11.06.2012
J'ai une photogénie de vache en talons de 12
La vie est profondément injuste.
Hormis le fait que certaines mesurent 1,75, avec de longues jambes, des cheveux soyeux et aucun problème de cellulite rebelle, on peut les prendre sous n'importe quel angle en photo, y compris le matin au réveil après une nuit de beuverie, elles seront radieuses.
Et auront des souvenirs de leur passé joyeux et harmonieux à montrer à leur descendance lors des soirées au coin du feu.
Pour ma part, tu peux me prendre sous n'importe quel angle même avec une couche de maquillage épaisse comme la muraille de Chine, et un photoshop dopé à la kétamine, je ressemble à tout sauf à un être humain.
Mon visage reste désespérément hermétique à la lumière.
Et se crispe à la vue du moindre objectif dans un périmètre rapproché.
En revanche, mes plis, rides, poches et cernes prennent très bien la lumière, eux.
Le résultat imprimé sur pellicule donne me donc généralement une tête qui pourrait être un croisement harmonieux entre une jument et un pittbull.
Alors que dans ma tête j'ai évidemment un visage de princesse.
Sauf que visiblement c'est juste dans ma tête : marraîne la fée avait copieusement arrosé ma naissance au mojito et, au lieu de me donner la tête de ma mère qui était un canon intersidéral, m'a collé les traits du côté paternel.
Me voir en photo me met face à l'évidence. Et à la froide et cruelle réalité.
Je n'ai pas une tête de princesse mais bel et bien celle d'une jument croisée avec un pittbull.
Qui a de plus un sourire crispé et le visage figé par l'angoisse d'avoir aperçu un objectif qui va le figer pour l'éternité.
C'est un cercle vicieux : plus je me déteste en photo, plus je me crispe à la vue d'un appareil, plus j'ai la tête de travers, plus le résultat est calamiteux. Et plus je me déteste en photo.
Je refuse la plupart du temps qu'on me prenne et quand parfois on insiste, je refuse la plupart du temps de voir le résultat.
Même les quelques séances faites avec un photographe pro et la bonne lumière me laissent toujours pétrifiée.
J'en ai encore fait la désagréable expérience samedi lors d'une séance photo. Un joli cliché noir et blanc, que je me suis empressée d'enfouir au plus profond d'un tiroir.
Dessus j'avais l'impression de ressembler à un mix de Josiane la terreur des balkans, catcheuse professionnelle et de la fille d'Hannibal Lecter.
Maintenant je comprends pourquoi je fiche la trouille aux gens.
C'est désespérant. D'autant plus que tout le monde dans mon entourage immédiat pourrait faire la couverture de Vogue, sans maquillage et sans retouche, y compris après 3 jours sans sommeil et une cuite carabinée.
Mes ascendants, collatéraux et ascendants ont TOUS sans exception une photogénie qui renverrait Brad Pitt à servir des hamburgers dans un Mc Do.
Sur les photos de famille, je suis la SEULE à faire mocheté de service.
J'en ai plus qu'assez.
Je vais donc refuser toute photo à partir de désormais.
Au moins je pourrais être belle dans ma tête.
C'est un bon début.

Pourtant samedi, ça partait bien, le studio photo était superbe !!!
06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : photo, séance, photogénie |
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18.02.2011
Bouge ton corps, Helmut, ondoule, ondoule
J'ai un énorme problème avec la photo.
Je ne reviendrai pas sur le fait que je suis incapable de faire une photo correcte. Enfin si, si on veut positiver, mon style perso c'est la photo floue, surexposée, pas cadrée et de travers.
Avec un peu de bol, mes clichés seront uber branchés dans 350 ans.
Pour l'instant ils sont dans la catégorie "à chier".
Mais en PLUS je ne suis pas photogénique
Incroyablement belle et désirable au naturel (si si, j'ai des témoins), dès qu'il s'agit d'imprégner la pellicule avec mon minois le résultat est...
Calamiteux
Mon visage n'accroche absolument pas la lumière. J'ai toujours des ombres mal placées quelque soit l'angle d'où on me shoote...
Et je m'attends tellement à être mochissime sur la photo, que dès que vois un objectif pointé sur moi, j'ai un rictus crispé et un mouvement de chweus
Le resultat final donne donc un adorable combo d'ombres + rictus crispé qui fait ressortir la ride qui va bien + les cheveux en vrac.
Et pire, je suis la seule moche sur la photo puisque tout mon entourage immédiat - meuri, fils, parents et même la sublime Cannelle - sont tous hypra photogéniques et impeccables sous n'importe quel angle, sur n'importe quelle photo pourrie.
La loose totale.
La seule manière d'obtenir une photo correcte pour moi est soit Photoshop, soit que l'on me prenne par surprise sans que je voie approcher l'objectif.
Et encore, vu ma tendance naturelle à grimacer, il y a de fortes chance que je ressorte quand même la tête en vrac.
Quand on pense que je porte le prénom de mon grand-père qui faisait de sublimes photos de cinéma (voir l'album colonne de gauche) et que sur ou derrière une photo j'accumule 50 ans de résultats pourris..
A moins que ...
Oedipe, tu as un petit créneau dans les jours qui viennent ? Faut qu'on cause...
Cannelle est photogénique même de dos....
06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : photographie, portrait, photogénie |
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