21.04.2010

Basic Instinct


Après vous avoir raconté ma plus grande honte à base de lachage de vessie dans les toilettes d'un café à Strasbourg, il y a plusieurs mois ; puis ma plus grande cata touristique au Maroc il y a quelques jours, j'ai décidé de continuer à dérouler devant vos yeux le fil de ma vie.

En vous racontant une de mes plus grandes humiliations publiques.

Suivi d'une mes plus grandes et belles vengeances.


Il y a fort, fort longtemps (qui a dit "au moyen-âge ?") je n'étais pas la créature luminescente que vous connaissez aujourd'hui (qui a dit "luminescente surtout dans le noir').

 

J'ai eu quelques années d'adolescente pas très aidée physiquement : cheveux gras, boutons, dents de traviole, kilos en trop et doutes existentiels sur la vraie nature de mon moi profond.


Sauf qu'aimant les belles choses, je persistais à m'entourer de copines canons, qui ne me laissaient évidemment aucune chance vis à vis du reste de l'univers.

Surtout l'univers masculin.


L'une d'entre elles était particulièrement fascinante : très jolie, fine, drôle, spirituelle, charmante, elle avait tout pour faire ce que les américains appellent une "prom queen" : la reine du lycée. Elle attirait tout le monde comme un cri-cri à insectes attire les mouches.

Evidemment je faisais tout pour lui être agréable, espérant recueillir une parcelle de sa brillante aura, la fournissant en petits services et menus cadeaux.


Jusqu'au jour où dans une soirée, un des jolis garçons présents demande à mon idole "mais pourquoi tu te trimballes cette grosse avec toi tout le temps ?"

Assez fort pour qu'à quelques pas de là j'entende ses remarques.

Et qu'au lieu de me défendre, elle réponde "boh, elle me fait pitié, c'est vrai qu'elle est casse-pied, mais je n'ai pas le courage de m'en débarrasser"

Provoquant l'hilarité du bellâtre et de toutes le personnes de leur entourage.


J'ai subi le choc de plein fouet. Mon dos s'est couvert d'une sueur froide et mes jambes se sont mises à trembler. J'ai pris mes jambes à mon cou et j'ai quitté la soirée sans demander mon reste.

Le pire pour moi n'était pas qu'on se moque - quoique ce soit déjà pénible - le pire était d'entendre qu'on avait eu PITIE de moi.


PITIE. C'était insupportable.


J'ai ravalé mon humiliation, et repris le cours de ma vie. Il fallait bien continuer.


Sauf que parfois, le destin fait bien les choses.


Quelques années plus tard, débarrassée des stigmates de l'adolescence, je m'étais transformée en dancing queen plutôt pétillante et appréciée sur les diverses pistes de danse où mon style unique fait de moulinets de bras et de n'importe quoi de jambes me démarquait de la foule.

Et c'est justement autour d'une piste de danse que ma vengeance a pris forme.


Fortuitement, dans une de mes virées discothécale je suis tombée sur mon ex-divinité. Non l'univers ne m'avait pas vengée en la transformant en laideron pustuleux.

Mais nous étions moins éloignée physiquement. Quoique, je doive l'avouer, elle était toujours plus jolie que moi. J'ai fait comme si j'étais ravie de la revoir. Elle semblait par contre moyennement emballée en retour.

Elle était accompagnée, pas mal d'ailleurs.


Quel est le premier moyen de se venger d'une nana ? Hein ? Hein ? Hein ?

Voiiiiilààààà : lui piquer son jules.

Et quelle est l'arme de séduction massive la plus efficace : je vous l'ai toujours dit  : le cerveau, les filles, le cerveau.

Au bout de quelques minutes j'ai compris que monsieur adorait le cinéma, mais que sa dulcinée ne partageait pas vraiment sa passion. Une heure de conversation passionnée plus tard, mademoiselle "pitié" tirait nettement la tronche, et son chéri rapprochait très nettement la sienne de mon décolleté.


Je ne me suis donc arrêtée en si bon chemin..


Piquer un mec c'est relativement facile. Rendre une humiliation ça l'est moins. J'avais remarqué que la miss portait une jupe à élastique... Suivez le cheminement mental.


L'air de rien, je lui renverse mon whisky-coca bien collant sur la jupe. Elle se redresse brutalement, je m'agrippe à sa jupe et je la laisse en slip au bord de la piste de danse.

Avant de la planter là, non sans lui avoir balancé "tu es ridicule, tu me fais pitié"..


100 % bitch.

Enfin pas encore suffisamment.


Car j'avais négligemment glissé mon téléphone à son copain. Qui m'a rappelé quelques jours plus tard. Que j'ai allumé quasiment jusqu'au bout.

Avant de le planter là comme un serpillière sale.

Bien fait, il n'avait qu'à pas butiner avec l'autre.


En conclusion, et contrairement à ce qu'on veut vous faire croire, la vengeance ça fait du bien. Ceci dit j'ai saisi une opportunité parce qu'elle s'est présentée. Je n'aurais pas gâché 10 ans de ma vie à ruminer

En conclusion 2 : être une salope de temps à autres, ça fait plaisir. Même si moralement c'est discutable.


Boh, finalement la morale je m'en contrecogne


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En bonus extra-spécial mercredaye : la vainqueuse du chargeur de batterie solaire Pico, après délibération avec le site Green Commerce est ... Fr@mboize.....

Bravo ma grande.. Tu m'envoies ton adresse postale STP... !!