12.05.2010
Free du cerveau
Je suis ce qu'on appelle un gros clapet.
Un énorme clapet même, qu'on pourrait dire inversement proportionnel à ma taille.
Accompagné d'un franc-parler qui irrite considérablement certains - mais dont d'autres me félicitent.
Même dans le cadre professionnel, il m'arrive de dire à des collègues que leur tête me revient moyennement ou que le projet sur lequel il planchent depuis des mois est une vraie et belle usine à gaz.
Il y a encore peu de temps ce rentre-dedans m'a valu de solides inimitiés.
Dont en fait...
Je me contrecogne totalement.
Car j'ai largement passé le stade de me préoccuper de savoir si je suis populaire ou pas, aimée ou pas, gentille ou pas, insérée socialement ou pas.
Le peu de carrière que je peux avoir est presque fini, et si la réussite peut se mesurer au fait d'avoir une famille assez sympa, un toit sur la tête, un peu de sous, pas trop de soucis et une santé préservée, alors je considère que j'ai réussi.
Etre le maître du monde socialement ou professionnellement parlant m'est totalement égal. Je n'ai rien à prouver à personne. Surtout plus à moi-même. C'est pourquoi je Je n'ai aucun goût pour le pouvoir et ses attributs. Le pouvoir est justement fait pour des gens qui veulent prouver quelque chose au monde.
En revanche, je rappelle que j'attends toujours d'être maître de la blogosphère. Mouahahahah...
C'est pourquoi je peux donner libre cours à ma liberté de penser comme dirait l'autre. Ca ne me plaît pas ? Je le dis et pas toujours en termes choisis.
Ca ne plaît que ça ne me plaîse pas ? RAC (Rien A Cirer)
Et encore aujourd'hui j'arrondis un peu les angles. Essentiellement pour éviter de blesser des gens que j'aime bien ou que je respecte. Même si je l'avoue, ma capacité d'empathie avec le genre humain est relativement limitée.
J'aime assez l'idée de ne pas être conformiste, de penser autrement et surtout de le dire. Même si je n'ai aucune nostalgie du passé, je regrette simplement que l'époque actuelle soit si lisse et si formatée.
Poil à gratter, ça me va bien comme Karma finalement.

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (43) | Envoyer cette note | Tags : liberté d'expression, conventions, conformisme
11.05.2010
Mythomane-moi un coup, pour voir
Quand on a passé un certain nombre d'années de vie, comme votre serviteuse, on a vu passer toutes sortes de profils humains.
Des sympas, des moins sympas, des cons, des leaders, des suiveurs, des francs-tireurs, des originaux, des psycho-rigides, des créatifs, etc...
ET
Un bon pourcentage de barjos.
De tous types aussi. Il n'y a que l'embarras du choix. Ma mère ayant pour passion de la collection de barjos, je peux me prévaloir d'une certaine expérience et vous affirmer que le champs des possibles est immense dans ce domaine.
C'est fascinant. On a beau s'attendre à tout, il y a toujours un fêlé pour vous surprendre avec une dinguerie inédite.
Un des profils de brindezingue que vous croisez le plus facilement au cours de votre vie c'est le mythomane.
Attention il y a une vraie différence entre l'affabulateur qui trouve sa vie fade et qui l'enjolive d'exploits ou de rencontres improbables, pour peu qu'on creuse un peu ses affirmations.
Ou prétend qu'il a accompli certaines choses. Comme ce célèbre bloggeur people qui a affirmé récemment réaliser de superbes photos avec son Iphone. Alors qu'on les a retrouvées sur Flickr bien évidemment signées par un vrai photographe.
Ou encore, dans notre joli petit monde virtuel, comme d'autres bloggeurs qui ne sont pas du tout ce qu'ils prétendent être, ou vous annoncent qu'il leur est arrivé des évènements imaginaires, souvent tragiques, pour qu'on s'occupe de leur cas.
Oui, il y a une différence entre l'affabulateur et le vrai mythomane qui finit par croire à ses propres histoires et vous entraîne dans son monde.
A vos risques et périls.
Car le mythomane est rusé. Il fera tout pour que vous plongiez avec lui dans ses délires. Afin de prolonger son petit théâtre de fantasmes. Au risque que vous y laissiez votre santé mentale.
Peu lui importe d'ailleurs. L'essentiel est que son petit cirque prospère. Même mis face à la réalité ou pris en flagrant délit de mensonges, le mythomane n'admettra jamais qu'il invente. Car pour lui ses histoires SONT la réalité.
Une seule solution face à ce type d'invidu, comme face aux pervers manipulateurs : fuir. N'espérez jamais leur ouvrir les yeux, même avec toute la force de votre affection ou de votre amour. Seule une prise en charge par des professionnels peut avoir un effet.
C'était la minute psy de tante Manu. Mes honoraires sont 150 euros de l'heure. Merci d'envoyer votre numéro de carte de crédit sur mon mail.
Edit : je suis le médecin traitant de Madame Manu. Cette personne est gravement perturbée. Elle tente de faire croire à son entourage qu'elle a des compétences dans le domaine de la psychiatrie. Bien évidemment il ne faut la croire à aucun prix.
06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (48) | Envoyer cette note | Tags : mythomane, fabulateur, histoires
10.05.2010
Lost in la Pampa
Pour les autistes, les aveugles et les gens qui ne me suivent pas sur twitter (Kewaaaa ? Il y a des gens qui ne me suivent pas sur twitter ?) je rappelle que le week-end dernier j'ai été contrainte à un exil forcé chez mon beau-père à Rouen.
Après avoir trouvé divers prétextes pour retarder cette visite, l'achat précipité d'un Mac la semaine dernière m'a conduite à finalement accepter de façon stratégique ce séjour de piété belle-filiale, afin d'amortir la réaction de mon meuri au prix exhorbitant du bouzin d'Apple.
Que je ne lui ai pas encore communiqué, le prix exhorbitant.
Je vais d'ailleurs éviter de le faire, n'ayant aucune envie de gérer alternativement un divorce ou un triple pontage coronarien et sa convalescence.
C'est donc la mort dans l'âme que j'ai quitté vendredi soir mon doux logis, mon mac et Cannelle pour aller affronter la province.
Je ne reviendrais pas ici sur les souffrances endurées, largement évoquées sur twitter au risque d'un défollowage massif. Souffrances en forme de souvenirs en boucle de (en alternance) la guerre de 40/45, les traitements médicaux, les histoires de marins et de pêche, et la généalogie. Je ne reviendrais pas non plus sur les douleurs à l'estomac que me provoquent la vue d'un jardin tout vert ou un feu de cheminée. Ni sur la surcharge pondérale et cholestérolémique causée par une accumulation de côtes de boeuf, magrets de canard, et autres pommes sautées. Non parfois les mots sont inutiles.
Je me contenterais donc de vous montrer dans quoi je suis obligée de vivre 2 jours durant
Enfin je voulais me contenter de vous montrer dans quoi j'ai été obligée de vivre que vous allez voir dans ... avec un torticolis..
Car hier soir HautetFort refusait obstinément de m'insérer les photos dans le bon sens .. A O h 45 j'ai renoncé à lutter..
Remarquez c'est un style.
Du coup, je ne vous inflige pas toute la série.. Je ne voudrais pas être la cause d'arrêts de travail en chaîne..
Cosy, non ?
Si quelqu'un de ma belle-famille tombe sur ce billet, je suis morte.
Et si quelqu'un peut me dire POURQUOI CES P... DE B.... DE M... d'images ne s'affichent pas dans le bon sens, je le remercie d'avance et je le couvre de pétales de roses.
Et je lui lègue mon Mac et mon Iphone quand ma belle-famille aura dépecé mes membres et les aura jetés à la Seine : ils sont barbares, ce sont des Normands descendants des vikings en ligne droite.
Au secouuuuuuuurs.
Edit : merci à Nekkonezumi qui a trouvé la solution, les photos importées de l'Iphone sortent couchées. Il faut probablement passer par un logiciel de traitement photo. Un logiciel Mac gratuit en téléchargement à me recommander ?
Re-Edit : problème solutionné : je vous présente donc TOUTE la collection dans le bon ordre !
06:03 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (55) | Envoyer cette note | Tags : normandie, rouen, week-end, belle-famille
08.05.2010
Hackers de mère en fils
Hier à la fin du billet sur le film "La disparition d'Alice Creed", j'évoquais une discussion métaphysique avec mon fils.
Nous sommes partis dans un délire sur le crime on-line parfait.
Je me suis entendue lui expliquer qu'en fait, il n'y avait rien de plus facile.
Imaginez que vous bossez dans une boite dont vous avez les codes d'accès du back office du site internet par exemple.
Imaginez que vous ayez un léger contentieux avec votre employeur.
Vous achetez un pc pas trop cher - que vous payez en liquide préalablement retiré en plusieurs retraits distincts d'un montant n'équivalant pas au coût du PC
Pas trop cher le PC pour éviter tout questionnement sur une grosse somme en liquide
Vous donnez une fausse identité et une adresse bidon pour la garantie
Vous vous connectez à un wifi public. Dans un endroit sans caméra de surveillance. Choisissez un angle mort.
Et payez votre conso en liquide.
Avec un free proxy et un générateur d'IP, vous vous connectez au back office et vous mettez le dawa sur le site de votre ennemi.
Une fois votre forfait commis vous bousillez le PC. Personne ne vous retrouve.
Voilà.
Seul petit problème que mon fils m'a gentiment fait remarquer : la première personne que les enquêteurs vont soupçonner c'est celle qui a les codes d'accès au site.
J'ai donc imaginé le crime parfait de blonde.
Imbécile.
Notez également la parfaite éducation que je donne à mon fils de façon à le transformer en génie du mal dans quelques années. Ceci dit, génie du mal ça gagne relativement bien sa vie. Regardez les totos de Goldman-Sachs par exemple.
Sur ce mon rejeton m'a raconté qu'à 14 ans avec des potes, il avaient piraté les comptes d'un site de jeu en ligne afin de jouer gratuitement. Ils avaient créé une fausse page avec une proposition de tournoi imaginaire où les utilisateurs devaient rentrer leurs codes et leurs mots de passe.
Pris de remords ils ont tout arrêté assez vite.
Méfiez-vous donc de vos ados. Ces gamins sont nés avec un ordi dans les mains et sont capables de forcer le système de défense des Services Secrets avec une clé USB.
C'est mal, c'est très mal.
Ceci dit je leur prédit un grand avenir. lls savent parfaitement se débrouiller dans la vie.
Si un jour j'ai vraiment un site à hacker, je sais qui aller voir.

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : piratage, web, crime
07.05.2010
C'est bientôt le festival de Cannes
C'est bientôt le festival de Cannes, donc parlons un poil de cinéma.
Et ça tombe pas mal, hier soir j'ai vu un film. (évidemment si j'avais vu la revue du Lido, je ne parlerais pas de cinéma, zètes bênets aussi..)
Un de ces petits films dont vous n'avez pas entendu parler - parce que pas de sous, donc pas de budget promo - mais dont vous ressortez en disant "oh mais c'était vraiment pas mal"..
Son titre ? La disparition d'Alice Creed.
L'histoire semble linéaire : deux hommes préparent un enlèvement. Une jeune fille d'un milieu aisé. Qu'il vont kidnapper et séquestrer dans un appartement.
Sauf que .. Tout n'est pas aussi simple.. Pourquoi eux ? Pourquoi Elle ? Et si les relations entre les 3 personnages étaient plus compliquées qu'il semblait au départ... ?
Evidemment un film de huis-clos peut vite devenir ennuyeux. L'exercice est difficile. Avec un décor minimaliste et peu de personnages, si le scénario n'est pas solide on s'ennuie rapidement.
Ce n'est vraiment pas le cas pour ce film. D'un on va de rebondissement en rebondissement, chacun des 3 protagonistes prenant à tour de rôle l'avantage psychologique. De deux les acteurs sont excellents bien qu'assez peu connus, à part Gemma Arterton qui a joué dans le très réjouissant "Good Morning England" et le moins réjouissant "Choc des Titans".
Allez-y, si vous aimez le genre. Ca vous changera un peu des grosses machines hollywoodiennes.
Je signale aux djeuns qui me liraient éventuellement qu'eux aussi peuvent y aller. Mon fils il est boooo (17 ans au compteur) m'a dit qu'il avait passé un très bon moment..

Et si vous aimez les suspenses en huis-clos, je ne peux que vous conseiller un sommet du genre, et un classique : Le Limier de Joseph Manckiewicz avec Laurence Olivier et Michael Caine. Un scénar implacable et l'affrontement de deux acteurs géants au sommet de leur art !

06:00 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : la disparition d'alice creed, le limier, huis-clos, thriler, suspense




