05.01.2010
Control and Science Freak
Billet psycho à deux balles.
Ou encore comment expliquer la science aux blondes.
Je suis une folle tordue du contrôle. Je ne supporte pas que quelque chose m'échappe. Ni quelqu'un d'ailleurs. Ce qui explique au passage certaines de mes réactions bizarroïdes voire quelques phobies qui ne sont au fond qu'un refus de s'abandonner..
Donc, quand quelque chose m'échappe je navigue entre crise d'hystérie à faire péter les cloisons et fascination abrutie et baveuse.
C'est le premier cas qui s'applique face à l'informatique.
C'est le deuxième cas qui s'applique face à la plupart des sciences théoriques..
Par exemple l'astrophysique tiens.. Je n'y bite strictement que couic.. Mais je peux en entendre parler pendant des heures. C'est quasiment... je ne sais pas.. aphrodisiaque on va dire.
Les trous noirs, l'anti-matière, l'univers en expansion, le big bang, un espace infini contenu dans une tête d'épingle....
Rhaaaaaa... j'adore
Tiens vous connaissez la dernière théorie sur le big bang d'ailleurs ? Selon certains astrophysiciens ce n'est pas le début de l'univers en expansion tel qu'on l'appréhende aujourd'hui.. Le big bang serait juste un "rebond" d'un univers qui se contracte puis se re-dilate..
Enfin bref, c'était juste pour vous jeter ma culture à la figure..
Parmi donc les sujets qui me fascinent figure la robotique. Oui, cette science qui in-fine tend à faire de l'homme l'égal du créateur divin quel que soit le nom qu'on lui donne et pour peu qu'on y croie.
Je crois que cette fascination a débuté par la lecture des romans de science-fiction, notamment ceux d'Isaac Asimov. Qui avait élaboré une vrai saga sur les robots, allant jusqu'à édicter les lois fondatrices de la robotique futuriste, conçues pour l'univers d'Asimov, c'est à dire pour des robots "pensants", avec une vraie intelligence, et non pas, comme actuellement, obéissant à des ordres donnés par un programme. :
1. Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, restant passif, permettre qu'un être humain soit exposé au danger.
2. Un robot doit obéir aux ordres que lui donne un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi.
3. Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n'entre pas en conflit avec la première ou la seconde loi.
Or, aujourd'hui nous ne sommes plus très loin de l'univers d'Asimov. Les robots intelligents sont une réalité. C'est pourquoi quand j'ai appris que la jeune Aratta en était une spécialiste intergalactique du robot je me suis roulée à ses pieds pour avoir les informations qui suivent - qu'elle m'a volontiers fournies - et que je retranscris ici quasiment sans changement tellement c'est beau..
Il faut déjà distinguer deux grands secteurs de la robotique: la robotique industrielle et la robotique dites "de services".
- D'abord la robotique industrielle, ce sont les méchants robots qui prennent tous les emplois des pauvres ouvriers. N'oublions pas que ces robots doivent être maintenus en bon état par une armada d'ouvriers qualifiés afin de tenir le rythme imposé. En clair c'est le machin qui monte votre Renault en faisant pouet-pouet (j'explique pour mon public blonde)
- Puis, la robotique de services, très développée au japon. Il existe des robots faisant des cours dans les amphithéatres, aidant dans les hopitaux, faisant office d'hotesse d'accueil pour orienter les visiteurs dans les buildings. c'est possible grâce à la philosophie très différente des japonais: pour eux, même les objets ont une âme, ils n'ont donc aucun problème culturel d'acceptation des robots, contrairement à nous, occidentaux. Il existait même un robot qui jouait avec les enfants dans une école primaire test, leur apprenant pendant les jeux à compter ou à reconnaître des formes. Assez difficile à concevoir chez nous (quoique si on observe attentivement certaines personnes on peut se poser des questions)
Le robot de service le plus connu est, pour les occidentaux le roomba, le célèbre robot aspirateur.
Les robots humanoïdes sont pour l'instants à placer dans la catégorie service, ils ne sont pas tout à fait au point car se heurtent à de nombreuses difficultés (notamment la marche humaine, qui est incapable à reproduire actuellement).
- Enfin, une dernière catégorie : les exosquelettes. contrairement aux robots, qui sont des machines programmables, les exosquelettes sont des "bouts de robots" qu'on se met dessus, pour améliorer nos performances. par exemple, devenir bien puissant et buter tous ses ennemis, comme dans Matrix. une version plus bisounours et design, c'est HAL (Hybrid Assistive Limb) de Cyberdyne (japon), un exosquelette conçu pour décupler la force de son porteur, et qui a été conçu pour aider à la rééducation des personnes dansles hopitaux, mais aussi pour les tâches pénibles au travail (soulever des sacs de ciment, de lourdes pièces sur une ligne de production....
Et cocorico, la France n'est pas manchotte dans le domaine, puisque grâce à l'entreprise Aldébaran et son petit robot NAO, nous sommes en pointe. NAO a plusieurs avantages: son design, qui le fait être aimé du grand public, et des mouvements très fluides par rapports à ses concurrents, une programmation simple, et un bon équilibre. (enfin, pour l'équilibre c'est officiel, officieusement, il tombe comme tous les autres robots humanoïdes, mais lui au moins arrive à se relever, ce qui était encore impossible il y a deux ans).
Cromeugnon le robot..
Je remercie donc à nouveau Aratta pour ses précieuses informations que je n'ai fait que remettre en forme..
Quant à me rouler à ses pieds en fait c'est quasi-inutile. Vu que je lui arrive aux genoux de toutes façons je suis obligée de lui parler respectueusement..
Et vous, vous ne pourrez plus dire qu'ici on raconte n'importe quoi.
Aujourd'hui vous repartirez plus culturels.
Alors, merci qui ?
06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (43) | Envoyer cette note
| Tags : phobies, sciences, astronomie, robots |



