31.03.2010

Il parait que...

 

Il parait que j'ai passé le demi-siècle.

Et pourtant, mes prochains achats risquent d'être

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Pire. En ce qui concerne Gorillaz, je suis aussi fan de base que mon fils de 16 ans et demi. La preuve.

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Figurine édition limitée qui coûte un énorme paquet de pépettes.


Bon je vous laisse, il faut que je me fasse des couettes avant de sortir acheter un tee-shirt Hello Kitty..

Ah on me dit dans l'oreillette que je suis ridicule.

Certainement.

Au fait l'oreillette, tu sais ce que je te réponds... ??

30.03.2010

Une femme aux cheveux châtains est une blonde modeste

 

 

En France, nous avons de très bons écrivains.

Bon, peut-être moins dans les décennies les plus récentes. Surtout si on considère les Lévy et autre Musso qui sont à la littérature ce qu'une boite de saucisses-lentilles est à la gastronomie.

 

Mais les américains nous expédient l'auteur de Twilight, on peut bien leur balancer nos merdes en retour.

 

Et des mauvais écrivains, après tout, il y en a toujours eu.


Et pourtant il y a bon, un excellent écrivain qui n'est pas assez considéré, enfin à mon sens : Frédéric Dard et son inoubliable Commissaire San-Antonio.

Oh, je sais, vous allez me crier "littérature de gare" ...

Et je vais vous répondre, que nenni..


Mais d'abord quelques mots sur l'auteur :

Né en 1921 dans l'Isère, Dard passe son enfance dans la région Lyonnaise. Après des études commerciales peu convaincantes, il est engagé comme stagiaire au journal "Le Mois de Lyon", il assume peu après un rôle de secrétaire de rédaction, puis de courtier en publicité. Ses premiers articles sont publiés anonymement dans le journal dès 1939. Enfin journaliste, le métier qui l'attire depuis longtemps, il passe à l'écriture à proprement parler et publie fin octobre 1940 son premier livre La Peuchère (une "nouvelle paysanne", ainsi que la qualifiera son éditeur Marcel Grancher), son premier vrai roman, Monsieur Joos, récompensé par le premier Prix Lugdunum décerné sur manuscrit lui apportant enfin en mars 1941 la notoriété.

Frédéric Dard écrit d'abord des  livres pour enfants et des romans populaires pour nourrir sa petite famille, et  rencontre aussi des écrivains repliés à Lyon. Sa notoriété commence à dépasser les limites de la capitale rhodanienne. Très influencé par le roman noir américain (Faulkner, Steinbeck et surtout Peter Cheyney), il se lie avec Georges Simenon, qui lui rédige une préface pour son livre Au massacre mondain. Il écrit alors des romans avec ses premiers pseudonymes pittoresques : Maxell Beeting, Verne Goody, Wel Norton, Cornel Milk, etc.


Sur un coup de tête , il part en 1949 s'installer aux Mureaux avec sa famille. Après quelques années de vache maigre, il connaît ses premiers succès d'écriture, au théâtre. C'est en 1949 que paraît Réglez-lui son compte !, roman policier signé San Antonio, et qui est un échec commercial. Il rejoint alors les éditions du Fleuve noir, où il va côtoyer Jean Bruce et Michel Audiard, et y publie deux romans : Dernière Mission, et le second San-Antonio, Laissez tomber la fille.


La notoriété naissante du Commissaire San-Antonio engendre le succès, qui, dès lors, ne le quittera plus. Dard écrit vite et beaucoup, au rythme de quatre à cinq ouvrages par an : romans policiers, romans d'espionnage ou d'épouvante, scénarios, adaptation de roman pour le cinéma, etc. L'aisance financière se double de démêlés orageux avec le fisc français.

En 1968, il prend la route de la Suisse avec sa nouvelle femme. Le couple se fait construire le « chalet San Antonio » à Gstaad.

Ils auront une fille, Joséphine, née en 1970 qui est aujourd'hui l'épouse de Guy Carlier. En mars 1983, Joséphine est enlevée quelques heures de leur domicile de Vandœuvres par un caméraman de télévision. Elle sera libérée contre le versement d'une rançon de 2 millions de francs suisses. Le ravisseur sera arrêté et la rançon récupérée, mais l'épisode a longtemps traumatisé Frédéric Dard.

Après une carrière bien remplie, il  meurt le 6 juin 2000, à son domicile de Bonnefontaine, en Suisse. Frédéric Dard a écrit 288 romans, 20 pièces de théâtre et 16 adaptations pour le cinéma. La série des San-Antonio comporte 174 ouvrages.



Dans les années 60 ou 70, acheter un San-Antonio c'était, pour l'élite bien-pensante de l'époque acheter de la littérature de beauf. Sauf qu'un jour, en vacances, n'ayant rien à lire, on m'en a prêté un exemplaire et je suis tombée dedans les deux pieds en avant..


Pourquoi ? Il faut lire pour comprendre. C'est un univers fait de personnages et de mots. Les intrigues n'ont, somme toute que peu d'importance, même si elles sont bien menées. Plonger dans un San-Antonio c'est entrer dans un univers Rabelaisien où Dard joue avec le français comme d'autres jouent au football. C'est un délice de retrouver le commissaire,  son acolyte l'inénarrable, crado et sage Bérurier, flanqué de sa femme, la gironde Berthe. Sans oublier le chef de San-A, le très rigide Achille, la maman du commissaire, Félicie ou encore son grand amour impossible, la nièce de Bérurier, Marie-Marie, la mutine.


Adeptes du bon goût et des manières, passez votre chemin.


Amoureux de la langue et de la truculence, vous ne pourrez qu'être séduits.


Car Dard invente, compacte, retourne, et - si j'ose - baise la langue française comme peu savent le faire. Il m'a influencé profondément dans l'utilisation de mots inventés ou détournés de leur usage, ou de mots triviaux et populaires mêlés à d'autres précieux ou recherchés.

Je l'admire profondément et j'aimerais un jour avoir le quart du dixième de son art pour faire valser le français.


Je trouve aussi qu'il n'est pas encore reconnu à sa juste valeur. Même si des linguistes et des universitaires commencent à se pencher sérieusement sur son oeuvre. Je crois même que quelques thèses de littérature ont été écrites sur les aventures du sexy commissaire..

J'espère qu'un jour ses écrits seront étudiés dans les écoles..

Euh, non enfin, pas dans les écoles tout de même... Le commissaire et son adjoint ont le sang chaud et trouvent sur le chemin assez régulièrement des jeunes femmes  pas très farouches.


Mais si vous avez plus de 18 ans et que vous aimez vous envoyer en l'air avec un bouquin.... N'hésitez PLUS !


Et pour vous mettre en appétit... Quelques citations issues des San-Antonio ...

(bien évidemment le titre de ce billet en est une)


"Il y a plusieurs façons d'être con, mais le con choisit toujours la pire."

Description de Bérurier ""Ses oreilles en conques marines, ses tifs graisseux sous le bord du bitos effondré, son nez comme un projet de groin, son regard couleur de rubis, sa bouche en forme de sandwich, ses pommettes sous lesquelles on voit circuler le beaujolais."

"Les crêpes, c’est comme les français : elles retombent toujours du même coté"

"Le malheur est à l’art ce que le fumier est à la culture maraîchère"

"Avec le temps, certaines célébrités deviennent comme la Sibérie : on sait qu’elle existe mais personne ne veut y aller"

"Je me demande si la mort vaut vraiment le coup d'être vécue"

"Le sexe masculin est ce qu'il y a de plus léger au monde, une simple pensée le soulève"


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(j'avais adoré celui-là)...



29.03.2010

Le paradoxe de l'histrion


Dans la série : la psycho à deux balles pour tout public.


Les personnes qui me connaissent dans la vraie vie le savent, j'ai une tare terrible.


Je souffre d'histrionisme.


L'histrionisme est une maladie qui vous pousse à souhaiter être constamment dans la lumière et au centre de l'attention et à faire quasiment n'importe quoi pour y parvenir.


Comme parler en mode Castafiore, faire des caprices de divas, porter des talons vertigineux, y compris pour arpenter un champ de maïs, hurler sur tout ce qui bouge, ramener les sujets de conversation systématiquement à soi, se couvrir de strass du matin au soir, porter un sac en python rose,  et surjouer absolument tout et n'importe quoi.


De quoi faire fuir à peu près 75 % de mes interlocuteurs.


Mais les 25 % qui arrivent à supporter sont généralement un bon public devant lequel je peux donner mon petit show quotidien et ainsi apaiser mes pulsions de moije-isme.


Mais où est donc le paradoxe me direz-vous ? Tu es cabotine, tu es cabotine, et alors ?


Oui, je le suis partout....Sauf sur une scène..


J'adore faire le petit théâtre de Manu devant un groupe de gens réduit et plus ou moins familier, mais je suis physiquement au bord du malaise dès qu'il s'agit de faire de même sur une scène ou devant un public plus nombreux.


Prendre la parole en public me tétanise, réciter un texte devant un auditoire me transforme en serpillière pathétique et la perspective de me retrouver sur une scène avec un projecteur dans les yeux suffit à me faire passer quelques nuits sans sommeil.

Et pourtant j'adore, le théâtre, j'ai pris quelques cours. Aux répétitions, tout va bien... Mais dès qu'il s'agit de représentation.. Les toilettes deviennent ma seconde maison et je conclus mon passage sur scène en quasi-malaise vagal.


J'aurais adoré monter sur les planches et écrire par exemple un one-woman-show, même à titre amateur (ne parlons pas de professionalisme, je n'ai pas cette prétention).


Mais impossible. Mon corps refuse.


Je me suis donc résignée à abrutir mes proches avec mon spectacle permanent pour lequel je suis mon propre auteur, mon propre metteur en scène, ma propre habilleuse-maquilleuse et ma propre éclairagiste.


Du coup, en fait, je n'ai de compte à rendre à personne et je fais ce que je veux..

C'est plutôt pas mal..


MOUAHAHAHAHAHAHH....


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Et merci à Shaya qui m'a donné l'idée de ce billet

28.03.2010

Le train de l'horreur



Samedi j'ai été victime de la malédiction du nain.


Pas celui qui squatte le Palais de l'Elysée, non.. Le machin d'à peine un mètre qui mange salement, braille en permanence, dit "moman" à tort et à travers et n'a aucun argument valable quand vous lui proposez de débattre sur l'être et le néant.


Je me suis d'abord fait coincer dans un brunch rempli de mères et de poussettes où j'ai du prendre sur moi pour ne pas faire une crise de spasmophilie (respire, respire, respire), tout en essayant désespérément de communiquer avec le fils de Valvec. Sachant que cet affreux délinquant pré-pubère a OSE piétiner mon python et, du coup,  j'ai été prise d'une subite et irrépressible pulsion de l'accrocher au plafond par ses bretelles.


Il a échappé de justesse à son sort funeste  parce que sa mère me regardait et que j'ai eu peur de finir lynchée à coups de tétines par les AUTRES mères en folie.


Après avoir échappé à ce piège - un peu plus je me retrouvais avec un gosse sur les genoux, quelle horreur - pour faire un mini-grignotin avec Amélimélo, Angie et Balbc, j'ai effectué 2/3 trajets en métro dans Paris pour raisons diverses et variées.


Pendant lesquels je me suis retrouvée systématiquement coincée dans des rames bondées, avec une horde de gamins déchaînés et hurleurs... Le pire étant atteint le trajet de retour vers mon domicile ; où j'ai basculé dans une faille spatio-temporelle, un trou noir, une autre dimension, un cauchemar éveillé dans la rame de l'horreur. Qui était remplie de gens tous aussi atrocement laids les uns que les autres (je vous assure c'était hallucinant), accompagnés de moutards monstrueux à l'image de leurs géniteurs qui chantaient des comptines à tue-tête - enfin pas la comptine complète, les deux même phrases en boucle.

L'apex de ce trajet de l'épouvante a été atteint quand l'indispensable accordéoniste roumain est monté dans le wagon et m'a zinzouinné juste à côté de l'oreille pendant 3 stations.

 

Je peux vous dire que je suis sortie du métro livide et au bord du burnout.


Mais A QUOI pensent donc les parents pour trimballer leur gosses à l'extérieur un samedi après-midi ? Je ne sais pas moi, apprenez-leur à jouer au poker et laissez-les faire une partie avec leurs potes à la maison, une cartouche de clopes et deux-trois bouteilles d'alcool à portée de main, ce sera tellement mieux pour tout le monde..


Je vous préviens donc, gentiment dans un premier temps, que je ne veux côtoyer aucun être de moins de 10 ans pendant les 5 prochaines années.

N'essayez même pas de me montrer des photos de vos têtes blondes pour m'attendrir.

C'est NO WAY.

N'essayez pas non plus de me parler d'accordéon, vous risquez d'avoir de sérieux problèmes de santé après.


Sinon je profite de votre hébétude provoquée par mon coming-out de monstruosité pour faire un peu de pub à deux keupins. Faites-moi plaisir, allez leur rendre une petite visite !


Le premier a été un de mes premiers lecteurs quand j'ai commencé à blogger. Il avait également un excellent blog de poilade, mais se consacre désormais à une web-radio "Sunshine, la webradio qu'elle est bien". Une radio relax, sans stress qui diffuse des goldies plus ou moins oubliés des 80s et des 90s, du bon vieux funk comme on l'aime, du groove, des hits 'westcoast' (fleetwood mac, Doobies Brothers, ...), quelques nouveautés bien-sur, mais toujours dans l'optique de se détendre. Avec aussi des jingles 'maison' et des mini-extraits de films comiques français entre les chansons.

Idéal pour travailler au bureau, ou pour faire le ménage à la maison ! Les nuits sont "lounge", les vendredis et samedis soirs sont un peu plus 'électro', et les samedis et dimanches matins sont love & sexxxy... Garanti 100% celinedion-free, musique est à forte majorité anglo-saxonne. La programmation de la radio sur www.sunshineradio.tk et aussi sur facebook : http://www.facebook.com/pages/SUNSHINE/185991048535


La seconde est une ancienne collègue, devenue une copine et qui se lance à son tour dans le blogging. Je disais justement qu'une des seules blogo-sphères où je n'avais pas de contacts était la blogo-travaux manuels. Et bien désormais, grâce à Bri-la Piqueuse, voici la lacune réparée. Bri vous donnera ses trucs pour confectionner des petits vêtements simples et originaux pour vous-mêmes ou vos enfants !


Quelqu'un a dit ENFANTS ???


Aaaaarghhhhh VADE RETRO SATANAS...



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26.03.2010

Foutage de gueule et enculage de moucherons


Voici la raison de mon râlage mystérieux d'hier. Pour ceux qui suivent

Ceux qui ne suivent pas on s'en fout de toutes manières.


Donc, j'étais partie mercredi soir sautillante et primesautière à l'invitation du Syntec, le syndicat des agences de Relations Presse pour une réunion d'information sur les relations bloggeurs - agences.


Où je croyais avoir plein d'informations intéressantes pour ma culture personnelle et l'évolution de mon blog.


Après un drink ou deux et un peu d'attente, se sont installés sur scène un aréopage ou si vous voulez en termes compréhensibles par les non-culturés, une brochette de gens biens et propres sur eux.


Et certainement rémunérés de la rémunération.


Il y avait là des patrons d'agences, une journaliste, des bloggeurs-journalistes, des journalistes-bloggeurs, des patrons d'agences-bloggeurs, des bloggeurs-patrons d'agences et des bloggeurs - euh - influents. Enfin normalement.


Au bout de 3 phrases, j'ai tout de suite compris que nous allions avoir droit à une splendide masturbation neuronale en direct live, entre gens de bonne compagnie, qui parlaient des bloggeurs comme s'ils n'étaient pas là.

 

Avec en plat de résistance, avec en dessert, un festival de moimoimoimoimoijaifaitci moimoimoimoimoimoimoijepenseque en moi-même dans ma personne.



Résumé des débats ci-dessous


Blablablabla

Blog

Blabalablaba

Relations Digitales

Blablablablabla

Ecosystème

Blablablablabla

Opérations

Blablablabla

Marques

Blablablabla

Charte de déontologie

Blablablabla

Rémunération

Blablablabla

Avantages des bloggeurs

Blablablabla

Cadrage..


Attends.. Pardon.. Tu me la refais ??

 

Blablablabla

Cadrage...


STOP..

Je vais t'expliquer un truc darling. Juste un truc. Enfin plusieurs.


Mon blog n'est PAS une marchandise. Ni un truc que tu vas pouvoir cadrer avec une charte de déontologie quelconque. Je le fais pour MOI et les quelques personnes qui me font le plaisir d'y venir. Et ma liberté de parole est non négociable. Alors tes directives tu les prends, tu les tailles en pointe et tu te fais un bon fist fucking avec.


Les agences de Relations Publiques sont d'abord complètement passées à côté de la première vague de relations digitales face à des interlocuteurs qu'elles jugeaient peu crédibles et inintéressants. Par la suite, face à l'audience exponentielle du web en général et des réseaux sociaux en particulier (blogs compris) , démunies et méconnaissantes des us et coutumes de la toile, elle ont arrosé tout le monde sans souvent d'autres stratégie ou logique que de ratisser le plus large possible.  Elles ont  ELLES-MEMES créé ce système de rémunérations et d'avantages de plus en plus élevés pour les bloggeurs, qui leur échappe désormais. Résultat, elles veulent maintenant "encadrer" "recadrer" "déontologiser". Et bien, démerdez-vous avec votre propre monstre les gars. On ne le fera pas pour vous.


Je rappelle au passage ce que, dans un rare éclair de lucidité, un des intervenants à également dit : puisqu'on compare si volontiers les bloggeurs aux journalistes, ces derniers n'ont AUCUNE charte de déontologie. Il peuvent accepter des voyages luxueux et des camions de gadgets high-tech qu'on leur livre en rédaction, sans que personne n'y trouve à redire.


Je ne vois donc pas pourquoi on viendrait nous emmerder pour une clé USB ou un pot de crême.


Je ne vais pas raconter de carabistouilles, ni jouer les vierges effarouchées, le système, j'en profite et je contribue à l'entretenir. MAIS je considère que c'est un échange de bons procédés : on m'invite, je passe un bon moment, j'en parle ou on me fournit de quoi faire un concours pour mes lecteurs, j'en parle. Ce qu'on me propose ne me plait pas ou ne me correspond pas, je n'en parle pas. Voilà, c'est clair et tout le monde y trouve son compte.


Je précise aussi que ces opinions et cette façon de faire n'engage que moi. Je ne demande à personne d'adhérer ou de m'imiter.  Je ne juge personne non plus. Chacun fait ce qu'il veut de sa vie, de ses fesses et de son blog.


Pour revenir à la soirée et si vous voulez vraiment avoir la conclusion, la substantifique moelle de deux heures de phosphoration brillante : "on ne parle pas aux bloggeurs comme on parle aux journalistes."


Ah ouais ? On y aurait jamais pensé. Moi et mes copines on vous fait une table ronde pour beaucoup moins cher et on vous explique comment il faut parler aux bloggeurs en beaucoup moins de temps.


Il n'y a d'ailleurs pas que moi que le discours a irrité. Un bloggeur influent (dont je n'ai pas retenu le nom) - qui est d'ailleurs un des rares en France à vivre entièrement de son blog - s'est levé et est parti après un débat plutôt houleux avec les orateurs.


Vous l'avez donc compris j'ai trouvé toute cette "discussion" si on peut parler d'une discussion d'une banalité consternante, voire affligeante.


Ces gens n'ont rien compris aux fonctionnement de "l'écosystème" internet tel qu'ils le dénomment et ils essayent, très clairement, de se raccrocher au wagons.


J'aimerais quand même faire une digression sur le métier de journaliste. Les agences se sont trompées et continuent de se tromper en pensant qu'elle peuvent "utiliser" les bloggeurs pour toucher plus directement leurs cibles. Au détriment des journalistes.

Les bloggeurs ne sont pas des journalistes. En aucun cas, sauf s'ils ont une double casquette. S'il y en a quelques-uns pour le penser ils commettent une grave erreur. Les bloggeurs sont des raconteurs, des amuseurs, des gens qui mettent leurs opinions ou leurs compétences sur la toile. C'est tout et c'est déjà très bien. Un journaliste digne de ce nom a une formation, une technique d'écriture, de traçage, d'analyse et de vérification de l'information. Il écrit ses articles en respectant la méthode de  la thèse, l'antithèse et la conclusion.  Vouloir ignorer les journalistes c'est mettre en difficulté toute une profession. Et un pays qui a une presse faible, ça conduit à un pays qui a une presse Berlusconisée.


Je voudrais décerner pour finir d'épancher ma mauvaise humeur un gland d'or à un des intervenants. Ce monsieur et moi ne devons pas avoir exactement la même notion de la politesse. Quand on s'assoit à une table pour parler à quelqu'un la moindre des choses est de saluer les autres personnes présentes et non de les ignorer totalement. Ce ce que m'a enseigné ma maman. Mais pas la sienne visiblement. Au fait, monsieur, ton blog, ton nom, ton agence, ton influence et le reste, je m'en contrecogne aussi force 12 du coup.


Si finalement tiens, j'ai juste envie de vous dire un dernier truc...


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Et c'est vraiment le mien.


Et merci à Zalapabelle, MrsClooney et Valvec qui ont enduré mes récriminations toute la soirée. Ce sont des anges descendues droit du paradis.


Vous aurez remarqué que je n'ai cité aucun nom dans cette note.  Finalement je suis lâche. Et en plus à partir de cet instant, je n'aurai VRAIMENT plus d'amis.

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