18.07.2011
Comment je me suis retrouvée à live-tweeter un match de foot...
.... Alors que je déteste le foot..
Oui, ordinairement les maillots fluorescents moches, les chaussettes qui remontent jusqu'au slip et les subtilités du passement de jambe et du petit pont me laissent totalement froide.
Ainsi que l'ambiance très bas du front qui règne parfois autour du stade.
Mais, il s'avère que les filles de l'équipe de France de football sont arrivées en demi-finale de coupe du monde et que, bon gré mal gré, après des années d'indifférence totale, les médias se sont intéressés aux filles qui en ont... des crampons.
Autrement que pour en parler de façon un peu ironique ou commenter sur la couleur du maillot ou de la jupette.
Ce qui est la grande spécialité des commentateurs sportifs d'ailleurs mis à part une logorrhée énervante et totalement inutile la plupart du temps.
Cette notoriété n'est que justice. Je me suis donc dit qu'il fallait encourage ce mouvement et comment le faire mieux qu'en faisant gonfler l'audience, c'est-à-dire ... en regardant ?
J'ai donc allumé la télé pour faire du volume derrière "nos" bleues.
Au départ, en bruit de fond, je dois bien l'avouer.
Car comme dit en préambule, le foot qu'il soit féminin ou masculin, me laisse assez indifférente ou en langage clair pour les blondes et les geeks : je m'en bats les c...
Mais, au fur et à mesure que les américaines - qui n'aurait pas dépareillé un pack avant de rugby, il faut le savoir - maltraitaient nos petites frenchies je me suis pris au jeu du supporter de base en hurlant des "MAIS Y'A PERSONNE LA" "AAAAAH NON PAS LA TRANSVERSALE" et "FAUTE Y'A FAUTE !!! "
Le jeu un peu plus lent des filles, me permettant aussi de demander des explications, voire de comprendre un sport qui pour moi reste aussi obscur que les effets de la déflation sur le déficit budgétaire.
Et encore je comprends mieux les effets de la déflation sur le déficit budgétaire.
Et après quelques explications techniques j'ai été tout à fait à niveau et capable de crier comme tout bon supporter qui se respecte "ENCULEEEEEE(E) L'ARBITRE"
(oui, l'arbitre était une solide suédoise, capable visiblement d'arrêter un troupeau de buffles au galop d'un coup de sifflet)
Malheureusement mes encouragements stridents sur twitter n'ont pas suffit. Les françaises se sont inclinées 3-1 face à des américaines plus fortes physiquement (et certainement plus expérimentées)
Personnellement j'ai gagné une certaine respectabilité comme commentateur sportif.
(d'aucuns m'ont dit que ce n'était pas pire que le calamiteux Delperrier qui commentait l'affaire à la télé et qui beuglait à chaque passe des joueuses comme si on lui enlevait les testicules à l'épluche-légumes)
Respectabilité confirmée par le compte twitter de FranceTV sport qui m'a decerné le titre enviable de "live-tweet le plus délirant du match"
Une nouvelle perspective de carrière s'ouvre devant moi.
Just call me Thierry Rolandette.

Et Germaine t'as vu ? Omo lave plus blanc, non ?
Pas du tout, il reste une tache, prends plutôt le nouvel Ariel.
06:00 Publié dans Actualités, Sport | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note |
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23.03.2011
BASTAREAU !!!
Le grand tout a décidé que mon destin était d'aimer le rugby.
Après une première incursion au stade de France pour un match Paris-Toulouse, c'est d'un pas guilleret, avec une brise dans mes cheveux et le sourire aux lèvres que j'ai repris le chemin de Saint-Denis, sa plage, ses palmiers.
Non je déconne, à Saint-Denis c'est la montagne, tout le monde le sait.
Afin d'assister à un des évènements les plus importants du monde ovalesque : le tournoi des 6 nations.
Entre le XV du Pays de Galles
Le pays de Galles est une principauté depuis le xiiie siècle, sous le prince gallois, Llywelyn le Grand et son petit fils, Llywelyn le Dernier, qui prit le nom de Prince des Gallois aux environs de 1258 et a été reconnu par les rois anglais par le Traité d'Aberconwy en 1277.
Et un peuple qui a un Prince qui s'appelle Llywelyn le grand ne peut pas être entièrement mauvais.
Et la France
Nous on a juste Sarkozy le petit.
Et qu'ai-je fait me demandez-vous au Stade de France.. ?
J'ai bu des coupes
Tâté tous les rugbymen à la retraite ou en exercice passant à ma portée
Mangé des canapés
Re-bu des coupes
Me suis prosternée devant Jean Gachassin (président de la FFT) dans l'espoir d'obtenir une place en loge à Roland Garros
Oublié ma dignité
Fait une photo avec Jonah Lomu (si vous ne savez pas qui c'est, documentez-vous, bordel)
Engueulé Anna Urban Girl parce qu'elle me piquait mes plans drague
Re-bu des coupes
Cherché les toilettes
Fait la hola (holaaaaaa)
Mis le dawa dans la tribune des joueurs
Avant de repartir dans un taxi qui ressemblait à une limousine .. Le luxe total.
Le rugby ?
Sais pas.
Vu qu'il y avait un quidam encore plus ivre que moi qui a passé la deuxième mi-temps à hurler "Bastareau, il faut faire rentrer Bastareau" toutes les deux minutes.
Pendant que mes compagnes et moi ponctuions par des "wéééééé" approbateurs.
Au grand désarroi des personnes présentes qui tentaient de suivre le match.
(pour les non initiés, et la petite histoire, le fameux Bastareau, joueur parisien, n'était même pas sélectionné pour le match)
Je crois qu'on va être interdites de stade à vie, désormais.
Ah sinon, en plus des activités décrites ci-dessus on a également tourné des vidéos..
Le jeu du jour est devinez où j'apparais.
Un indice : je suis un ex-capitaine de l'équipe de France frisé et très baraqué.
FULL ACCESS : France-Pays de Galles / 19 mars 2011 par Orange
Et merci à Orange et Sandrine Camus (qui est la meilleure, je le dis à la face du monde) pour cette soirée VIP de folie !!
06:00 Publié dans Actualités, Sport | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : tournée des 6 nations, france, pays de galles, stade de france |
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04.06.2010
Touche pas à mon Roland Garros
Je ne suis habituellement ni conservatrice ni traditionnaliste.
Ce n'est pas parce qu'un truc a plusieurs siècles qu'il est forcément bien. Regardez l'opéra Garnier à Paris. Ce bâtiment est ancien certes mais ressemble surtout à une immonde meringue que je dynamiterais volontiers si on m'en laissait le loisir.
Mais il y a des choses auxquelles on ne touche pas : comme le chocolat noir 70 % de cacao, le thé earl grey, la petite robe noire et... Roland-Garros, sa terre ocre, ses bâches vertes et blanches et ses joueurs Suédois musculeux.
Or qu'apprends-je ? On voudrait délocaliser le tournoi, faute de place vers des contrées hostiles comme Versailles ou, pire, Mickeyland ??? On entendrait alors l'arbitre égrenner ses "15-30" au milieu de la parade de la belle au bois dormant ??
Alors là je dis carrément : NON.
Vous ne me mettrez pas mon Roland-Garros chez les barbares. Et je dis bien MON Roland-Garros, parce que j'ai une affection particulière pour ce tournoi et ce lieu.
Dans les années 70, ma meilleure amie s'est mise au tennis et m'y entraînée avec elle (dans le public, pas dans la pratique). J'ai appris à savourer le bruit des balles, le chuchotement du public, à apprécier les tactiques de jeu, à différencier les "crocodiles" (joueurs de fond de court) des attaquants, alors que je n'y connaissais strictement rien au départ.
Et surtout, surtout, j'ai des souvenirs géniaux de coups de soleil, de coups de froid, de camping dans des gradins en béton pas toujours pleins et pas encore numérotés ou tout le monde ramenait coussins et glacières. Et où on lorgnait sur les loges avec envie. De hoooo, de haaaaa, de terre sur les maillots, de matches interminables, de bandeaux dans des cheveux longs. Et des joueurs. Qui avaient moins de sponsors à honorer et s'amusaient sur le court. Et qu'on pouvait frôler dans les allées, sans gardes du corps et sans attachés de presse. Des pitreries de Nastase, des revers de Borg l'extraterrestre, des colères de Connors, des rages de Mc Enroe, des jupettes de Chris Evert, de Noah tout minot, d'une finale Vilas-Wilander qui n'en finissait plus et qui verra la première grande victoire du jeune prodige Suédois en laissant les spectateurs quasiment aussi épuisés que les joueurs.
Ma nature n'étant pas celle d'une chasseuse forcenée d'autographes ni de photos, je n'ai pas gardé de souvenirs concrets de mes jolies rencontres tennistiques. Pourtant j'en ai eu plein. Mon souvenir le plus marquant ? Avoir pu échanger quelques mots avec Borg et serrer la main du dieu Suédois. Peut-être l'origine de ma compulsion obsessionnelle pour les vikings.
Mon rêve de loge a fini par se réaliser un jour. Longtemps après cette époque. Il y a quelques années j'ai eu la chance d'accompagner un VIP de ma société de passage à Paris qui voulait absolument assister au tournoi. J'ai adoré ce moment bien sur.. Mais évidemment je n'ai pas retrouvé l'ambiance que j'avais connue. Plus de monde, plus de sponsors, plus de formalisme.
Mais quand même, la vieille dame avait encore de beaux restes. Et j'aime toujours ses allées, ses courts, son bois tout proche, ses coins et ses recoins.
Délocaliser le tournoi serait pour moi un crève-coeur. Et probablement la fin d'une belle histoire d'amour.
Car décidément, Roland-Garros ailleurs qu'à Roland-Garros, ce n'est plus Roland-Garros.
Point barre.

06:00 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (48) | Envoyer cette note | Tags : roland garros, borg, mc enroe, nastase, connors, noah, wilander, vilas, chris evert |
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