18/10/2012

Créative ? Non. Dingo.

 

Je m'auto-classe dans la catégorie des gens plutôt créatifs.

(qui a crié "créatif de conneries, surtout" ? Je vous vois, vous savez)

Option d'ailleurs confirmée lors d'un récent séminaire d'entreprise où mon profil a été clairement situé dans cette catégorie.

Evidemment quand tu passes la moitié de ton séminaire à faire rigoler le formateur et à répondre n'importe quoi aux tests  il est peu probable qu'il te colle dans la catégorie "gestionnaire".

Or, selon une récente étude suédoise (oui, ils sont forts ces suédois), la créativité va souvent de pair avec la maladie mentale. 

Les écrivains présentent des risques accrus d'anxiété, de schizophrénie, de dépression et de troubles bipolaires. 

Ils ont deux fois plus de risques de se faire péter le caisson que le reste de la population

Les danseurs et les photographes, quant à eux sont sujets aux troubles bipolaires également.

Les créatifs en tant que groupe restent plus ou moins dans les statistiques normales de dinguerie de la population générale.

Mais ils sont plus sujets à des troubles du comportement du type anorexie. Voire à des maladies du type autisme.

En clair, pour toi ami blond surfer australien : créativité = risque de zinzin avéré.

Je comprends maintenant pourquoi les gens de ma sphère professionnelle me parlent doucement avec la tête penchée sur le côté comme à un petit enfant qui vient de faire une bêtise.

Et pourquoi l'évêché de Paris a proposé le meuri pour la canonisation avant sa mort.

Vu qu'il supporte mes lubies diverses et variées et mon humeur bipolarisée depuis la nuit des temps sans broncher.

Enfin si, il bronche, mais quasiment en silence.

Ca donne un truc genre "chemmememegroumpf"

Pour te donner la mesure du truc, je remplacerais le terme "humeur cyclothymique" par "humeur cyclonethymique"

Je passe d'un état dépressif profond à un état jubilatoire total en moins de temps qu'il faut à une tornade pour balayer un champ de pastèques génétiquement modifiées.

C'est fatigant pour tout le monde, y compris pour l'intéressée.

 

Quant au fait que le génie va souvent de pair avec une araignée au plafond, c'est un peu normal. Des capacités créatives hors normes vont souvent avec un mental... hors normes aussi.

On a rarement vu un chef d'oeuvre impérissable peint ou écrit par un contrôleur de gestion.

(pardon ami contrôleur de gestion, tu as d'énormes qualités aussi, certainement)

Tu n'embrasses pas une profession ou une carrière tout à fait par hasard non plus. 

Quand tu as le choix, bien évidemment, ce qui n'est pas toujours le cas.

Michel-Ange était certainement autiste Aspberger (les génies, tu sais Rain Man qui calcule tout sans ordinateur), Van Gogh a fini dingo, Kurt Cobain s'est fait sauter le cerveau, j'en passe et des meilleurs. 

J'ai même une anecdote sur Bill Gates, rencontré par une de mes copines lors d'une opération de presse, alors qu'elle travaillait avec Microsoft. 

Planté au milieu d'une pièce, assis sur une chaise, ne parlant à personne, il se balançait d'avant en arrière de façon tout à fait... Inquiétante.

A tel point que ma copine ne voulait pas croire que c'était réellement Bill Gates mais son jumeau neuneu qu'on avait planté là pour régler la lumière.

Héééé oui. 

Même lui.

Donc tu vois  si tu as une personne de ta famille qui entame brutalement une petite danse de la joie dans ton salon juste parce que le ciel est bleu, ne t'inquiète pas.

C'est peut-être un génie qui va te rapporter des trillions de brouzoufs avec une idée qui va révolutionner l'univers.

Ou alors il a juste trop picolé.

A voir.

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(Là l'auteur est clairement dingue, à défaut d'être créatif)

(la photo est de moi, si si, la sculptouze était exposée face au Louvre hier)

(C'est Léonard de Vinci qui doit se marrer)


L'article source sur le site de la BBC en anglais

17/10/2012

Argo ? Un film à voir absolument

Mais enfin, me dis-tu, comment se fait-ce que tu l'aies visionné ce bout de pellicule ??

Il n'est point sorti encore.

Petit(e) ignorant(e), te réponds-je (comme Bob - humour - pouet) ne sais-tu point que je navigue dans la haute sphère de l'interneterie et du 7ème art réunis ?

Ce qui me permet d'assister à des réjouissances avant la plèbe.

Notamment des avant-premières cinématographiques, donc.

Et quand on te dit que c'est en présence du réalisateur, tu entames une petite danse du ventre.

Et quand on te précises que le réalisateur c'est Ben Affleck, tu entames une petite danse du bas... Euh, non, rien.

Ben Affleck, pour mémoire c'est lui.

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Une filmographie pas toujours égale avec du très bon, dont je garderai personnellement le cultissime "Dogma" qui est un de mes films de chevet,  mais également du tout venant et quelques nanards retentissants.

Je ne ferais pas l'injure de rappeler les calamiteux Gigli/Amours troubles avec son ex, Jennifer Lopez, un policier d'anthologie pour sourds, muets et aveugles ou Daredevil, un des plus mauvais films de super-héros de l'univers.

Qui aurait pu parier en voyant ce nanard intergalactique que son acteur principal nous livrerait quelques années plus tard, après deux autres réalisations plutôt réussies,  un des - et oui je vais m'engager sur ce point - meilleurs films de l'année 2012.

Dans son style et sa catégorie bien évidemment. 

Tu vas me dire "toi tu as eu la tête tournée par le petit speech de Ben Affleck en introduction" . 

Pas tant que ça.

J'étais assez loin de la bête pour ne pas succomber à son sex-appeal torride qui aurait pu fausser mon jugement.

Et en terme de sex-appeal, heu... Comment te dire. 

Cela fait plusieurs fois que je me dis qu'il ne vaut mieux pas voir une très belle image de papier glacé en vrai.

Tu es forcément un peu déçue. Et Ben, entre nous, ce petit bouc, cette veste mal coupée et ce jean hasardeux, hmmmm.... 

(oui je suis sensible à l'apparence, c'est mon côté superficiel, totalement assumé)

(et je n'ai pas pu récupérer une seule photo potable ou nette de cet évènement, le fils qui était chargé de l'appareil a failli à sa mission, ce petit con)

Ceci dit, malgré ce look moyennement glamour, il nous a quand même parfaitement expliqué sa démarche et l'histoire du film.

Dont le scénario lui a été transmis par George Clooney qui a pensé que Ben Affleck pourrait en faire un bon film.

Le même George Clooney ayant d'ailleurs participé à sa production, pour la petite histoire.

Mais enfin, t'impatientes-tu après ce long préambule, de QUOI CA CAUSE TA PELOCHE ?

Du calme, Maurice, je te raconte.

Le film est basé sur une histoire vraie, mais très peu connue. Le dossier ayant été déclassifié par les services secrets depuis peu de temps.

1979, Iran, Le Shah est chassé du pouvoir, Khomeiny arrive. Les Iraniens, avides de vengeance envers une nation qui a soutenu leur dictateur pendant des années s'en prennent à l'ambassade des Etats-Unis. Juste avant que l'ambassade soit envahie et ses occupants retenus par les Iraniens, 6 Américains s'échappent et trouvent refuge à l'ambassade du Canada. L'ambassadeur les cache mais la situation devient rapidement intenable. La CIA décide alors d'une mission  menée par un spécialiste de l'exfiltration, Tony Mendez.

Qui va avoir une idée pour le moins ... Originale pour sortir les Américains de ce guépier.

Monter, avec l'aide de deux professionnels reconnus d'Hollywood,un producteur et un prothésiste, un faux film, Argo, justifiant ainsi des repérages pour un tournage en Iran.

Le subterfuge va-t-il fonctionner ?

Comme je le disais plus haut, j'ai énormément aimé ce film. Une construction originale en 3 parties : la reconstitution historique qui plante le décor et l'action.

La quasi-comédie qui raconte le montage du faux film.

Et le thriller qui raconte l'exfiltration des fugitifs Américains.

3 parties bien distinctes mais qui arrivent à faire un film totalement cohérent et passionnant de bout en bout. Sans parler du suspense de la 3ème partie qui te laissera totalement agrippé(e) à ton siège jusqu'au bout de l'angoisse.

J'aurais rarement autant attendu un coup de fil dans un film ... Mais je n'en dirais pas plus.

La reconstitution historique est méticuleuse, on croirait revoir les images de l'époque : décors, costumes, et même grain et couleur du film sont parfaitement reproduits.

Quant au casting, il est impeccable.

Mention spéciale à John Goodman et Alan Arkin, irresistibles respectivement en prothésiste et producteur Hollywoodiens prêts à tout pour que l'opération réussisse.

Ainsi qu'à Bryan Cranston (Malcolm, Breaking bad), parfait comme d'habitude en responsable de la CIA un peu dépassé par les évènements. 

Le fils qui m'accompagnait a lui aussi énormément apprécié il a noté le film 15 sur 20.

Je ne suis pas loin de partager sa notation.

Le film sort le 07 novembre sur vos écrans. Pour une fois, quittez votre salon et offrez-vous une place de cinoche. Vous ne le regretterez VRAIMENT pas.

Sinon, comme le disent les principaux personnages du film pour se donner du courage...

... Argo fuck yourself.

(La bande annonce pour te donner encore plus envie)

 

Mille mercis au Club 300 AlloCiné et à Miss Maylis pour cette séance

16/10/2012

Le mur du çon

(Titre emprunté à l'une de mes sources d'inspiration majeure : le Canard Enchaîné. Le journal qui prouve qu'on peut traiter de sujets sérieux avec humour)

 

Tu le sais, amis lectoral, je ne m'énerve que très rarement.

Une fois toutes les 15 secondes en moyenne.

Et sur des sujets qui en valent souvent la peine comme le jaune couleur de l'hiver, les community managers qui nous font des misères, l'augmentation des croquettes pour les chats ou le diable qui s'habille en Dior alors que normalement c'est en Prada.

La faim dans le monde, c'est mineur, on est bien d'accord.

(Si tu passes pour la première fois par ici, je te rassure, parfois je m'énerve aussi à bon escient - surtout si escient est blond, suédois et musclé)

Donc, ce week-end un frappadingue avait décidé de prouver que l'homme peut voler à la vitesse de la lumière, se transformer en torche humaine et atterrir à l'aide d'un parachute après avoir sauté d'une capsule stratosphérique.

Bien.

Si le gars joue avec sa vie, tant que ça ne dérange personne à part le risque de se transformer en barbecue interstellaire, pourquoi pas.

Chacun fait ce qu'il veut de sa peau.

Mais que l'ensemble soit transformé en énorme opération marketing polarisant les réseaux sociaux, youtube, les médias et le reste du champ de l'information...

Surtout au profit d'une SALOPERIE DE BOISSON qui FLINGUE les gens et qui LOBBYISE pour que ses méfaits soient largement MINIMISES ??

Excuse-moi de ne pas partager la liesse générale. Et de ne pas m'extasier sur l'exploit du fou volant et de sa capsule.

1/ Je n'en ai strictement rien à cirer que le gars cherche à passer le mur du son en combinaison michelin pour se faire des sensations fortes.

2/ lL prétexte de l'expérience scientifique derrière me laisse assez dubitative.

3/ Laisse-moi te rappeler 2 minutes la stratégie de Red Bull.

Le fondateur, Dietrich Mateschitz est l’homme le plus riche d’Autriche et la 193e fortune mondiale avec 3 milliards de dollars, selon le magazine Forbes. Un tour de force pour une marque si jeune née dans les années 80, dont la boisson n’est distribuée en France que depuis 2008, et déjà dans le Top 100 des marques qui valent le plus à travers le monde, selon un récent classement.

Comment a-t-elle obtenu ce résultat ? A coup de sponsoring forcené. "Le groupe devient une marque évènementielle et expérientielle plus qu’un fabricant de boisson énergisante", décrypte Boris Helleu, professeur à l’Université de Caen et spécialiste de marketing et d’économie du sport professionnel. Le groupe dépense au bas mot 30% de ses revenus pour booster sa notoriété. Outre l’obtention en F1 du titre de champion du monde des constructeurs pour la seconde année consécutive, il a également remporté un nouveau titre de champion du monde des rallyes en s’associant avec Citroën. Et est engagé dans le football avec les Red Bulls de New York ou le Red Bull Salzbourg.

Evidemment toute cette jolie stratégie vise les jeunes adultes en quête de repères, de fête et de branchitude.

En minimisant les effets potentiels de la boisson, encore mal connus.

Red Bull est censé contenir de la taurine, une substance détectée pour la première fois à la fin des années 1950 dans la bile du taureau. Sauf que la taurine incorporée dans la boisson est synthétique et ne provient absolument pas du taureau. 

Après un effort physique extrême, le corps ne produirait plus les quantités de taurine exigées, et il en résulterait une insuffisance. Red Bull joue sur cette incertitude en affirmant que son produit non seulement donne de l’énergie, mais «favorise l’intelligence et la concentration». Des études récentes ont prouvé qu’il existe de réelles interactions entre la taurine et l’alcool – d’où la popularité du cocktail vodka Red bull dans les boîtes de nuit. 

La taurine a été identifiée comme étant un neuro-transmetteur, soit une substance qui favorise les transmissions entre les neurones dans le cerveau, et aurait en plus un effet de désintoxication et de renforcement de la contractilité cardiaque, mais les effets concrets de la taurine sur l’organisme restent peu clairs.

"Aucune étude scientifique n’a été réalisée sur ce produit" explique Jacques Diézi, professeur de pharmacologie à l’Université de Lausanne.

Tiens tiens.

Ca me rappelle vaguement quelque chose.

La stratégie des cigarettiers dans les années 70/80, ça ne te dit rien, jeune padawan, tu n'étais pas encore né.

Pourtant, les F1 décorées de "Camel" et autres "Marlboro", les soirées en boite, le sponsoring à outrance d'évènements jeunes et branchés, tout pareil.

On sait depuis ce que cette stratégie cache.

Alors évidemment, voir les médias du monde entier polarisés sur un évènement sponsorisé par une marque telle que celle-ci, tu peux comprendre que ça m'irrite un poil les synapses.

Au-delà de l'exploit sportif potentiel, que je ne remets pas en cause, mais dont, encore une fois, je me contrecogne totalement pour ma part, je me désole qu'une stratégie marketing aussi rouleau compresseur polarise des médias alors qu'il y a tellement d'autres sujets bien plus graves dont on ne parle jamais.

C'est probablement très cliché comme réflexion.

Mais peu importe, j'assume.

 

J'attends les résultats des soit-disants programmes de recherche menés derrière cette opération avec la plus grande impatience et de pied ferme.

Si, si. (et je ricane dans mes dents)

Tu te rappelles le proverbe chinois "Quand le sage montre la lune, le fou regarde le doigt" ?

Je pense que dimanche on nous a montré la lune pour nous cacher le doigt. 

Le doigt dressé. 

Bien verticalement.

Sources et emprunts de textes  : 20 minutes et dangers santé.org

A lire aussi : Red Bull, le grand ami du sport dans La Tribune

 

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(Oui, oui, la photo est superbe, je le reconnais. Mais parfois j'aime bien regarder DERRIERE la  photo)

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : red bull, felix baumgartner, saut, espace | | |  Imprimer |

15/10/2012

In vino veritas

Le vin est resté un monde hermétique, obscur et étrange jusque tard dans ma vie.

En fait jusqu'il y a 3 ans, je N'AIMAIS pas ça.

Hérésie totale dans le pays qui a érigé la vigne comme biberon tutélaire. Et où la dégustation du nectar obéit à un rituel précisément codifié depuis des siècles.

C'est un week-end oenologique avec dégustation à 9 h du matin qui m'a débloqué la papille vinifère.

Je n'aurais jamais cru y survivre mais je suis tombée dans une cuve de Sauternes. Et je n'en suis plus ressortie.

Depuis je découvre l'univers du vin petit à petit.

J'en suis bien sur à un stade assez peu avancé. Je préfère encore les blancs légers et un peu liquoreux (parce que sucrés) aux rouges corsés et charpentés qui exigent un palais plus éduqué et un peu d'accoutumance. 

Mais je commence à distinguer les notes, les arômes, les parfums et la charpente d'un vin. 

Ce qui est un début.

Toutes les occasions d'approfondir cette toute nouvelle connaissance sont donc les bienvenues.

Notamment si ceci se déroule dans le sud de la France, à la découverte d'un cépage peut-être moins connu et autour d'une formule originale.

Précisement le cas du verre gourmand dans la très jolie ville d'Avignon.

Le principe ? Une rencontre avec les vignerons-producteurs passionnés qui vous présentent leurs vins et un cocktail dinatoire

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(sauras-tu trouver Charlie ?)

au cours duquel vous cherchez le meilleur vin présenté pour accompagner les bouchées et verrines servies. Comme un café gourmand en somme, mais pour l'apéritif...

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Tout ceci dans un cadre grandiose au milieu d'une ambiance forcément méditerranéene et conviviale.

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Du vin, des petits plats et une bonne ambiance, que peux-tu espérer de plus ??

Pas grand-chose en fait.

Je suis, entre autres, tombées sur un petit muscat qui tiendrait largement tête à un Sauternes à côté d'un bon foie gras ou d'un fromage persillé.

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Voire d'un dessert au chocolat. Ou d'une viande blanche épicée, marinée ou en casserole.

Car les vins liquoreux un peu sucrés ne sont pas exclusivement réservés à l'apéritif ou au foie gras, mais s'accomodent avec plein de choses différentes, pour peu que tu sois amateur ou trice.

Les autres vins présentés rouges, et blancs, qui ont toujours ma préférence s'en tirant très bien aussi. Je signale quand même le coup de coeur de mes compagnons de route : l'Envy, du domaine des Pasquiers, un rouge aux harmonies de vanille. Pas mon préféré, mais je reconnais son originalité.

Bref, même si le côte du Rhone n'est pas forcément le terroir auquel je pensais instinctivement au départ, il est clair que désormais, je pourrais l'ajouter au rang de mes connaissances.

Ca me fera une occasion de plus de frimer dans les diners en ville et au rayon vin de mon magasin favori. (comment ça, tu ne connais pas les Côtes du Rhône.... Hiiiiiinnnn).

La fête n'aurait pas été tout à fait complète sans une visite d'Avignon et de ses environs, ville que je te recommande chaudement hors de la période du festival, si tu passes dans la région. 

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Sans parler du marché couvert, qui est une raison à lui tout seul de faire le déplacement.

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Dont j'ai ramené une boite des meilleurs calissons de France (boite engloutie en 24 h chrono, tu parles)

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Pour les amateurs d'architecture et de gastronomie, c'est un vrai bonheur.

Enfin pour moi, c'était le bonheur. 

Je vais donc aller trinquer à mon bonheur, tiens. Ca fera une bonne occasion de déboucher une bouteille.

Et si vous cherchez des idées d'apéritif un peu originales,  quelques idées de verres gourmands

vins,côtes du rhône,avignon,muscat

Merci à Louise et à la collective des Vins du Rhône pour le séjour et la balade Avignonnaise 

06:00 Publié dans Cuisine | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : vins, côtes du rhône, avignon, muscat | | |  Imprimer |

11/10/2012

Finalement Prometheus tient ses Promessetheus

Les avis des autres c'est parfois intéressant.

(Enfin dans l'absolu, je dis ça pour faire dans le style "je m'intéresse à mes semblables". En réalité, non.)

Par exemple, quand un film sort.

Envoyer en éclaireur des gens qui ont un goût plus ou moins semblable au tien peut t'éviter d'avoir à passer deux heures à périr d'ennui devant un nanard intersidéral que la critique mondiale a élevé au rang de chef-d'oeuvre absolu pour des raisons obscures que le commun des mortels ne comprendra jamais.

A contrario ces mêmes arpettes peuvent t'alerter sur le petit film dont personne n'a parlé mais qui fait les délices du microcosme Parisien qui chante, qui danse et qui pétille.

Et qui descendra ce même film dès qu'il atteindra les deux millions d'entrées.

(un truc populaire, quelle horreur)

Mais parfois la critique et les arpettes sont d'accord. Le film cinématographique qui va sortir sur tous les écrans de France et du Liechtenstein est une énorme daube à éviter à tout prix.

Prenons le cas de Prometheus.

Sorti il y a 6 mois après une rumeur plus que Prométheuse (uhuhuhuh) qui le mettait d'emblée au rang de film culte et de chef-d'oeuvre de l'année, il a été rapidement descendu en flèche par les spectateurs et les rédacteurs.

"brouillon" "incompréhensible" "inintéressant" "déjà vu" "n'apporte rien" "de belles images, mais rien d'autre" étaient les critiques qu'on pouvait lire et entendre.

Ceci couplé à un visionnage en 3D quasi-obligatoire m'avait fait économiser 10 euros pour un ticket dans une salle obscure et me dire que je récupèrerais donc l'objet sur les internets puisqu'il ne valait pas plus.

Ce que j'ai fait dès qu'une copie visionnable fut été disponible.

(oui 1/ je cause la France comme kesske je veux, 2/ coucou Hadopi, le streaming ça marche toujours pour info)

Si tu ne sais pas de quoi Prometheus parle, voici donc le pitch

Une équipe d’explorateurs découvre un indice sur l’origine de l’humanité sur Terre. Il semblerait que l'homme ait été engendré par des géants "les créateurs". Cette découverte les entraîne dans un voyage fascinant intersidéral long et fascinant jusqu’aux recoins les plus sombres de l’univers. Là-bas, sur une planète perdue, un affrontement terrifiant qui décidera de l’avenir de l’humanité les attend. Les créateurs sont-ils vraiment les êtres que l'on souhaiterait rencontrer ?

Sans spoiler, le film se positionne comme une clé d'entrée sur les origines à la fois du monstre d'Alien et des réplicants de Blade Runner, deux précédents films cultes du réaliteur Ridley Scott.

Mon avis sur le film ? Etonnament et contrairement à mes habitudes, je ne suis pas d'accord avec la majorité. Comme c'est étrange.

Visuellement, le film est splendide, même sur un écran d'ordinateur, et je ne boude pas mon plaisir devant l'atmosphère crépusculaire, les effets spéciaux soignés et les cadrage léchés même si les puristes crient au "déjà vu".

J'ai déjà exprimé maintes fois mon avis nuancé sur les puristes ici même.

Quant à l'histoire, je l'ai trouvé plutôt cohérente et compréhensible, contrairement donc à la plupart de mes confrères. Eventuellement quelques pistes un peu obscures, comme l'introduction, dont j'ai eu du mal à comprendre  le pourquoi.

Mais ne pas TOUT comprendre dans une histoire ne me gêne parfois pas. L'allusion laisse la place à l'imagination. Tu peux superposer ton film intérieur au film extérieur, c'est plutôt agréable.

Le thème central du film tourne autour du thème de la création. Sa puissance, sa beauté, ses dangers. Ses dérives. Et l'impossibilité pour l'homme de maîtriser la puissance de certaines forces malgré son ambition

On a du suspense, des rebondissements, de l'angoisse, même si in fine on devine ce qui va arriver. Puisqu'encore une fois, le réalisateur positionne le film comme une genèse de ses précédentes productions.

Quant aux acteurs ils sont excellents. Avec du  Fassbender en androïde privé d'émotions à l'intérieur. Même si la teinture blonde et la combi intégrale soient un peu une faute de goût dans ce cas précis.

Charlize Theron et Noomi Rapace sont impeccables respectivement en chef d'expédition glaciale et en scientifique dépassée par sa découverte.

Donc pour résumer. Pas un chef-d'oeuvre à l'originalité bouleversante, certes, non. Mais pas non plus le nanard brouillon et inintéressant dont on a entendu parler à sa sortie cinéma.

Un bon film qui t'offrira un moment d'ailleurs et de divertissement pour peu que tu aimes la science-fiction, les référérences à d'autres films, que tu rentres dans l'histoire et que tu te laisses porter par les images.

Après, c'est toi qui vois. Je ne suis pas critique de cinéma professionnel non plus. 

Ca ne m'empêche pas de dormir.

Sauf devant un mauvais film que tout le monde adore à part moi, dans l'autre sens de l'histoire. 

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06:00 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : prometheus, critique | | |  Imprimer |

09/10/2012

La France déprime

Selon une étude d'une université américaine menée en partenariat avec l'OMS, la France était en 2011 le pays avec le taux de dépressifs le plus élevé au monde.

AU MONDE.

Même pas en Europe, au MONDE on te dit. 

21 % de dépressifs.

Quasiment un quart de la population.

Dans le pays de la vinitude, des pt'ites femmes de Pigalle, du cassoulet et du French Kiss ?

Mais pourquoi ?

Bon, ok, la France est un pays d'irreductibles gaulois râleurs et pessimistes, mais dépressifs, pas tellement quand même.

Historiquement notre dépression avait plutôt tendance à s'exprimer en soubresauts révolutionnaires successifs dont le dernier date de mai 68 suivi d'une longue série de manifs  contre- quasiment tout.

Car en France, comme je l'expliquais récemment à un de mes collègues grands-britons : 65 millions d'habitants, 65 millions de gens contre.

Un gusse dit un truc et instantanément il a 64.999.999 d'adversaires. 

Etre en opposition est quasiment un mode de vie.

Seulement, en ces temps de crise, la révolution ou la manifestation de masse devient plus difficile, voire périlleuse. Voire contre-indiquée en cas de pandémie de grippe A.

Le Français ne manifeste plus.

Le Français ne s'oppose plus.

Le Français ne râle plus.

Donc le Français déprime...

Et court chez son médecin favori qui lui prescrit des petites pilules bleues qui lui rendent le moral mais lui ruinent l'estomac.

Du coup il ne peut plus goûter ni à la vinitude, ni au pt'ites femmes de Pigalle, ni au cassoulet, ni au  French Kiss (pour cause de mauvaise haleine). Bref à tout ce qui fait son âme, sa joie, son coeur, son fils, sa bataille.

Donc il re-déprime.

Etc.

Et nous devenons le peuple le plus déprimé du monde.

Avant la Corée du Nord et le Kazakhstan.

Je trouve que mon explication tient vachement la route.

Tu trouves pas ?

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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : dépression, france | | |  Imprimer |

08/10/2012

Bien en Well

De temps à autres, l'idée m'effleure les synapses : ouvrir un blog mode chic et trendy pour des femmes de 40-50 ans qui n'ont envie de ressembler ni à une vieille Barbie s'habillant avec les vêtements de sa fille adolescente, ni à une page du catalogue automne-hiver 1953 de Damart.

Ou pire, à Bernadette Chirac.

Mais poser dans des vêtements et mettre les photos en ligne reste encore quelque chose de difficile pour quelqu'un qui se trouve systématiquement moche dès qu'un objectif croise son regard.

En plus ouvrir un deuxième blog alors que je passe déjà ma vie en ligne serait une folie totale.

Mais, oui, amie quadra ou quinqua on peut s'habiller moderne, joli, et fasheune à tout âge. En tenant compte de sa morphologie et de ses goûts.

Simplement, parfois, il n'est pas évident de trouver des vêtements qui ne fassent ni minette, ni mamie.

Notamment dans le domaine de la lingerie. Du moins à un prix raisonnable.

La lingerie en grande distribution ou chaînes de magasins, c'est pas toujours.... 

Sauf si tu aimes les slips avec des koeurs roses pour ados, le surplus de dentelles et froufrous qui te transforment en meringue deux pièces ou le soutien-gorge playtex de nageuse est-allemande.

Alors parfois, on avoue, on attend les soldes pour renouveler son stock de lingerie en espérant que le modèle un peu plus haut de gamme qu'on avait reperé soit vendu un peu moins cher. Le mauvais côté étant qu'on arrive pas toujours à trouver un haut et un bas coordonné et à sa taille à ce moment là. 

Mais, amatrice de jolie lingerie dont le meuri ferait un infarctus devant les étiquettes de certaines pièces de Chantal Thomass ou Eres, tes souffrances viennent de prendre fin.

Tu connais probablement la marque Well, surtout pour ses collants dont tu remplis ton caddie d'octobre à avril en grande surface.

Dans le même rayon, un peu plus loin, tu as peut-être aussi un jour aperçu la gamme de lingerie d'un oeil distrait. Mais aujourd'hui, avec une gamme totalement relookée, les modèles ne pourront plus t'échapper et tu t'arreteras devant avec un petit "O" avec les lèvres.

La nouvelle gamme est faite pour les vraies femmes, simple, jolie, confortable et astucieuse à des prix ... très doux.

Et pour tout te dire avec ses bandeaux et ses formes structurées elle me rappelle un peu la ligne Eres, justement, mais évidemment sans aucune comparaison de prix.

Comme ce modèle qui allie féminité et maintien avec de vraies coques sous le bandeau de dentelle.

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Ou encore celui que j'ai choisi : un vrai petit morceau de sexytude avec bretelles qui se mettent en positions classique ou dos nu, au choix, pour porter les petits marcels que j'affectionne particulièrement. Il s'appelle "coup de foudre" et je t'assure que ce n'est pas pour rien...

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Et si tu préfères les couleurs plus poudrées, ou plus claires, tu pourras aussi trouver ton bonheur dans les tons chair/rose

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Ou encore ce modèle

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Et si tu ne les trouves pas dans ta grande surface préférée, Well a re-designé pour toi sa boutique en ligne où tu pourras admirer (et te procurer facilement) toute la gamme quelque soit ton lieu de résidence.

Tu n'as donc plus aucune raison de ne pas faire un grand nettoyage de printemps ou plutôt d'automne dans ton dressing et d'envoyer tes vieux soutiens-gorge voler dans les air et décorer les fils électriques : un "bra-tossing" au lieu du traditionnel "shoe-tossing" comme le montre ce film...

 

 

En tous cas, personnellement, je crois que je vais VRAIMENT songer à renouveler mon dressing lingerie en profondeur.

Je suis si bien en Well... (soupir de bonheur)


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