04.03.2010
Et tu crois que tu sais danser ? Ben non, en fait..
Mardi soir après Nouvelle Star - dont c'est la saison de trop, si vous voulez mon avis, que personne ne me demande mais c'est pas grave, je le donne quand même - mardi soir, donc après les nanards chantants et les imbécilités de Lio j'ai abandonné M6 pour regarder un magnifique documentaire sur France 3.
Que je ne peux que vous recommander si vous aimez la danse (et s'il repasse ou si vous le trouvez sur le site de la chaine). On y suivait la danseuse étoile Aurélie Dupont dans un reportage sans commentaires, ponctué seulement par quelques interviews de la ballerine. Et la beauté du geste lavait votre cerveau de toutes les conneries télévisuelles en quelques minutes.
Je me suis dit en regardant que ce que je préférais dans la danse c'était voir les danseurs en répétition : des mouvements épurés, sans décor, sans costume, sans pose affectée, sans chichis. Juste de la concentration, des efforts, de la sueur et la recherche du geste parfait.
Ce reportage a également - et encore - réveillé mon plus grand regret. Comme je l'ai déjà pleurniché maintes et maintes fois, un physique inapproprié à base de jambes ridicules et de fesses proéminentes, une coordination d'amibe et, au final, un don inexistant pour la chorégraphie m'ont définitivement et irrémédiablement clouée au sol alors que je me rêvais en sylphide longiligne et aérienne.
Pourtant je persiste.
Et j'essaye, j'essaye encore. J'ai même tenté plusieurs styles différents : classique, jazz, disco, claquettes, salsa, plus récemment tango.. Et j'en oublie
Toujours avec un total insuccès bien évidemment. J'ai déjà conduit plusieurs professeurs à la cure de sommeil prolongée par mon incompétence.
Mais j'ai fini par m'en ficher comme de ma première moumoutte de mon incompétence ballerinesque.
Car la danse c'est encore ce que j'ai trouvé de mieux comme anti-dépresseur. Quand ça ne va pas au lieu d'un prozac, je tricote du bassin et hop ! C'est reparti pour un tour. Et même deux (si tu veux tout savoir j'arrive encore à faire deux tour en pirouette, nanmého)..
Tant pis donc pour les grincheux dont je continuerais à écrabouiller les pieds, endommager le brushing ou arracher les lunettes sur les dancefloors par mes chorégraphies approximatives, hystériques et shivesques (de shiva, le dieu indien qui a plein de bras qu'il agite dans tous les sens).
Oui, franchement je suis arrivée à un stade où savoir que je danse n'importe comment, voire très mal, n'est plus vraiment un problème. Je ne vais pas passer le concours d'entrée du conservatoire ou me préoccuper des commentaires des puristes.
Comme dirait une des grandes penseuses des temps modernes, Lova Moor "moi je danse, moi je danse, et le reste n'a plus d'importance..."

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note
| Tags : danse, aurélie dupont, documentaire, nouvelle star, france 3 |




