujourd'hui, même si la musique française, je l'admet, s'est largemement améliorée, elle me "parle" beaucoup moins que son homologue britannique ou USienne.

Deuxièmement, dans le domaine artistique, peu m'importe que ce que je vois ou ce que j'écoute soit français, anglais ou moldo-valaque. Ce qui compte c'est la qualité. Que ce soit en littérature, en arts plastiques, en design, en musique ou en danse, j'ai un - si je peux me permettre, vu mon très modeste niveau - très haut degré d'exigence. Et là, oui, je suis snob. Un écrivain guimauve, un peintre croutesque, un chanteur approximatif, un film bâclé, je vais les casser. Et tout ceci n'a rien avoir avec un catégorie ou un pays. Un film comique au ras des paquerettes peut être très bien fait et à l'inverse un film très ambitieux, complètement raté.

Or, il s'avère que (encore une fois c'est mon avis, et je le partage), la majorité des films français sont, comment dire, approximatifs, bâclés ou totalement ennuyeux. Est-ce dû à un manque de moyens ou, pire, à une culture du "ça ira bien comme ça", en clair un manque de pefectionnisme ? Ma maman qui a eu l'occasion de cotoyer le monde du cinéma, m'a toujours raconté que le "ça ira bien comme ça" était dans les années cinquante monnaie courante. 

Sur ce point le système de l'avance sur recette a des avantages et des inconvénients. D'un côté il permet quand même de sauvegarder le cinéma français. De l'autre, il permet aussi à des réalisateurs de tourner les 100ème film inintéressant sur les états d'âmes de trentenaires parisiens bobos. Attention, je n'ai rien contre les films introspectifs, mais, comme dit ci-dessus, qualité, gnagni, gnagna...

Quant à la musique, vous avouerez qu'avoir Johnny Halliday comme figure nationale tutélaire, quand même.. Au crédit des musicos français, contrairement aux décennies précédentes nous avons désormais de BONS musiciens et de BONS chanteurs. Certains même arrivent à s'exporter (Comme Justice, par exemple qui fait un carton partout), surtout dans le domaine électro-dance ou la French Touch est mondialement reconnue. 

Egalement à la décharge des auteurs français, il est toujours plus facile de faire swinguer "C'mon Baby" que "Viens chouchou". Question de rythme de la langue, l'alexandrin se mariant assez mal au Rock'n roll (ceci dit, je trouve que le français se marie très bien au rap, qui a un rythme plus "poétique" si j'ose dire). Et les paroles des chansons anglaises, quand on les comprends sont parfois vraiment au ras du bitume.

Mais bon, la chanson française, je la trouve, c'est vrai à 90 % navrante, surtout, la -dite - nouvelle chanson française. Encore une fois, peut-être ne suis-je pas objective, peut-être tout simplement qu'elle ne me parle pas. Vous avouerez quand même : Vincent Delerm ! Il devrait être interdit de chant. Benabar ! Quel est l'intérêt d'écrire des textes sur le choix des yaourts dans le rayon frais au supermarché. Cali ! C'est monstrueux. Le gars est très sympathique. Mais ses chansons : je crois que je ne t'aime plus, lalalalala... Au secours.

C'étaient mes pensées du jour. J'espère ne pas vous avoir trop ennuyés avec cette longue et verbeuse réflexion sur mon nombril.

Maintenant j'attends de pied ferme les fans d'Astérix aux Jeux Olympiques, de Marc Lévy (alors lui, je lutterai jusqu'à mon dernier souffle pour que ses livres soient interdits, c'est un escroq littéraire) et de Vincent Delerm...

 

 

 

12:35 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Arts | | |  Imprimer