08/10/2012

Bien en Well

De temps à autres, l'idée m'effleure les synapses : ouvrir un blog mode chic et trendy pour des femmes de 40-50 ans qui n'ont envie de ressembler ni à une vieille Barbie s'habillant avec les vêtements de sa fille adolescente, ni à une page du catalogue automne-hiver 1953 de Damart.

Ou pire, à Bernadette Chirac.

Mais poser dans des vêtements et mettre les photos en ligne reste encore quelque chose de difficile pour quelqu'un qui se trouve systématiquement moche dès qu'un objectif croise son regard.

En plus ouvrir un deuxième blog alors que je passe déjà ma vie en ligne serait une folie totale.

Mais, oui, amie quadra ou quinqua on peut s'habiller moderne, joli, et fasheune à tout âge. En tenant compte de sa morphologie et de ses goûts.

Simplement, parfois, il n'est pas évident de trouver des vêtements qui ne fassent ni minette, ni mamie.

Notamment dans le domaine de la lingerie. Du moins à un prix raisonnable.

La lingerie en grande distribution ou chaînes de magasins, c'est pas toujours.... 

Sauf si tu aimes les slips avec des koeurs roses pour ados, le surplus de dentelles et froufrous qui te transforment en meringue deux pièces ou le soutien-gorge playtex de nageuse est-allemande.

Alors parfois, on avoue, on attend les soldes pour renouveler son stock de lingerie en espérant que le modèle un peu plus haut de gamme qu'on avait reperé soit vendu un peu moins cher. Le mauvais côté étant qu'on arrive pas toujours à trouver un haut et un bas coordonné et à sa taille à ce moment là. 

Mais, amatrice de jolie lingerie dont le meuri ferait un infarctus devant les étiquettes de certaines pièces de Chantal Thomass ou Eres, tes souffrances viennent de prendre fin.

Tu connais probablement la marque Well, surtout pour ses collants dont tu remplis ton caddie d'octobre à avril en grande surface.

Dans le même rayon, un peu plus loin, tu as peut-être aussi un jour aperçu la gamme de lingerie d'un oeil distrait. Mais aujourd'hui, avec une gamme totalement relookée, les modèles ne pourront plus t'échapper et tu t'arreteras devant avec un petit "O" avec les lèvres.

La nouvelle gamme est faite pour les vraies femmes, simple, jolie, confortable et astucieuse à des prix ... très doux.

Et pour tout te dire avec ses bandeaux et ses formes structurées elle me rappelle un peu la ligne Eres, justement, mais évidemment sans aucune comparaison de prix.

Comme ce modèle qui allie féminité et maintien avec de vraies coques sous le bandeau de dentelle.

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Ou encore celui que j'ai choisi : un vrai petit morceau de sexytude avec bretelles qui se mettent en positions classique ou dos nu, au choix, pour porter les petits marcels que j'affectionne particulièrement. Il s'appelle "coup de foudre" et je t'assure que ce n'est pas pour rien...

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Et si tu préfères les couleurs plus poudrées, ou plus claires, tu pourras aussi trouver ton bonheur dans les tons chair/rose

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Ou encore ce modèle

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Et si tu ne les trouves pas dans ta grande surface préférée, Well a re-designé pour toi sa boutique en ligne où tu pourras admirer (et te procurer facilement) toute la gamme quelque soit ton lieu de résidence.

Tu n'as donc plus aucune raison de ne pas faire un grand nettoyage de printemps ou plutôt d'automne dans ton dressing et d'envoyer tes vieux soutiens-gorge voler dans les air et décorer les fils électriques : un "bra-tossing" au lieu du traditionnel "shoe-tossing" comme le montre ce film...

 

 

En tous cas, personnellement, je crois que je vais VRAIMENT songer à renouveler mon dressing lingerie en profondeur.

Je suis si bien en Well... (soupir de bonheur)


06:00 Publié dans Mode | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : well, lingerie, soutien-gorge, slips | | |  Imprimer |

05/10/2012

Chers CM, chères agences

En temps ordinaires, je t'aime bien, tu sais.

J'ai même quelques copains/copines qui pratiquent cette activité salutaire de façon tout à fait honorable pour la plus grande satisfaction de leur client, voire la mienne quand on m'invite à boire une coupette dans des festivités festives.

Mais parfois, chers CM, chères agences, tu pousses le bouchon un peu loin Maurice.

Exemple : on te demande si tu veux faire un petit concours sympatoche et sans prétention pour faire gagner un petit truc à tes lecteurs.

Ok. J'aime faire plaisir, pourquoi pas. Et tu réponds que tu vas faire un billet en début de semaine.

Et puis tu as une vie, tu pars en goguette avec un collègue anglois, les invitations à boire des mojitos pleuvent et le meuri réclame que tu passes au moins 5 minutes par jour à la maison sinon il achète la collection complète des DVD de Thalassa.

Donc tu perds genre 24 ou 48 h sur le planning initial.

Planning informel, je rappelle.

Bon.

Au moment d'écrire le billet, tu ouvres un mail qui te dis en substance "Très chère Emanu, j'ai pas vu ton billet, tu en est où ?"

En gros.

Alors attends, Maurice, je vais t'expliquer un truc.

En temps normal, sous des aspects fioufious, je suis assez sérieuse. Je m'engage, je fais.

Juste, il y a un truc qui m'insupporte plus que tout dans l'univers of the world, c'est d'avoir quelqu'un sur le dos.

Je suis sérieuse, mais j'ai un léger problème avec l'autorité.

C'est un miracle qu'un employeur veuille encore de moi par exemple alors que j'ai passé toute ma carrière à engueuler mes chefs.

Je rappelle également zossi, que je n'étais ni rétribuée, ni créditée de quoi que ce soit pour ce billet à part une invitation à une inauguration d'un centre commercial, pas au défilé Chanel.

Et que in fine, c'est mon blog, je fais ce que je veux. Sauf si, précisément, je signe un contrat formel assorti d'une rétribution pour laquelle je tiens à respecter mes engagements.

Donc, je fais ma diva. 

Ca tombe bien, ça colle pile poil avec mon personnage. Au moins je suis cohérente.

Je préfère faire diva que poire, à choisir.

Ce que, visiblement, certains oublient parfois. 

(note que je n'ai pas utilisé le terme "pigeon" assez préempté de nos jours)

Ah et au passage, ceci me décide à arrêter totalement les concours. 

J'en ai assez de gérer l'organisation, les allers-retours, les tirages au sort et le reste. Ca m'ennuie.

Et quand je m'ennuie, tu sais ce qui se passe, je tourne les talons et je m'en vais.

Je perdrais éventuellement un peu de visites, mais, bon, je vais y gagner en tranquillitude.

 

Sur ce, jeunes gens, jeunes filles, je réenfile mon costume de diva et je pars à la recherche de quelqu'un d'autre à flinguer.

C'est comme le sport, ça me maintient en forme.

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ET psssstttt au passage les agences, faudrait parfois étudier un peu la psychologie de vos interlocuteurs et apprendre à travailler avec différentes cibles. Tout le monde n'est pas prêt à faire n'importe quoi en échange d'une coupe de champagne. 

 

06:00 Publié dans Blog, Concours | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : cm, agences, concours, billet, relations | | |  Imprimer |

02/10/2012

Sur la route

Hier autour d'une pizza que je payais à mon jeune collègue désargenté...

(oui, j'offre des pizzas à des petits jeunes, ça me donne l'impression d'être une vieille dame indigne qui se paye un gigolo, c'est délicieux)

Nous devisions de façon badine sur la différence entre les punks et les hippies. je replaçais pour lui ces mouvements de djeuns échevelus sur l'échelle chronologique.

Evidemment, ce petit coq est né bien après que le dernier punk ait coupé sa crête et enfilé un costume de golden boy pour faire fortune en bourse dans les années 80, tout ceci est, pour lui, un peu obscur.

Je lui explique donc que les hippies n'étaient pas une génération spontanée mais avait beaucoup emprunté aux beatniks.

C'est à ce stade qu'il me regarde d'un air effaré en disant "les quoi" ?

Et que mon âge me revient dans la figure comme  un boomerang dans la main d'un aborigène.

Car oui, j'ai quand même connu la fin des beatniks, mes parent m'ayant par exemple traîné dans une communauté à Amsterdam vers 1965, les hippies, puis les divers mouvement qui ont mené au punks, la cold wave, la new wave et j'ai du décrocher de la danse de zazous vers la house fin 80 /début 90.

Le meuri m'ayant mis le grappin dessus il m'a interdit les raves et la drogue.

A l'énumération de ces divers mouvements, le petit (qui fait quand même un bon 1,85 sous la toise) me dit litteralement "waah, c'te chance, nous on a eu que des trucs de daube, genre Patrick Sebastien et la techno"

J'ai plussoyé. Patrick Sebastien et la techno même combat, ce jeune a quand même un commencement de discernement, tout n'est pas perdu.

Et réalisé que oui, au-delà des quelques décennies que je venais de me prendre en facepalm, j'avais eu de la chance.

J'étais une enfant de ce que l'on a appelé "la parenthèse enchantée". Les 10 / 15 ans entre la banalisation de la contraception et l'arrivée du Sida. Ou flottait un certain parfum de liberté malgré le clash pétrolier de 1973, les groupes terroristes d'extrêmes droite ou gauche (y'avait DEJA des illuminés AVANT Al Qaida, prêts à se faire péter la durite) et les Carpentier à la télé le samedi soir (ne crois jamais quelqu'un qui te dit "c'était géniaaaaal", c'était nul à chier).

Où plutôt de liberté à conquérir. Ce qui est autrement plus excitant que de se préoccuper de la sortie du prochain Iphone, je te confirme.

Car braver les interdits, et flirter avec la loi, te laisse des souvenirs impérissables qu'aucun smartphone ne remplacera jamais

Ca tu peux le mettre à mon crédit comme la réflexion de la vieille conne de service qui fait la leçon à tout le monde avec ses "avant c'était mieux".

Non avant c'était pas mieux, c'était différent. 

Ne croyez jamais les gens qui vous disent que c'était mieux avant de toutes manières.

Les beatniks donc, mouvement des années 50-début 60, que l'on rattache aux hippies, par leur style de vie bohème mais dont le nihilisme les rapproche plus des punks que des babas-cools et de leur idéal communautaire planant et quelque peu crétin.

C'est ce que je tentais de lui expliquer avant de lui dire, "tu n'as qu'à lire "Sur la Route", de Jack Kerouac, tu vas comprendre"

Et qu'il a répondu "Jack qui ?"

C'est à ce moment précis que je l'ai achevé à coups de roulette à pizza.

Avant de passer ses membres dans la broyeuse à papier pour faire disparaître les traces.

D'autant qu'il m'avait dit juste avant "moi j'aime bien Joy Division" 

Crime structurellement tout aussi impardonnable à mes yeux que d'ignorer qui est Jack Kerouac.

Je n'ai jamais aimé Joy Division, ni hier, ni maintenant.

C'est pourquoi je vais probablement lui prêter ce P.... de bouquin afin qu'un minimum de culture intelligente pénètre ses synapses envahis par les pixels et les mojitos.

Je pourrais mourir en me disant que j'ai au moins fait un truc utile dans ma vie.

Bon pour Joy Division, y'a pas grand chose à faire. 

Eventuellement Marvin Gaye. 

Marvin Gaye peut tout. 

Quelque soit la décennie dont on parle.

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Et beau gosse aussi Jack, en prime...

01/10/2012

Qu'on me donne l'ennui, l'ennui d'avoir ennui...

Pour avoir plagié le titre d'une chanson de Jeuni, je dois être très très fatiguée, il est temps que les vacances arrivent.

L'évidence m'a frappée avec une pelle cloutée au détour d'un diner professionnel la semaine passée.

Alors que je partais plutôt optimiste sur des échanges délicieusement informels avec mes collègues bien-aimés, force a été de constater au bout de deux heures...

Que je sombrais dans l'ennui le plus total.

C'est-à-dire qu'une demi-heure passée au descriptif des magasins présents dans la rue principale de leur ville de banlieue et de la disparition de "chez Jean-Pierre, traiteur" "qui faisait de bons plats préparés" "comme c'est dommage" n'était pas pour moi un sujet d'intérêt absolument crucial.

Même le récit d'un trek en altitude par un de mes voisins qui aurait pu devenir quelque chose d'animé et de passionnant me faisait l'effet d'un lexomil avalé avec une rasade de vodka.

A l'inverse les quelques histoires un peu ... tu vois, celles que je raconte pour animer les soirées tombaient complètement à plat dans un silence effaré.

Bref, je n'étais plus en totale connexion avec mes pairs.

Si je l'ai un jour été.

Je ne revendique pas une vie tellement plus exubérante et extraordinaire que celle des gens que je cotoie, au contraire, certains ont du faire et voir plus de choses que je n'en ferais ou verrais jamais.

Mon aventure est plutôt intérieure et cérébrale.

Comme mon voisin de table, tu peux faire le plus beau des treks et rencontrer le yéti à 4672 m, si tu me le racontes en ronronnant, je vais te bailler au visage et t'offrir mon plus joli ronflement.

Sans ping pong intellectuel, mon cerveau a tendance à s'anesthésier.

Je m'ennuie rapidement.

Trop rapidement. 

D'où une facheuse tendance à ne m'entourer que d'invidus qui potentiellement peuvent m'offrir la satisfaction de ce match de boxe mental permanent.

Epuisant, mais indispensable à l'amusement de sa majesté (moi en l'occurence au cas où quelqu'un n'aurait pas capté que je suis le centre de l'univers).

Gamine déjà, la plupart de mes congénères me lassaient relativement vite.

Evidemment expliquer l'influence de Shakespeare sur le théâtre moderne à une camarade de 8 ans qui te demande de lui faire un tatouage Malabar n'est pas forcément une bonne façon de sympathiser.

Je pense que l'on appelle ceci la précocité aujourd'hui.

A l'ère tertiaire ce n'était pas forcément clairement identifié.

Rassure-toi au passage, mère d'enfant précoce, comme tu peux le constater, ça produit un individu tout à fait médiocre une fois passé à l'âge adulte.

Terriblement, le seul côté qui te reste c'est cette exigence de stimulation intellectuelle permanente.

Qui n'est pas du tout améliorée par la pratique du web et des réseaux sociaux où tu zappes en continu d'un sujet à un autre avec des invidus qui attendent à ce que tu leur pondes une déclaration brillante toutes les deux secondes.

Ce qui fait qu'en présence de collègues dont la joie est fait de traiteurs qui tiennent boutique sur la rue principale d'une ville de banlieue, de monospace familiaux et de banquets pour les 90 ans de mamie Renée, j'ai relativement vite la tête qui tombe et qui s'immerge dans l'assiette de soupe devant moi.

C'est d'un snobisme total et absolument affreux et je viens d'avouer que je prends les 2/3 tiers de l'humanité pour de parfaits assommoirs.

Mais j'ai de moins en moins de temps devant moi pour m'ennuyer.

Je refuse donc de passer du temps par pure charité ou calcul politique avec des gens ou dans des évènements où je regarde voler les mouches au plafond tellement le niveau de fun ressemble à un cimetière un soir de brume.

La plupart du temps, je détourne les talons en dégainant un "bon, je m'en vais" à mes interlocuteurs médusés d'être laissés en plan au beau milieu d'une phrase où ils m'expliquaient leur désarroi de voir fermer "chez Jean-Pierre, traiteur" dans la rue principale de leur lieu de résidence.

Et je me fais immédiatement une cohorte d'amis fidèles, dont Jean-Pierre, qui refuse désormais de me servir quand je rentre dans son magasin.

Je brulerai certainement en enfer pour tout ceci.

Après tout, c'est mieux que de s'ennuyer au paradis
 

Jean-Pierre-TRAITEUR_reference.png

(Mouhahahaha énorme, j'en ai trouvé un)

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : ennui, relations sociales | | |  Imprimer |