19.09.2011
ET téléphone maison ? Même pas en rêve
Il parait que le rêve numéro un des français est d'être propriétaire de sa propre maison.
J'admets que l'idée d'avoir un carré de jardin, une terrasse où manger aux beaux jours et aucun voisin qui vous danse le fandango à deux heures du matin au-dessus de la tête est séduisante...
J'ai moi-même été tentée de succomber au pavillonisme il y a quelques années, quand les enfants étaient jeunes et que j'avais un soupçon de culpabilité à les promener au milieu des gaz d'échappement et du bitume.
Sauf que...
Je n'ai aucune vocation à jardiner, je déteste le bricolage, et passer des heures à faire le ménage dans 150 m2 sur deux niveaux me colle un eczéma nerveux rien que d'y penser.
Et surtout, surtout l'idée potentielle de vivre dans des travaux pendant des mois me colle des crises d'angoisses telles qu'il faut au moins un anxyolitique spécial buffle pour les calmer.
Angoisses récemment renforcées par le visionnage d'un documentaire sur les travaux sur France 3. On y voyait divers quidams ou familles entreprendre des travaux massifs ou tenter de se sortir d'une galère avec un entrepreneur indélicat qui avait laissé leur home sweet home en ruine.
J'en était malade pour eux. Surtout dans un des cas : un couple avait décidé de renover une vieille maison de campagne sans aucun confort du sol au plafond. Ils y passaient tous leur week-ends, dormant dans des tentes à l'extérieur, entraînant dans leur sillage leurs ados qui visiblement en avaient déjà plus que leur dose. Et le type déclarait d'un air béat dans un pièce décorée de parpaings et de tas de gravats "oh dans 5 ans on aura quasiment terminé".
DANS 5 ANS ??? 5 ans à sacrifier vacances et week-ends, à vivre dans des tentes et sans eau chaude, et à se brouiller définitivement avec sa descendance pour rénover une bicoque qui sera potentiellement un jour accueillante ?
Mais au secours.
Je préfère tenter la traversée de l'antarctique en tongs.
Surtout que désormais, après réflexion, je suis finalement contente d'être restée en appartement sur Paris intra-muros. C'est vrai qu'avec des enfants, une maison ça peut être sympa. Mais avec des ados, en banlieue dès qu'ils commencent à sortir, vous passez nuit et jour à faire le taxi en attendant qu'ils décrochent leur permis.
En ville, vous les collez dans les transports, et hop ! Roulez jeunesse.
Une raison de plus de ne rien regretter.
Pour goûter aux joies de la terrasse ensoleillée ? Il y a toujours des centaines de locations qui n'attendent que moi et que je n'aurais pas à me fatiguer à entretenir.
Quant au calme, vous avez plus de chance d'avoir un crétin qui passe la tondeuse pendant que vous faites la sieste dans votre jardin qu'un voisin de palier qui étudie le bombardon.
La seule épine dans mon pied est une maison de campagne détenue par mes parents dans l'Allier. Il se peut qu'un jour (le plus tard possible je touche tous les bois à ma portée), je sois obligée de m'en occuper.
Je déteste cette baraque. Mais les hommes de la famille y tiennent beaucoup. Et ne veulent pas entendre parler de la vendre.
Je crois que je vais y envoyer le meuri bricoler pour sa retraite. Ca l'occupera.
Pendant que j'irai faire des croisières musicales avec Frédéric François sur la méditerranée.
Et surtout que j'éviterai d'y mettre les pieds au maximum.

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : maison, pavillon, travaux, campagne, banlieue |
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