11/04/2012

Au tennis, il faut un pénis

Le tennis fait partie des quelques sports que je suis plus ou moins.

C'est historique et sentimental, Bjorn Borg, les suédois, toussa, on sait, je ne te la refais pas.

Je regarde surtout les résultats des tournois du grand chelem et les évolutions du circuit masculin et féminin.

Et parfois ceux de la Coupe Davis.

Je voulais savoir qui était pressenti pour remplacer Guy Forget à la tête de l'équipe de France.

Je parcours au petit déjeuner donc un article sur le sujet et déroule la liste de ses potentiels remplaçants avec leurs points forts et leurs points faibles.

Au milieu d'un panel d'anciens joueurs/entraîneurs pressentis arrive le nom d'Amélie Mauresmo. Je vous livre le commentaire tel qu'il a été écrit 

"Amélie Mauresmo: le plus beau palmarès du tennis français ferait peut-être l'unanimité si ce n'était pas une femme."

C'est à ce point précis que j'ai répandu mon café partout, éventré un hamster avec mes ongles.

Et commandité un contrat à la famille Corléone 

1/ sur le staff de la FFT qui visiblement vit encore au 19ème siècle

2/ sur la rédaction de 20minutes.fr qui a osé reproduire une connerie pareille.

Sachez donc, gens arriérés et néandertaliens, qu'aujourd'hui, des tas de femmes dirigent des équipes d'hommes sans aucun problème aujourd'hui y compris si elles font 1,50 portent des talons aiguilles et que les gusses sont tous format piliers de rugby (hmmmmm).

Les sportives féminines ont souvent des entraîneurs masculins, je ne vois pas POURQUOI l'inverse ne pourrait pas être vrai.

Un muscle est un muscle, un revers ou un coup droit se frappe basiquement de la même façon, et je pense que Mauresmo a suffisamment fait ses preuves sur le court pour qu'on lui laisse une chance.

La seule raison pour ne pas envisager sa candidature serait qu'elle ne soit pas compétente techniquement parlant.

A part ça, je ne vois pas.

Et merci d'éviter les plaisanteries du genre "t'façon vu qu'elle est format camionneur on verra pas la différence"

Parce que là c'est une petite dame âgée, avec des dorsaux assez développés certes, mais néanmoins loin du format culturiste qui va vous faire subir ce qu'elle a fait au hamster un peu avant dans ce billet.

Ce qui en plus de la désagréable sensation d'avoir les tripes à l'air augmentera significativement vos risques de choper le tétanos. Ou d'autres bactéries mortellement foudroyantes.

Je t'en foutrais du "si ce n'était pas une femme"

(merci à Mwyler pour le titre) 

 

davies.jpg

Oui, c'est hideux la Coupe Davis.

La personne qui a designé ce truc est un pervers narcissique psychopathe


06:00 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : bjorn borg, tennis, coupe davis, amelie mauresmo, guy forget | | |  Imprimer |

07/12/2010

Champions du monde... Des excuses

Attention ceci est un billet a caractère sportivo-sociologique.


Je vais encore me faire des copains dans le milieu du commentaire cramponno-baballesque. Mais tant pis, comme ils sont parfois machos et bornés, ça leur fera les baskets. (j'ai dit parfois, je n'ai pas dit toujours, notez).


Il y a vraiment un domaine où les français sont champions du monde toutes catégories, à défaut d'autres

Celui des excuses

Ce travers est valable dans à peu près tous les domaines chez nous, mais particulièrement frappant dans celui du sport.


Ce n'est JAMAIS la faute du gars ou de l'équipe qui perd.


Le vent ne soufflait pas dans le bon sens, le parquet était glissant, le terrain pas aux normes, le fille de l'entraîneur portait un tee shirt trop décolleté, le joueur souffrait d'un décollement des poils du pubis, voire d'un double décollement des poils du pubis, l'arbitre était méchant, il faisait froid, il faisait chaud, le gardien venait de se faire plaquer par sa femme, ou encore les maillots fournis par le sponsors étaient arrivés en retard.


Dernier exemple en date (qui a provoqué la rédaction de ce billet) : Guy Forget, capitaine de l'équipe de France de Tennis de coupe davis impute la défaite en finale des bleus à "l'attitude limite du public serbe"

Ok.


Guy, perso, j'étais devant ma télé. L'ambiance était chaude bouillante certes, mais pas "limite" j'ai trouvé le public exubérant, débordant, mais pas hooligan, compte tenu de l'enjeu et de l'évènement que cela pouvait représenter pour les Serbes.

Si tu avais eu la même grosse ambiance en France, à Bercy par exemple, je ne suis pas certaine que tu l'aies contestée.

Dans ce cas, il aurait fallu trouver autre chose : Le vent ne souffait pas dans le bon sens, le parquet était glissant, le terrain pas aux normes, le fille de l'entraîneur portait un tee shirt trop décolleté, le joueur souffrait d'un décollement des poils du pubis, voire d'un double décollement des poils du pubis, l'arbitre était méchant, etc, etc..


Et je pose une simple question : COMMENT FONT LES AUTRES ???  Eux aussi se blessent, ont des avions en retard, jouent dans de mauvaises conditions météo, et avec le public contre eux.

Et ils gagnent.

La différence ? Pour gagner il faut parfois AVOIR FAIM. Tourner des pubs en Suisse pour les kinder bueno ou du poker en ligne, ça ne remplace pas l'entraînement ni la motivation, comme disait quelqu'un sur twitter.


Ce mal bien français je l'ai toujours connu. A croire que la victoire chez nous  fait peur. Le "syndrome Poulidor" celui de l'éternel mais alors sympathique perdant existe toujours.

 

Même si, soyons honnêtes, les français remportent de plus en plus de titres dans des domaines divers.


Seulement, à chaque défaite, c'est quasi-systèmatiquement le retour du "ah oui mais, c'est pas de notre faute les autres étaient plus forts". Côté sportifs et côté commentateurs.


Si c'est de VOTRE FAUTE. Une bonne fois pour toutes. Assumez. Et tirez-en les leçons.

Se remettre en question c'est le meilleur service que vous puissiez vous rendre. L'auto-

satisfaction et la complaisance, le pire.

Tiens finalement, ils sont pas idiots mes conseils (melon) je devrais peut-être envisager une carrière de préparateur sportif.

Quoique mes équipes seraient tellement bien préparées qu'elles finiraient vraisemblablement en cure de sommeil, après avoir perdu leur match, parce que trop déprimées pour faire le moindre effort.

Et sur ce coup là, elles pourraient vraiment dire que c'est DE MA FAUTE...

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