05.01.2011
Dépression saisonnière
Vu le nombre d'articles divers et variés sur le sujet, en passe de devenir le nouveau marronnier de l'hiver, avec la neige, la préparation de la raclette et la grippe, je me suis dit que je pouvais apporter ma pierre à l'édifice.
Et bien évidemment, je ne vous jette pas la pierre, pierre.
La dépression saisonnière, plus ou moins reconnue depuis une dizaine d'années, du moins sous nos climats, affecte quand même environ 3 millions de personnes en France provoquant fatigue, troubles alimentaires, du sommeil, de l'humeur, de la concentration, blues, angoisse, voire tendances suicidaires pour les cas les plus graves.
Dans mon cas, que je qualifierais de faible à modéré, je vois arriver avec angoisse la fin octobre pour revivre à partir de fin janvier, à partir du moment où les jours augmentent assez significativement.
Les fêtes de fin d'année au milieu de cette période, avec leur cortège de pimpons n'arrangent rien, bien au contraire.
Quand il fait froid en prime, c'est le double combo de bonheur absolu.
Ca me donne un dynamisme de bulot mort, une humeur de pittbull à qui on aurait retiré son pouet pouet sans avertissement, des boules de chagrin qui surgissent inopinément dans ma gorge au visionnage de n'importe quel film avec des faons qui perdent leurs mères, et un gavage systématique avec tout ce qui porte "gras" et "sucré" sur l'emballage.
Et depuis novembre, vu que nous avons eu 12 jours de neige au lieu de 2 en moyenne et un ensoleillement nettement inférieur à l'habitude, parait-il, je vous laisse imaginer l'état de la bête.
Tout de suite, malgré 10 jours de vide intersidéral absolu à glander chez moi, j'ai à peu près autant d'énergie que Doc Gyneco qui aurait fait une sieste dans un champ de Ganja. Et envie de rien (envie de rieeeen besoin de tooooooaaaaa)
Il parait que le sport (parce que quand vous faites de l'exercice vous sécrétez des endorphines, l'hormone de la bonheuritude) et surtout la luminothérapie sont des remèdes efficaces, bien plus que les médicaments.
Tous les ans je me dis qu'il faut que j'investisse dans une lampe à bonheur et à UV luminothérapeuthiques.
Et puis devant le prix assez prohibitif de l'engin pour 3 mois d'utilisation, tous les ans, j'ai mieux à faire de mes sous : Iphone, Louboutins, pulls en cashmère, colliers en autruche du Népal sur mesure pour Cannelle, entretien d'amants très jeunes, entre autres..
Du coup, je reste à grommeller dans mon coin avec mon spleen et ma mauvaise humeur. Hiver après hiver.
Sauf quand j'ai parfois la chance et le bonheur de faire un séjour au soleil pendant que la plèbe se les gèle dans les frimas.
D'un autre côté, la dépression saisonnière me donne un prétexte pour me plaindre et emmerder le monde à jet continu pendant 3 mois.
Et ça c'est bien.

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note | Tags : dépression saisnonnière, blues, déprime, fatigue |
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18.01.2010
Et si j'arrêtais tout... ?
Tiens je ne l'avais pas vu venir celui-là : le blues des deux ans..
C'est vrai que depuis quelques semaines, j'ai moins d'envies, moins d'inspiration, ma note quotidienne devient plus lourde, plus laborieuse, plus longue à écrire et donc un peu plus une contrainte qu'un plaisir.
Pourtant je ne pense pas avoir fait le tour de tout ce que j'ai à dire, ni à écrire, ni à rire. Le monde est vaste, la connerie humaine est sans limite et offrira toujours des sujets de rigolade inépuisable.
Je m'aperçois aussi comme beaucoup d'autres avant moi que la blogosphère n'est pas composée que de gens qui veulent se divertir ou exprimer des idées. Certains, comme dans tous les milieux, sont devenus de vrais tueurs, prêts à enfoncer n'importe qui pour une bonne opé ou un scoop.
Parce que le blog c'est leur boulot, leur gagne-pain et qu'il vaut mieux éliminer toute concurrence potentielle..
Moi en revanche, je blogge toujours pour m'amuser, même si de temps à autres quelques annonçeurs irresponsables m'invitent à des opérations ou des spectacles au risque de récupérer un billet ... Enfin pas un billet tel qu'il pouvaient l'espérer allons-nous dire.
Et je commence à en avoir assez des guéguerres du niveau cour de récré de CE2 via les blogs ou sur twitter.
J'ai passé l'âge. Plus que largement.
Alors coup de mou, ou plus que ça ? Et pourtant paradoxalement, ce blog n'a jamais aussi bien marché.. J'ai plus, bien plus de visites que je n'aurais jamais osé en espérer il n'y a encore que quelques mois..
Les jours qui viennent apporteront peut-être une réponse à ce vague au blog..
Ou pas.
En tous cas, je ne fais pas ce billet pour avoir une salve de "Manu, on t'aime, reste, on a les mêmes à la maison"..
Pas du tout.
Enfin si, un peu.
Vous pouvez m'aimer.
Je vous autorise

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (83) | Envoyer cette note | Tags : blues, blog, deux ans |
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