15.07.2011

Je n'aime pas les enfants...

Titre provocateur, je l'admets.

 

Mais, qui reflète - malheureusement diront certains - une réalité : je n'ai aucune affection particulière pour les êtres humains de moins d'environ 10 ans.

Enfant déjà, je n'affectionnais pas spécialement la compagnie de mes congénères du même âge.

Je les trouvais la plupart du temps casse-pieds et peu aptes à développer une conversation argumentée sur le sens de la vie dans la philosophie bouddhiste du petit véhicule.

 

 

J'ai le souvenir assez précis d'avoir préféré la compagnie des adultes, voire des adolescents dont le comportement me fascinait.

Ce qui est toujours le cas aujourd'hui d'ailleurs, j'adore les ados, quand ce ne sont pas les miens, leur côté pas fini, leurs idioties, leur rire d'éléphant de mer en train de remonter sur la banquise, et leurs problèmes existentiels à répétition (maiiiiiis euuuuuuuuuuh comment veux tu que je SORTE si mon TEE-SHIRT est au LAVAGE MERDE)

 

Par contre, mettez-moi un bébé dans les bras ou un nain dans les jambes.... rien.

A l'inverse, au bout un temps assez long d'environ .... deux secondes va monter une lente exaspération qui se traduit par au choix, un départ précipité, un coup d'oeil furibond, une éruption de plaques rouges, une engueulade de la mère ou une remarque vicieuse au môme du genre "tu sais que tu es très laid, en fait ?"

Mon cauchemar absolu étant un goûter d'anniversaire, un camping bondé de familles nombreuses, voire un wagon de métro rempli d'une classe en sortie scolaire.

J'ai juste envie de faire un bowling vivant.

 

Tant que mes fils étaient petits bien sur je les tolérais (quoique) eux et leur congénères du même age.

Mais maintenant qu'ils vivent plus ou moins leur vie, avoir des ET dans les pattes égale pour moi à une séance chez le dentiste. Vous voulez me faire avouer mes turpitudes ? Faites hurler deux minutes un bébé près de mon oreille, et je déballe tout.

Et à ceux qui me disent "mais tu exagères", je réponds "non, cette fois, pas du tout".

Je n'ai plus aucune patience, ni aucune tolérance nerveuse ou acoustique.

A tel point qu'avoir des petits-enfants est une éventualité assez fâcheuse de mon point de vue.

  

Je me suis reproduite par une aberration hormonale dirons-nous mais je n'ai aucune vocation à garder la progéniture de la progéniture.

Je pense que le meuri fera ça très bien pendant que j'irais boire des mojitos avec mes copines à la mini-vague bleutée.

Il faudrait que j'interroge un jour un psy sur le peu d'enthousiasme, voire l'incommensurable agacement que j'éprouve à la vue d'un mini-moi. 

Surtout que l'univers se venge régulièrement en me collant  le seul moutard présent à des kilomètres à la ronde que je récupère dans l'avion (sur un trajet de 10 h de préférence), à côté de moi au restaurant, dans une soirée, ou au cinéma (mamaaaan c'est quand que le film y commmeeeeeence). 

 

....

 

Boh finalement non. Je ne vais pas m'interroger.

Inutile de me torturer pour rien, je vais plutôt aller tout de suite avaler un mojito avec des copines à la mini-vague bleutée dans un bar SANS ENFANTS.

 

bebe_pleure.jpg

Aie ça pique

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (30) | Envoyer cette note | Tags : enfants, affection | | |  Imprimer