23.03.2010

Patience, patience


J'ai la sinistre prétention de vivre relativement en phase avec mon époque.

 

Pourtant il y a quand même une ou deux choses qui me laissent pantoise.


Par exemple, même si j'ai horreur d'attendre mon tour, de faire la queue ou de patienter à un guichet, je sais encore attendre pour obtenir quelque chose.


Je préfèrerais toujours économiser pendant plusieurs mois pour m'offrir un PC ou un voyage, plutôt que de prendre un crédit. Sans parler de la satisfaction décuplée d'obtenir ce qu'on souhaite après un petit effort.


Visiblement, ce n'est pas ou plus le cas d'une certaine partie de la population.


A qui il est vrai, notre société de consommation, fait AUSSI croire qu'ils vont être magnifiques, minces, heureux et les dents blanches s'ils achètent le dernier écran plat.

 

Et sans attendre.


C'est dans ce créneau que s'engouffrent ce que j'appelle les vautours modernes. Les usuriers sans scrupule qui font croire que le crédit c'est simple comme un coup de fil.

 

Et vous prêtent de l'argent à un taux révoltant. Ecrit en tous petits caractères en bas de leur pub si sympathique avec un petit bonhomme vert...

 

Alors qu'un crédit classique auprès d'une banque couterait deux à trois fois moins cher.


Et bien sur, comme d'habitude, les gens les plus faibles et les moins éduqués, sont les premières victimes de ces sociétés.


Je ne comprends même pas qu'on les autorise à faire de la publicité. Elle devraient être interdites de promotion, comme l'alcool et le tabac. Avec un surendettement qui ne cesse de grimper. En janvier 2010, 16.086 dossiers ont été déposés dont 12.305 ont été jugés recevables. Sur les douze derniers mois, le nombre de dépôts atteint 216.266, en augmentation de 14,4% par rapport aux douze mois précédents. En 2009, le nombre de dossiers a connu une progression de 14,8% (source le Figaro)


C'est scandaleux que dans ce contexte, on ne contrôle pas plus les agissements des Cofidis ou autres Cétélem.


Cependant, comme disent nos voisins anglais, il faut être deux pour danser le tango. Rien, ou peu de choses, ne sont de la responsabilité unique d'un seul intervenant.


S'il y a de l'offre, c'est qu'il y a de la demande.

Rien ne m'enlèvera de l'idée que la responsabilité individuelle est primordiale, et qu'il faut absolument éduquer les gens de manière à ce qu'ils se prennent en charge au lieu d'attendre qu'on réfléchisse à leur place, où qu'ils se laissent fourguer n'importe quoi à n'importe quel prix.


C'est mon côté bourgeoise de droite.


Ceci dit, je vous fais la morale, en attendant,  je me suis bien fait complètement embobiner par le marketing d'Apple qui me refile des trucs totalement inutiles en me faisant croire que ma vie en dépend.


Mais c'est vrai, au fond, ma vie en dépend... IL ME FAUT LE DERNIER MACBOOK, IL ME LE FAUT... VIIIIIIIITE UN CREDIT...

Carte de crédit.jpg