24.01.2012
Allons voter dans la joie et dans... Ouais, bon...
Je vais donc voter Hollande au présidentielles.
Mais pas dans un élan d'enthousiasme délirant et superfétatoire.
Plutôt par défaut, on va dire.
Je n'avais pas voté pour lui aux primaires socialistes. Déjà.
Mais pour Martine.
Non, je n'ai pas décrypté son programme, ni analysé sa stratégie. Simplement, un gars qui n'a rien fait pendant 10 ans à la tête d'un parti, je vois mal comment il va diriger la France.
C'est quand même la mère Martine qui a resserré les rangs et remis un tant soit peu d'ordre au PS. Rendons à César ce qui appartient à Aubry.
Et, même s'il ne faut pas se baser uniquement là-dessus, mais également sur des idées et un programme, il a quand même un charisme de moule marinière.
Ca n'aide pas à avoir un élan d'euphorie qui t'emporte à te rouler subjuguée au pied de ton champion potentiel.
Je suis profondément ancrée à gauche. Même si je considère que ce n'est pas parce qu'une idée vient de la droite, elle est forcément à bannir, ou mauvaise. Au contraire.
Une bonne idée reste une bonne idée, sans couleur politique particulière.
Je ne peux pas physiquement voter pour quelqu'un de droite. Sauf pour Chirac en 2002, mais il n'y avait aucune autre alternative.
Encore moins d'extrême-droite, bien évidemment. Ni d'extrême-gauche d'ailleurs. Ils sont aussi dangereux les uns que les autres d'ailleurs.
Je veux que Sarkozy et sa clique de guignols décérébrés dégagent.
Même si je dois commettre un acte désespéré comme montrer mes boobs à la fenêtre pour que ça se produise.
Bayrou qui joue les punks est un homme de droite qui retourne sa veste et ses convictions au gré des courants et des alliances potentielles.
Mélenchon et ses propositions populistes râleuses, complètement irréalistes, c'est no way.
Les écologistes auraient pu constituer une alternative intéressante. Mais Eva Joly nous fait une jolie démonstration du principe de Peter ou seuil d'efficacité. Très pugnace comme juge, elle est absolument calamiteuse comme candidate.
Le vote blanc ne compte pas.
Reste donc.... Voilà (soupir)
Encore un homme d'âge moyen, blanc, issu de la bonne bourgeoisie.
Toujours le même modèle.
J'eusse aimé (oui, j'utilise le j'eusse, ça fait classe) que pour une fois on puisse
1/ voter ET élire une femme. Certes, il y avait eu l'épisode Ségolène, mais pour elle aussi j'avais voté à contre-coeur.
2/ et pourquoi pas en plus une femme issue de la diversité (je n'aime pas parler de minorités qui à mon sens ne veulent rien dire)
Je suis de toutes manières persuadée que l'idée d'un type providentiel qui va arriver sur son cheval blanc pour nous tirer de nos emmerdes est totalement irréaliste.
On arrivera à rien sans un large consensus, toutes tendances politiques confondues ET que tout le monde se retrousse les manches et se serre la ceinture. De quelques crans. Genre taille de guèpe.
Ce que personne ni à droite, ni à gauche, n'a franchement envie d'entendre, ni de faire.
Ni vous, ni même moi.
Je vais donc voter Hollande au présidentielles.
Mais François, je t'ai à l'oeil, et ce ne sera pas un "bon pour accord" que je vais te signer.
Va falloir bouger ton corps un peu.
(c'est malin maintenant je visualise, j'en ai pour une semaine à me débarrasser de la vision)

06:00 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : elections, françois hollande, bayrou, sarkozy, eva joly, mélenchon, martine aubry |
| |
Imprimer |


