17.10.2010

La bactérie elle te nique la race de ta belle-mère

Arte diffuse des émissions intéressantes.

Non je ne joue pas la fille-qui-se-la-pète-en-regardant-des-trucs-intellos.

Les programmes sont de qualité, le problème c'est qu'une partie d'entre eux vous donne immédiatement envie d'ouvrir la fenêtre et de vous jeter 25 mètres plus bas, tellement ils sont déprimants.

Mais une autre partie est plus que regardable, voire tout à fait intéressante. Surtout quand elle parle d'un sujet qui vous passionne et auquel vous ne comprenez a priori rien.

Comme l'astrophysique - je surkiffe, moi Sheldon Cooper je le drague directement, la robotique (j'adoooooooore)

Ou la vie et l'oeuvre de la bactérie.

Expliquée dans une émission totalement médusante vendredi soir.

Où j'ai découvert que nos amies les bestioles microcopiques qui étaient là évidemment bien avant que l'homo erectus ait appris à se gratter les couilles avaient une vie et une intelligence tout à fait terrifiante.

Leur seul intérêt dans la vie étant de rester vivantes, (je vous assure c'est pas une blonde mais un scientifique qui le dit), elles développent des stratégies incroyables pour y parvenir.

Comme inventer l'antibiotique. Car, contrairement à ce que vous pourriez penser, ce n'est pas l'homme qui a trouvé le remède qui nous évite de mourir à la moindre attaque du virus Marcel ou de ses cousins. Ce sont les bactéries. Les antibiotiques ne sont rien d'autre qu'un enzyme qu'elles sécrètent pour éliminer les concurrents.

Ou autoriser un quota auto-limité de mutations pour résister aux attaques des autres microbes.

Mais pire ! Ou mieux : les bactéries forniquent comme des forcenées. Si si, les vilaines vicieuses pratiquent des échanges de gênes par le gouzi gouzi. Les bactéries mâles, je vous l'apprend, on une bistouquette, avec laquelle il sautent sur toutes les bactéries femelles qui passent dans une partouze insensée sous microscope.

Car les bactéries échangent leur gêne pour devenir plus résistantes. C'est d'ailleurs grâce à ces échanges qu'elle sont devenues insensibles à la plupart des antibiotiques actuels administrés massivement pendant des années.

Ce qui risque de poser un problème de santé majeur à court terme.

Car à force d'échanger des gênes avec des confrêres/consoeurs devenus insensibles aux antibios, certaines de nos amies les bêtes risquent de passer du gentil nounours au dangereux psychopathe.

Comme le célèbre staphylocoque doré. Staphy est à la base un gentil bonhomme qui vit à la surface de la peau et provoque au pire un furoncle. Mais qu'il rentre dans votre organisme et il se transforme en Hannibal Lecter bouffant tout ce qu'il trouve sur son passage.

Et insensible à la plupart des traitements actuels.

Que par malheur Staphy-le-fléau-de-l'organisme croise la route d'enterocque une bactérie qui navigue dans votre système intestinal et qu'ils décident de faire une petite séance de tentacules en l'air pour échanger quelques gênes....

.... Et nous sommes tous morts.

Car il n'existe plus aucun traitement assez costaud pour venir à bout du résultat.

Maintenant vous comprenez pourquoi la sécu persiste à vous dire "les antibiotiques c'est pas automatique".

Après vous pouvez toujours tenter la tisane d'ortie ou les incantations au soleil.

Au risque d'avoir non seulement une énorme infection mais aussi une jolie camisole de force.

Ou alors faire comme moi. Prier pour que nos chercheurs trouvent rapidement un médoc qui colle une bonne gifle aux méchants virus.

 

Avant que le méchant virus ne décide d'organiser une partouze géante dans mon organisme.

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Il est pas mignon Staphy ?

 

15.10.2010

J'ai les boules

J'ai eu la mauvaise idée de narguer les gens sur twitter avec ma dégustation de boules de coco en direct.

Du coup une foule en délire de 3 personnes m'a demandé la recette.

Au lieu de faire 3 mails distincts ce qui est relativement fatiguant à mon âge, autant mettre la recette en ligne.

Tout le monde pourra en profiter. Et arrêter de me casser les pieds sur l'air des lampions.

Pour faire maison donc les boules ou perles de coco, ces petites douceurs gluantes et addictives que vous pouvez trouver dans votre restaurant asiatique "le palais de Pékin" (où le propriétaire cuisine du rat et emploie des clandestins selon M6, je vous le rappelle)

Il vous faut pour 4 personnes :

400 grammes de farine de riz gluant (dans les supermarchés) asiatiques

540 ml de lait de coco

Environ 250 g de sucre en poudre

1 paquet de noix de coco rapée

Préparation : 15 minutes, Cuisson : 15 minutes

Mélangez tous les ingrédients ensemble sauf la noix de coco rapée dans un saladier, jusqu'à obtention d'une pâte ferme.

Déposez la pâte obtenue sur une feuille de papier sulfurisé au fond d'un panier à vapeur ou d'un autocuiseur. Faites cuire 15 minutes

Faites plusieurs fournées si besoin.

Versez la noix de coco rapée dans une assiette creuse.

A la sortie du cuit-vapeur et dès que la pâte a un peu refroidi, formez des boules et roulez-les dans la noix de coco rapée de façon à bien les enrober.

Servez tiede ou froid. Vous pouvez aussi les conserver dans une boite pour les réchauffer ultérieurement.

Et hop ! C'est tout

Elle est pas belle la vie ? Si, comme une boule de coco.

Je n'ai pas encore essayé par contre d'y introduire de la pâte de soja, comme dans les perles de coco des restaurants ou des traiteurs.

Si quelqu'un tente l'expérience, je veux bien son retour !

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J'en profite également pour vous signaler qu'il reste une semaine pour participer au giga-concours de l'anniversaire de la mort qui tue pour gagner du thé Kusmi et tout ce qu'il faut pour le boire.

Tout est expliqué ICI...

 

 

14.10.2010

La guignole de l'info

Mais, te demandes-tu public aimé, comment fais-tu oh Grande Manu pour être toujours au top de la moumoutte du scoop de la news ?

Et là, j'ai envie de te raconter le secret de mon succès.

Normalement à ce stade, quelqu'un devrait surgir et me coller un coup de batte de base-ball pour m'ouvrir le crâne en deux.

Si vous ne le faites pas vous êtes des grands malades.

Sérieusement, j'adore l'info. Pas au point de rester scotchée aux LCI ou CNN toute la journée. Mais je regarde régulièrement un éventail varié de sites d'infos, ainsi que de journaux papier et télévisés. Pour me tenir informée, avoir plusieurs sources (indispensable) et trouver la petite info insolite, curieuse ou drôle qui me permettra de rire avec d'autres.

Ou toute seule. Le ridicule ne tue pas. Il rend juste ridicule.

Sauf que depuis quelques temps, toutes ces sources d'infos, je les ai dans ma poche. Ou plutôt dans mon sac.

J'ai eu le plaisir et l'avantage de tester en ultra-avant-première une petite appli qu'elle est bien (ça c'est de l'argument pub)

News Republic.

Vous pouvez télécharger gratuitement cette application sur Apple Store ou Android Market et sélectionner l'info que vous voulez suivre de près grâce à un système de tags très intuitif et très simple. Sélectionnez les sujets que vous souhaitez suivre de près : vous recevrez tout ce qui paraît sur la question – articles, photos, vidéos– sur vos chaînes d’information dédiées. Pour chaque news, une sélection de thèmes complémentaires reliés au sens de l’article, parmi 30000 tags disponibles, vous propose d’explorer l’actualité encore plus en profondeur et d'enrichir votre niveau d’information.


Ces news proviennent de  l’AFP, Reuters, Le Parisien, Gizmodo, Le Journal du Geek, Actustar ou Citizenside... beaucoup d’autres médias sont déjà partenaires ou en passe de l’être. Les informations tombent sur votre iPhone ou téléphone Android en temps réel au moment de leur publication.


Ce sont les news d’origine, dans leur intégralité, qui vous sont proposées tout en restant dans l’application (pas de va-et-vient fastidieux vers des sites externes) et sous un même format  pour en faciliter la lecture ou le visionnage, L’interface de News Republic est simplissime et le passage d’une information à l’autre très rapide. Et en prime, pour les réseaux sociaux addicts, vous envoyez directement les news que vous voulez partager sur twitter ou facebook.


Vous allez donc pouvoir, tout comme moi, briller dans les diners en ville en dégainant les scoops les plus torrides et scotcher la maîtresse de maison qui tentait de vous snober avec son roulé de sole aux deux truffes et au petits légumes.

C'est d'ailleurs à cause de ça qu'on ne m'invite plus nulle part.

Mais trêves de balivernes, quelques visuels de la chose....

 

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Si si en vrai, c'est super pratique et je danse le moonwalk pendant la coupe Davis.

Vous pouvez me croire, c'est la créatrice de Lucienne qui vous le dit.

Lucienne que dont Yann Barthès et le Petit Journal m'ont odieusement piqué le concept. 

Mais ceci est une autre histoire, on règlera nos comptes ultérieurement.

13.10.2010

Hadopi pi pi....

Je l'avoue carrément, ce qui suit a été totalement pompé sur un article du journal "A Nous Paris", un gratuit distribué dans le métro.

En ces temps de maladie provoquée par le virus Marcel, (voir billet d'hier) j'ai le bulbe ramolli et la créativité en berne... Un petit plagiat ne nuit pas.

En bonus j'ai vraiment trouvé l'article clair, bien fait et très explicite, il m'a aidé à comprendre le désastre annoncé de la mise en place d'Hadopi.

Evidemment, dans ma grande générosité, il fut bien que vous en profitasse également

Après des mois et des mois de gestion abracadabrante, l'action d'Hadopi (la Haute Autorité pour le... la... en fait on s'en contrecogne)  se concrétise enfin par l'envoi de mails préventifs via les FAI fin septembre. Un long blabla qui ni précise ni pour le téléchargement de quelles oeuvres l'abonné risque de se faire épingler, ni comment sécuriser sa connexion s'il n'y est pour rien.

 

Tout ceci dans un flou artistique total sur l'expéditeur puisque le mail provient de [email protected], alors que le site hadopi.com n'existe pas !! 

 

Par contre, en ce qui concerne les abonnés qui téléchargent à l'insu de leur plein gré, la haute autorité est moins pressée de leur proposer des solutions pour sécuriser leur réseau que de leur envoyer des mails vengeurs.  Puisqu'elle ne devrait proposer des outils concrets que dans six à huit mois.  En attendant, demerdenziziche.

 

En plus de brasser plus d'air qu'un champ d'éolienne, et d'être la risée d'à peu près tout le monde, Hadopi est regardé d'un air soupçonneux par les services secrets anglais et américains. Qui craignent que du coup les internautes ne cryptent d'avantage leurs données et, par conséquent, ne compliquent considérablement la tâche des cyber-spécialistes du contre-terrorisme.

 

Craintes vérifiées d'ailleurs, puisque le site start.vpn.com, un comparateur leader de VPN (Réseau Privé Virtuel en français : solution pour dribbler Hadopi) a vu ses abonnements augmenter de 300 % en quelques mois.

 

Au milieu de ce flou artistique total qui est au web ce que le triple lutz double boucle piqué est au patinage artistique, Free (mon FAI, que j'embrasse sur le front par ailleurs) a décidé de se faire de la pub en déclarant qu'il refusait de faciliter la tâche d'Hadopi. En lui faisant par exemple parvenir les adresses IP des internautes contrevenants sur papier, et non par voie informatique. Et en refusant de relayer les mails d'Hadopi, sous prétexte de défaut de convention technique.

 

Malgré les moulinets du gouvernement en général, et de Frédéric Mitterrand en particulier, Free ne risque rien, puisqu'il a bel et bien fourni les adresses IP demandées. En revanche les abonnés risquent de trinquer, puisqu'ils ne recevront pas la première sommation par mail, mais directement la deuxième par recommandé.

 

Quant aux autres FAI, il tentent de surfer sur la vague. SFR prétend ne pas avoir fourni les adresses IP, tout en l'ayant fait. Et Numéricable joue les fayots de service en déposant plainte contre Free auprès de l'Hadopi.

Bref on est pas sortis des ronces.

Un beau gâchis amateuro-administratif à la française comme on les aime tant.

En ce qui concerne le téléchargement illégal, je suis partagée. Bien sur ce n'est pas agréable pour un auteur de voir son oeuvre proposée au plus grand nombre sans contrepartie. Mais la loi ne vise pas tant à protéger les auteurs que les majors du cinéma ou du disque (dont les patrons au passage, sont souvent des copains de Sarko).

Et le téléchargement illégal n'empêche pas les gens d'aller au cinéma voir un film SI le film est de qualité.

Ce n'est pas le téléchargement illégal qui vide les salles ou fait que les gens n'achètent plus de musique. C'est principalement la piètre qualité globale d'une production uniformisée, sans audace, sans créativité et sans imagination qui fait que les gens s'en détournent.

Parce que franchement payer 10 euros pour voir certains navets actuels, je comprends que les mômes n'en aient aucune envie.

Des solutions ? Je n'en ai pas, je ne sais que râler.

Je vais vous dire comme HADOPI, tiens... Demerdenziziche.

 

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Dessin de Vidberg, bien sur..

 

 

 

12.10.2010

Je suis malade de la maladie

Je sers d'hôte à un virus clandestin sans papiers, probablement roumain, que j'ai prénommé Marcel.


Marcel est gentil, il essaye juste de sortir de ma narine gauche à coup d'éternuements spectaculaires qui font que au bureau mes collègues disparaissent sous leur bureau et la sirène d'alarme se déclenche ; à la maison, j'ai déjà du remplacer deux vitres, les voisins appellent pour se plaindre du bruit et Cannelle refuse de sortir de sous le lit.


Marcel-le-virus-roumain est gentil, donc, mais sa maîtresse l'est beaucoup moins.


Car malade je me transforme en une chose molle, geignarde et de mauvais poil : un genre de croisement entre le bigorneau et le pittbull. Si la chose est imaginable.


Une chose qui va mourir toutes les cinq minutes dans d'atroces souffrances surtout la nuit. Le meuri, blasé,  ne bouge même plus d'un poil d'ailleurs, il attend que je soit éventuellement couchée sur le sol, secouée de convulsions et crachant une bave verte pour appeler les secours.

Et encore. Parfois il attend l'arrêt cardiaque.


Non contente de faire un cinéma considérable, qui exaspère mon entourage, je me soigne avec n'importe quoi pour que la maladie s'évacue rapidement. Quitte à faire des mélanges détonnants, me couvrir de plaques vertes et finalement ramper ensuite chez le médecin qui m'engueule pour mon automédication sauvage.


Bref, malade, je me comporte....

Juste comme un ..... homme en fait.


OH MON DIEU, C'EST DONC VRAI JE SUIS UN HOMME... !

(hein les filles, le truc mou qui geint affalé sur le canapé en appelant sa mère, ça ne vous rappelle rien ?)


Ceci dit, j'espère que les choses reprendront leur cours normal une fois guérie.

Parce que rester un homme tout le temps... Franchement, c'est pénible, non merci.

 

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11.10.2010

Et Vogue la galère

Il reste encore - et heureusement - quelques monuments de la presse écrite. Times Magazine, Newsweek, ou, plus près de nous, Le Monde.

Et dans un autre style, Vogue.

Vogue, son luxe glacé, ses clichés réalisés par les plus grands photographes, sa rédactrice en chef la souriante Anna Wintour,  pour l'édition américaine.

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Anna, si tu nous écoutes...


Et, pour la France,  Carine Roitfeld, croisement improbable entre un raton laveur (pour les cernes) un balai brosse (pour les cheveux) et une paire d'escarpins à talons de 12.

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Carine, plus en dedans, les genoux, darling ...


Vogue nous fait rêver, et nous permet d'avoir dans notre salon - du moins en photo - des objets que la plupart d'entre nous ne pourrons jamais s'offrir.

Enfin ... nous FAISAIT rêver.


Il y avait un moment que je n'avait pas eu l'opportunité de feuilleter le mythique magazine. L'occasion s'est présentée pour le numéro anniversaire d'octobre 2010.

 

Environ 20 kilos sous la toise et une couverture noir et blanc... Un peu...Très.. Beaucoup.. années 80..

Très bien, numéro anniversaire, pourquoi pas un retour vers le futur.

Je tourne les pages

Je tourne les pages

Je tourne les pages

Je tourne les pages

 

Dior, Chanel, Moncler, Guess, Cartier, Trussardi, Ferragamo..


Ok. Le sommaire arrive enfin, alors que mon pouce et mon index commencent à se tétaniser légèrement... Page... Ah ce n'est pas marqué mais on doit en être à la page 100 ou 150 à vue de nez.. Premiere étape, la préface.. Page... 473 (je n'invente rien).

Suivi d'une série de photos ambiance bal masqué page 474. Une vingtaine de pages entrecoupées de Dior, Chanel, Moncler, Guess, Cartier,Trussardi, Ferragamo.. Dont on arrive d'ailleurs à peine à distinguer ce qui est du rédactionnel et ce qui est la publicité.

 

Et ainsi de suite, de temps à autres quelques pages avec des photos, pas si terribles d'ailleurs (j'ai l'impression de revoir les mêmes clichés qu'il y a 20 ans), un vague texte au milieu d'un flot, que dis-je, d'un océan de publicité.

 

Et comme dit Frieda, mon guru es mode, le rédactionnel reprend souvent, comme par hasard, la paire de chaussures ou le bijou vu en publicité 3 pages avant.

 

J'ai du m'arrêter à la page 500 ou 600.

Pour éviter de m'endormir le nez sur le papier glacé.

 

Disons-le carrément, si je veux collectionner de la réclame, je prends une chemise, des ciseaux et je commence le découpage pour me faire une collection.

Inutile de dépenser 6 euros pour payer... un bottin de publicité.

Au poids, autant acheter le catalogue de la Redoute,  au moins on peut rigoler aux pages slips pour hommes ou vibromasseur.

 

Je crains malheureusement que ce qui est valable pour Vogue le soit désormais pour l'ensemble de la presse féminine.

J'ai arrêté d'acheter la plupart des magazines féminins il y a 4/5 ans lassée de retrouver toujours les mêmes rubriques - "mesurez votre quotient érotique" (qui va très bien, je vous remercie) ou "relookez l'homme de votre vie" (mon mari s'habille comme Borat, bon, point barre) - qui ne me correspondaient plus.

Mais également lassée de voir les rubriques beauté ou mode chanter les louanges de produits .. Pas toujours louangeables.

Parce que la presse féminine vit sous perfusion de pub. Et qu'aucune rédactrice digne de ce nom ne peut aujourd'hui se permettre de critiquer L'Oréal par exemple. Sous peine de représailles immédiates.

 

Je rêve d'un journal qui dirait vraiment ce qu'il pense, "cette collection, c'est de la daube, Galliano est totalement à court d'inspiration" ou "ce mascara, c'est la grande arnaque, vous payez la marque". Mais c'est certainement juste une utopie, il n'aurait aucune chance de survivre aujourd'hui.

Ou alors sur la toile ? J'adorerais un genre de Jean-Pierre Coffe de la beauté qui briserait le ronron ambiant et balancerait les pots de crême en l'air en hurlant "c'est de la merde"... Pas certain que les marques lui envoient beaucoup de produits à tester dans ces conditions

En attendant ces hypothétiques kamikazes de la fasheune, je ne vais probablement plus réinvestir dans Vogue pendant un bon moment.

A moins d'avoir beaucoup de temps à perdre ou une armoire normande à caler.

 

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La couverture du Vogue Anniversaire avec le mannequin Lara Stone

 

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