07.02.2012

Binoche ça rime avec cloche ?

La télévision est souvent allumée plus par réflexe que par réel intérêt.

Le soir notamment pendant que je rédige ces exquis billets de blog qui font votre délice (si si, personalbranlons nous), je mets souvent le grand et le petit journal en musique d'ambiance. 

Parfois ça me donne des idées. Et parfois ça m'énerve. Donc ça me donne des idées aussi.

La semaine passée je suivais donc d'un oreille la promotion du film "Elles" avec Juliette Binoche.

Pour les gens qui n'auraient pas suivi l'histoire de ce film sorti mercredi dernier, je pitche : Anne, journaliste dans un grand magazine féminin, enquête sur la prostitution estudiantine. Alicja et Charlotte, étudiantes à Paris, se confient à elle sans tabou ni pudeur. Ces confessions vont trouver chez Anne un écho inattendu. Et c’est toute sa vie qui va en être bouleversée.

Bon, ok, le sujet n'est pas inintéressant. C'est vrai que de plus en plus d'étudiant(e)s passent par la case prostitution pour financer leurs études ou mettre du beurre dans les épinards. Malheureusement.

Et Binoche a priori je n'ai rien pour ou contre, elle ne m'attire pas plus que ça mais elle a eu quelques rôles intéressants, sans être, à  mon sens, la plus bouleversante des comédiennes.

Je vaquais donc à mes occupations bloggesques pendant son interview quand une phrase vient percuter (et fracasser) mon tympan gauche.

Je ne la reproduirais pas mot pour mot mais c'était du style "ces jeunes filles font aussi oeuvre humaniste" 

.... Glups.

Pardon ? Tu peux la refaire ?

J'ai du mal à ouir.

Humaniste dis-tu ?

 

Mais pauvre conne. 

Et je suis polie.

 

Je vais te coller sur le trottoir à sucer des bites pas très nettes toute la journée et à te faire taper dessus par un julot et tu vas voir si c'est humaniste.

La prostitution n'a rien d'humaniste. Rien. C'est juste une misère financière qui répond à une misère humaine  ou sociale. Du moins dans nos sociétés développées.

Et à des codes religieux ou sociaux rigides dans d'autres.

Même sorti de la morale judéo-chrétienne, le fait de se faire passer dessus à longueur de temps par des individus plus ou moins appétissants et plus ou moins tordus n'a rien d'un job épanouissant ou d'une oeuvre de charité.

Je suis d'autant plus atterrée que ce soit une femme qui sorte ce genre d'aberration. Et qui vienne de tourner un film sur la prostitution en prime.

Que je n'irai donc pas voir du coup. Si jamais l'envie m'en avait pris un jour.

Parce que je me dis qu'une interprète qui passe à côté de son sujet à ce point ne doit pas jouer de façon terriblement convaincante de toutes manières.

Sinon la prostitution ce que j'en pense ? Ca ne sert à rien de l'interdire, près de 5000 ans d'expérience le prouvent. En revanche, ne pas utiliser les proxénètes comme indics et les mettre en tôle serait une bonne chose. 

Et à un niveau plus global, si tout le monde pouvait manger à sa faim et se payer quelques menus plaisirs ça éviterait probablement à des gens de vendre leur corps.

Mais ça, c'est totalement utopiste Marcel.

9fbde118b57128ae8378a6813252d224.jpg

06:00 Publié dans Actualités, Film | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : elles, film, prostitution | | |  Imprimer |

28.12.2011

Sur mon 31 !

Si comme moi tu es allergique aux agapes du nouvel an, la soirée cinéma est une bonne alternative.

Et, justement, depuis le 21 décembre, tu peux aller voir "Happy New Year".

Mouhahahaahah (mise en abyme).

Le soir du 31 décembre, l'amour est dans l'air : de nombreux couples attendent avec impatience de pouvoir s'embrasser à minuit, d'autres en profitent pour faire des serments et d'autres encore tentent l'aventure d'une relation nouvelle qui, cette fois, pourrait bien être "la bonne". 

HAPPY NEW YEAR c'est le parcours d'une dizaine de personnages et de leurs rencontres parfois fugaces, parfois décisives le jour qui marque le passage à une nouvelle année.

Avec comme point d'orgue la célébre descente de la grosse boule de Times Squares qui égrenne le décompte du passage à l'année suivante 

Les producteurs Mike Karz et Wayne Rice retrouvent ici le réalisateur Garry Marshall (qui est quand même le réalisateur du mythique Pretty Woman) et la scénariste Katherine Fugate de Valentine's day. Avec un casting de premier plan : Halle Berry, Jessica Biel, Jon Bon Jovi, Abigail Breslin, Chris “Ludacris” Bridges,Robert De Niro, Josh Duhamel, Zac Efron, Hector Elizondo, Katherine Heigl, Ashton Kutcher, Seth Meyers, Lea Michele, Sarah Jessica Parker, Michelle Pfeiffer, Til Schweiger, Hilary Swank et Sofia Vergara. 

 

Sans oublier un des personnages-clés : New-York qui est à l'honneur dans le film : on y découvre en effet des quartiers emblématiques de la ville, tout comme des coins moins connus, qui composent un portrait charmeur de la grosse pomme.

Donc comédie romantique + New-York en décor + un casting prestigieux et une BO très écoutable puisque on y entend entre autres Jon Bon Jovi et Léa Michele (Glee), que demander de plus pour un non-réveillon ?

Rien. 

Après tu peux aussi te mettre un chapeau ridicule sur la tête, te dandiner sur YMCA, boudinée dans une robe à paillettes qui gratte, souffler dans une langue de belle-mère, crier "bonne année" à des gens que tu détestes à minuit, et finir malade à cause des huitres pas fraîches à 5 heures du matin.

C'est toi qui vois.

Perso, le choix est vite fait.

Pop corn et tranquillitude.

Vive le cinéma.

Affiche.jpg

06:00 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : happy new year, film, gary marshall | | |  Imprimer |

25.11.2011

La vérité si je mens, c'est la bande annonce !!

Après dix ans d'absence, il sont là, ils reviennent sur la vie de ma mère !!

Eddie, Dov, Yvan et les autres…  ont migré du Sentier moribond à d’Aubervilliers… Là même où les vieux entrepreneurs juifs ont laissé le terrain à de jeunes grossistes chinois…


La petite bande est toujours aussi soudée, et la vie suit son cours, au gré desévènements familiaux et des affaires.


Dov semble toujours frivole, Eddie entreprenant, Yvan transi, Karine désinvolte, Sandra résolue, Chochana naïve, Serge irresponsable et mythomane.

Quant à Patrick, il est amoureux et l’heureuse élue est loin d’être facile d’accès.


Tout irait pour le mieux jusqu’à ce qu’un vent mauvais  compromette sérieusement la cohésion du groupe.


Succomberont-ils sous l’orage à la zizanie, ou bien, une fois de plus, à force d’entraide, de ruses et d’habileté, triompheront-ils de la crise avec panache ?

Vous le saurez en février 2012, en attendant, découvrez en exclusivité la bande annonce avant tout le monde (et l'univers)

Vous ne pourrez pas dire que vous n'avez pas été prévenus...

Poï, poï, poï

19:36 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : la vérité si je mens, film, cinéma | | |  Imprimer |

15.09.2011

On se fait une toile ???

C'est la rentrée pour tout le monde.

Y compris au cinéma... Nouveautés, grosses productions, film indépendant, comédie, drame, film romantique ??

On ne sait que choisir...

Et bien je peux te guider sur le chemin de la lumière, jeune padawan (zavez vu la subtile référence cinématographique ?) 

Tu vas aller voir Crazy Stupid Love dans toutes les bonnes salles depuis hier 14 septembre...

Mais quoitesse me dis-tu ? Je te raconte l'histoire :

A tout juste quarante ans, Cal Weaver mène une vie de rêve - bonne situation, belle maison, enfants formidables et mariage parfait avec sa petite amie du lycée. Mais lorsqu’il apprend que sa femme, Emily, le trompe et demande le divorce, sa vie « parfaite » s’écroule.

Pire, dans le monde des célibataires d’aujourd’hui, Cal, qui n’a plus dragué depuis des lustres, se révèle un modèle d’anti séduction.

Passant désormais ses soirées à bouder tout seul au bar du coin, l’infortuné Cal est pris en main comme complice et protégé d’un séduisant trentenaire, Jacob Palmer. Pour l’aider à oublier sa femme et à commencer une nouvelle vie, Jacob tente de faire découvrir à Cal les nombreuses perspectives qui s’offrent à lui : femmes en quête d’aventures, soirées arrosées entre copains et un chic supérieur à la moyenne. Cal et Emily ne sont pas les seuls en quête d’amour: le fils de Cal, Robbie, 13 ans, est fou de sa babysitter de 17 ans, Jessica, laquelle a jeté son dévolu…sur Cal ! Et en dépit de la transformation de Cal et de ses nombreuses nouvelles conquêtes, la seule chose qu’il ne peut changer reste son coeur, qui semble toujours le ramener à son point de départ.

 

Tout ceci servi par une impeccable brochettes d'acteur dont l'hilarant Steve Carrell (vedette de la série "the office" entre autres) et Julianne Moore qui est, si quelqu'un veut mon avis, (et même si personne ne le veut, je le donne quand même) une des meilleures actrices du monde et de l'univers of the world qui peut absolument tout jouer.

CRAZY%20STUPID%20LOVE.JPG

Et pour finir de te convaincre, sache que le magazine Première l'a élu film du mois. Une bonne référence, non ?

Donc, je te vois, tu as l'eau à la bouche et tu es dans les starting-blocks pour aller à la prochaine séance...

Et ça te dirait d'y aller gratuitement accompagné(e) ?? Parce que le cinéma, c'est mieux à deux, tout le monde en convient.

Dans ce cas, j'ai 5 x 2 places à te faire gagner pour voir le film contre un simple commentaire que tu laisses sur ce billet. Tu as jusqu'à samedi soir.

Maître Cannelle, huissier félin attitré de ce blog tirera 5 heureux gagnants au sort. Ils seront annoncés sur ce blog ce dimanche.

Ah et juste ceux qui laissent un com' "je veux gagner 2 places de cinéma" je les dénonce à Hadopi.

Soyez créatifs....

Un peu plus d'info sur le film c'est ICI Tu peux également tenter d'y  gagner un voyage relooking de star à Los Angeles....

 

 

 

06:00 Publié dans Concours, Film | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note | Tags : crazy stupid love, film, concours | | |  Imprimer |

18.03.2010

Qu'on lui coupe la tête !!


Il y avait longtemps que je l'attendais .. La sortie d'Alice au Pays des Merveilles de Tim Burton, un des rares films actuellement qui me motive à bouger de mon canapé pour aller faire la queue au cinéma.


Par chance, grâce au club 300 d'Allociné, j'ai pu décrocher un précieux sésame (mon pressssieuuuuuux) : une invitation à l'avant-première.


Vous pensez bien que mardi j'étais au taquet.. Et mon fils aussi.. On était donc au double taquet aux alentours de 18.30 devant le cinéma MK2 Bibliothéque.


Pour les parisiens c'est le cinéma sous la Bibliothèque François Mitterrand.

Pour les provinciaux c'est le cinéma sous la Bibliothèque François Mitterrand.


Qui nous a donc accueilli pour une projection en 3D s'il vous plait de l'adaptation de l'oeuvre de Lewis Carroll, écrivain copieusement et délicieusement cinglé, par le cinéaste le plus frappadingue de sa génération


Après cette introduction inintéressante et mal écrite, plongeons dans le vif du sujet.


Le film n'est pas une adaptation fidèle du livre, mais une sorte de suite. L'action démarre 13 ans après la première aventure d'Alice. Elle est devenue une jeune fille, son père chéri est mort et elle est en route pour sa fête de fiançailles avec le fils d'un lord, future union dont la perspective est loin de la transporter de bonheur. De ses aventures passées, elle ne garde aucun souvenir à part des rêves récurrents qui lui font peur. Au moment où son fiancé demande  sa main, elle voit apparaître un personnage familier : le lapin blanc ! Abandonnant tout, elle va courir derrière lui et revenir au Pays des Merveilles. Elle y retrouvera les personnages de sa première aventure et notamment le chapelier fou, le lièvre de mars, tweedle dee et tweedle dum et le chat de Cheschire. Va-t-elle les aider dans leur lutte contre l'horrible reine rouge ?


Une seule conclusion : j'ai a-do-ré.. Qui mieux que Tim Burton pouvait retranscrire l'univers loufoque de Lewis Carroll ? Mélange d'images réelles, de synthèse et de réalité transformée, le film est un enchantement pour les yeux truffé de trouvailles et d'invention visuelles, tout en respectant l'esprit et les personnages du livre... Attention, ce n'est pas non plus le dessin animé de Disney. Beaucoup plus sombre, avec la "patte" Tim Burton, il se rapproche davantage par exemple des derniers Harry Potter et n'est pas à recommander à de jeunes enfants, surtout en 3 D.


J'ai donc du mal à comprendre les critiques qui s'élèvent, notamment sur le fait que le film serait surfait, que Burton fait du Burton et qu'il n'a plus rien tourné de valable depuis plusieurs années.


Je concède que le film a un petit, tout petit bémol : le scénario aurait pu être effectivement un poil plus musclé.  Mais Alice n'est-il pas avant tout un conte merveilleux sans queue ni tête ? Le scénario dans ce cas n'est pas primordial.


Pour ma part je l'ai trouvé poétique, inventif et magique. Et Il m'a en plus donné envie de relire le livre.

Je ne peux donc que vous le conseiller chaleureusement..



Les pias-pias autour de l'avant-première ??


  • Nous avons eu l'ENORME surprise de voir arriver Tim Burton en personne qui nous a fait un bref discours et a répondu a quelques questions du public. Nous étions tellement estomaqués que quand il est passé au ras de nos fauteuils nous n'avons même pas eu le réflexe de prendre une photo, dommage.. Je crois que ça restera un souvenir inoubliable pour mon fils.


  • Une jeune femme du public a eu la chance d'être tirée au sort et de gagner le dossier de presse collector en forme de livre de conte et dédicacé par Tim Burton lui-même. Je vais la retrouver, la liquider, découper son corps en morceaux, les enterrer dans le jardin de l'Elysée et mettre la main sur le precieux objet.

 

  • Et bien évidemment indispensable débrief d'après-film avec Eamimi et Manou. Que serait une soirée ciné réussie sans échanges de potins avec les keupines, je vous le demande..?


Et merci à Al Amine et AlloCiné pour cette délicieuse séance..

06:00 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (35) | Envoyer cette note | Tags : alice au pays des merveilles, tim burton, film, avant-première | | |  Imprimer |

24.09.2009

Enduite de hontes

Dans la série "rions ensemble du malheur des autres, c'est tellement bon", suite à des échanges de coms sur la note d'hier, j'ai eu envie de vous narrer quelques-unes des hontes les plus retentissantes de ma vie.

Car les hontes, plus c'est lamentable, plus on en rigole après. Mais après seulement.

Parce que sur le moment, on a juste envie de mourir.

La preuve par 4.


Leçon numéro 1 : ne bois JAMAIS avant de pécho.

Il était là. Au beau milieu de la boite. Beau comme un italien quand il saaiiiiiiit qu'il aura de l'amour et du vin. Et pour la première fois je me suis enfin sentie feeeeemmmme. Merde qu'est-ce qui m'arrive ??

Je reprends. Donc, le canon absolu à portée de tir. Pour me donner du courage et une contenance, je picole un doigt. Visiblement un doigt de trop. Car, enhardie par le whisky-coca (la pinacolada était une boisson inconnue à l'époque), je fais l'imbécile et j'attire l'attention du beau gosse. Et je pécho. Sauf que au moment de lui rouler ma plus belle galoche, le whisky-coca entreprend de faire comme le saumon : remonter la rivière.


Je lui ai gerbé dessus.


Partout.


Je n'ai MEME pas eu le temps d'avoir honte tellement j'étais malade. Et vous savez quoi ? Le canon m'a bassiné les tempes dans les toilettes et m'a ramené chez moi. Ouais. Et après une fois remise je me suis rattrapée. Vachement même. Genre Jeux Olympiques du patin si vous voyez ce que je veux dire..



Leçon numéro 2 : regarde toujours quand tu fouilles dans ton sac

Quand je fumais encore j'avais des grands sacs bordéliques où mes briquets disparaîssaient systématiquement enfouis sous un tas de trucs.  Un jour en faisant du lêche-vitrine, je tombe devant une boutique de fringues à la devanture captivante. Pour me donner le temps de la réflexion qui me permettrais de choisir entre acheter un robe et acheter une robe, je sors la clope inspiratrice et farfouille dans mon sac pour chercher le BRIQUET MINI-BIC BLANC qui me servait de flamme. Je trouve enfin l'engin blanc du coin de l'oeil (l'autre coin étant polarisé sur les robes, je vous le rappelle). Et tente d'allumer ma clope, une fois, deux fois, trois fois en m'énervant sur le chalumeau récalcitrant, sur lequel je porte enfin toute mon attention  pour m'apercevoir que je tentais désespérément d'allumer ma tige avec un .... tampon.


Face à des passants relativement dubitatifs.


Evidemment je n'ai jamais acheté de robe et depuis j'évite le quartier.



Leçon numéro 3 : mange beaucoup, beaucoup de poisson, ça booste la mémoire

Antenne de police. Demande de carte de sortie du territoire pour mon fils cadet. Dépôt du dossier. Le fonctionnaire scrute le formulaire et me dit "ah madame, vous avez oublié d'indiquer la date de naissance de l'enfant, c'est quoi ?"


Blanc. ENORME BLANC.


Impossible de me rappeler la date de naissance de mon PROPRE FILS.


Je bafouille.. Euuuuuuuhhh, attendez, euuuuuuh, c'eeeeest... Le type me regarde incrédule et je vois "pauvre fille" s'inscrire en lettres de feu dans sa prunelle. Je ne peux que lui dire, "ça va revenir, ça va revenir, attendez". Finalement, le fonctionnaire a été sympa. Il a rempli les autres rubriques en attendant que mon neurone se recharge. Ce qu'il a fini par faire. Et j'ai enfin réussi à écrire "2 juin 1993" dans la case "date de naissance".



Leçon numéro 4  : prends toujours tes précautions, on ne sait jamais. Celle-ci c'est la QUEEN des hontes.


En déplacement professionnel à Strasbourg, je décide en fin de journée de faire un tour de ville, jamais encore visitée. Beau temps d'automne, un poil frais.


Je me ballade, je me promène, je trainouille, je visite. Pour ne pas perdre de temps avant la tombée de la nuit, je prends un casse-croûte au vol avec une bouteille d'eau. Eau + fraîcheur, à votre avis ? Petite envie de pissou qui grandit, grandit, grandit et devient très impérative. MAIS je n'aime pas aller dans les toilettes publiques. Je cherche donc une station de taxi pour rejoindre au plus vite mon hôtel situé en périphérie. Sauf que j'avais vaguement oublié, en tant que parisienne indécrottable, que parfois, en province, à la tombée de la nuit, c'est le couvre-feu.

Pas de taxi à l'horizon.


Et une envie de pipi qui commençait à chercher des issues de secours par des les oreilles.


Au bord de l'évanouissement, je me dis, tant pis, je tombe la culotte dans n'importe quelle ruelle.


Sauf que de ruelle, point.


Dans ce cas, vous avez remarqué, le radar se met à fonctionner à 300 % et tous vos sens sont en perception surmultipliée.


Ainsi, en courant partout comme un rat empoisonné pour trouver un endroit où soulager ma vessie, mon radar perso repère un café avec WC donnant SUR LA RUE..


Je m'y engouffre hystériquement en renversant tout sur mon passage, surtout le garçon de café qui tentait de me barrer le passage, sur lequel je rabat la porte des gogues que je verrouille frénétiquement..


Je me précipite vers le trône en tentant de baisser mes sous-vêtements tant bien que mal...surtout mal d'ailleurs eeeeet, ... trop tard.


Evidemment, j'inonde l'ensemble de la pièce + mes vêtements. Pendant que le loufiat que j'avais à moitié assommé au passage tambourine à la porte en criant "Madame, madame"..


J'essaie maladroitement d'éponger le désastre avec du pécu. Pendant ce temps, derrière la porte, le tambourinement a laissé la place à un silence inquiétant.


Je tente  une sortie discrète en glissant une tête. Evidemment, dans la salle,  tout le monde me regarde. Côté vêtements, pas trop de mal. Jupe foncée, collants, on ne voit rien de l'humidité résiduelle.

Piteuse, je me dirige vers le bar et propose au tenancier de consommer pour compenser l'utilisation des toilettes que j'explique par un petit problème ponctuel. L'aubergiste bougonne puis, bonne pâte me dit "bon ça va aller, mais on surveille les gens parce qu'après, tout le monde fait n'importe quoi et les toilettes sont dégueulasses"

Je bredouille "mais oui, c'est vrai, vous avez raison" (je vous rappelle que j'avais inondé l'intégralité des petits coins) avant de me sauver à toutes jambes.


Jambes dont je me suis aperçue qu'elle faisaient splouch splouch à chaque pas pour cause de chaussures inondées elle aussi.

Quelques splouch splouch plus tard, je trouve enfin un taxi salvateur qui me ramenera à mon hôtel. Je me jette dans le véhicule, hurle l'adresse au chauffeur avant d'être traversée par une pensée fulgurante "je vais laisser une trace sur la banquette !!". J'ai donc fait l'intégralité du trajet aggrippée aux poignées de la voiture et à moitié accroupie au-dessus de la banquette arriere. Une fois rendue à destination je me rue en vol hors de la bagnole en jettant le paiement du prix de la course à la figure du chauffeur et sans attendre la monnaie, bien sur.. Avant de traverser le hall de l'hôtel hilare (mes nerfs avaient lâché) avec des chaussures toujours splouchsplouchantes face à un réceptionniste éberlué.

Mon fou rire a duré jusque à l'arrivée dans ma chambre où j'ai enfin pu éponger mon désastre pissotier.


Voilà vous pouvez glousser, je vous autorise dans ma royale bonté.


Mais vous allez pouvoir jouer aussi. J'ai sous le coude une petite invitation pour aller voir seul(e) ou accompagné(e) en avant-première le film

"Mlle Chambon", avec Vincent Lindon et Sandrine Kimberlain

19170716.jpg


Le mardi 6 octobre prochain, à 20h00,
au Club Marboeuf - 38, rue Marboeuf, Paris 8ème.

D'après un roman d'Eric Holder.

L'histoire en deux lignes : Jean est quelqu'un de bien : un bon maçon, un bon fils, un bon père et un bon mari. Et dans son quotidien sans heurt, entre famille et travail, il croise la route de Mademoiselle Chambon, l'institutrice de son fils. Il est un homme de peu de mots, elle vient d'un monde différent. Ils vont être dépassés par l'évidence des sentiments.

Si cette invitation vous intéresse, mentionnez-le dans votre com'. Je tirerais le ou la gagnante au sort. Vous avez jusqu'à ce soir. Nom de la ou du gagnant(e) annoncé ici vendredi.

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (56) | Envoyer cette note | Tags : honte, mlle chambon, film, invitation | | |  Imprimer |

20.03.2009

Pub et copinage éhonté..

Les copains des copains sont mes copains.

Les cousins des copains aussi. Donc quand y'a de la promo et du copinage pour le cousinage à faire, je n'hésite pas une seconde..

Et justement, le cousin d'un de mes potes est le réalisateur d'un petit film qui va sortir bientôt et qu'il faut encourager.

19075067.jpg

L'histoire : Jean-Gabriel, marié et père de trois enfants, vit de petits boulots et passe son temps au bar PMU du coin. Un jour, pour faire plaisir à sa fille, il promet un peu vite à toute la famille de les emmener en vacances au ski. Seul problème : cette fois-ci, s'il ne tient pas sa promesse, sa femme le quitte. Il va devoir faire preuve d'imagination sans limite pour y parvenir...

Le film a quand même été Grand prix du jury et prix du public au festival international de comédie de l'Alpe d'Huez 2009. C'est la première réalisation de son auteur, Lucien Jean Baptiste (donc cousin de mon copain)  qui a eu un mal fou à monter le projet - très très difficile de percer dans le petit monde du ciné français. Il a commencé en faisant du doublage (la voix française de Will Smith dans Wild Wild West, je suis une légende, ET de Foreman dans Dr House, c'est lui), a eu des petits rôles dans des films (l'ex femme de ma vie) et un vrai rôle dans 13m².

Allez-y et faites-lui des entrées, c'est drôle, émouvant et original.. Et quand l'auteur obtiendra le César du meilleur premier film, vous pourrez dire "j'y ai contribué"

Et pas de téléchargement, ce coup-ci, sinon je vous dénonce au Ministère de la Culture !!
Edit : léger détail qui a tout de même son importance : sortie nationale le 25 MARS !
Edit 2 : et pour faire plaisir à Pimousse, voici en exclus la photo du Will Smith-Foreman français - le réalisateur Lucien Jean-Baptiste
lucien_jean_baptiste_02.jpg

06:00 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note | Tags : première étoile, film | | |  Imprimer |