26.05.2010
L'interview Star - Alain Lambert Sénateur UMP
Le CSA m'obligeant à rétablir la parité, après l'interview de Benoit Hamon la semaine dernière, je devais donner la parole à un membre de l'UMP.
Franchement, il y a encore quelques jours, je n'aurais jamais imaginé autoriser à parler ici un droitiste umpesque. Mais la rencontre virtuelle d'Alain Lambert a réussi à me persuader qu'il y avait AUSSI des gens sympathiques et intelligents à droite. Et qu'un Sénateur n'est pas uniquement quelqu'un d'ennuyeux.. Prenez le temps de tout lire, c'est loin d'être barbant et vous apprendrez plein de choses.
Je vous rappelle néanmoins qu'être de gauche améliore la vie amoureuse, rend beau, intelligent et attractif amicalement et socialement.
1. Alain Lambert, vous êtes une star intergalactique. Pour les quelques moines trappistes, anachorètes Kazakhs et déficients mentaux qui ne vous connaitraient pas, pourriez-vous vous présenter..
Je me sens plutôt moine que star ! Un brin studieux et réputé (à tort ?) austère. Plus intéressé par le fond que par la forme, par le résultat que par l’apparence. J’ai connu 4 séquences principales dans ma vie : -Une enfance très heureuse dans une famille bien modeste (mon père était cordonnier) dans un petit village de Mayenne. – Une vie familiale épanouie, marié depuis bientôt 40 ans, 4 enfants et 7 petits enfants. - Une vie professionnelle inespérée, j’ai épousé la belle fonction de notaire à Alençon (Orne) et j’ai eu la chance de siéger jusqu’à la présidence des notaires de France. – Une vie politique exaltante : de simple conseiller municipal en 1983, je suis devenu ministre en 2002, en passant par le rapport général et la présidence de la Commission des Finances au Sénat où nous avons, avec Didier Migaud, inventé la LOLF, notre nouvelle constitution financière de la France.
2. Très bien. Mais pour atteindre votre degré réussite, évidemment il faut coucher. Avec qui ? Soyez factuel : noms, adresses, numéros de téléphones. Ca peut servir.
Si l’on m’avait suggéré ce mode d’emploi, j’aurais probablement « sauté » sur l’occasion, mais mon charme n’opérait principalement que sur les vielles dames ce qui m’a, sans mérite, classé dans le camp de la vertu. S’agissant du siècle dernier vous comprendrez que les infos ne sont plus dans les annuaires mais dans les cimetières. Puis reconnaissez qu’il est difficile de séduire avec mon vocabulaire quotidien : déficit, dette, rigueur etc. Je consacre donc ma vie de moine à proposer, comme Sénateur, des voies de redressement de nos finances publiques. Cela n’intéresse visiblement personne. Alors je me ressource souvent à l’étranger pour parler des finances des autres puisque les nôtres nous sont indifférentes. Puis j’ai une assez bonne expérience des fonctions locales puisque j’ai siégé à tous les niveaux territoriaux, ce qui me vaut de m’occuper au Sénat des collectivités locales. Un Sénat qui, au passage, se féminise, ce qui n’a aucun rapport avec le relèvement du taux de fécondité en France. Je vous le confirme.
3. Une dernière question où je fais semblant de m'intéresser à votre cas : des gens, des rencontres qui vous ont particulièrement marqué ? (à part moi bien sur)
La seule rencontre qui restera inoubliable sera évidemment celle-ci avec VOUS ! Pourtant en 40 ans de vie active, je crois avoir rencontré tout le gotha dont la presse parle. Les gens dont on se souvient ne sont pas obligatoirement les plus connus. Parler finances en tête à tête avec des Présidents de la République laisse moins de souvenirs que recueillir, comme notaire, les confidences d’une personne qui va mourir. A Bercy, je voyais les artistes, sportifs et autres qui avaient des problèmes avec le fisc. A Alençon, des rmistes qui cherchaient du boulot. Chaque histoire est unique. Mais le plus beau souvenir restera d’avoir « mis au monde » une nouvelle constitution financière avec mon ami Didier Migaud alors député socialiste, en pleine cohabitation.
4. Venons-en maintenant au cœur du sujet : flattez-moi.
Nous pourrions faire tellement de choses ensemble : vous êtes gauchère, je suis droitier. Vous êtes bloggeuse, je suis blogueur. Vous êtes twitteuse, je suis twitteur. Nous avons le même âge. (Pardon, je vous promets, je ne le ferai plus !) Belle complémentarité. Puis la politique, c’est comme la technologie, on n’arrête pas le progrès. Il faut mixer les idées. Réapprendre à s’écouter, se parler. Cesser la guerre civile des idées. Ouvrir les barrières mentales et les aprioris. Percer des horizons nouveaux inexplorés. Briser des tabous. Construire des citadelles d’ondes positives. Allez, venez, sans vous le monde ne progressera pas. Je vous accompagne.
5. Enfin, pour finir, une interview avec la Grande Manu... C'est le plus beau jour de votre vie, j'imagine. Une consécration en quelque sorte. Alors, heureux ?
On recommence quand ?
J'avais songé à illustrer cette note par un visuel, mais mettre le logo de l'UMP, non vraiment c'est au-dessus de mes forces.
06:00 | Lien permanent | Commentaires (40) | Envoyer cette note | Tags : interview, alain lambert, sénateur, ump
25.05.2010
Les pires tenues de Cannes 2010
C'est devenu une rubrique récurrente, car à chaque cérémonie officielle avec robes spectaculaires obligatoires, les fails fashionistiques nous offrent toujours de grands moments de bonheur et de méchanceté collective.
Comme pour l'édition 2009 nous faisons un petit exercice de notes croisées avec ma collègue, l'éminente Frieda L'écuyère. Avec une variante par rapport à l'an dernier : nous ignorons totalement ce que l'autre va sélectionner. Nous nous amuserons donc à pointer nos choix communs et nos divergences - j'espère que ça vous divertira également.. (NB le billet de Frieda sera en ligne à partir de 12 h ce jour)
C'est donc parti pour les pires tenues de Cannes 2010





Option moi-j'ai-mis-un-homard-c'est-chic-non ?

Lio, fidèle à elle-même et toujours dans les bons coups.. Elle a aussi transmis le gène de l'élégance à ses filles.

Ainsi que Phoebe Price, la Paris Hilton du pauvre (il faut dire que la robe est de Christophe Guillarmé le couturier de la ferme célébrités, tout s'explique)
La tendance "oh la belle meringue"




A propos de robe "trop"...




Juliette Binoche est tombée dans une faille spatio-temporelle Dallasso-eighties : bienvenue Sue-Ellen !






06:00 Publié dans Mode | Lien permanent | Commentaires (74) | Envoyer cette note | Tags : festival de cannes, tenues, montée des marches
24.05.2010
Je suis beeeeelllle au natureeeeelle
Quand on me demande de faire un peu de promo pour les copains des copains, je dis rarement non.
Et quand en l'occurrence, il s'agit de produits de beauté, je cours.
Tu parles d'habitude on m'envoie plutôt des tomates voire des trucs à bouffer qui font grossir.
C'est pourquoi quand Lolobobo m'a demandé de parler d'une copine qui lançait une nouvelle marque de d'enveloppement et masques à base de produits naturels, Apsara, j'ai accepté illico.
Après quelques difficultés postales liée à mon bureau de poste qui est
1. L'antichambre de l'enfer sur terre
2. Geré par une colonie de bulots ou une couverture pour une officine de la mafia Albanaise, j'hésite encore...
J'ai finalement récupéré mon précieux colis pour tester au plus vite les produits qu'ils vont me rendre beeeellllle...
Et donc profité du week-end de la Pentecôte me chouchouter et gratifier mon visage du masque aux sédiments marins.
On mélange la poudre à un peu d'eau chaude,
on étale sur le visage avec le pinceau,
on laisse poser 5 minutes, on nettoie (pour ma part j'ai utilisé de la solution miscellaire au lieu de rincer à l'eau pour parfaire le nettoyage)... Eeeeet...
C'est top.
Vraiment.
Et pourtant j'ai eu l'occasion de tester pas mal de produits du même type mais j'ai été réellement bluffée par le résultat : une peau nettoyée, adoucie, vivifiée comme si vous sortiez tout droit d'un soin en cabine... Avec même en fin de soin une petite sensation d'échauffement pas désagréable du tout..
La preuve ... Avant...
Après

Comment ça c'est pas moi ?
Juste un mini-truc : si vous adoptez ce masque, évitez de le faire avec votre chéri dans les parages, car, comme vous pouvez le constatez ci-dessus vous ressemblez à un GI en mission en territoire ennemi et ce sont des sédiments marins, donc.. Ca sent un peu la mer.. Mais c'est normal.
La prochaine fois je teste l'enveloppement au chocolat... Hmmmmm... CHOOOOOOCOOOOLAT.. Pour une fois ce sera tout bénef pour mes cuisses.
Sinon plus sérieusement, Apsara est donc une toute jeune marque d'enveloppements, gommages, masques et serums à base de produits naturels tels que les algues, ou encore le chocolat, le caviar, le raisin, le menthe, l'argan, l'ananas, ou la papaye...
Allez sur le site, vous allez craquer ..
Je vous laisse je vais aller tester l'enveloppement au chocolat... Hmmmmm... CHOOOOOOCOOOOLAT.. Pour une fois ce sera tout bénef pour mes cuisses.
06:00 Publié dans Les pt'its trucs à Manu | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : apsara, beauté, masques, enveloppement, produits cosmétiques
23.05.2010
Pas douée pour l'amitié
Il est temps que je fasse mon coming-out et que je vous révèle un terrible secret.
Je profite pour cela d'un long week-end où il n'y aura pas grand-monde en ligne. Ca se verra moins.
Je ne suis pas formidablement douée pour les relations humaines en général. Mais encore moins pour l'amitié.
Bien sur comme beaucoup de gens j'ai eu petite et ado quelques amitiés fusionnelles "t'es ma copine à la vie et la mort, et si ça se trouve on est cousines et on le sait pas"..
Mais depuis...
Ce n'est pas que je suis asociale (quoi que) mais l'amitié ça s'entretient parait-il..
Et je comme je suis une ménagère calamiteuse, ça vaut aussi pour l'entretien moral : j'oublie régulièrement, voire systématiquement de téléphoner, de prendre des nouvelles, ou de demander comment vont les gens.
Pire.
L'empathie n'étant pas mon fort, j'ai tendance à lever rapidement les yeux au ciel en cherchant la sortie dès que quelqu'un me raconte ses malheurs ou cherche du réconfort. D'ailleurs réconforter quelqu'un est un exercice que j'ai du mal à accomplir. A part "mais oui, ça va aller", je suis souvent démunie quand il s'agit de trouver les mots pour remonter un moral.
Evidemment de ce fait, j'ai perdu de vue un nombre conséquent de gens lassés de n'avoir de mes nouvelles que quand EUX décrochaient leur téléphone pour en prendre.
Mais ce n'est pas tout. Je n'aime pas non plus qu'on s'approche de moi de trop près. Qu'on me colle, matériellement ou spirituellement est insupportable. C'est pourquoi, dès que quelqu'un tente de s'introduire un peu trop dans mon intimité, je recule immédiatement et je lève la herse.
Compte tenu de tout ce qui précède, je peux dire que j'ai des copains et des copines, oui. Mais des amis ? A voir.
Je n'en veux à personne, quand on donne aussi peu de soi-même il est normal que les gens ne se jettent pas sur vous avec des cris hystériques.
C'est probablement aussi pourquoi les relations virtuelles me conviennent aussi bien. Peu de contacts réels, pas d'engagement, rien d'implicant.
Suis-je un monstre pour autant ? Je ne pense pas. J'ai juste un fonctionnement un peu atypique. Dans ce domaine en tous cas.
Est-ce que j'en souffre ? Non plus. Il faut accepter ce qu'on est. J'ai arrêté de vouloir aller contre ma nature à tout prix pour "faire comme les autres" et avoir un carnet d'adresses débordant de noms et de numéros de téléphone.
Finalement être misanthrope ça a aussi des avantages. Vous pouvez par exemple envoyer paître les gens sans une once de culpabilité.
Essayez c'est extrêmement jouissif.

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (42) | Envoyer cette note | Tags : amitié, relations, misanthrope
21.05.2010
Twitter salon littéraire ?
Au cours d'une récente conversation, nous sommes tombés d'accord avec mon interlocuteur sur un point, les réseaux sociaux en général, et twitter en particulier joueraient aujourd'hui le rôle d'un endroit bien particulier, synonyme d'esprit français : les salons.
Oui souvenez-vous de vos cours d'histoires, bande de moules inculturées : les salons du XVIIIème siècle où philosophes, mondains, nobles, parvenus, jolies marquises et dames de petites vertus se croisaient pour pratiquer une seule activité : le bel esprit. Lieu de rencontre et de joutes verbales, les salons, espace de liberté et de réflexion ont probablement été un des creusets de la révolution française
Remplacez le boudoir par un espace virtuel, les élégants par des bloggeurs influents et les jolies marquises par des jolies twitteuses et vous obtiendrez quasiment le même résultat : peu importe le sujet, l'important c'est la joute verbale et le trait d'esprit. Chacun tente d'avoir le tweet le plus brillant, pertinent, drôle, profond ou philosophique.
Et tout ça en 140 caractères. Joli exercice de style.
Surtout pendant les live-tweets. Pour ceux qui ne seraient pas familiers avec l'exercice, le live-tweet consiste à commenter une émission ou un évènement télévisuel en direct. Avec un totale et jouissive mauvaise foi. Et en cherchant la phrase qui tue et qui va être reprise par les participants.
Peu importe au fond l'émission. Et même plus, pire l'émission est, meilleur sera le live-tweet. Programmez une "Nouvelle Star" avec des apprentis-chanteurs peu convaincants ou un "amour est aveugle" avec des soit-disants anonymes tout droit sortis d'un casting de film X et c'est le bonheur assuré.
Les bons mots fusent de partout. Je vois même certains journalistes tout à fait respectables et respectés pour leur sérieux qui se prêtent bien volontiers au jeu.
Il m'est arrivé plus d'une fois lors d'une de ces soirées de glousser hystériquement en regardant à mon écran d'ordi d'un oeil et la télé de l'autre.
Au grand désarroi et face à l'incompréhension totale de ma famille qui a enregistré le numéro de Sainte-Anne dans les favoris du téléphone au cas où.
Oui au risque de me fâcher avec certains puristes de l'histoire et de la littérature française (mais moi les puristes, de toutes manières je les... enfin bref) je l'affirme, tel ma plateforme, Haut et Fort (uhuhuhuh) le bel esprit français n'est pas mort. Il est bien vivant et en pleine forme. Il a simplement migré des beaux appartements de la rive gauche où malheureusement il ne se passe plus grand chose en terme de réflexion profonde.
Pour aller courir tel un Alien en quête de chair fraîche dans les couloirs virtuels du cyber-espace.
(pitin je regarde trop de science-fiction moi, en particulier Alien et Tron, faut que je me calme).
Je ne suis pas dupe ni béatement naïve non plus : 95 % de ce qui s'écrit est basique. Mais les 5 % qui restent valent vraiment le détour. Et je vous conseille vivement de venir y jeter un coup d'oeil.
En termes choisis pour toi, surfeur blond mononeuronal à tablettes de chocolat (miam !) viendez avec nous faire le con sur Nouvelle Star. On se marre.
Et je vous conseille aussi deux autres billets autour du même sujet par les ekkkkksssssellents Dom et David Abiker

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (40) | Envoyer cette note | Tags : réseaux sociaux, twitter, salons, nouvelle star, l'amour est aveugle




